COSMONAUTS : Star 69

Cosmonauts est un groupe de garage punk basé en Californie, connu pour ses chansons simples et puissantes mais aussi sur la scène, pour leur volume époustouflant !

Cosmonauts est né en 2009 créé par les guitaristes Alexander Ahmadi et Derek Cowart.

Ils se sont rencontrés quand un ami commun, organisateur d’une tournée, les a fait jouer ensemble.  Voilà à peu près ce qu’Alexander a dit à Derek

« C’était la même chose , lorsque les Clash ont approché Joe Strummer : Je t’aime bien, mais je déteste ton groupe  »  

 

En fait inspirés par, Sonic Youth et le Velvet Underground. Le groupe a également découvert un moyen simple d’obtenir un son épais et chargé de réverbération : utiliser de vieux amplis et les régler aussi fort que possible.

(Comme ils disent, « Les Kinks ne tiraient pas le son de leurs pédales, ça n’existait pas ! ils laissaient saturer et siffler leurs amplis. Ça sonne plus cool comme ça. »)

 

Dès leurs débuts Cosmonauts se sont rapidement lancés dans leurs première tournée, et ont commencé à publier à un rythme soutenu. On notera New Psychic Denim, une cassette EP uniquement, et une poignée de singles 7 « . En 2011, le premier album de Cosmonauts a été réédité sur vinyle, et les nombreux singles du groupe ont été compilés sur une collection contenant, là encore, uniquement des cassettes.
Cosmonauts signé depuis sa création sur le label Californien Burger Records revient avec un cinquième album sous le bras ; Star 69. Joie des retrouvailles après le génial album A Ok ! sorti il y a 3 ans déjà . Chroniqué en son temps sur l’OQG.
Après une multitude de line up différent, le groupe effectue un retour aux sources et se rassemble autour du duo originel formé d’Alexander et Derek .

Précisons qu’ils ont fait les premières parties de groupes tels que The Pixies, Black Lips ou encore Belle & Sebastian.

Pour autant leurs évidentes influences, ne sont pas pesantes, et le groupe tisse un univers qui n’appartient qu’à lui, s’avérant d’une redoutable efficacité.

Leur musique, a évolué vers un mix de shoegaze-psyché-garage pour arriver aujourd’hui à une musique personnelle, très lourde parfois un peu « mur de son » qu’ils appellent Drug Punk.

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Dr John

Malcolm John Rebennack alias Dr John est né en 1940 à New Orleans où il a débuté sa carrière. Fin des années 50 il est guitariste et se produit régulièrement sur scène avec des groupes du cru. Lors d’une bagarre il est blessé au doigt gauche et se met alors au piano.

Sa carrière en solo démarre vraiment en 1968 avec l’album Gris-Gris, pour lequel il s’inventa le personnage de Dr. John Creaux the Night Tripper et le disque commence ainsi : «Ils m’appellent Dr. John, le Voyageur de la nuit. Un sachet de mojo à la main, revenant d’un voyage dans le bayou, je suis le dernier des hommes gris-gris»…etc.

La phrase d’introduction, donne le ton. Une espèce de funk poisseux et de soul psychédélique, hanté par les rythmes des caraïbes et peuplé de référence au vaudou. Dr John celui qui fut ordonné prêtre de la Church of Voodoo & Witchcraft, nous prévient…

Mais pourquoi les amateurs de Rock et de Blues le vénèrent ils ? Et bien dans les 60’, il va à Los Angeles et travaille avec de nombreux artistes dont Sonny & Cher et Canned Heat, entre autres. Plus tard, il commence à être reconnu notamment grâce à son style mélangé de rythm & blues et rock psychédélique et grâce à ses performances live organisées comme des cérémonies voodoo. On peut l’entendre jouer sur des albums d’ Aretha Franklin, Frank Zappa et même les Rolling Stones qui l’inviteront sur Exile on Main Street.

En signant sur le label Atlantic, épaulé par le légendaire producteur Jerry Wexler, Dr. John connaît enfin le succès, notamment avec l’album In the Right Place (1973), contenant le fameux tube « Right Place, Wrong Time »,

Mais le monsieur a alors deux addictions : la musique qui lui fait enjamber jour et nuit les barrières raciales et aussi l’héroïne qui lui vaudra quelques passages par la case prison.

Dr. John, qui apparaît sur scène avec des costumes délirants de plumes et de colifichets, façon de rappeler l’importance des chefs indiens – en fait, les tribus noires américaines qui sont le ferment de toute musique à La Nouvelle-Orléans –

Right Place Wrong Time, sera produit (déjà) par un certain Allen Toussaint, venu avec The Meters, le meilleur groupe de l’époque et qui ajoute du funk à la musique Dr Night Tripper. On peut le découvrir dans son propre rôle dans la série de David Simon Treme.

