# 760 Nowhere Boy

L’Oreille Qui Gratte # 760

Invité :  Nowhere boy

Album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

Le Mardi 25 Juin 2019

Imperial Wax : No man’s Land

Imperial Wax :  Poison Ivy

Big Hair Lover : Le Libre Cours

Nowhere boy : A call from the earth

Nowhere boy : Beni

Imperial Wax :  Barely Getting By

HK & Les Saltimbanks : Enfant d’une époque

Nowhere boy : Anger

Nowhere boy : Gold

Nowhere boy : Habibi de Tamino

The holy two : Misunderstood 

JJ Cale : My Baby Blues

Imperial Wax : Saying Nothing

Les Videos

Nowhere Boy

–  Beni : https://youtu.be/dHnucLuO9-o

 Anger https://youtu.be/wN87wjodoi0

 Gold https://youtu.be/gt1aqtVrAQw

Habibi (Cover de Tamino) https://youtu.be/pU1A2_0fkUM

– Nowhere Boy sur une ile deserte https://youtu.be/6MCyaJu81TM

-Session Acoustique de Nowhere Boy https://youtu.be/v3w60EicqU0

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs http://loreillequigratte.com/imperial-wax-gastwerk-saboteurs

– Autoproduction Big Hair Lover https://youtu.be/yMp3XMau5Jw

-A Venir : HK & Les Saltimbanks https://youtu.be/QWg8dQxOamk

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/_PMQmGdiuVE

-L’histoire du Rock : JJ Cale http://loreillequigratte.com/j-j-cale-stay-around

Les remerciements : https://youtu.be/PLmeNrHSXl0

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Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

D’abord quand on écoute Imperial Wax, on se dit que c’est excellent ! Puis on réécoute plusieurs fois et là on se retrouve comme en terrain de connaissances, alors on creuse un peu et là « mais bon sang…mais c’est bien sûr…on les connait ceux-là »

Car rien que le nom aurai dû me mettre sur la voie, en effet le 27e album de The Fall, sorti il ya 10 ans et considéré comme l’un de ses meilleurs opus,  s’intitulait Imperial Wax Solvent

Après le décès de Mark E. Smith les musiciens de l’ultime décennie Pete Greenway — guitar , Dave Spurr — bass , Keiron Melling — drums ont fait le bon choix : embaucher un chanteur / guitariste Sam Curran ,et reconstituer un groupe sous le nom d’Imperial Wax et heureusement, il n’ont même pas essayé de ressembler The Fall. Mais ne vous y trompez pas : The Fall est toujours là  sur Gastwerk Saboteurs. La volonté agressive du groupe le montre clairement. Mais Curran est un chanteur, pas un fanfaron et évite l’écueil, tandis que les musiciens créent un postpunk plus mélodique que le groupe parent.

C’est la question éternelle pour les groupes de rock : « que ferez-vous lorsque le leader quittera le groupe ? Vous continuez, vous abandonnez ou… quoi ? » Dans le cas de Imperial Wax, il n’y avait pas beaucoup de choix. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas simplement remplacer Mark E. Smith à sa mort l’an dernier. The Fall sans Smith serait une parodie. En même temps, le trio avait développé une chimie et un rapport humain et musical qui ne pouvaient être simplement pas abandonnés.

Et ils l’on fait : Du grunge qui grince des dents de «Barely Getting By» au rock retentissant de «Turncoat», le Garage de «No Man’s Land», au rock délabré de «Plant the Seed», et ils le font, en effet, et bien ! !

Le groupe se hérisse d’une énergie rock urgente appliquée à de solides mélodies. L’album comporte également deux chansons épiques de neuf minutes : «Rammy Taxi Illuminati» très psychédélique, tandis que «Night of the Meek» est une exploration du côté postpunk.

On se souviendra du fondateur de The Fall, Mark Smith, comme d’une présence prolifique et singulière. Ils ont laissé 31 albums studio. Quant au groupe d’aujourd’hui vous pouvez entendre tout leur travail résumé dans les deux « tueries » que sont « No Man’s Land » et « Poison Ivy« .

Gastwerk Saboteurs sait faire autre chose, mais il le fait bien.

C’est un rock engagé, authentique et féroce, on adore à l’OQG

Gil Tau

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J J Cale : Stay around

John Weldon Cale, dit J. J. Cale, est mort, il y a déjà 6ans, il avait sorti seize albums studio en 38 ans, même pas un tous les deux ans (oqg du 12/11/2013)

Des disques à la fois folk et funky, bichonnés par celui qui a toujours aimé les ballades rythmées mais peinardes.

Pour quelques tubes (Cocaine, After Midnight), pour son talent de guitariste économe et pour sa réputation de vieux cow-boy cool, JJ Cale est devenu un anti-héros, adulé et copié par des musiciens plus connus que lui (Eric Clapton dès 1970 et bien sûr Mark Knopfler de Dire strait).

