Après les tonnes d’hommages dont certains furent hallucinants, par exemple : J P Raffarin, les frères Bogdanoff et un certain Laurent Wauquiez, ouvertement homophobe, qui défilait à la tête des puritains, aux manifs contre le mariage gay (sic : pour tous) voici ma modeste participation.
Début de l’histoire… 70 – 73 : je l’ai vu « passer » mais ne m’y suis guerre intéressé. A l’époque j’achetais et écoutais Steely Dan, Lou reed, Neil Young, Deep Purple, Dylan, Elton John, Eagles et autres Pink Floyd (et encore je passe toute la Soul et les Français!)… Puis fin 70’ je suis invité au Palais des congrès pour un opéra-rock plutôt marquant : Il y avait là, l’homme politique prêt à tout et à l’égo démesuré (pléonasme), dans une cité appelée Nazi-land, des rebelles qui s’appelaient (tiens, tiens) Blackstar, l’Underground Café et sa serveuse automate amoureuse de Ziggy, et là j’ai eu envie d’en savoir plus et découvrir ce Bowie, seulement entraperçu…
Alors voici ce j’ai découvert Au-delà son talent musical, une certaine presse faisait écho aux grands appétits sexuels atypiques de l’artiste ! On sut que d’Elizabeth Taylor, à Mick Jagger en passant par Tina Turner, Lou Reed et tant d’autres…ont comptés parmi ses conquêtes. Mais peu lui importait, il disait “J’ai dragué tout le monde. C’était une période merveilleusement irresponsable”
Moi, Je ne suis donc pas un fan absolu de la 1ère heure, mais en même temps j’ai découvert ce Bowie qui a évolué dans un domaine artistique extraordinaire et extrêmement riche et varié, tout au long de sa carrière. Dès lors j’ai toujours écouté certains de ses morceaux avec beaucoup de plaisir et en particulier toute cette période des seventies d’Aladdin Sane, Ziggy Stardust, etc… Par contre la période Let’s Dance, les années 80, je ne l’ai pas du tout aimée. D’autres faisaient bien mieux que lui dans le genre disco. J’adule toute cette décennie 70, mais depuis quelques années, c’est Station to station, qui me fascine particulièrement. On est en 75-76, David a déjà été mod, hippie, rocker, glam, et là il se réinvente en Thin White Duke, la plus classe de ses incarnations scéniques. La plus inquiétante aussi. Album parfois considéré comme un album de transition, avant l’apothéose de la trilogie berlinoise, avec Brian Eno. Mais laissez-moi aimer Heroes, c’est tellement bien. Tiens, ça me fait penser à l’arrivée de Bowie à la Victoria Station, cette même année 76. A-t-il fait ce salut nazi que d’aucuns ont cru voir ? Bowie était un visionnaire, un artiste hors du commun. Pas un «simple musicien de rock», il a développé tout au long de 45 années de carrière un univers absolument unique. Il a toujours été capable d’évoluer à travers les nombreux personnages qu’il a incarnés. Je l’ai finalement aimé au point d’aller à Paris il y a quelques mois pour l’EXPO BOWIE à la Cité de la musique et dont je joins 2ou 3 photos. RIP Mr Jones.
Tout le monde raconte sur Face Book ou ailleurs ses souvenirs de David Bowie.
Bien sur je pourrais vous parler de la découverte frénétique de chacun de ses albums grâce à mon ami de toujours Laurent Fumas qui les possédait tous en K7. J’ai usé la bande de chacune de ces K7 jusqu’à leur dernier millimètre. Pourtant ce n’est pas à ces K7 empruntées chemin du Suveran à Vence auxquelles je pense spontanément quand j’entends Bowie. Mais a cette scène culte du film « Mauvais Sang » de Leos Carax où soudainement Denis Lavant entend « Modern Love » à la radio et se met frénétiquement à courir dans la rue. https://www.youtube.com/watch?v=rXvQBqMJ2BU
Bien sur Leos Carax est un des mes réalisateurs favoris, bien sur ce film est hymne à l’amour où comme dirait Ferré à Ostende on se demande « si ça vaut le coup de vivre sa vie » en dehors de ce moment d’amour fou et débutant. Bien sur Denis Lavant est un acteur génial, bien sur n’importe qui serait amoureux de Juliette Binoche alors au top de sa beauté…
Bien sur il y a tout ça. Tout ce qui fait que je bloque encore et toujours sur cette scène. Elle est pour moi synonyme de liberté, d’insouciance, de jeunesse, de folie. Cette scène est une déclaration d‘amour à la vie, à ces moments où l’on vole, où l’on se croit immortel. Mais la force de cette scène vient, bien sur essentiellement, de ce morceau Modern Love. Oui bien sur les puristes me diront que ce morceau est extrait de « Let’s Dance » (il l’ouvre) l’un des albums les plus faibles de Bowie. Mais ce morceau fonctionne tel un rouleau compresseur où une fois pris dedans il devient impossible d’arrêter la machine. Reconnaissons lui un seul défaut il y a, il est vrai, un peu de trop de saxo…
Cette scène a fait des adeptes jusqu’aux Etats-Unis puisqu’elle a été reprise presque telle quelle (même musique, même course dans les rues) dans le très réussi film France Ha de Noah Baumbach. Film qui transpose Woody Allen au féminin https://www.youtube.com/watch?v=73z_w-wbz_Q
Qui sait, c’est peut être pour l’effet que la radio peut provoquer en nous, que j’ai décidé à mon tour un jour de passer derrière le micro.