En 1976, il est invité par The Band aux côtés de Bob Dylan, Neil Young, Eric Clapton ou encore Muddy Waters. En 1989, c’est Ringo Starr qui relance sa carrière, l’embarquant dans sa première tournée All Starr Band.

On peut parier que récemment les processions portées par les cuivres, se sont mises en ordre de marche à La Nouvelle-Orléans. Puis viendra le temps de l’office, dernière cérémonie qui devra finir en une furieuse montée de fièvre…pour honorer le défunt.

 
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# 759 Demande à ta mère

L’Oreille Qui Gratte # 759

Invité :  Demande à ta Mère

Album de la semaine : Cosmonauts : Star 69

Le Mardi 11 Juin 2019

Cosmonauts : Crystal

Cosmonauts : Cold Nature

Dr John : Right Place

Demande à ta Mère : plein la bouche

Demande à ta Mère : scotch

Demande à ta Mère : saoul comme la pologne

Cosmonauts : The Gold Line

Needs : Broken Beauty

Chokebore : Coat

Demande à ta Mère : agelast

Demande à ta Mère : canapi

Justin(e) : Vie de merde

Demande à ta Mère : ptit corp salade

Cosmonauts : Suburban Hearts

Les Videos

Demande à ta mère

scotch https://youtu.be/wZFk46nou-w

-saoul comme la pologne https://youtu.be/kIyHaCRoqCc

-agelast https://youtu.be/CrvNpdUbFKo

-canapi (cover Fatal Bazooka) https://youtu.be/3o95F7tjV-M

-ptit corp salade https://youtu.be/EFZ62_LtnBg

-sur une ile deserte https://youtu.be/QWUgpjo-gbQ

-Session Acoustique de Demande à ta mère https://youtu.be/7k-Nq9rH7Ks

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Cosmonauts : Star 69 https://youtu.be/NBHWSg0QLIc

-Nécro: Dr John https://youtu.be/CWvGjflEEEU

-A Venir : Needs https://youtu.be/MhRseiB_FJQ

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/M4sNUyNxEQc

-L’histoire du Rock : Qui se souvient ?…. Chokebore  http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-chokebore

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Qui se souvient ?…. Chokebore

 Je serais tentée comme à l’accoutumée de demander qui se souvient de Chokebore, mais je ferai exceptionnellement l’impasse sur cette traditionnelle question, tant la fan base de ces hawaïens a été solide jusqu’à leur split de 2005, poursuivant désormais les aventures en solo de leur leader Troy Von Balthazar.

C’est en 1993 que naît le projet de ces musiciens originaires d’Honolulu dont les titres sont pourtant très loin d’évoquer les ukulélés et les chemises à fleurs.

Exilés à Los Angeles et d’abord nommés Dany Lynn d’après le pseudo d’une actrice porno américaine, le groupe se fait notamment connaître grâce à Nirvana qui leur demande d’assurer plusieurs de leurs premières parties, trois mois avant le suicide de Kurt Cobain. Cobain qui a d’ailleurs qualifié Chokebore à maintes reprises comme l’un de ses groupes favoris, guère surprenant en analysant leurs discographies respectives. Car si ces deux formations ne se ressemblent pas vraiment musicalement, elles représentent chacune dans leur registre un état d’esprit triste et torturé. À l’instar de leurs camarades d’Aberdeen, Troy et sa bande dépeignent des thèmes comme ceux de la solitude et de la dépression dans une atmosphère lourde et sombre, avec ce je ne sais quoi de lascif et d’envoutant qui fait la différence lorsqu’on les compare au reste de la scène américaine de l’époque. Une originalité qui a séduit Amphetamine Reptile Records qui a fait naître Motionless, alors que ce mythique label comptait déjà parmi ses bébés des groupes comme Helmet, Unsane ou encore The Melvins. Ils tourneront ensuite avec d’autres monstres sacrés tels que Girls Against Boys ou Butthole Surfers et leur carrière ne connaîtra aucun bémol. Les albums s’enchaîneront et leur notoriété ne fera qu’accroître en particulier outre atlantique. Les trois albums suivants (Anything Near Water en 1995, A Taste For Bitters en 1996 et Black Black en 1998) seront même enregistrés en France. Il y aura un retour aux sources californiennes en 2002 avec la sortie d’It’s a Miracle et enfin leur unique album live A Part From Life en 2003, enregistré une fois de plus dans notre pays, plus précisément dans le cadre de la Route du Rock De Saint-Malo. Malgré quelques changements de line up et des déplacements réguliers, le groupe à toujours souhaité être le plus sincère possible avec son public, en lui offrant des prestations intenses, à l’image de sa musique, à la fois mélancolique et enragée.