Une image lui irait bien : le Clint Eastwood des racines de la musique rock.

Comme guitariste, il était considéré comme l’un des plus sûrs représentants du style dit laid back (pour les spécialistes : un jeu décontracté, avec un placement légèrement en arrière du temps). Chanteur à la voix tranquille et nonchalante, en accord avec le phrasé de son instrument. Il a eu pour influence Chet Atkins, Hank Williams et Jimmy Reed.


Des dates marquantes : En 1971 Parution de son premier album, Naturally (After Midnight)

1976 Parution de l’album Troubadour, qui contient sa chanson la plus célèbre, Cocaïne
2006 Collaboration avec Eric Clapton pour l’album  » The Road To Escondido  »

Il fut aussi un pionnier en jouant de tous les instruments sur certains de ses disques – Il s’en est allé à 74 ans mais sa femme Christine Lakeland qui était aussi compositrice et guitariste à ses côtés sur scène et en studio, s’est plongée dans le catalogue de ses chansons qui n’ont jamais été rendues publiques et qui font désormais l’objet d’un album posthume qui vient de paraitre sous le titre « Stay around »

 « Don’t cry sister, everything will be just fine” comme il le disait dans un de ses titres.

Gil Tau

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COSMONAUTS : Star 69

Cosmonauts est un groupe de garage punk basé en Californie, connu pour ses chansons simples et puissantes mais aussi sur la scène, pour leur volume époustouflant !

Cosmonauts est né en 2009 créé par les guitaristes Alexander Ahmadi et Derek Cowart.

Ils se sont rencontrés quand un ami commun, organisateur d’une tournée, les a fait jouer ensemble.  Voilà à peu près ce qu’Alexander a dit à Derek

« C’était la même chose , lorsque les Clash ont approché Joe Strummer : Je t’aime bien, mais je déteste ton groupe  »  

 

En fait inspirés par, Sonic Youth et le Velvet Underground. Le groupe a également découvert un moyen simple d’obtenir un son épais et chargé de réverbération : utiliser de vieux amplis et les régler aussi fort que possible.

(Comme ils disent, « Les Kinks ne tiraient pas le son de leurs pédales, ça n’existait pas ! ils laissaient saturer et siffler leurs amplis. Ça sonne plus cool comme ça. »)

 

Dès leurs débuts Cosmonauts se sont rapidement lancés dans leurs première tournée, et ont commencé à publier à un rythme soutenu. On notera New Psychic Denim, une cassette EP uniquement, et une poignée de singles 7 « . En 2011, le premier album de Cosmonauts a été réédité sur vinyle, et les nombreux singles du groupe ont été compilés sur une collection contenant, là encore, uniquement des cassettes.
Cosmonauts signé depuis sa création sur le label Californien Burger Records revient avec un cinquième album sous le bras ; Star 69. Joie des retrouvailles après le génial album A Ok ! sorti il y a 3 ans déjà . Chroniqué en son temps sur l’OQG.
Après une multitude de line up différent, le groupe effectue un retour aux sources et se rassemble autour du duo originel formé d’Alexander et Derek .

Précisons qu’ils ont fait les premières parties de groupes tels que The Pixies, Black Lips ou encore Belle & Sebastian.

Pour autant leurs évidentes influences, ne sont pas pesantes, et le groupe tisse un univers qui n’appartient qu’à lui, s’avérant d’une redoutable efficacité.

Leur musique, a évolué vers un mix de shoegaze-psyché-garage pour arriver aujourd’hui à une musique personnelle, très lourde parfois un peu « mur de son » qu’ils appellent Drug Punk.

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Dr John

Malcolm John Rebennack alias Dr John est né en 1940 à New Orleans où il a débuté sa carrière. Fin des années 50 il est guitariste et se produit régulièrement sur scène avec des groupes du cru. Lors d’une bagarre il est blessé au doigt gauche et se met alors au piano.

Sa carrière en solo démarre vraiment en 1968 avec l’album Gris-Gris, pour lequel il s’inventa le personnage de Dr. John Creaux the Night Tripper et le disque commence ainsi : «Ils m’appellent Dr. John, le Voyageur de la nuit. Un sachet de mojo à la main, revenant d’un voyage dans le bayou, je suis le dernier des hommes gris-gris»…etc.

La phrase d’introduction, donne le ton. Une espèce de funk poisseux et de soul psychédélique, hanté par les rythmes des caraïbes et peuplé de référence au vaudou. Dr John celui qui fut ordonné prêtre de la Church of Voodoo & Witchcraft, nous prévient…

Mais pourquoi les amateurs de Rock et de Blues le vénèrent ils ? Et bien dans les 60’, il va à Los Angeles et travaille avec de nombreux artistes dont Sonny & Cher et Canned Heat, entre autres. Plus tard, il commence à être reconnu notamment grâce à son style mélangé de rythm & blues et rock psychédélique et grâce à ses performances live organisées comme des cérémonies voodoo. On peut l’entendre jouer sur des albums d’ Aretha Franklin, Frank Zappa et même les Rolling Stones qui l’inviteront sur Exile on Main Street.