D’une manière générale je trouve que les titres de Bowie sont très cinématographiques. Pas plus tard que Dimanche (veille de la mort du génie) je regardais Seul Sur Mars, à un moment Ridley Scott a choisi « Starman » pour mettre Mars en musique. J’ai soudainement sauté de mon fauteuil, dit « putain Bowie » et monté le son (réveillant les enfants…) et oui les musiques de Bowie au cinéma ont un effet surprenant sur moi.
Oui certains vont tiquer j’aurais pu (du) vous parler de sa période berlinoise, de sa relation avec Iggy ou Lou Reed, d’Aladdin Sane, d’Outside (chef d’œuvre des années 90), de ces nombreux concerts azuréens, de Space Odity… oui tout ça fait partie de moi. Mais pourtant quand je pense à David Bowie je vois une course Denis Lavant
1. Courtney Barnett : Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit 2. Feu ! Chatteron : Ici le jour (a tout enseveli) 3. Soko : My Dreams Dictate My Reality 4. Crocrodiles : Boys 5. The Vera Violets : Six 6. Perez : Saltos 7. Django Django : Born Under Saturn 8. Foals : What Went Down 9. Thee Oh Sees : Mutilator Defeated At Last 10. Girl Band : Holding with Jamie 11. Blur : The Magic Whip 12. Gang Of Four : What Happens Next 13. Godspeed You! Black Emperor : Asunder, Sweet and Other Distress 14. Panda Bear : Meets the Grim Reaper 15. Carl Barat : Let It Reign
Artiste PACA : My Diet Pill : Songs for your daughters and sons
1 Courtney Barnett : Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit 2 Feu ! Chatteron : ici le jour (a tout enseveli) 3 Soko : My Dreams Dictate My Reality 4 Crocrodiles : Boys 5 The Vera Violets : Six 6 Perez : Saltos 7 Django Django : Born Under Saturn 8 Foals : What Went Down 9 Thee Oh Sees : Mutilator Defeated At Last 10 Girl Band : Holding with Jamie 11 Blur : The Magic Whip 12 Gang Of Four : What Happens Next 13 Godspeed You! Black Emperor : Asunder, Sweet and Other Distress 14 Panda Bear : Meets the Grim Reaper 15 Carl Barat : Let It Reign 16 The Fall : Sub-Lingual Tablet 17 Tame Impala : Currents 18 Deerhunter : Fading Frontier 19 Jeanne Added : Be Sensational 20 The Maccabees : Marks To Prove 21 Le Prince Miiaou : Where Is The Queen 22 John Carpenter : Lost Themes 23 Marilyn Manson : The Pale Emperor 24 Albert Hammond JR : Momentary Masters 25 The Wanton Bishops : Sleep With the Lights On 26 New Order : Music Complete 27 Lou Doilllon : Lay Low 28 Sufjan Stevens : Carrie And Lowell 29 Nicolas Godin : Contrepoint 30 Lana Del Rey : Honeymoon 31 Fauve : Vieux Freres Partie 2 32 Julia Holter : Have You in My Wilderness 33 Noel Gallagher’s High Flying Birds : Chasing Yesterday 34 The Dead Weather : Dodge and Burn 35 Bill Ryder-Jones : West Kirby County Primary 36 Otis Taylor : Hey Joe Opus Red Meat 37 Palma Violets : Danger in the Club 38 Benjamin Clementine : At Least for Now 39 She Keeps Bees : Eight Houses 40 Parlor Snakes 41 Bjork : Vulnicura 42 Franz Ferdinand And The Sparks : FFS 43 Hanni El Khatib : Moonlight 44 Gwenno : Y Dydd Olaf 45 Flavien Berger : Léviathan 46 Beach House : Depression Cherry & Thank Your Lucky Stars 47 Mujeres : Marathon 48 Eagles Of Death Metal : Zipper Down 49 Gaz Coombes : Matador 50 Richard Hawley : Hollow Meadows
La Liste de Benoît Belasco : http://tmblr.co/ZFA7bx1-6OXwz
La Liste de Simon Pégurier : http://tmblr.co/ZFA7bx1_-IMS-
1 Soko : My Dreams Dictate My Reality 2 Thee Oh Sees – Mutilator Defeated At Last 3 Godspeed You! Black Emperor : Asunder, Sweet and Other Distress 4 Panda Bear : Meets the Grim Reaper 5 Django Django : Born Under Saturn 6 The Vera Violets – Six 7 Feu ! Chatteron : ici le jour (a tout enseveli) 8 Blur : The Magic Whip 9 Courtney Barnett : Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit 10 John Carpenter : Lost Themes 11 Jeanne Added : Be Sensational 12 Perez : Saltos 13 Fauve – Vieux Freres Partie 2 14 Crocrodiles : Boys 15 The Maccabees – Marks To Prove It 16 Girl Band : Holding with Jamie 17 Tame Impala : Currents 18 Hanni El Khatib – Moonlight 19 Carl Barat : Let It Reign 20 New Order : Music Complete 21 Albert Hammond JR : Momentary Masters 22 Franz Ferdinand And The Sparks : FFS 23 Deerhunter : Fading Frontier 24 The Dead Weather : Dodge and Burn 25 Foals : What Went Down 26 Gaz Coombes : Matador 27 Asaf Avidan – Gold Shadow
