# 802 Wynn

L’Oreille Qui Gratte # 802
Enregistrement le Mercredi 19 Janvier 2022 à 18h
Diffusion 12 Février 2022 sur Agora Cote D’Azur
Invité : Wynn 
Wynn : Lullaby
Wynn : River shore (acoustique)
Wynn : Deer Bellow (acoustique)
Ravage Club : ici et maintenat
Wynn : Living Flamme (acoustique)
Wynn : Morrison jig (acoustique)
Wynn : Up to the north
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# 799 Programmation de La MJC Picaud (Cannes) – Hiver 2022

L’Oreille Qui Gratte # 799
 
Enregistrement le 05 Janvier 2022
Diffusion sur Agora Cote D’Azur le samedi 22 Janvier 2022
 
Invité : Jacob Khelil de La MJC Picaud de Cannes
Haujobb
You Said Strange
Gari Greu
Broussaï
PCCC
BLC Mirror Clb

Contact :

Jacob KHELIL – Programmateur Général MJC Picaud

https://mjcpicaud.fr/
 
La Video de l’Interview :
 

Programmation Hiver 2022 :

Le 22 Janvier 2022 : Picaud Blues : Ka & the Blue Devils / Leoced & The Oldtimers / Le Shark
Le 29 Janvier 2022 : Festival Industrial :Haujobb / Minuit Machine / Lith / Batchass
Le 05 Fevrier 2022 : You Said Strange / First Came The Shadow / Avee Mana
Le 12 Février 2022 Escales – Mac L’arnaque / Ciné concert JP
Le 19 Février Gari Greu Ft Mourad / Jeyo
Le 26 Février Broussaï / Utopik
Le 5 Mars 2022 Karl Philipps and The Rejects / The Spitters
Le 18 Mars 2022 PCCC / Freddy’s
Le 25 Mars 2022 La scène d’ici : Climes / Coco / Clarcen
Le 26 Mars 2022 La scène d’ici : BLC Mirror Clb / Spiral Park / Stone Of A Bitch
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# 800 Michel Borla

L’Oreille Qui Gratte # 800
 
Enregistrement le 05 Janvier 2022
 
Diffusion sur Agora Cote D’Azur le samedi 29 Janvier 2022
 
Invité : Michel Borla
Michel Borla : Diagonales
Michel Borla : Feu de camps – Acoustique
Michel Borla : Nos pieds nus – Acoustique
Big Thiefs : Shoulders
Michel Borla : Words (Neil Young cover) Acoustique
Michel Borla : Nords – Acoustique
Michel Borla : Août ou Septembre
Les Videos :
 
Words (Cover Neil Young) https://youtu.be/wQwMaxu_rrM
Sur une ile déserte : https://youtu.be/iTvccXUp3wo
L’intégralité de l’interview : https://youtu.be/aqKFqJg7wvs
La session acoustique https://youtu.be/NR8te1EpxHs
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Best Of 2021 de L’Oreille Qui Gratte

  1. Feu! Chatterton – Palais d’argile
  2. Arab Strap – As Days Get Dark
  3. Damon Albarn – The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows
  4. Orelsan – Civilisation
  5. Squid – Bright Green Field
  6. Nick Cave – CARNAGE
  7. Dry Cleaning – New Long Leg
  8. Dave Gahan – Imposter
  9. Viagra Boys – Girls & Boys
  10. Idles – Crawler
  11. The Weather Station – Ignorance
  12. Bruno Mars – An Evening With Silk Sonic
  13. Yelawolf – Mud Mouth
  14. James Blake – Friends That Break Your Heart
  15. Goat girl – On All Fours
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Les Vœux Qui Gratte

« Ca a trop duré, l’immobilité forcée.

 Ce soir la vie va recommencer :

Il faut que ça bouge. Il faut que ça tremble. Il faut que ça transpire encore »

Je pique ces quelques lignes à Clara Luciani pour vous adresser tous mes vœux pour la nouvelle année

Je partage tellement son envie de pouvoir reprendre enfin une vie normale.