En signant sur le label Atlantic, épaulé par le légendaire producteur Jerry Wexler, Dr. John connaît enfin le succès, notamment avec l’album In the Right Place (1973), contenant le fameux tube « Right Place, Wrong Time »,

Mais le monsieur a alors deux addictions : la musique qui lui fait enjamber jour et nuit les barrières raciales et aussi l’héroïne qui lui vaudra quelques passages par la case prison.

Dr. John, qui apparaît sur scène avec des costumes délirants de plumes et de colifichets, façon de rappeler l’importance des chefs indiens – en fait, les tribus noires américaines qui sont le ferment de toute musique à La Nouvelle-Orléans –

Right Place Wrong Time, sera produit (déjà) par un certain Allen Toussaint, venu avec The Meters, le meilleur groupe de l’époque et qui ajoute du funk à la musique Dr Night Tripper. On peut le découvrir dans son propre rôle dans la série de David Simon Treme.

En 1976, il est invité par The Band aux côtés de Bob Dylan, Neil Young, Eric Clapton ou encore Muddy Waters. En 1989, c’est Ringo Starr qui relance sa carrière, l’embarquant dans sa première tournée All Starr Band.

On peut parier que récemment les processions portées par les cuivres, se sont mises en ordre de marche à La Nouvelle-Orléans. Puis viendra le temps de l’office, dernière cérémonie qui devra finir en une furieuse montée de fièvre…pour honorer le défunt.

 
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# 759 Demande à ta mère

L’Oreille Qui Gratte # 759

Invité :  Demande à ta Mère

Album de la semaine : Cosmonauts : Star 69

Le Mardi 11 Juin 2019

Cosmonauts : Crystal

Cosmonauts : Cold Nature

Dr John : Right Place

Demande à ta Mère : plein la bouche

Demande à ta Mère : scotch

Demande à ta Mère : saoul comme la pologne

Cosmonauts : The Gold Line

Needs : Broken Beauty

Chokebore : Coat

Demande à ta Mère : agelast

Demande à ta Mère : canapi

Justin(e) : Vie de merde

Demande à ta Mère : ptit corp salade

Cosmonauts : Suburban Hearts

Les Videos

Demande à ta mère

scotch https://youtu.be/wZFk46nou-w

-saoul comme la pologne https://youtu.be/kIyHaCRoqCc

-agelast https://youtu.be/CrvNpdUbFKo

-canapi (cover Fatal Bazooka) https://youtu.be/3o95F7tjV-M

-ptit corp salade https://youtu.be/EFZ62_LtnBg

-sur une ile deserte https://youtu.be/QWUgpjo-gbQ

-Session Acoustique de Demande à ta mère https://youtu.be/7k-Nq9rH7Ks

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Cosmonauts : Star 69 https://youtu.be/NBHWSg0QLIc

-Nécro: Dr John https://youtu.be/CWvGjflEEEU

-A Venir : Needs https://youtu.be/MhRseiB_FJQ

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/M4sNUyNxEQc

-L’histoire du Rock : Qui se souvient ?…. Chokebore  http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-chokebore

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Qui se souvient ?…. Chokebore

 Je serais tentée comme à l’accoutumée de demander qui se souvient de Chokebore, mais je ferai exceptionnellement l’impasse sur cette traditionnelle question, tant la fan base de ces hawaïens a été solide jusqu’à leur split de 2005, poursuivant désormais les aventures en solo de leur leader Troy Von Balthazar.

C’est en 1993 que naît le projet de ces musiciens originaires d’Honolulu dont les titres sont pourtant très loin d’évoquer les ukulélés et les chemises à fleurs.