1. Gang Of Four : What Happens Next 2. Courtney Barnett : Pedestrian At Best 3. Crocodiles : Boys 4. The Vera Violets : Six 5. Foals : What Went Down 6. Le Prince Miiaou : Where Is The Queen 7. Marilyn Manson : The Pale Emperor 8. The Wanton Bishops : Sleep With the Lights On 9. Carl Barat and The Jackals : Let It Reign 10. Feu ! Chatterton : Ici le jour (a tout enseveli) 11. Lou Doillon : Lay Low 12. Perez : Saltos 13. Noel Gallagher’s High Flying Birds : Chasing Yesterday 14. Otis Taylor : Hey Joe Opus Red Meat 15. Palma Violets : Danger in the Club 16. She Keeps Bees : Eight Houses 17. Parlor Snakes 18. Deerhunter : Fading Frontier 19. Thee Oh Sees : Mutilator Defeated At Last 20. The Maccabees : Marks To Prove It 21. Mujeres : Marathon 22. The Fall : Sub-Lingual Tablet
Traditionnellement les rétrospectives de fin d’année sont jubilatoires à écrire. C’est l’occasion de se replonger dans tous les disques de l’année, les surprises, les confirmations, les inattendus, les ratés. Mais cette année cela a un gout bien amer. Ce rock indépendant qui coule dans nos veines a été la cible d’attentats immondes et aveugles. Après Charlie Hebdo et les terrasses c’est le mode de vie, ce que nous apprécions au quotidien qu’on a voulu détruire. A l’heure de me retourner sur 2015 j’entends plus de bruits de balles et de cris que de mélodies. Mais ne leur faisons pas la joie de nous taire, ils voulaient nous réduire au silence ils n’auront eu qu’une minute. Je vais donc suivre la philosophie d’un des hits le plus enivrant de l’année « you make me smile » Co –écrit par Youssoupha et le duo Madame Monsieur (Madame est vençoise) et oui nous allons continuer à écouter de la musique et encore plus fort pour sécher nos larmes
Peut être pour nous faire oublier ce sont les disques les plus déjantés, les plus allumés qui nous ont le plus retournés .En premier lieu le psychédélisme de Tame Impala nous fait tourner sur nous même jusqu’à que notre tête tourne tellement qu’on perde pieds. Attention accoutument instantané. Tel un mille feuille dans Django Django nous découvrons une pépite à chaque écoute, Noah Lennox leader des Animal Collective avec son projet solo Panda Bear nous perd dans un dédale de mille styles. Deerhunter oublie le souterrain pour le velours. Battles invente le rock à tiroir, Mac De Marco nous surprend avec un EP inattendu
Pour retrouver nos esprits rien de mieux que des filles douces et plaintives. Elles ont été cette année plus au top que jamais. Lana Del Rey progressant d’album en album. Grimes y ajoutant des notes d’électro. Julia Holter fait presque aussi bien que Kate Bush. Coco Rosie retrouve le niveau de la maison de mon rêve. Une rupture sentimentale a fait produire à Bjork son plus bel album depuis Homogenic. Soko nous joue retour vers le futur, dans les années 80 mais oublie Spandau Ballet pour se concentrer sur le meilleur des Cure. PJ Harvey n’a qu’à bien se tenir si elle ne revient pas très vite Courtney Barnett aura pris sa place dans nos cœurs, en effet elle a la même rage et énergie que Polly Jean à ses débuts. Flo Morrissey nous fait voyager en douceur les yeux fermés (décidément ce nom porte bonheur). Georgia est prête pour les chars. Gwenno inscrit de la plus belle manière le pays de Galles sur la carte du rock. Beach House font coup double avec deux albums faisant l’éloge de la lenteur. Coté français L (Raphaële Lannadère) ou Lou Doillon tiennent la dragée haute aux anglo-saxons. Autour de Lucie a fait un tour de piste pour pas grand-chose. Kim accélère encore et encore, mais l’on retiendra surtout Jeanne Added qui sort un premier album enflammé. Citons aussi, même si elles ont plutôt déçu, cette année Sophie Hunger, Laura Marling, Florence And The Machine ou Hyphen-Hyphen (Définitivement plus à l’aise sur scène que sur disque)
