# 742 Kill The Moose

L’Oreille Qui Gratte # 742

Invité :  Kill The Moose

Album de la semaine : Shotty Horroh : Salt Of The Earth

Le Mardi 13 Novembre 2018

Shotty Horroh : Alien

Shotty Horroh : Franck & stein

Regard Oblique : Il Semblerait

Kill The Moose : From here to now

Kill The Moose : Fall from space

Shotty Horroh : Shudehill

Kimberose : I’m Sorry

Kevin Shields : City Girl

Kill The Moose : From here to now

Kill The Moose :  the world is your oyster

Kill The Moose : Suzanne (cover du groupe Moose)

Big Star :   Mod Lang

Shotty Horroh :  Wish You Well

Les Videos

Kill The Moose

–   Fall from space https://youtu.be/Go_hHjSCpfE

–  From here to now https://youtu.be/DyLcQY6RWsU

–   The world is your oyster https://youtu.be/CbMFukwOAZE

–   Kill The Moose sur une Ile Déserte https://youtu.be/h0Dvyozw8pQ

–  Session acoustique de Kill The Moose  pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/LWrGtykapds

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Shotty Horroh : Salt Of The Earth http://loreillequigratte.com/shotty-horroh-salt-of-the-earth

– Autoproduction : Regard Oblique http://loreillequigratte.com/regard-oblique

– A venir : Kimberose https://youtu.be/iEh5rp1Z0fI

– Les annonces de concert : https://youtu.be/MmZ4QOOUNR8

– L’Histoire du rock Big Star http://loreillequigratte.com/big-star

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Big Star

La semaine dernière je vous causait des titres entendus en 1967 et j’avais évoqué The BoxTop dont le leader était un certain Alex Chilton – quelques années après, début seventies, il créa Big Star à Memphis.

Big Star fut donc formé en 1971 par Alex Chilton, et Chris Bell. Accueillis plutôt fraichement lors de leur courte carrière, ils enregistrent seulement trois albums avant de se séparer en 1974. En fait Chris Bell a quitté le groupe après la sortie du premier album édité chez STAX , enfin il est mort dans un accident de voiture avant même la fin du groupe.

Mais malgré tout, ils sont cités depuis comme ayant eu une influence majeure sur des dizaines de groupes rock Anglo saxons, de R.E.M. à Flaming lipps, Cream ou les Rolling stones par exemple.

Alex Chilton a poursuivi seul sa carrière. Il a entre autres produit l’album Songs the Lord Taught Us des Cramps. Et aussi le 1er groupe Punk féminin Klitz.

Vient ensuite l’épisode Panthers Burns avec Tav Falco. A noter qu’il a produit les Panthers Burns et les Gories pendant cette période. (distribué en France sur le célèbre label New Rose)

Big Star s’est reformé en 2005 mais la mort d’Alex Chilton, foudroyé par une crise cardiaque le 17 mars 2010, met donc un point final à l’aventure du groupe.

Gil Tau

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Regard Oblique

C’est en Ariège que naît en 2008 le trio Regard Oblique. Après plusieurs années à composer, leur premier album sort en 2014. Après des concerts locaux et deux ans de travail un deuxième album de onze chansons, toujours avec la même conviction et la même énergie.

Ce qui frappe immédiatement sur ce disque ce sont les textes en Français s’il vous plait…mais un rock sombre et sauvage

Il y a là-dedans du Noir désir, du Thiéfaine pour le rock ; du Lo Palhès, voire du Gainbourg pour les textes avec toutes ces rimes bien percutantes.  

Regard Oblique s’engage et ça fait du bien dans un rock français de moins en moins porté sur la contestation. On parle ici des thèmes classiques du rock : la critique de la société bien entendu, avec Asservi, Révolte, Vils ou La Planète des Dingues.  La critique de l’humain et de ses contradictions, comme Ego.  Mais aussi, désabusé, car même les histoires d’amour , les filles « elles s’en moquent » disent-ils. Et encore des textes plus personnels comme Amecorps ou Dialogues de Sourd. Musicalement parlant, on se rappelle au bon souvenir du metal de la fin des années 1990 avec un son heavy qui va parfaitement avec la musique qui rappellera les groupes Subsonic ou Diabologum.

 Je les cite « On pourrait se mettre en face et se le dire droit dans les yeux, sur le groove d’une ligne de basse, que tout est beau, tout est merveilleux, mais le temps d’un songe psychédélique et on remet les pieds sur terre ! »

Regard Oblique signe avec Deux un album d’une énergie de dingue, bien produit et magnifiquement en place, qui a le mérite d‘envoyer ses messages sur un gros son (ça me rappelerait Triggerfinger) où les lendemains ne tiennent plus, qu’aux promesses non tenues. La musique s’assombrit au fil des titres. Regard Oblique serre de près la société et ses maux. Leur rock hurle leur détresse…

 « Modelons le monde tel que nous le voyons Au son de Regard Oblique »

J’adore. 

https://www.youtube.com/watch?v=s_X52JSdfR0

Gil Tau

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Shotty Horroh : Salt Of The Earth

C’est Adam Rooney et il a découvert qu’il avait un talent naturel pour la rime en passant ses jours au coin de la rue. Et Il est devenu, parait-il, le meilleur rappeur au monde –

Cette époque s’est soudainement arrêtée en mai 2017, lorsque des terroristes ont attaqué sa ville natale ; Manchester.

Et il y a2 semaines, Shotty Horroh a publié son 8eme disque, Salt Of The Earth ; prenant là un tour surprenant, où le rappeur embrasse les sons des héros du rock de sa ville pour livrer son travail le plus personnel et introspectif à ce jour, mais façon rock !

Shotty Horroh, la légende du rap n’est plus, vive l’étoile rock de Shotty Horroh. Le rock a vaincu le Rap au dernier Battle !