Exilés à Los Angeles et d’abord nommés Dany Lynn d’après le pseudo d’une actrice porno américaine, le groupe se fait notamment connaître grâce à Nirvana qui leur demande d’assurer plusieurs de leurs premières parties, trois mois avant le suicide de Kurt Cobain. Cobain qui a d’ailleurs qualifié Chokebore à maintes reprises comme l’un de ses groupes favoris, guère surprenant en analysant leurs discographies respectives. Car si ces deux formations ne se ressemblent pas vraiment musicalement, elles représentent chacune dans leur registre un état d’esprit triste et torturé. À l’instar de leurs camarades d’Aberdeen, Troy et sa bande dépeignent des thèmes comme ceux de la solitude et de la dépression dans une atmosphère lourde et sombre, avec ce je ne sais quoi de lascif et d’envoutant qui fait la différence lorsqu’on les compare au reste de la scène américaine de l’époque. Une originalité qui a séduit Amphetamine Reptile Records qui a fait naître Motionless, alors que ce mythique label comptait déjà parmi ses bébés des groupes comme Helmet, Unsane ou encore The Melvins. Ils tourneront ensuite avec d’autres monstres sacrés tels que Girls Against Boys ou Butthole Surfers et leur carrière ne connaîtra aucun bémol. Les albums s’enchaîneront et leur notoriété ne fera qu’accroître en particulier outre atlantique. Les trois albums suivants (Anything Near Water en 1995, A Taste For Bitters en 1996 et Black Black en 1998) seront même enregistrés en France. Il y aura un retour aux sources californiennes en 2002 avec la sortie d’It’s a Miracle et enfin leur unique album live A Part From Life en 2003, enregistré une fois de plus dans notre pays, plus précisément dans le cadre de la Route du Rock De Saint-Malo. Malgré quelques changements de line up et des déplacements réguliers, le groupe à toujours souhaité être le plus sincère possible avec son public, en lui offrant des prestations intenses, à l’image de sa musique, à la fois mélancolique et enragée.

Celles et ceux qui ne se remettent pas de leur séparation et qui en redemandent après leur brève réformation durant quelques dates en 2009 et 2010 peuvent se consoler avec la carrière solo de Troy Von Balthazar, dont la musique est plus intimiste, pop et lo-fi, mais toujours extrêmement lucide et touchante.

Sandra Cillo

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# 758 Clement Althaus

L’Oreille Qui gratte # 758

Invité :  Clement Althaus

Album de la semaine : Drahla : Useless Coordinates

Le Mardi 04 Juin 2019

Drahla : Gilded Cloud

Drahla : ReactRevolt

Jean Roch Waro : Avant

Clement Althaus : Carrousel

Clement Althaus : Regrets

Clement Althaus : Cocktail mondain

Drahla : Pyramid Estate

My Diet Pill : The Pledge

Visage : fade to grey

Clement Althaus : Al le genie

Clement Althaus : Je suis

Clement Althaus : Chanson pour demain

 Benoit et la Lune : Le souffle

 Drahla : Primitive Rhythm

Les Vidéos :

Clement Althaus

Les Rubriques :

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Drahla : Useless Coordinates

Alex nous fit découvrir Drahla l’an dernier, et nous le classâmes N°1 dans notre best of 2018

Venus de Leeds et installé à Londres les trois petits jeunes de Drahla enchaînent EPs et concerts depuis trois ans dans un esprit punk

En 2018 le trio a compilé toutes ses parutions (deux singles et un EP) sur un album intitulé « A Compact Cassette » …sur une cassette, bien sûr !

Si Drahla est encore très jeune, il a déjà en lui la maturité, acquise en accéléré par sa soif d’expérimentation, sa volonté de ne jamais rien figer, et une parfaite conscience de ses limites. Chez Drahla, par exemple, on s’échange les instruments pour mieux suivre son instinct et s’offrir cette liberté pas toujours évidente.

Cette année le trio est rejoint par le saxophoniste Chris Duffin – Ils ont poussé le trio basse-guitare-batterie au bout de l’expérimentation et ont invité un sax qui fait son petit effet

et convainc au fil de ces dix titres ; piochant nerveusement dans le post punk et l’indie rock. Quant au saxo de Duffin il virevolte dans des courants jazz-psychédu meilleur effet.

Les thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux, restent même classiques à une époque de débats, ou des révolutions sous-jacentes se multiplient. Le groupe pose ainsi un point de vue féministe (React/Revolt), aborde la théorie du genre (Invisible Sex), ou pointe du doigt les dérives des réseaux sociaux (Twelve Divisions of the Day) et notre société de consommation (Stimulus for Living)

Ces 10 titres enregistrés entre des concerts gardent l’énergie brute de la scène qui colle bien à leur post-punk. Rythmes syncopés, mélodies déstructurées, cassures…

Le chant de Luciel Brown – presque enfantin mais assez proche de celui de Kim Gordon – rappellera évidemment Sonic Youth mais évoque aussi les Breeders voire  Gang of Four et Bauhaus…

L’album sort lui aussi en cassette ; originalité décalée dont leur label new-yorkais, Captured Tracks, est friand.

Gil Tau

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Jean-Roch Waro

 Auteur, compositeur, guitariste et chanteur. Au cœur des années 1980, son enfance ; il chaloupe entre le Rock’n’ roll brut de fonderie de la « vallée de la Fensch » en Lorraine (Lavillier), et les rythmes de l’Ile de la Réunion natale de son grand-père.