Pour apaiser nos esprits nous avons aussi eu droit a beaucoup de song writing de haute volée avec en pole position Tobias Jesso JR, qui en fin d’année a même sauvé Adel du naufrage total, arrive juste après Sufjan Stevens qui redevient celui qu’on a tant aimé. Kurt Vile malgré son look douteux est à mettre dans toutes les chaumières. Richard Hawley ferait fondre n’importe quel cœur. Jay Jay Johanson est toujours aussi sensible, Low,Giant Sand et Sun Kill moon restent fideles à eux mêmes c’est-à-dire beaux à pleurer, Lou Barlow et Yo La Tengo ont débranché les guitares et deviennent eux aussi des crooneur, John Grant est tout aussi doux mais un peu moins lisse. On aurait pu mettre Father John Misty dans la rubrique « déjanté » mais il a oublié les piles de sa guitare ce qui donne un résultat étonnant et remarquable. Belle & Sebastian a toujours la recette pour écrire des pop song à emporter sur une ile déserte. L’ex The CoralBill Ryder-Jones oublie la brit pop trop sucrée pour des airs d’Eels noirs et profonds. Christopher Owens devient trop productif et nous lasse petit à petit. Benjamin Clementine a été notre premier coup de cœur de l’année, nous permettant de finir l’hiver au chaud. John Carpenter nous a fait aussi peur qu’avec ses films Citons aussi en vrac Jacno Gardner, Josh Rouse, The Chills, José Gonzales, Lilac Times
Les enceintes et guitares à fond a aussi été un moyen de cacher les cris et les larmes. Dans ce registre c’est Girl Band qui rapporte la palme. Premier album complètement additif des Irlandais qui renvoie Therapy ? et Sugar dans leurs cordes. Une véritable claque difficile de s’en remettre. Dans la hiérarchie juste après Girl Band vient Foals qui écrit un album entre hargne et hit. Ratatat & !!! ont réussi à nous faire danser avec des guitares. Palma Violets confirme que c’est mieux d’avoir les cheveux sales pour faire du rock. The Vaccines sature les enceintes. Crocodiles fait que l’on se moque totalement d’un hypothétique retour de Jesus And Mary Chain. Eagles Of Death Metal trouve le chainon manquant entre les Ramones et les Stones. The Maccabes a l’énergie d’un jeunot. My Morning Jacket rêve de jouer ses hymnes à fond dans des stades. The Strypes s’essouffle vite. Thee oh Sees prend de plus en plus consistance. The Gardens rêve dans des caves enfumées d’un télescopage entre Red Hot Chili Pepper, Jon Spencer et le rockabilly
Le patrimoine français ne faiblit pas bien au contraire il se serre les coudes. Les Innocents ont fait un come back aussi inattendu que réussi. Perez fait du rock dans la langue de Michel Houellebcq, une des plus belles réussites de l’année. Flavien Berger est la révélation française de l’année avec des machines à la fois sombres et pop. Bertrand Belin a toujours le mot aiguisé et juste. Dominique A est un jeune papa, ce qui explique sans doute qu’il soit heureux. Oui mais en musique le bonheur est ennuyeux…. Baden Baden écrit trois hits parfaits sur son deuxième album le reste est un peu poussif. Rone continue d’inscrire la France sur la carte de l’électro. Je mets au défit quiconque de résister à l’énergie du melting pot de The Shoes. Rover s’aventure plus que sur son premier album, tout en restant le seul maitre a bord. Le Prince Miiaou a du grandir Somerset. Aline a toujours les Smiths sur sa table de chevet mais c’est hélas aujourd’hui plus proche de la carrière solo de Morrissey que de The Queen Is Dead. Alain Chamfort a peu d’ambition il se prend pour Marc Lavoine, à l’inverse William Shellers ne ressemble toujours qu’a lui-même : classe jusqu’au bout des doigts qui effleurent le piano. Premier album solo pour Nicolas Godin (air) qui rend hommage en allemand a Bach un album risqué et gonflé, une grande réussite (notons aussi la ré édition de la formidables BO de Virgin Suicides, on aura jamais assez d’une vie pour en faire le tour). Pain Noir nous raconte de petites histoires, quant à Bruit Noir c’est l’histoire de notre vie. Pascal Bouaziz s’est échappé de Mendelson pour écrire certaines des chansons les plus fortes de l’année. Gardons pour la fin le meilleur avec le premier album de Feu ! Chatterton. On l’attendait depuis longtemps mais nous fumes récompensés. Entre Alain Bashung et Tanger, on écoute en boucle sans s’en lasser