Un penchant pour les paroles intelligentes – ça on le savait – Mais Salt of the Earth est la première incursion de Shotty dans le rock. Avec son accent épais de Manc Salt of the Earth se présente comme un OVNI musical trempé de sueur, surgi des discothèques et pubs britanniques. C’est le son d’une nation en crise, racontée. Le disque est une attaque hargneuse contre les forces sociopolitiques qui ont contribué à façonner ses expériences dans sa ville . « Dirty Old Town » est une réflexion sur tout cela… Et « Frank & Stein » laisse une sensation évidente d’Oasis .

En juin dernier, Shotty Horroh a présenté »Shudehill » le premier extrait de l’album, un titre dense avec des paroles rapides et des réparties forcément faciles pour lui. « Lanyards », le dernier titre est l’un des plus beaux titres de l’album qui regorge de sonorités que les fans d’ Arctic Monkeys  des Clash ou même des Sex Pistols (Sid Vicious) devraient bien apprécier. Sur ce premier album, Horroh arrive comme un gosse amoureux de Liam Gallagher, élevé lui aussi dans le Manchester de Stone Roses

Ce qui est surprenant c’est que l’album a été produit par Shotty Horroh, aux studios PMCK à Toronto. Ces Nord-Américains. Ils se sont familiarisés avec le son de Manchester : suffisant pour que l’album trouve un large public des deux côtés de l’atlantique

Album à ne surtout pas louper, à mon humble avis

https://www.youtube.com/watch?v=eUnzvv8d5H8&fbclid=IwAR1iUWpgnXYH-vfMmsnMGJErkRDGXO1WP7tIIH-vY1JGA-Uc7Vu621eYfBo

Gil Tau

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Tess Parks & Anton Newcombe

Deuxième collaboration entre Tess Parks & Anton Newcombe, cet album sort trois ans après I Declare Nothing, et là, il s’intitule… Tess Parks & Anton Newcombe… Pourquoi se compliquer la vie ?

Le vieux grigou de Newcombe, (Brian Jonestone Massacre) « l’américain de Berlin » quand il n’est pas en tournée mondiale avec son groupe, s’accoquine à nouveau avec la délicieuse canadienne Tess Park. Ils poursuivent donc leur histoire d’amour (musicale) sur ce nouvel album commun.

Enregistré dans ses studios Cobras à Berlin, Newton nous permet de retrouver avec plaisir la voix sensuelle de Tess tout au long des 9 titres au charme pernicieux, ce qui prouve une fois de plus que leur idée de travailler ensemble était carrément lumineuse…

Mais qui est cette « fille » ? Née à, Toronto, Tess Parks fonce à Londres à 17 ans, et étudie la photographie puis se lance dans la musique. C’est au cours de son séjour londonien que la canadienne signera avec 359 Music, label que monta Alan McGee et Craig Walker, ex-chanteur d’Archive.

Sur ce disque, est-ce la voix de Tess Parks ou la guitare d’Anton Newcombe, qui me procure le plus de frissons ? Je ne saurais dire ; peut-être bien les deux à la fois. De Life After Youth à Right On, la féminité féline de Tess Park transparait au travers des titres rock-psychédéliques de l’album et cela me rappelle les premières œuvres de Brian Jonestown Massacre

Si vous cherchez le trip ultime ; seul dans votre chambre ; c’est le disque idéal … les guitares saturées s’insinuent, la voix de Tess feule et ensorcelle, la rythmique se fait crade et sombre. Il faut donc écouter ce disque, de préférence le soir, « entre chien et loup » voire même la nuit, quand les ombres prennent possession des alentours. Please Never Die ou French Monday Afternoon, entre autres, ont tout du tube psyché, idéal aussi pour se balancer doucement, les yeux mi-clos, dans quelque rade malfamé. Tess Parks & Anton Newcombe, confirme avec éclat, que ces deux-là étaient faits pour se rencontrer pour nous embarquer dans leur voyage. Dès les premières notes du disque, un spleen tenace nous enveloppe et l’on reste bloqué dans cette sensation à la fois douce et inquiétante sur tout l’album, superbement chanté et arrangé. Sensation délicieusement brumeuse risquant bien de constituer le trip ultime…

La voix de la Canadienne s’accorde toujours aussi bien aux compositions, à la guitare et à la production de Newcombe. Les 9 morceaux ont été co-écrits par le duo puis produits et toujours mis en boite par Newcombe et son ingé-son attitré, Andrea Wright.

Rendez-vous fixé en France dans quelques jours à l’Espace B à Paris le 11 novembre

Gil Tau

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# 740 Romuald Valin

L’Oreille Qui Gratte # 740

Invité :  Romuald Valin

Album de la semaine : Anna Calvi : Hunter

Le Mardi 16 Octobre 2018

Anna Calvi :  Indies Or Paradise

Anna Calvi :  Wish

The Foolers : Faudrait que tu t’en ailles

Romuald Valin : Extérieur nuit

Romuald Valin : L’Homme que tu vois

Anna Calvi :  Don’t Beat The Girl Out Of My Boy

Kitchies : Mirage

Alain Bashung : Immortels

 Romuald Valin Labyrinthe

Romuald Valin L’œil du tigre

Romuald Valin Extérieur nuit

Romuald Valin Ne me jette pas (Cover Diamond Joe  : Don’t set me back)

Anna Calvi :  As A Man

Les Videos

Romuald Valin 

–  L’Homme que tu vois https://youtu.be/cgL3Aw92KSs

– Labyrinthe https://youtu.be/5xMA9UQ_NGg

–  L’œil du tigre https://youtu.be/MNPmYVx1sCU

–  Extérieur nuit https://youtu.be/I5e1BKnW6f8

–  Ne me jette pas (Cover Diamond Joe : Don’t set me back) https://youtu.be/vXdN8rLfaWA

–  Session acoustique de Romuald Valin  pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ouRpYPTiTrk

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Anna Calvi  : Hunter http://loreillequigratte.com/anna-calvi-hunter

– Autoproduction : The Foolers  http://loreillequigratte.com/the-foolers

– A venir : Kitchies https://youtu.be/WDMkHV2rEg8

– Les annonces de concert : https://youtu.be/OxTjlEvDnkI

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Anna Calvi : Hunter

Il y quelques mois, quand Simon avait parlé d’un concert d’Anna Calvi dans la région, je m’étais dit « tiens ; quelle est cette artiste…Française (ou corse)? » depuis j’ai pu la découvrir grâce à son second album, mais disons… l’apprécier modérément.