À 15 ans, il forme son premier groupe « Rock Inc. » Et à 20 ans, il ouvre les concerts de, Noir Désir, Paul Personne, Pigalle et CharlElie Couture.

Vient alors le temps de l’émancipation, guitare à l’épaule : New York, Berlin ou Paris (New Morning, Guinguette Pirate, Glaz’art, etc ),

De son amour grandissant pour le jazz, en 2004, naît le Jean-Roch Waro Music Gang, composé de Stephen McCraven à la batterie, Edouard Romano à la trompette, Julien Petit au saxophone, Stéphane Glanois à la basse et Jean Wende à l’orgue Hammond. (Excusez du peu…que des pointures du jazz !)

en 2017, Jean-Roch a sorti un nouvel album (solo) centré autour des guitares et des voix. Sur cet album, il est toujours accompagné par  Stephen McCraven et quelques autres jazzmen

 

Ils ont dit de l’album “Jean-Roch Waro” sorti en 2017:

«Du swing et du groove …De la feel-good music… à découvrir sur disque mais aussi sur scène !»
« Benzine » – Benoit Richard

La basse de « Stalingrad » fait vibrer les boomers, comme sur une production faussement superficielle de chez Tricatel… Et Puis le titre «Avant », nimbé d’une grâce mystérieuse à la Dashiell Hedayat.»
« Jazz News » – Jean-Christophe Baugé
En 2019 il est en préparation d’un nouvel album. On est impatient du résultat

Gil Tau

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# 757 Jessica Smith

L’Oreille Qui Gratte # 757

Invité :  Jessica Smith

Album de la semaine : Fat White Family : Serfs Up!

Le Mardi  21  mai 2019

Fat White Family :  I Believe In Something Better

Fat White Family :  Feet

Epsylon(feat Mélismell ) : C’est Plus Le Paradis

Jessica Smith : Rich Now

Jessica Smith : You Light Me Up

Jessica Smith : Drown in You

Fat White Family :  Fringe Runner

The Zemblas : The right to do it

Sloy : Pop

 The Be Good Tanyas : For the Turnstiles

Jessica Smith : I want You (Cover Bob Dylan)

Jessica Smith : Faith and Fire

Jessica Smith : The Edges of You

Les Videos :

Les Rubriques :

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Epsylon

En 2017 leur album « Epsylon live » était excellent mais là, leur cinquième album studio (auto financé) vient de sortir et il est encore meilleur !

Depuis 12 ans Epsylon sillonne les routes avec son rock-pop celtique. (Normal ; la formation est née entre Nantes et la Vendée), désormais avec leur 5eme opus Astronaute, ils progressent vers les étoiles avec une force tranquille et une carrière exemplaire, sans esclandre ni tapage… et ça force le respect !

Ils comptent plus de 500 concerts à leur actif, sur des scènes nationales et internationales. Et ce disque nous arrive, avec des titres plus rock, plus forts, plus engagés…

Cela s’exprime pleinement dans ce morceau « C’est plus le paradis » avec la participation de Melissmell

Ça dit que parfois les histoires d’amour finissent mal et que la vie de couple peut s’apparenter à un combat de boxe, voyez l’excellent clip. Ce titre est porté par la voix magnifique de Melissmell « la fille aînée de Noir Désir », (ndlr : et petite fille de Léo Ferré…) le morceau sonne résolument rock et sublime l’album.

EPSYLON, sans avoir peur des remises en cause, repart avec de nouveaux musiciens, confirme une inspiration et une maîtrise du son. Leur répertoire et leurs prestations scéniques sont sans cesse renouvelés, avec des titres qui prennent tout leur éclat sur les tournées. Un coup de patte, un savoir-faire, une identité et une manière de se livrer avec sincérité. C’est tout cela Epsylon… Astronaute : un album qui vise juste et haut.

Gil Tau

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Fat White Family : Serfs Up !

Allez on revient sur le look dépenaillé, hygiène douteuse et abus de stupéfiants qui ont marqué les débuts de Fat White Family.

Fin 2013 le groupe britannique mené par Lias Saoudi et Saul Adamczewski deux activistes de la tendance noise, s’affichait entouré de bidoche et d’accessoires militaires, souvent dévêtu et recouvert de déjections variées ! Ils mettaient en musique des histoires sordides de pédophiles anarchistes, d’ulcères explosifs et d’attentats sanglants à Disneyland. Mélangeant nihiliste et hédonisme jusqu’à l’autodestruction…genre trash quand même !

Et ça a failli imploser sous la pression du succès et de la défonce !