Bien sur, quand on ne sait plus où on en est, on peut se replonger dans les anciens, les valeurs sures. Tout d’abord Blur qui sort frais comme un gardon d’une sieste de 12ans. Le toujours jeune Noel Gallagher progresse sur son 3e album, Fortune diverse pour les Depeche ModeDave Gahan sort un album sombre et beau avec Soulsavers ; pendant ce temps Martin L.Gore se perd corps et âme. Carl Barat réussit mieux son album récréatif que la reformation totalement dispensable des Libertines. L’an dernier c’était Julian Casablanca qui s’était échappé des Strokes, cette année c’est Albert Hammond JR qui lui aussi s’en sort la tête haute. Godspeed You ! Black Emperor pour notre plus grand plaisir nous fait toujours aussi peur. Neil Young vire écolo ce n’est pas la plus belle idée qu’il ait eu de sa vie. John Lydon enfonce un clou supplémentaire à l’histoire de P.I.L. New Order font ce qu’ils savent le mieux faire, de la pop dansante et miracle ça marche presque aussi bien qu’il y à 30ans. Brian Jonestown est toujours la, cette fois il regarde vers la France et la nouvelle vague cinématographique. Gang of Four essaye de récupérer les lauriers que Franz Ferdinand a pris a leur place, les écossais de Franz Ferdiand doivent sentir qu’il ont le feu aux fesses il se sont donc associés cette année aux anciens The Sparks, pour inventer FFS qui est plus une addition qu’une fusion. The Fall pourrait aussi revendiquer la paternité de tellement de groupes, leurs 31e album studio est juste une bombe atomique. Gaz Coombes a définitivement tourné la page de Supergrass, mais faiblit déjà un peu sur son deuxième essai. Mercury Rev fait un tour pour rien. The Chemical Brothers passe complètement à coté. Kurt Cobain a sorti son premier album solo. Souhaitons que ce soit le dernier. Malheureusement ses démos sont juste sorties d’une poubelle. Dommage nous nous sommes tellement aimés.
Même si nous n’écoutons ni Rap ni Electro reconnaissons avoir frémi sur les albums de l’ex 1995 Nekfeu à la fois énervé et insouciant, de Jamie XX qui s’échappe de The XX’s pour jouer seul avec ses machines ou de Disclosure qui ont même réussi à nous faire nous trémousser
Même si notre cœur est resté à Paris au Bataclan n’oublions tout de même pas notre Cote D’azur qui fourmille de nouveaux artistes. Sur la première marche du podium plaçons My Diet Pill après 20ans de carrière ils viennent de sortir un sublime troisième album (avec Monte Vallier de Swell à la production). Tout ce qui est rare est précieux. Les P’Tits Gars Laids avec un album plus que généreux atterrissent sur la deuxième place. Leurs concerts sont toujours de grands moments de partage. Sur la troisième marche The Landscape Tape qui réussit l’exploit deux ans de suite d’être dans notre top trois avec son lo-Fi ensoleillé. Mention spéciale à C is For Noir bien qu’ils n’aient encore rien sorti ils font office d’espoir officiel
Une année bien disparate avec aucun style qui l’emporte sur un autre, ni aucun album qui étouffe les autres. Cela n’est pas plus mal, ça donne de la place à chacun. Pour l’année prochaine souhaitons que le rock soit seul présent dans nos palmarès et d’ici là restez curieux, sortez et découvrez par vous-même les artistes
1. Courtney Barnett : Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit 2. Soko : My Dreams Dictate My Reality 3. Feu ! Chatteron : ici le jour (a tout enseveli) 4. Gilr Band : Holding with Jamie 5. Django Django : Born Under Saturn 6. The Fall : Sub-Lingual Tablet 7. Tame Impala : Currents 8. Blur : The Magic Whip 9. Perez : Saltos 10. Sufjan Stevens : Carrie And Lowell 11. Nicolas Godin : Contrepoint 12. Lana Del Rey : Honeymoon 13. Julia Holter : Have You in My Wilderness 14. Bill Ryder-Jones : West Kirby County Primary 15. Foals : What Went Down 16. Benjamin Clementine : At Least for Now 17. Bjork : Vulnicura 18. Gwenno : Y Dydd Olaf 19. Flavien Berger : Léviathan 20. Beach House : Depression Cherry & Thank Your Lucky Stars 21. Eagles Of Death Metal : Zipper Down 22. Albert Hammond JR : Momentary Masters 23. Richard Hawley : Hollow Meadows 24. New Order : Music Complete 25. Dave Gahan & Soulsavers : Angels & Ghosts 26. The Garden : Haha 27. Jeanne Added : Be Sensational 28. John Grant : Grey Tickles, Black Pressure 29. Father John Misty : I Love You, Honeybear 30. Les Innocents : Mandarine 31. John Carpenter : Lost Themes 32. Grimes : Art Angels 33. The Dead Weather : Dodge and Burn 34. L (Raphaële Lannadère) : L 35. Panda Bear : Meets the Grim Reaper 36. Deerhunter : Fading Frontier 37. Crocrodiles : Boys 38. Belle & Sebastian : Girls in Peacetime Want to Dance 39. Ratatat : Magnifique 40. William Sheller : Stylus 41. Godspeed You! Black Emperor : Asunder, Sweet and Other Distress 42. Carl Barat : Let It Reign 43. Flo Morrissey : Tomorrow Will Be Beautiful 44. Franz Ferdinand And The Sparks : FFS 45. Bertrand Belin : Cap Waller 46. Lou Doilllon : Lay Low 47. Gaz Coombes : Matador 48. Aline : La Vie électrique 49. The Shoes : Chemicals 50. Dominique A : Eleor