Présentation : Anna Calvi née à Twickenham d’un père italien et d’une mère anglaise. Son père l’a initiée très tôt à Jimi Hendrix, au blues de Robert Johnson ou à Nina Simone. Anna invoque aussi Patti Smith, Jeff Buckley, David Bowie dans ses influences

Là, avec la sortie de son 3eme album, elle vient mettre du sel (et du poivre) en cette rentrée. Je l’ai compris dès la sortie de Don’t Beat The Girl Out Of My Boy, le premier single qui est une déclaration féministe et queer, prônant la libération sexuelle.

Anna Calvi était restée discrète sur sa vie privée. Avec Hunter, on retrouve les envolées de sa voix et la guitare incisive. Mais la musicienne britannique a décidé de prendre la parole pour mettre en scène son intimité. 

Elle dit : « À mon sens, le mot “queer” ne désigne pas simplement la sexualité. C’est un mot plus large qui signifie ne pas vouloir être étiquetée. Le mot “queer” permet donc d’appartenir à un spectre plus large et de le célébrer. »

Anna Calvi se libère sur Chain elle chante « Je serai le garçon, tu seras la fille », le propos est constant tout au long d’un album démarrant en beauté avec As a man, qui concentre le subtil mélange de force et de fragilité qui a fait les meilleurs titres de l’Italo-Anglaise.

Hunter est un disque à l’intensité maximum, où la passion est toujours présente. Anna sait toujours mordre avec sa guitare, comme sur Indies Or Paradise ou bien sur Wish. On notera Swimming Pool qui fait très Jeff Buckley.

Produites par Nick Launay (complice de Nick Cave), les nouvelles chansons gagnent en urgence, trouvent ce second souffle qui faisait défaut au précédent album, comme si Anna s’y jetait à corps perdu.

Sur Hunter, Don’t beat the girl out of my boy ou le torride Indies or paradise, aux guitares hurlantes, Anna semble vouloir rattraper le temps perdu et la fille torturée s’est muée en furie avide et dans l’urgence, insufflant la passion dans ses plaintes très sensuelles.

Gil Tau

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The Foolers

Un soir de septembre avec des amis motards on prend un verre sur la place julien à Barcelonnette … là, une petite scène avec un duo qui interprète ses compos. Je leur dis « super, ce que vous faites, vous avez enregistré quelque chose ? » et à la fin de leur prestation ils viennent me voir et me donnent spontanément un CD – On cause 5-10 mn et je leur promets de passer des titres à la radio. C’est donc chose faite ce soir.

Leur CD, Deux Potes ; c’est L’album qui trotte depuis quelques temps dans la tête de ces deux là : Jordy Privat et Nathan Lenogue ; copains de lycée.

Cela fait déjà 4 ans que The Foolers a été créé, il fallait bien passer le cap en sortant un disque !  

Après un premier enregistrement de Boire c’qui s’passe ; titre de 2014

Cette année ils ont enfin trouvé le temps pour poser leurs idées sur papier et lancer les enregistrements pour vous faire partager leur musique sur cet album.

« On adore toujours autant jouer en live, et cela continuera, on est d’ailleurs fréquemment en concert au mois de juillet dans les environs de Montpellier, et en aout sur Barcelonnette.  Mais avec ce CD vous pourrez même nous écouter dans la voiture en allant au boulot ! »

Dans le livret du CD on peut lire : Un album qui nous tient à cœur et qui résume 4 ans de musique, d’amitié et de délires inoubliables. Un album qui parle beaucoup de filles et d’alcool. Mais pas seulement…

Une dizaine de titres exclusifs des Foolers dans l’esprit du groupe, dont certains déjà connus tel que Leaving, mais aussi de nombreux titres inédits tout frais.

J’avais vraiment envie de vous les faire partager

Bon vent aux Foolers

Gil Tau
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# 739 Mare Imbrium

L’Oreille Qui Gratte # 739

Invité :  Mare Imbrium

Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station

Le Mardi 02 Octobre 2018

Paul Mc Cartney : Fuh You

Paul Mc Cartney: Come on to me

Romuald Valin : Exterieur Nuit

Mare Imbrium: Please stop breathing

Mare Imbrium: I can create

Paul Mc Cartney:  Caesar rock

J P Nataf : J’ai couru

Olaby : Scint

Mare Imbrium: Hard to say

Mare Imbrium : Nothing is enough

Mare Imbrium : Moonage daydream de David Bowie

Artha Franklin : Eleanor Rigby

Paul Mc Cartney  : Nothing for me

Les Videos

Mare Imbrium

–  I can create https://youtu.be/FdPFH77dAGE

–  Nothing is enough https://youtu.be/Iluyta4cm1w

–   Moonage daydream (Cover David Bowie) https://youtu.be/ffMc-beizGk

–  Mare Imbrium sur une Ile Deserte https://youtu.be/2CRbKQuPWuk

–  Session acoustique de Mare Imbrium pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ZiLslyteE2o

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station http://loreillequigratte.com/paul-mc-cartney-egypt-station

– Autoproduction : Romuald Valin https://youtu.be/culuNL–b_4

– Les annonces de concert : https://youtu.be/AfCPXGsbAH0

– L’Histoire du rock Aretha Franklin http://loreillequigratte.com/aretha-franklin

 

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Paul Mc Cartney : Egypt station

Mr Paul

Si l’OQG avait commencé dans les années 60, on y aurait programmé des disques des Stones, des Kinks, de Dylan, des Beach boys, (j’en passe…) mais aussi, bien sûr, des disques des Beatles…

Eh bien en ce soir d’octobre 2018 c’est chose faite, car j’ai découvert le nouveau disque des Beatles ½ siècle après St Peppers…En fait le dernier Mac Cartney !