Lias Saoudi explique : « Notre nihilisme a rencontré celui du public. Et le monde n’est pas devenu moins désespérant … il y a un plaisir particulier à sauter à pieds joints dans les tabous, alors que la plupart des groupes choisissent des sujets tous plus gris et emmerdants les uns que les autres… comme leur petit ego dénué de tout intérêt. »

Mais le groupe londonien s’est refait une santé et les deux illuminés reviennent avec «Serf’s Up», troisième album surprenant, jouissif et provocateur. Dans le contexte d’un rock britannique au maximum de sa fadeur petit-bourgeoise, le bordel diablement intelligent et dérangeant de Fat White Family est comme une lueur d’espoir – non, tout n’était pas foutu outre-manche, pour la musique méchante et originale !

Le frère de Lias ; Nathan Saoudi a déboulé dans le groupe pour Serfs Up! Qui est l’oeuvre des trois artistes : Saul Adamczeswki, Lias et Nathan Saoudi. Ce dernier qui était plutôt effacé auparavant, est maintenant omniprésent.

Avec le mariage entre les cultures électriques et électroniques, Cette fois-ci, Fat White Family livre ici un rock plutôt expérimental.  Ils osent les chants grégoriens, les rythmiques électroniques lancinantes et la quasi-absence de guitares, souvent remplacées par des cordes.

On est tenté de penser, sourire en coin, que le groupe s’est bien amusé en jouant à paumer ses fans de la première heure ce disque est une alchimie savamment dosée de Leonard Cohen, DEVO et Primal Scream.

Fat White Family détonne, dans le sens où ils sont parmi les rares à ne pas rester un groupe de d’autoréférence stérile, ils explorent !

Gil Tau

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Qui se souvient… ? Sloy

Qui se souvient de Sloy ?

Ces dignes représentants du noise rock français dont les clips de Pop  et Idolize faisaient les beaux jours, ou plutôt les belles nuits de M6, à l’époque où nos chaînes de télévision nous proposaient des programmes musicaux dignes de ce nom ?

À celles et ceux qui répondraient par la négative, sachez qu’Armand Gonzalez, Virginie Peitavi et Cyril Bilbeaud avaient pourtant marqué nos chères années 90 avec une carrière digne d’un conte de fées qui aurait été écrit par Lester Bangs. Lassés de leur Hérault natal, ils décident de bouger vers Rennes à raison, puisque c’est là qu’ils seront repérés par le label RoseBud. Ils ne feront que grimper par la suite, notamment après une prestation inoubliable dans le cadre des Transmusicales. John Peel les invite à l’une de ses fameuses sessions sur BBC Radio 1 et l’année suivante, en 1995, c’est au tour de Steve Albini de leur faire les yeux doux. Ils enregistrent leur premier album Plug en sa présence et font les premières partie de Shellac. Un bonheur n’arrivant jamais seul, ils charment de cette manière une certaine PJ Harvey, venue à la base applaudir le projet du célèbre producteur. Vous devinez bien évidemment la suite, ils finissent par ouvrir l’un de de ses concerts londoniens et leurs sons avant-gardistes et expérimentaux séduisent la critique britannique, avec notamment des éloges de la part de Melody Maker ou encore NME.

Leur deuxième album, Planet of Tubes et non seulement une fois de plus enregistré par Albini mais également masterisé aux studios d’Abbey Road. Et l’ascension continue avec une petite médiatisation, dont un remarquable passage sur le plateau de NPA en 1998. Cette même année, Noir Désir les sollicitent pour leur album de remixes One Trip One Noise avec une reprise brillante et atypique du morceau Les Écorchés.

Paradoxalement, ce moment où rien ne semble les stopper marque progressivement la fin de ce parcours sans faute. Leur troisième effort intitulé Electrelite ne fait pas l’unanimité. Le public ne suivra pas autant les influences des années 80 voire même du disco parfois que les délires bruitistes des débuts. Sloy se sépare en 2000 après une dernière grande tournée et quelques premières parties de Placebo.

Armand, Virginie et Cyril ont continué à exploiter leur énergie phénoménale au sein de divers projets (Sabo, Zone Libre, 69, Corleone) naviguant entre folk, free rock, rap ou electronica.

Comme une volonté d’explorer tous les paysages musicaux possibles, ce qui n’étonne guère quand on sait que ces passionnés sont influencés à la fois par Devo, Talking Heads, Pere Ubu et Joy Division. Encore à celles et ceux qui répondraient par la négative: ruez vous sur la discographie de ce groupe culte, dont la musique fut parfois qualifiée « d’épileptique rock ». Vous comprendrez vite pourquoi nos amis anglophones en sont tombés amoureux et vous aurez du mal à vous en passer.