Vous imaginez les bords du Mississipi, ce sud des USA ? Toute cette histoire des différentes origines du rock ? Vous connaissez cette culture extraordinaire décrite dans les livres de James Lee Burke avec son héros : le taciturne sheriff Dave Robicheaux dont on a tiré des films (par exemple « Dans la brume électrique » de Bertrand Tavernier) ? Vous souvenez-vous également de la Louisiane et l’ambiance dépeinte dans la série True détective S 01 ? (écoutez l’OST de la série : 50 titres tous géniaux)
Et bien The Wanton Bishops c’est un peu tout ça et imposent ici leur “blues garage”. Ces « évêques débauchés » avec leur musique rocailleuse semblent tout droit sortis de ces rives du Mississippi après avoir croupi dans les bayous.
Et pourtant…et pourtant… pas du tout : Nader et Eddy se doraient la pilule sous le soleil Libanais quand ils se sont rencontrés dans un bar de Beyrout ! Leur amour du blues et du rock a fait le reste. Nader, le type même d’un bluesman hurlant. Les influences de Nader vont de Muddy Waters aux Stones et il créait sa musique grâce à ses riffs d’harmonicas gémissants, ses chants bruts et rythmais son rock en tapant du pied. Avec l’influence d’Eddy, et son rock, lui, plus classique, leurs compositions sont bientôt arrivées telles des esprits surgissant des marais.
Au début de 2014, le groupe a fait « le » pèlerinage blues suprême, voyageant de Beyrouth vers le sud profond des États-Unis, s’immergeant dans l’âme même, de leurs belles influences américaines.
Après avoir assuré les premières parties de Guns n’ Roses, Lana del Rey ou encore The Who, ils enchaînent les tournées dans le monde entier dont la France (Printemps de Bourges, Pont du Rock, les Suds à Arles…)
Leur dernier album, qu’on écoute ce soir « Sleep with the lights on » est produit par Brian Lucey (qui est producteur des Black Keys, Arctic Monkeys…une référence !)
Groupe d’un seul album, Blue Vamp est une des rares formations françaises a surfer sur la vague glitter rock. (du Glam rock – scintillant). Blue Vamp sortira un album et EP entre 1972 et1974) Blue Vamp c’est Jean-Pierre Bucolo (guitare), Helios Vidal (chant), Jean-Pierre Bellanger (basse), Bernard Madelin (guitare), et Stéphane Ficarelli (batterie). En 1973, ils enregistrent à Londres leur album, sous le label “Vamp Records” associé aux Disques Motors de l’incontournable Francis Dreyfus. Certains membres du groupe sont resteront dans la musique après la séparation du groupe.
Mais arrêtons-nous sur Bernard Madelin, alias Bernie Mad… En 1973 il rencontre Jean-Michel Jarre, qui cherche justement un guitariste pour l’aider en studio, alors qu’il composait pour lui-même et Christophe, entre autres. J M Jarre sort le single “Cartolina / Helza”, dont les deux titres sont enregistrés aux studios Ferber, l’antre de Christophe. Madelin assure ici guitares et basse. Le disque sort sous le nom d’artiste “1906” sur le label “Disques Labrador” de Dreyfus (encore). Jarre recommande Madelin pour des séances de studio et des concerts avec Christophe ou Vince Taylor, puis Madelin rencontre Higelin qui l’appelle avec son ami Bertignac pour faire l’Olympia. Après avoir fondé le groupe Gangster qui assure les premières parties de Téléphone en 1982-1984, Madelin prend ses distances avec le show biz’ pour passer son brevet de pilote. Après une longue expatriation au Canada où il travaille comme pilote, il revient en France au milieu des années 2000 pour enregistrer et tourner de nouveau (Bernie Mad) jusqu’à sa mort, le 22 janvier 2014. Ça fait partie de notre histoire du rock et c’est à (re) découvrir à l’OQG bien sûr.