A la 1ere écoute, je me suis sentit bien plus jeune ! Et c’est un certain Paul Mc Cartney qui est responsable.  Quelle musique !

Alors que le bonhomme soit encore capable à 76 ans de donner des concerts de trois heures et faire des tournées de deux ans… c’est dingue ! Mais qu’il nous offre un album du niveau de cet Egypt Station, c’est véritablement, là,  « le mystère des Pyramides ». Car, je vous le dis, Macca vient de publier un chef d’œuvre. Carrément un sommet dans une discographie déjà des plus riches de l’histoire de la pop music.

Sir Paul McCartney revient donc 5 ans après le précédent opus,  NEW , avec ce 17ème album solo d’une qualité incroyable. Et ce qui frappe quand on entame le fabuleux voyage d’Egypt Station, c’est tout de suite, la qualité extraordinaire du son !  

Les précédents albums solo, contenaient généralement quelques pépites éparpillées au milieu de titres moins réussis – Paul enchaîne ici les medleys complexes et arrangements en millefeuille comme à la grande époque des Beatles et des Wings !

Mais il sait vivre Mr Paul, et il n’a pas hésité à s’installer, sans prévenir, dans un petit pub de sa ville natale, le « Liverpool Philharmonic Pub », pour y jouer quelques titres, le 9 juin dernier. Durant ce concert surprise, Paul McCartney a interprété plusieurs de ses grands classiques, et a présenté à son public « Come on to me », tire de son dernier opus, affichant une forme impeccable et son sourire toujours juvénile. Mais posons le vinyle sur la platine et choisissons au hasard…

Despite Repeated Warnings : c’est une chanson « à tiroirs », façon Band On The Run, où s’entrechoquent clavecin, guitare glam, violons, cuivres… Une odyssée incroyable en forme d’opéra de poche sur la catastrophe climatique, le tout dans la veine acoustique typiquement McCartneysienne, style Yesterday ou Blackbird, par exemple.

Caesar Rock ensuite, qui sonne comme un extrait d’Abbey Road : du Beatles avec le son adéquat et même une touche funk façon Prince. Je pourrais passer 1 heure à dépeindre chaque titre, mais je résumerai ici juste en disant que Egypt Station est un patchwork musical vraiment fascinant. Et c’est un cas rarissime d’une inspiration tardive, d’un artiste parvenant à retrouver la grâce de ses meilleures années.

Cet album est magnifique, hors du commun, et on le réécoutera dans vingt ans, comme on réécoute à peu près tout ce que le Beatles ont fait, et toujours avec le même plaisir et la même émotion.

Paul McCartney livre ici un superbe album. On y retrouve tout son talent rock, et pop. Inimitable, probablement imbattable, il y offre des titres plus complexes et bien plus profond. Paul McCartney est une légende, un monument de la musique, cet album le prouve d’une superbe manière.

Paul McCartney, merci. On se voit en Novembre  à Paris pour ce qui sera, sans doute, «  le » concert de l’année.

https://www.ouifm.fr/video-paul-mccartney-sort-un-nouveau-clip/

Gil Tau

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Aretha Franklin

Aretha Franklin

Elle est née en 1942… à Memphis, et elle est décédée cet été.

Dès l’enfance c’est le gospel qu’elle chante dans l’église baptiste de Détroit (Michigan) dont le père était le pasteur et militant des droits civiques. D’ailleurs quand Martin Luther King venait là, il résidait à leur domicile. Bien sûr elle chantera aux obsèques de Martin Luther King.

Puis elle signe chez Columbia, à New York, qui lui font interpréter du jazz. Mais ce n’est pas vraiment sa musique.

Alors viennent les années Atlantic où de 1967 à 1970, elle ne sort jamais du top 20 américain. Elle y place neuf singles, décroche trois disques d’or, trois Grammy Awards.

Je citerai : Think, Chain of Fools, Ain’t No Way…Aretha Franklin écrit l’histoire de la musique soul, du Rn’B. Elle est auteur compositeur, mais son punch et sa capacité d’interprétation l’amènent aussi à reprendre sans complexe les chansons des autres, les faisant siennes.

N’avait-elle pas « piqué » Respect à Otis Redding ? Ce dernier constatant, éberlué : « J’ai perdu ma chanson, cette fille me l’a prise !» Mais aussi Dionne Warwick (avec I Say a Little Prayer), ou les Beatles (Eleanor Rigby et Let It Be)

Quelques dates…presque au hasard

  1. Chain of Fools et I Say a Little Prayer.
  2. Album Amazing Grace.
  3. l’inoubliable Film The Blues Brothers

Pour la céremonie d’adieu, Stevie Wonder a joué un solo d’harmonica et interprété I’ll Be Loving You Always.  Plus de 40 artistes étaient montés jeudi soir sur la scène à Detroit, pour interpréter les plus grands titres d’ Aretha. The Four Tops, Dee Dee Bridgewater ou encore Angie Stone ont fait vibrer les fans aux sons des incontournables Say A Little Prayer et Respect, interprété en choeur par tous les artistes. 

Une chorale de gospel, clin d’œil aux débuts musicaux de la « Reine de la Soul » dans la paroisse de son père, a également célébré son immense carrière, qui a fait d’elle l’une des artistes les plus respectées des États-Unis..