Sandra Cillo

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# 756 Arsène Obscène

L’Oreille Qui Gratte # 756

Invité :  Arsène Obscène

Album de la semaine : Cage The Elephant : Social Cue

Le Mardi  14  mai 2019

Cage The Elephant : Broken Boy

Cage The Elephant : Ready to let go

Shaky things : Evil Friend of Mine

Arsène Obscène : brand new girl

Arsène Obscène : more more and more

Arsène Obscène : je me suis fait choper

Arsène Obscène : don’t talk

Cage The Elephant : House Of Glass

Lenny Kravitz :  Are you gonna go my way

Ekova : Starlight In Daden

Lectures de Francois Ibanez

  • Haiku electroniques aléatoires (editions du pont de l’europe)
  • Brèves paysagères (z4 éditions)
  • Lucifere au bord des Larmes (Tarmac)
  • La concision de l’inaudible (Editions Furtives)

Arsène Obscène : destroy

Arsène Obscène : rebound  cover  Charlie Rich

Napalm Beach : why do parties have to end 

Cage The Elephant : Dance Dance

Les Vidéos :

Arsène Obscène

Je me suis fait choper  https://youtu.be/wHAYJl5MeOA

don’t talk https://youtu.be/sJ_FeqUBsSs

Lectures de Francois Ibanez https://youtu.be/TL2cbtw7uz8

Destroy https://youtu.be/OsvD9eOtfkI

Rebound  (Cover Charlie Rich) https://youtu.be/k8YfrrcQZYk

Sur une ile deserte https://youtu.be/u3WNceNtBFg

Session acoustique d’Arsene Obscene https://youtu.be/tiQKlFD4dE0

Les Rubriques

L’Histoire du rock : Qui se souvient…? Ekova https://youtu.be/o-ntLS2ahK8

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# 755 Giz Medium

L’Oreille Qui Gratte # 755

Invité :  Giz Medium

Album de la semaine : Circa Waves : What it like over there

 Le Mardi 07 Mai 2019

Circa Waves : Times Won’t Change Me

Circa Waves : Sorry I’m Yours

Jeanne Added : Mutate

Giz Medium : Garavan

Giz Medium : Ballad for Miss Marsol / You call me an utopist yet believe in reforms

Circa Waves : Me, Myself and Hollywood.

Frustration :  Just Wanna Hide

Scott Walker : Jackie

Giz Medium : La Barque

Giz Medium : Proudhon in Manhattan (Cover : Wingnut Dishwasher’s Union)

 Canine : Medusa

 Circa Waves : Be Somebody Good

Les Vidéos

Giz Medium

Les Rubriques :

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Frustration

Groupe parisien post-punk formé en 2002, Frustration, a grandi en même temps que Born Bad Records, label parisien vénéré du 9-3

Ils honorent bien leurs aînés, tels Joy Division ou The Fall. Et si le punk peut apparaitre à certains un peu « as been », Frustration avance, lui, depuis 17 ans sans s’occuper des modes.

Les cinq garçons (Fabrice, Mark, Nicus, Emmanuel et Fred) dégagent toujours une énorme énergie déjà sur disque et surtout sur scène.

Notons l’album phénoménal Uncivilized sorti en 2013, avec une pochette signée du graphiste Baldo. Les mélodies sont simples et directes, groove martial, motifs sonores tranchants et guitares profondes.

Frustration, fait de la musique des bas fonds de la société. Ça sent le froid, les métalos et une certaine misère sociale. Une vraie bande-son pour un Germinal contemporain. Sans même entrer dans le détail des textes, rien que le titre des disques :  Empire Of Shame, Uncivilized, Full of Sorrow, laisse entendre que le groupe n’a toujours pas accepté de se mettre dans le moule et c’est tant mieux car le vrai rock ne sonne jamais aussi bien que joué sur de vieux amplis bien usés par la scène…

Déjà vus dans la région (Pantiero) je vous le dis « allez assister à leur show ! C’est tendu c’est hargneux… c’est mémorable ». Les cinq membres forment un prodigieux groupe de scène, aidés en cela par l’arrogance scénique de son chanteur.

Impossible de ne pas penser à Ian Curtis lorsque Fab use de sa voix lugubre et caverneuse. Le punk des Buzzcocks et des Dead Boys… en live aujourd’hui !

Une chose est certaine, vous succomberez immédiatement à l’excitation naturelle de leurs compositions simples à l’efficacité foudroyante.

Rares sont les formations qui peuvent prétendre à une telle cohérence.

Un groupe qui sort de l’ordinaire et qui vous collera à l’esprit.  N’hésitez pas ! ! Courrez à ce concert.

Gil Tau

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Jeanne Added

Dans une autre vie, pas si lointaine, Jeanne Added était chanteuse de jazz.