Celles et ceux qui ne se remettent pas de leur séparation et qui en redemandent après leur brève réformation durant quelques dates en 2009 et 2010 peuvent se consoler avec la carrière solo de Troy Von Balthazar, dont la musique est plus intimiste, pop et lo-fi, mais toujours extrêmement lucide et touchante.

Sandra Cillo

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# 758 Clement Althaus

L’Oreille Qui gratte # 758

Invité :  Clement Althaus

Album de la semaine : Drahla : Useless Coordinates

Le Mardi 04 Juin 2019

Drahla : Gilded Cloud

Drahla : ReactRevolt

Jean Roch Waro : Avant

Clement Althaus : Carrousel

Clement Althaus : Regrets

Clement Althaus : Cocktail mondain

Drahla : Pyramid Estate

My Diet Pill : The Pledge

Visage : fade to grey

Clement Althaus : Al le genie

Clement Althaus : Je suis

Clement Althaus : Chanson pour demain

 Benoit et la Lune : Le souffle

 Drahla : Primitive Rhythm

Les Vidéos :

Clement Althaus

Les Rubriques :

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Drahla : Useless Coordinates

Alex nous fit découvrir Drahla l’an dernier, et nous le classâmes N°1 dans notre best of 2018

Venus de Leeds et installé à Londres les trois petits jeunes de Drahla enchaînent EPs et concerts depuis trois ans dans un esprit punk

En 2018 le trio a compilé toutes ses parutions (deux singles et un EP) sur un album intitulé « A Compact Cassette » …sur une cassette, bien sûr !

Si Drahla est encore très jeune, il a déjà en lui la maturité, acquise en accéléré par sa soif d’expérimentation, sa volonté de ne jamais rien figer, et une parfaite conscience de ses limites. Chez Drahla, par exemple, on s’échange les instruments pour mieux suivre son instinct et s’offrir cette liberté pas toujours évidente.

Cette année le trio est rejoint par le saxophoniste Chris Duffin – Ils ont poussé le trio basse-guitare-batterie au bout de l’expérimentation et ont invité un sax qui fait son petit effet

et convainc au fil de ces dix titres ; piochant nerveusement dans le post punk et l’indie rock. Quant au saxo de Duffin il virevolte dans des courants jazz-psychédu meilleur effet.

Les thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux, restent même classiques à une époque de débats, ou des révolutions sous-jacentes se multiplient. Le groupe pose ainsi un point de vue féministe (React/Revolt), aborde la théorie du genre (Invisible Sex), ou pointe du doigt les dérives des réseaux sociaux (Twelve Divisions of the Day) et notre société de consommation (Stimulus for Living)

Ces 10 titres enregistrés entre des concerts gardent l’énergie brute de la scène qui colle bien à leur post-punk. Rythmes syncopés, mélodies déstructurées, cassures…

Le chant de Luciel Brown – presque enfantin mais assez proche de celui de Kim Gordon – rappellera évidemment Sonic Youth mais évoque aussi les Breeders voire  Gang of Four et Bauhaus…

L’album sort lui aussi en cassette ; originalité décalée dont leur label new-yorkais, Captured Tracks, est friand.

Gil Tau

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Jean-Roch Waro

 Auteur, compositeur, guitariste et chanteur. Au cœur des années 1980, son enfance ; il chaloupe entre le Rock’n’ roll brut de fonderie de la « vallée de la Fensch » en Lorraine (Lavillier), et les rythmes de l’Ile de la Réunion natale de son grand-père.

À 15 ans, il forme son premier groupe « Rock Inc. » Et à 20 ans, il ouvre les concerts de, Noir Désir, Paul Personne, Pigalle et CharlElie Couture.

Vient alors le temps de l’émancipation, guitare à l’épaule : New York, Berlin ou Paris (New Morning, Guinguette Pirate, Glaz’art, etc ),

De son amour grandissant pour le jazz, en 2004, naît le Jean-Roch Waro Music Gang, composé de Stephen McCraven à la batterie, Edouard Romano à la trompette, Julien Petit au saxophone, Stéphane Glanois à la basse et Jean Wende à l’orgue Hammond. (Excusez du peu…que des pointures du jazz !)

en 2017, Jean-Roch a sorti un nouvel album (solo) centré autour des guitares et des voix. Sur cet album, il est toujours accompagné par  Stephen McCraven et quelques autres jazzmen

 

Ils ont dit de l’album “Jean-Roch Waro” sorti en 2017:

«Du swing et du groove …De la feel-good music… à découvrir sur disque mais aussi sur scène !»
« Benzine » – Benoit Richard

La basse de « Stalingrad » fait vibrer les boomers, comme sur une production faussement superficielle de chez Tricatel… Et Puis le titre «Avant », nimbé d’une grâce mystérieuse à la Dashiell Hedayat.»
« Jazz News » – Jean-Christophe Baugé
En 2019 il est en préparation d’un nouvel album. On est impatient du résultat

Gil Tau

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