Repose en paix Aretha

https://www.youtube.com/watch?v=gtMUQbnT_LoGil Tau

Giltau

 

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L’esprit du rock était là

« Rachid Taha a un immense talent malheureusement il est dans l’auto destruction et j’ai peur que son étoile ne brule plus longtemps, il titubait, chantait parfois à contre temps, bafouillait mais pourtant son concert fut top, car ses musiciens assurent du tonnerre et ses compositions sont en or. Mais attention M.Taha arrête la défonce sinon tu risques bientôt de ne plus être là pour nous faire partager ta culture métissée ».
Voila ce que j’’ecrivais après son dernier passage au nuits du sud en 2013. http://loreillequigratte.com/nuits-du-sud-2013 Mes propos étaient malheureusement prémonitoires. Ce concert avait des faux airs des derniers concert s d’Amy Winehouse. C’était une bien triste sortie pour un artiste qui a avait un immense talents.Taha était l’exemple meme d’une integration reussie gardant sa culture originale et la mettant à la sauce electro angloxason. D’ailleurs il refusait les patriotistes. Je me souveins très bien que si dans le public certains exhibaientr des drapeaux il leur demandait de les enlver expliquant qu’on n’était pas dans un stade de foot. Sur scene il savait retourner son auditoire, nous faire passer par differentes emotions et à chaque fois on finissait comme lui en nage
Sa rencontre m’a durablement marqué, un tel engagement, une telle fougue. Ca faisait plaisir de voir que l’esprit du rock était là. La comparaison avec les marchands de soupe Faudel, Cheb Mami, Khaled faisait de lui une icone des puristes
Voici la retranscription de notre entretien : http://loreillequigratte.com/rachid-taha-rocknroll-attitude

Simon Pégurier

 

Photos : Loïc Swiny & Ariane Huchard

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Septembre, en attendant

Septembre, en attendant… la rentrée

Ben oui nous on aime bien les vacances donc à L’Oreille Qui Gratte on s’offre encore un mois de vacances !

Enfin ce ne sont plus vraiment des vacances puisqu’on prépare activement la reprise de l’émission hebdomadaire (première le 02 Octobre avec Mare Imbrium) et il va bien nous falloir un mois pour réhabituer nos oreilles aux sons des guitares dissonantes que j’aime tant, que ce soient celles des nouveautés du indé ou celles du rock local. Car durant les vacances nous on a seulement écouté le bruit de la mer, caché quelques fois par celui du rire des enfants jouant avec les vagues qui finissent en écume.

Enfin ce n’est pas tout à fait vrai puisque vous trouverez ici : http://loreillequigratte.com/les-nuits-du-sud-vence-2018 notre traditionnelle chronique des Nuits du Sud de Vence et si vous allez sur notre Face Book https://www.facebook.com/LOreilleQuiGratte vous pourrez constater que Noel Noel a couru tous les festivals de l’été.
Pour la rentrée on a donc besoin de vous. Chaque semaine dans notre émission nous recevons un groupe qui en plus d’une interview se prête a la règle de la session acoustique (3 compositions plus une reprise) en direct dans les studios d’Agora Côte d’Azur

Si vous êtes partant envoyez votre candidature avec un extrait musical à notre programmateur Gil Tau giltau@free.fr

Je dis qu’on était en vacances ce n’est qu’à moitié vrai, Benoît Belasco a bossé tout l’été sur notre web radio www.loreillequigratte.com elle n’a jamais cessé de tourner, et la programmation s’est enrichie. Merci à vous d’être présents, de nous écouter et d’avoir participé en likant les morceaux que vous aimez le plus. Cela nous permet de mieux vous connaitre et de mettre à jour nos tops

D’ailleurs voici les résultats de notre top de l’été :
Dans la rubrique internationale c’est le trio parisien de Radio Elvis qui arrive en tête. Groupe qui arrive à avoir une plume aussi belle que Dominique A et des guitares aussi aiguisées que Noir Désir.
Leur première place est de bel augure pour eux car ils sortent un album en novembre.

A noter dans ce même classement la très belle deuxième place de nos amis niçois de Sheeps un groupe à la fois sensible et bancal

Notons aussi la performance de Bodega qui classe 2 titres dans le top dix. Il faut dire que leur prestation aux Plage de Rock de Port Grimaud a laissé des ondes positives sur toute la côte d’Azur

Dans la catégorie Autoproduit c’est Kill The Moose qui l’emporte.
Difficile de croire qu’ils sont niçois tant ils sonnent anglosaxon. Ce groupe qui nous rappelle EchoBelly aurait pu être signé sur le label culte Sarah Records, tant leurs petites comptines à la sauce showgaze nous donne envie de danser timidement les cheveux dans les yeux.
Eux aussi ont des actualités puisqu’ils sortent un EP To The Moon And Back qui devrait nous tenir au chaud pour l’Hiver

Merci à vous de faire tourner le plus possible notre appel à candidature pour qu’il soit le plus entendu possible

Simon Pégurier

PS : n’oubliez pas que nous sommes 100% indépendants, notre existence est précaire on a donc besoin de votre aide via notre tipeee http://loreillequigratte.com/nous-soutenir

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Les Nuits Du Sud (Vence) 2018

20ème anniversaire oblige l’année 2017 avait été une année d’exception pour les Nuits Du Sud avec pas un mais deux festivals : Le Printemps des Nuits du Sud (http://loreillequigratte.com/le-printemps-du-monde-a-vence ) et le festival d’été (http://loreillequigratte.com/20-ans-des-nuits-du-sud ).

Cette année retour aux affaires courantes pour notre festival avec 8 soirées espacées entre le 19 juillet et le 03 août.

Pour l’attaque de sa troisième décennie le festival a perdu sa couleur «musique du monde» pour devenir un festival totalement éclectique

Tour d’horizon. Le festival démarre par Gaël Faure que nous avons découvert grâce à la nouvelle star. Son spectacle ne retourna pas les foules, mais pourtant nous pouvons remercier 1000 fois Gaël d’être venu à Vence, car il avait dans ces valises le légendaire Alain Souchon. La souche fit un concert relativement court mais libéré de toute promo d’un album. Il a fait un concert « best Of » n’offrant que des tubes intergénérationnels où chacun des spectateurs connaissait par cœur la moindre parole. Avant lui son fils Pierre Souchon a fait la transition avec des chansons enfantines qu’on aurait pu croire écrites par Henri Dès. L’annulation de dernière minute de Slim Paul a permis à notre ami Jude Todd de se produire sur la magnifique scène vençoise. Son concert quasi improvisé fut à la fois mélodique et touchant, un bel artiste en devenir. A la manière d’Avril Lavigne Kyo a tout l’attiraille rock : son, look, attitude… Le début du concert est donc une claque mais très vite on se rend compte que la coquille est vide. Kristel fut incontestablement la découverte du festival, du bon rock qui envoie comme on l’aime. Bravo au programmateur pour la surprise.