Dans cette autre vie, elle a appris le violoncelle puis le chant lyrique et se forme à la Royal Academy de Londres et aussi dans la classe de jazz du Conservatoire de Paris. Puis elle joue de la basse dans un groupe…

 

Son premier album Be Sensationnel était sombre et magnifique, et on avait salué cette pépite à l’OQG et salué sa « victoire de la musique » (Catégorie révélation)

L’automne dernier Jeanne a sorti Radiate son 2eme album et si la voix et la musique restent exceptionnelles j’avoue être un resté sur ma faim en ce qui concerne le côté bien trop électro à mon goût. On ne retrouve pas la tonalité brute qui la caractérisait, mais bel et bien une vision électro du rock qui a déjà été exploitée des dizaines de fois par tant d’autres talents et je ne m’attendais pas à retrouver Jeanne Added exploiter ce filon… Cet album reste une belle flamboyance électronique, mais avec un son déjà entendu par ailleurs…

L’aspect « instrumental » de Be Sensationnal me manquait, et c’est ainsi :  

j’aime tellement entendre le « glissé » des doigts sur les cordes d’une guitare, reconnaitre si la basse est jouée avec le pouce, « slappée » ou avec un médiator. Et le souffle du trompettiste ou du saxo … enfin ces vrais instruments qui permettent de reconnaitre immédiatement un Hendrix, un Clapton ou un Miles Davis.

Et bien je suis comblé, une édition « Live acoustique » de 4 titres issus de Radiate vient de sortir et ces versions sont une totale réussite.

J’espère que la maison de disque Naïve Records. (label indépendant français)

proposera un album collector avec ces titres en acoustique. Inclus…genre Bonus track

Article : Gil Tau

Photo : Laurane Melzer

Video : Noel Noel

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Circa Waves What’s It Like Over There ?

A la recherche de la pépite brit-pop parfaite.

La Britpop à émergé du rock Indé au milieu des années 1990. Il est caractérisé par l’apparition de groupes influencés par des formations anglaises des années 60 et 70, (Beatles, Pink Floyd, les Who, les Kinks)

 Une autre source d’inspiration pour la Britpop était les idoles du glam David Bowie, Queen, T. Rex…La célèbre bataille de la Britpop confronta en son temps, Blur et Oasis pour le titre de « Rois de la Britpop ». On se déchira en deux : les « riches » du Sud de l’Angleterre représentés par Blur, menés par Damon Albarn contre les « pauvres » du Nord avec Oasis des frères Gallagher (issus de la classe ouvrière déshéritée de banlieue).

Liverpool bouge encore ! Le renouveau de la cité ; Circa Waves l’incarne depuis cinq ans et trois albums. Changement de braquet toutefois avec le dernier-né́ : la troupe emmenée par Kieran Shudall (chanteur et compositeur) s’offre sa petite révolution interne avec des intentions pop clairement mises en avant

Ce qui surprend, c’est ce virage décidé du groupe vers de la pop basique et qui fonctionne à merveille, mais qui décevra sans doute les fans de la première heure. Fini la fougue juvénile du premier album ou du rock alternatif sombre et mature du second disque, Circa Waves emprunte un virage à 90° qui pourra déstabiliser plus d’un.

Le disque What’s It Like Over There ? plonge dans la pure pop, voire trop apaisée par rapport à ses prédécesseurs. Passée la petite introduction instrumentale, ce virage est totalement assumé à travers des morceaux sentant la FM !  Les guitares se font moins agressives qu’auparavant. Et elles sont placées en second plan au profit des pianos et de petites touches électroniques. Toutefois, Circa Waves s’en sort parfaitement avec le dansant « Movies » mais aussi les ballades romantiques aux allures 70’s faussement vintage de « Me, Myself and Hollywood », ou bien même les sonorités dignes des Beatles sur « Passport »

On garde cependant un œil sur vous, Circa Waves, et le prochain opus sera encore meilleur, on n’en doute pas une seconde !

What’s It Like Over There? est un album vraiment réjouissant. Et si n’y brille pas l’originalité artistique, il y a en revanche un savoir-faire à toute épreuve.

Avec un sens de l’arrangement efficace, le groupe propose une dose de good vibes ensoleillées parfaitement taillée pour ce début de printemps.

Gil Tau

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# 754 Mr White & Embers

L’Oreille Qui Gratte # 754

Invité :  Mr White & Embers

Album de la semaine : Dimone & Kursed :  Mon amorce

Le Mardi 23 Avril 2019

Dimone & Kursed : La Grande Allée

Dimone & Kursed : C’est Nickel

Jessica Smith : You light me up 

Mr White & Embers : Bye Bye Child Eyes

Mr White & Embers : Sligeach

Mr White & Embers : Hands full of sea eyes full of sun

Dimone & Kursed : Le Nord

Winston Mc Anuff & Fixi : Paris Rockin’

Whale : Hobo Humpin’ slobo babe

 The Libertines : Vertigo

Mr White & Embers : Bye Bye Child Eyes

Mr White & Embers : She Gram (Parson Cover)

Mr White & Embers : Walk on the wildside (Lou Reed Cover)

Diomone & Kursed : L’Amorce

Mr White & Embers : Speed Stone Rock”a ‘ roller

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