Invité : My Diet Pill Album de la semaine : The Wanton Bishops : Sleep With the Lights On Le mardi 22 Décembre 2015
The Wanton Bishops : Oh Wee The Wanton Bishops : Sleep With the Lights On Max M : l’horloge Blue Vamp : la veuve noire My Diet Pill : Happy Couple The Wanton Bishops : Sun Rising The Kitchies : Animals My Diet Pill : French Riviera My Diet Pill : New Orleans My Diet Pill : The Port My Diet Pill : Small town boy (Cover bronski beat) My Diet Pill : General’s Crown The Wanton Bishops : My Kinda Lovin’
Invité : Jude Todd Album de la semaine : The Dead Weather : Dodge and burn Mardi 08 Décembre 2015
The dead weather: Let Me Through The dead weather: Three Dollar Hat Les Blondes : Vers la mer Jude Todd : Crossroads Jude Todd : Lightning Bolt Last Train : The Holy Family The dead weather: Rough Detective Jude Todd : Crossroads Jude Todd: Everywhere I Go Jude Todd: Wicked Games (Cover Chris Isaac) Steely Dan : Do it again The dead weather : I Feel Love
3 bombes électrisées, parfaitement sixties avec un look de Barbarella, une chanteuse guitariste blonde dont la présence scénique envoûte, une gitane bassiste aguichante pin up dont les formes vous hypnotisent et une sioux longiligne totalement allumée et sexy à outrance derrière une batterie qu’elle maîtrise mieux que n importe quel mec. Voilà les Blondes. Signé Henry Padovani
Henry Padovani les a emmenées à Brighton pour produire un EP en studio analogique. Ensemble ils ont finalisé l’album « Vers la mer » à Nice. Padovani, jamais bien loin, apparaît sur scène en guest.
Farida Tadjene (batterie) est une vraie pro et a joué avec les plus grands de la soul et du blues
Isabelle Marceddu ( basse ) niçoise, elle participa à des groupes tels Les Mokos Et les Sweeties certains Niçois s’en souviennent. Isabelle est actuellement chanteuse dans un excellent girl group de northern soul. Les Tikis
Christine Lidon née à Nice. Elle débute avec le groupe rock «Les Bandits» en 1982. Elle chante, joue de la basse et écrit des chansons. Elle a d’ailleurs écrit pour des dizaines d’artistes, et elle obtient plusieurs disques d’Or et Platine avec entre autres : Sylvie Vartan – Roch Voisine – Axel Bauer – Calogero et bien d’autres… Elle écrit aussi avec Daniel Lavoie, André Manoukian, Nono (du groupe Trust) et Laurent Ganem (Bill Baxter). Elle écrit et compose également pour la télé, le cinéma, le théatre. Elle est impliquée dans différentes instances dont la Sacem – Actuellement résidente et au conseil d’administration de « La Station » à Nice.
On va parler des 4 titres sélectionnés pour notre émission. On a démarré sur la perle de cet album qui s’appelle “Let Me Through”, Alison Mosshart pose sa voix en réponse à la guitare très minimaliste de Dean Fertita. La basse de Lawrence est lourde et omniprésente pour notre plus grand plaisir.
Mais parlons de Dodge and Burn : The Dead Weather avait déjà un côté stoner dans ses précédents albums, ici, c’est exacerbé. L’entame de cet album “I Feel Love”, qu’on écoutera en 4ème titre. C’est une belle “reverb”, un big fuzz, et ici, des allures à la Led Zep…La basse de Jack Lawrence vient alourdir l’ensemble dans les low tempo en retenant Alisson Mosshart mais qui repart de plus belle… Et Jack White ? Derrière ses fûts, il est royal. On laisse Dodge and Burn dans le mange disque et on est attentif à la suite.
Tout s’inscrit alors dans la même lignée même si l’ovni “Three Dollar Hat” est rock, mais… Comment dire ? Vous voyez Eminem ? Façon Rock electro ? Et c’est ici jack White qui prend le micro sur ce mix électro-rock-parlé. Puis vers le milieu du morceau : break, les guitares, basse et batterie reprennent le dessus sur White… puis c’est Allison Mosshart qui prend le micro pour rappeler qui porte la culotte dans le groupe ! Les deux leaders de ce groupe se rencontrent sur cet album, le temps de partager des couplets – refrains, comme c’est le cas sur “Rough Detective”, notre 3ème titre…ça sent bon le sable chaud, les bécanes, un morceau qui aurait pu accompagner la série Sons of Anarchy. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les Dead Weather sont restés muets 5 ans. Après nous avoir balancé deux albums en 1 an, mais tous les membres du groupe ont été assez occupés par ailleurs pour avoir une bonne excuse à invoquer.