Tout le monde connaît Alonzo,  nous ne nous éterniserons donc pas sur son rap marseillais, par contre mes enfants, quelle ambiance sur la place du Grand Jardin… J’avais rarement vu ça. Il y a donc des jeunes à Vence, et des jeunes qui aiment sauter partout. On connaît et on apprécie Luz Casal c’était donc un bonheur de  réentendre la diva, bien que son répertoire actuel ne soit pas le meilleur. Par exemple je n’aime pas Dalida en français, je n’aime pas Dalida en Espagnol. Havana Meets Kingston, choc entre la Jamaïque et Cuba, le tout joué par des musiciens à la technique parfaite. Une grande réussite. Habituellement le reggae est joué par des musiciens qui n’ont pas la moindre base de  solfège, comme quoi quand la technique est là ça peut parfois tout changer. Roberto Fonseca est sans doute la déception du festival, habituellement habitué à de grands shows, il s’est ce soir-là littéralement endormi sur son piano. Quand un de ses musiciens le réveillait il se rappelait qu’il était dans un festival festif, il jouait alors deux trois notes de salsa pour se rendormir aussi vite. Après cette sieste musicale nous étions tous en forme pour LE concert du festival Feu ! Chatterton. Ce groupe que vous avez découvert avant tous les autres à L’Oreille Qui Gratte a fait un concert parfait, des textes et de la hargne. Ils ont écouté et digéré tous les plus grands Gainsbourg, Manset, Thiéfaine, Bashung, Tanger, Brel… Ce groupe est un bijou qui va laisser une trace indélébile dans l’histoire de la chanson (du rock) français. 

Imarhan sur le papier c’est parfait, du rock arabe mélangeant la culture du Maghreb et la culture anglo-saxonne, dans les faits ça manque de volts, dans le même style on préfère les marseillais de Temenik Electrik. Trust : on n’aime pas le hard rock mais comme ils sont les seuls à faire ça en français, on doit admettre que c’est drôle et réussi. Pour moi qui suit travailleur social entendre Anti-Social repris par une foule entière ça me fait toujours bizarre. Alsarah & The Nubatones même cause, même effet qu’Imarhan, parfaits sur le papier, mais clairement trop intimistes pour une scène aussi grande que celle des Nuits Du Sud. En 2012 Al Mc Kays avait réussi à faire croire qu’il avait avec lui les vrais Earth Wind & Fire or dans les faits c’est un groupe tribute. Le décès récent du membre original Maurice White a permis à tout le monde de se rendre compte de la supercherie. Mais qu’importe ce groupe de tribute le fait à merveille et la place du Grand Jardin a mis ses habits discos comme aux plus belles heures de la fin des années 70.

Pas une édition des Nuits Du Sud sans une soirée reggae. Cette année ce fut la dernière, l’un des nombreux fils MarleyJulian retournant la place du grand jardin pour la plus grosse affluence du festival. Nous avons commencé notre chronique en rappelant qu’à  l’ origine les Nuits Du Sud étaient un festival tourné vers les sons du Buena Vista Social Club. A cette époque-là nous avions demandé à cor et à cri Sergent Garcia. D’après nous cette salsa française se prêtait à merveille à la couleur de l’époque du festival. Nous fûmes entendus. Sergent Garcia en est à sa troisième visite et il nous régale toujours autant.

Dans les rares points négatifs de l’année regrettons la disparition des talents des Nuits Du Sud, ce tremplin très pointu nous faisait chaque année découvrir des perles de la scène locale. Certes le tremplin existe toujours, il s’est exporté au Broc, mais il ne bénéfice plus de la même résonance. Peut- être serait-il possible, comme nous l’avions déjà suggéré par le passé, de profiter de la fête de la musique (qui a lieu quelques jours avant le début du festival) pour redonner une scène vencoise à ces talents émergents. 
Dans les points positifs notons que le son a été assoupli ce qui crée une meilleur qualité d’écoute, les lumières elles sont plus douces et plus belles que les années précédentes.

Nous avons déjà hâte d’être là pour le twenty two  festival.                              

Simon Pégurier

Photos : Luz Casal, Alain Souchon, Feu ! Chatterton, Jude Todd, Imarhan           

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Voila l’été

« Voilà l’été j’aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s’éclaircit
  C’est le bonheur rafraîchi d’un cocktail. Les filles sont belles et les dieux sont ravis »

Et oui l’été est enfin la.

On va enfin pouvoir appuyer sur pause dans les cadences infernales, profiter des douces soirées, des levers tardifs, faire des sauts dans l’eau, aller au cinéma ne serait-ce que pour profiter de la clim, faire des barbecues et des apéros improvisés, lire les bouquins en retard qui s’accumulent…

Bien sur n’oublions pas la musique.

Mais en été on a tous la flemme de faire des choix donc le plus simple est de se brancher 24/24h sur la Web-Radio de L’Oreille Qui Gratte www.loreillequigratte.com. D’autant plus que grâce à vous et à votre participation massive au financement participatif https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte on a pu s’offrir un nouveau site. 

Benoît se régale et met chaque jour en ligne des nouveautés. 

N’oublions pas non plus bien sur les concerts d’été.

Aujourd’hui chaque village à son festival c’est l’occasion de sortir de découvrir, d’être curieux. Pas de risques, le lendemain on peut dormir on ne sommeillera pas  au boulot

Nous  avons fait pour vous une petite sélection https://youtu.be/erY-U_Metk4

Les plus studieux d’entre vous peuvent déjà nous envoyer à redaction@loreillequigratte.com

des propositions d’invitations pour venir nous retrouver dans les studio d’ Agora Côte d’Azur afin de  participer a une de nos célèbres sessions acoustiques.

