20 Ans des Nuits Du Sud

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20ans !

Et
oui 20ans ! Les Nuits Du Sud ont déjà
20ans, que le temps passe vite.

J’ai
pourtant l’impression que c’était hier.

Je
revois encore
Christian Iacono

 (alors
Maire de Vence) réunissant son équipe municipale (dont je faisais partie) pour
nous annoncer que la place du Grand Jardin étant dorénavant libérée de ce
vilain parking en plein air, il proposait d’y organiser un festival à ciel
ouvert en été, au cœur même de notre ville.

René Mongrandi
alors directeur de la station touristique portait ce projet. Très vite Téo Saavedra, ce chilien aux chemises
fleuries que tout Vence connait et aime, se rajouta à l’équipe. C’est lui qui
porte depuis 20ans sur ses épaules ce beau festival qui survit aux années qui
passent et aux maires qui se succèdent

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Je me souviens des premières dates qui avaient lieu seulement sur la
partie sablée de la place au prix de 50 francs mais aussi des
quelques soirées au Col de Vence pour faire revivre l’ancien festival d’Ivry Gitlis

Et
puis il y eu les premiers grands noms (Rubens
Gonzales
) et le festival n’a fait que progresser jusqu’à devenir l’un des 3plus importants du département et surtout le plus attachant.

Anniversaire
oblige en 2017 Vence a vibré toute l’année au rythme des Nuit Du Sud avec tout
d’abord en guise de cadeau d’anniversaire ou de
cerise sur le gâteau la création d’un nouveau festival « Le Printemps
des Nuits Du Sud » (Le printemps n’a jamais était aussi beau dans le ciel
vençois : https://tmblr.co/ZFA7bx2KUNEMA )

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Le
festival d’été lui se déroula du 6 au 29 Juillet soit 11 dates réparties sur 4
semaines

La
fiesta commença avec Ky-Mani Marley
l’un des nombreux fils de Bob Marley.
A la différence de certains de ses frères il a son univers personnel, nous lui
donnerons donc la moyenne même si ça reste du reggae assez basique. Olivia Ruiz (la plus belle femme du
monde) a appris la scène aux cotés de Mathias
Malzieu
(Dionysos) ça se sent,
elle saute dans tous les sens, même légèrement grippée. L’occasion pour moi de
mieux découvrir ses textes à deux, voire trois niveaux de lecture.

 Grand
écart pour la deuxième soirée entre zouk et pop indé, grand écart déstabilisant
car les fans de zouk n’aiment pas la pop indé et vice et versa. Cela explique
sans doute cette si faible affluence car habituellement Pete Doherty (l’ex leader de The
Libertines
) remplit les salles. Doherty était dans une forme moyenne il
s’est contenté (avec grâce et désinvolture) du service minimum avec ses
ballades anglo-saxonnes très tournées vers Blur
ce soir là. Comme je suis fan de pop indé, difficile pour moi de parler de Jupiter & Okwess, si je ne regardais
pas la scène j’avais l’impression d’entendre des chants africains de supporters
de football. Goran Bregovic est un
habitué de la scène vençoise ses coups de kalashnikov balkanique marchent à chaque fois. Une réussite. La
quatrième soirée du festival fut la plus réussie artistiquement, tout d’abord
superbe découverte avec Black String
un groupe asiatique expérimental. Noa
n’est plus sous les sun-light mais ses chansons tristes donnent toujours envie
de se blottir sous la pluie contre son amoureux. The Original Blues Brothers Band a ensuite fait rire et danser
notre  place. Julian Perretta (homme à la coupe de cheveux parfaite) a la beau
gosse attitude, ça saute, ça swing, ça plait à toutes les générations. Je
dirais ensuite du Reaggae roots d’Inna
De Yard
que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures
soupes ».

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Quel
plaisir de voir la vençoise Emilie Satt
jouer avec son compagnon sur la place de la ville qui la vue grandir. Madame Monsieur savent nous faire
passer de rires aux larmes, du sérieux au futile,  toutes les émotions sont présentes chez eux,
le tout dans des textes ficelés à la perfection. Belle découverte avec Morgane Ji, très sincèrement je redoute
la musique venant des iles mais là c’était rock à souhait,  preuve que même au pays du zouk on peut
délaisser les claviers vintages pour des guitares dissonantes.

 Alpha Blondy
nous a surpris, on attendait du reggae classique mais ce fut une musique
regardant plus vers l’Afrique que vers la Jamaïque qui nous fut proposée avec des
textes enfantins sur la paix dans le monde, qui font mouche. La 20e édition
des Nuits Du Sud nous a aussi permis d’apprendre que The Christians, ce groupe au seul et unique hit : words  existait toujours. Oui mais
quel hit il est inusable ! Le ton s’est ensuite accéléré avec Marta Ren and The Groovelvets, pour
finir en funk endiablé avec Keziah Jones.
La soirée Tryo fut la plus grande réussite
en terme d’affluence, peut être pas en terme de qualité, mais peu importe, la
place très jeune ce soir là s’est régalée.

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Broken
Back/ Møme fut la soirée la plus
cohérente du festival. Une soirée 100 % pour la jeunesse. Comme tous les jeunes
Broken Back porte une parfaite barbe
de hpyster. Il sait s’adresser à ses congénères. Il est sympathique ce garçon.
Nous connaissons bien Møme,
puisque c’est un habitué de l’oreille qui
gratte
et qu’avec son ancien groupe The
Kitchies
il s’était déjà produit aux Nuits Du Sud, pour des raisons
techniques le concert avait été difficile pour eux. Il a pris sa revanche
transformant notre place en dance floor géant

Eliades Ochoa
est un habitué de notre festival,  il a ses
aficionados, plus besoin de faire ses preuves. Slimane avec sa poésie urbaine et ses danseuses a séduit largement
le public.

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 Asere fut
une belle surprise, de la Salsa 100 % cubaine. Ca marche on en redemande. Gerald De Palmas n’a pas vaincu tous
ses démons, c’est toujours sombre mais efficace.

A
noter que Mas Kit ont remporté le
concours Talents Des Nuits du Sud ils le méritent amplement leur rap mélodieux
joué avec des « vrais » instruments a un fort potentiel
 Voila ce fut tout pour cette édition
anniversaire. Elle nous donne suffisamment la pêche pour que nous traversions
tous l’été avec fraîcheur et sourire.   

Simon Pégurier

       

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Photos:
Olivia Ruiz, Black String, Peter Doherty, Keziah Jones, Julian Perretta, Møme

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