Hier , dans le cadre des rencontres culture et cinema à Vence, était présenté le film “21 nuits avec Pattie” d’Arnaud et Jean Marie Larrieu avec Isabelle Carré, Karin Viard, etc. (sortie mercredi 25/11) J’ai
vu un véritable plaidoyer pour les rencontres vraies, la belle nature,
les bons plats, le bon vin, la musique, la fête, l’humour,
l’amour…sans fioriture ni restriction. Quelle belle réponse aux
religieux de tout poil qui voudraient imposer la mort comme comme “mode
de vie”
Et en bande-son la musique electro-blues de l’excellent Nicolas Repac qui démarre fort avec “Got My Mojo Working” dont les connaisseurs apprécieront la signification. Une belle forme de résistance
Un grand merci à France 3 Côte d’Azur pour le superbe reportage qu’ils ont consacré à L’oreille qui gratte mais aussi un grand bravo car en 2 minutes 30 ils ont saisi toute l’essence de notre émission.
Invité : The Landscape Tape Album de la semaine : Eagles Of Death Metal – Zipper Down Le Mardi 17 Novembre 2015
Eagles Of Death Metal : Complexity Eagles Of Death Metal : The Deuce Mother of Two : Don’t let me do it Chris Montez : Let’s Dance The Landscape Tape : Tantamount to a second Pink Floyd : Matilda Mother Eagles Of Death Metal : Got The Power Texas : Fight the feeling The Landscape Tape : I never met my friends The Landscape Tape : As usual The Landscape Tape : An amazing coming down The Landscape Tape : Mistreat/Victim The Landscape Tape : Protect me you (Cover Sonic Youth) Eagles Of Death Metal : Skin tight boogie
Si je vous dit : Let’s Dance – vous penserez probablement à David Bowie en 1983, qui nous invitait à danser sur une composition de Nile Rodgers de Chic avec des paroles … disons…bien basiques.
Mais là, 20 ans plus tôt, il y eut une chanson américaine de Chris Montez (composée et écrite par Jim Lee), qui avait déjà pour titre : Let’s Dance. Grand succès en 1962, aux usa et en Europe… Ce titre énergique devenu un classique du rock’n’roll époque twist et mashed potatoes.
Pour les américains, Chris Montez est un « chicanos » mais né en Californie, ce chanteur d’origine mexicaine, oublié aujourd’hui, a connu deux pics de popularité. D’abord en cette année 1962, puis en 1966 où il enregistre l’album The More I See You, dont les titres sont en majorité des reprises de morceaux jazz, mais réarrangées dans un style plutôt bossa nova. The More I See You, un standard de jazz créé encore 20 ans plus tôt, en 1945.
Let’s Dance à été repris maintes fois, je citerai entre autres :
Les Ramones sur leur premier album (1976). Slade, dans une version très metal (1988). Status Quo, en 1990 Mais dès 1963, en français : Sylvie Vartan Dansons
Comme on sait le faire au célèbre « Ooh Poo Pah Doo» de Nice dans les soirées Twist All Night de DJ Badonna et Memphis Mao, on ne se privera jamais d’un bon twist…alors…let’s dance
Dire que je suis profondément sonné est bien peu par rapport à ce que je ressens. Suite à l’attentat contre Charlie j’avais posté un court billet pour dire qu’ils avaient attaqué un journal qui avait contribué a ma construction intellectuelle. http://tmblr.co/ZFA7bx1a6lGoQ Chacun d’entre vous sais l’amour que je porte à la musique indépendante. Les concerts sont depuis toujours ma principale source de sortie. J’ai parfois l’impression qu’il ne coule pas dans mon corps du sang mais des airs d’indie rock. Eagles Of Death Metal malgré leur nom trompeur font partie des groupes que j’écoute. Les journalistes font des raccourcis en disant qu’il s’agit de Death Métal pour moi c’est du rock’n’blues déjanté. Si j’étais parisien qui sait je serais peut être allé à ce concert. Après celui de Charlie cet attentat touche au cœur de ma culture, culture populaire, bien innocente et partagée par tellement. Il y a 20ans Benoît Belasco avait une association qui s’appelait “Faisons du Bruit”, même si aujourd’hui le cœur est lourd nous allons continuer à en faire et en hommage notre album de la semaine sur notre Web-Radio http://radio.loreillequigratte.com/ sera le dernier Eagles Of Death Metal : From Zipper Down
Invité : Lone Redneck Album de la semaine : Feu ! Chatterton : ici le jour (a tout enseveli) Le Mardi 03 Novembre 2015
Feu ! Chatterton: Ophélie Feu ! Chatterton: La Malinche Acid Child : Behind The Door Lone Redneck: Gone with the war Lone Redneck:Train of love Lone Redneck: Mister Jack Poppa Chubby : These Boots Are Made For Walkin’ Feu ! Chatterton : La mort dans la pinède Lone Redneck: I sang Dixie (Cover Dwight Yoakam) Lone Redneck: Redneck Boogie Imelda May : Tribal Claude Puterflam : La divine décadence Feu ! Chatterton: Harlem