Bien sur comme dans chacune de nos « newsletter » nous faisons le point sur notre « best of » fait à partir de vos votes sur le player de notre blog www.loreillequigratte.com

Arrive en tête dans la catégorie internationale The Limiñanas

Ce duo français découvert aux Etats unis est un bijou, grâce à lui on peut imaginer ce qu’aurait donné une rencontre  en  1967 entre Serge Gainsbourg (période Brigitte Bardot) et  le Velvet Underground.

Je ne m’en lasse pas. Où que je sois quand je l’écoute je monte le son.

Et dire que ce groupe est méconnu du grand public, c’est juste un scandale mais c’est aussi pour réparer se genre d’injustice que L’Oreille Qui Gratte existe

Dans la rubrique autoproduit c’est Mills qui arrive en tête.

Et ce n’est que justice Mills c’est quand tu veux retrouver les Pixies et Sonic Youth mais en plus neuf, c’est quand tes humeurs te jouent des tours et que tu veux tout envoyer en l’air, c’est quand t’en a marre des esbroufes et que tu veux du vrai.

Eux aussi quand je les écoute je monte le son

Mills a actuellement besoin de vous, pour pouvoir enregistrer son premier album. Le groupe a lancé  un financement participatif : https://www.proarti.fr/collect/project/m-lls/0

 Vos oreilles vous diront merci

Je vous laisse une rondelle de citron dans un grand verre attend qu’on la secoue

Simon Pégurier
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# 738 Wild Roses

L’Oreille Qui Gratte # 738

Invité :  Wild Roses

Album de la semaine : Johnny Marr : Call The Comet

Le Mardi 26 Juin 2018

Johnny Marr : Actor Attractor

Johnny Marr : Hi Hello

Africa Twin ou Landscape Tape

Wild Roses : Tonight

Wild Roses : Simple song

Johnny Marr : The Tracers

Abschaum : Amour Liquide

 Wild Roses : I’ve never loved someone

Wild Roses : Ophelia

Wild Roses : The bullet

Johnny Marr : Hey Angel

L’Ile Deserte de Wild Roses

Christelle

Livre : Anima :  Wajdi Mouawad

Disque : Ok Computer – Radiohead

Film : Dancing with wolves

 

Marion

Livre : Pablo  Neruda

Disque :  Live de Woodstock

Film : Brazil Terry Gilliam

Les Videos

Wild Roses

–  Simple song  https://youtu.be/74yvc153mR8

–  I’ve never loved someone https://youtu.be/0mNDET3xh_U

–   Ophelia : https://youtu.be/8gAglRkMYM4

–  The bullet https://youtu.be/x4Bvxk3NCCI

–  Session acoustique de Wild Roses pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/hqagvGTVxrU

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Johnny Marr :  Call The Comet http://loreillequigratte.com/johnny-marr-call-the-comet

– Autoproduction : Africa Twin https://youtu.be/oWy6NhokAiw

– A Venir : Ti’Fest https://youtu.be/fnImCv5gojY

– Les annonces de concert : https://youtu.be/-VpnL6ShF-s

– Les Concerts de L’été https://youtu.be/erY-U_Metk4

– Zoom sur Télé chez moi https://youtu.be/40Kxoq2Yeak ou ici https://youtu.be/KJoqc47-hZ0

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Johnny Marr : Call The Comet

Johnny Marr et Morissey sont l’essentiel de The Smith…mais je ne vais pas ici refaire la bio des 5 années du groupe qui commit 4 albums entre 82 et 87 ; vous connaissez ça très très bien.

Il y eut la sortie de The Messenger son premier album solo, puis Johnny Marr nous revenait un an et demi après avec Playland, second chapitre d’une trilogie annoncée et déjà un net progrès sur ce 2ème opus où les mélodies naviguaient entre post punk  et mélodies pop-rock.  Tout ceci était « du bien musclé » au long des 42 mn que le guitariste de Manchester nous avait offert sur ce 2eme album !

Quatre ans après, Johnny Marr réapparait en 2018 avec Call The Comet, troisième disque studio sous son propre nom.

Pour Call The Comet, Johnny Marr a tout simplement abandonné le côté post punk qui hantait ses débuts en solo. Johnny  a préféré s’engager dans une voie davantage cold wave et avec un son de guitare parfois plus « heavy » que par le passé.

Le disque s’ouvre sur la merveille : Rise, le démarrage est donc de très haute tenue. The Tracers, premier extrait connu de Call The Comet et qui fait suite à Rise, est d’une remarquable efficacité.

Johnny Marr sait nous la jouer subtile avec l’élégante Hey Angel et surtout Hi Hello, beauté musicale aux essences smithiennes.
Quand on sait qu’il a évolué dans l’ombre d’un certain Morrissey, chanteur pour le moins envahissant, capricieux et intransigeant, on ne peut qu’être admiratif de ce que fait J Marr (un guitariste hors pair), mais aussi un bon chanteur, capable d’avoir son nom affiché en grand, et non pas simplement devoir rester dans l’ombre de celui avec qui il ne collaborera plus jamais.

Cela fait maintenant plus de trente ans que son groupe de jeunesse s’est séparé et plusieurs années que Morrissey s’embourbe dans des déclarations désolantes. Heureusement, Johnny Marr, lui, reste une valeur sûre et jamais décevante.

Mais c’est la bonne surprise de cet été, Johnny Marr revient donc avec un disque enthousiasmant, ce qui n’était pas forcément gagné d’avance.

Alors qu’il semblait destiné à rester éternellement dans l’ombre, celui-ci s’affirme sérieusement et prend même le dessus sur celui qui semble par contre sur le déclin.

Pour l’instant, Johnny Marr gagne…jeu, set et match !

A suivre…c’est le cas de le dire !

Gil Tau

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# 737 Lo Pailhes

L’Oreille Qui Gratte # 737

Invité :  Lo Pailhes

Album de la semaine : The Brian Jonestown Massacre : Something Else

Le Mardi 12 Juin 2018

The Brian Jonestown Massacre : Who Dreams of Cats

The Brian Jonestown Massacre : Hold That Thought

Curl  :  Shapshifters

MC Solaar : Les mirabelles

Lo Pailhes : Le train

Lo Pailhes : Grisaille

The Brian Jonestown Massacre : My Poor Heart

Ulster Page :  Straight in the eye 

Lo Pailhes : Nos afriques

Lo Pailhes : How It Is

Lo Pailhes : Wait Cover The Kills

John Mayall : Dust My Blues

Lo Pailhes : Surprise

The Brian Jonestown Massacre : Psychic Lips

Les Videos

Lo Pailhes

–  Grisaille https://youtu.be/Q_4VNFJxzBU

Nos afriques https://youtu.be/ZiHa25eEd0c

–  How It Is https://youtu.be/a8OegzinZxc

Wait (Cover The Kills) https://youtu.be/JxB-9ReFgag

–  Surprise https://youtu.be/E3wQwds8Rso

–  Lo Pailhes sur une ile deserte https://youtu.be/NVn1vqcAC28

Session de Lo Pailhes pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/2_DEMsYcPBM

Les Rubriques :

-Album de la semaine : The Brian Jonestown Massacre  : Something Else http://loreillequigratte.com/the-brian-jonestown-massacre-something-else

-Autoproduction : Curl http://loreillequigratte.com/curl

– A Venir : Ulster Page https://youtu.be/IaZA5oGxGNs

– l’Histoire du Rock : John Mayall https://youtu.be/X2U35N037Qk

– Les annonces de concert : https://youtu.be/QkLfkEQajiA

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Curl : Shapshifter

FranKA, (Franck Amendola) de Corpus Delicti,(rock gothique 1991 à 1996) forme Curl en 1996.

Ce fût donc tout d’abord, un projet electro/trip hop de FranckA, à la fin des années 90. Les albums “Ultimate Station” et “Inner” furent signés chez EMI.

Depuis 2009 CURL est devenu un nouveau groupe grâce à l’arrivée de la chanteuse anglaise Hayley Alker, Wil Garcia (guitar) et Jon Callender (batterie ). En 2011 sort “We Are Complex” l’album de cette nouvelle collaboration (sur le label parisien D-Monic).

Après 3 années de travail et d’allers-retours entre Nice et Portsmouth (UK), l’excellent album “Exit Real Life” voit enfin le jour. Sa production enverra l’auditeur dans un voyage sonore émotionnel intense, combinaison de guitares distordues, de machines et de rythmes aériens et bruts, se mariant parfaitement à la voix d’Hayley. Album aux confins de l’electro, du trip hop, du shoegaze…

Le groupe a aussi participé à l’élaboration de la bande son du documentaire primé « Les Enfants d’Okeanos » réalisé par Fabrice Begotti, qui réalisera également la vidéo de « Boards », premier single extrait du nouvel album.

CURL est véritablement un projet international, ses membres se retrouvant régulièrement entre Nice, Marseille et la côte sud de l’Angleterre à Portsmouth,.

https://www.facebook.com/curlmusic/videos/10155866310336474/

Aujourd’hui, dans le groupe CURL, aux côtés de FrankA, on retrouve donc, Hayley Alker, ex chanteuse d’HELSINKI, Jon Callender lui-même ex batteur d’HELSINKI, et Wil Garcia (guitar), et enfin Teo : l’ingé son.

Avec ce nouvel album Shapshifter (metamorphe) sur le label Beth Shalom Records, le groupe a trouvé une nouvelle voie, si tant est que l’on puisse employer ce terme tellement sa capacité à créer, est variée. Abandonnant le trip hop et la new wave et accentuant l’aspect shoegaze, l’électronique est moins présente et l’acoustique plus prépondérante.

Merci pour ce bel album – A bientôt sur scène, nous l’espérons

Gil Tau
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The Brian Jonestown Massacre : Something Else

Le Californien Anton Newcombe est à l’origine de la formation en 1988, à San Francisco, de The Brian Jonestown Massacre . Derrière ce nom fourre-tout qui fait à la fois référence à Brian Jones (dont Anton Newcombe est une version crédible en brun, là où le fondateur des Rolling Stones était d’une blondeur totale) et au massacre perpétré en 1978 à Jonestown au Guyana par le pasteur Jim Jones sur les membres de sa secte, se cache un groupe à géométrie variable dont son fondateur est le seul membre permanent.

The Brian Jonestown Massacre avec un style fait d’emprunts au rock psychédélique, au krautrock, au shoegaze et friand de bizarreries sonores, s’est imposé comme un acteur à part de la scène rock alternatif. Entre hommages non déguisés et vrais albums d’auteur, The Brian Jonestown Massacre a construit une discothèque extraordinaire.

The Brian Jonestown Massacre propose sa musique où les influences (Velvet Underground, My Bloody Valentine, Rolling Stones, Beatles, Dylan, The Byrds, Joy Division, Jesus And Mary Chain… ) se mêlent admirablement. BJM est ébouriffant sur scène ! Tout au long de son existence, le groupe verra ses membres partir, revenir, saboter leurs concerts, se droguer à outrance, se battre.

Le groupe est connu pour son désir constant de rester indépendant des majors, pour « faire que la musique reste diabolique » (Keep Music Evil est d’ailleurs le nom du label d’Anton Newcombe).

Anton Newcombe, est la personnification d’une rock star.Une race en voie de disparition dans le paysage en évolution permanente de la pop et du rock.

S’inspirant de ses premiers albums, inspirés des années 60 et des années 70, Newcombe and Co a réussi à recréer le son d’antan ; ce son qu’ils ont redéfini dans les années 90. Brian Jonestown Massacre sort deux nouveaux albums en 2018. Le premier, ‘Something Else’ dispo en juin chez A Recordings. Notons que  cet album (le 17e) a été enregistré et produit au Cobra Studio d’Anton Newcombe à Berlin.

‘Something Else’ est moins expérimental que ses albums les plus récents et revient au son traditionnel du groupe pour mon plus grand plaisir je l’avoue.

Gil Tau
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