Ces règles sanitaires et plus particulièrement l’interminable couvre feu nous ont mis et nous mettent encore à rude épreuve.

Heureusement que la culture était la. Elle fut plus que jamais essentielle à  nos vies. Grace à elle nous avons pu nous évader d’un quotidien morose.

Nous avions besoin de belles choses c’est donc la variété française qui s’affirma telle quelle, sans honte qui l’a emporté. Je pense notamment à Juliette Armanet ou Clara Luciani.

Les français furent particulièrement à la noce : Feu Chaterton ! Orelsan ou La Femme ont confirmé.  Malik Djoudi; Hubert Lenoir; Gaspar Claus ou Chevalrex ce sont affirmer

Fidèles a eux même Damon Albarn, James Blake; Low, Arab Strab; Sufjan Stevens; Parquet Courts  ou Nick Cave ont sorti des albums beaux à pleurer.

Pour moi le disque de l’année fut Welfare Jazz des barjots de Viagra Boys. Un album plein d’addictions qui regarde vers Iggy, Suicide, Nick Cave hésitant sans cesse entre le froid de la Suède et l’exubérance des Etats Unis.

Côté cinéma mon gout pour les histoires d’amour et Rohmer m’ont fait fondre pour Les amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Taquet.

Mon livre de chevet fut Passeur de JD.Beauvalet. Oui je n arrive pas m’éloigner de la musique, mais un dyslexique qui devient critique rock forcement ça me parle.

Le concert de l’année fut pour moi Pomme aux Nuits guitares de Beaulieu (le 21 Juillet). Ce fut doux comme une peau de coton. Tellement confortable que j y suis retourné quelques jours plus tard au Mas des Escaravatier (Le 31 aout)

Malgré  la crise sanitaire (ou peut être par obligation pour nous en extraire) L’Oreille Qui Gratte a été plus présente que jamais.

Nos 25ans d expérience nous ont permis d être sur tous les fronts.

– Sur la bande FMAgora Cote d’ Azur  www.agoracotedazur.fr  nous a fait confiance en nous positionnant sur le créneau prestigieux et tant recherché du samedi de 20 à 21h.

-Sur les scènes puisque nous vous avons organisé 6 concerts à La Zonme (Nice) ou nous vous proposions chaque fois 3 groupes issus de la scène locale. Que de claques reçues… J’en titube encore ! Cela nous pousse à aller plus loin. Nous travaillons donc ardemment sur un festival pour fin Juin (on croise les doigts en espérant vous en dire plus très prochainement).

Voici la page Facebook consacrée exclusivement à l’OQG Sessions https://www.facebook.com/LOQG-Sessions-111637777985265/

– Sur la toile où vous êtes de plus en plus nombreux a écouter 24/24 7/7 notre Web Radio www.loreillequigratte.com pour faire le plein de musique pas comme les autres.

Notre page Facebook www.facebook.com/LOreilleQuiGratte est suivie par 6500 fans

Les 4400 vidéos de notre page Youtube www.youtube.com/user/loreillequigratte on été vues près de 3.500.000 fois (c’est juste incroyable). Notre Instagram www.instagram.com/loreillequigratte/ crée il y a tout juste 1an compte chaque jour un nouvel abonné nous avons tweeter twitter.com/LOreilleQGratte 6200 fois  en 10ans

            Le plus beau cadeau qu’on nous a offert pour notre quart  de siècle est venu de la MJC Picaud qui nous a prêté ses locaux et sa formidable équipe pour que nous puissions enregistrer 4 émissions live exceptionnelles. (Il nous en reste encore 2 à vous proposer (Pumba And The Papas et Adri, ce sera les 8 Janvier et 5 Février sur Agora).

Cela nous a donné envie d’enregistrer plus régulièrement loin de nos studios. C’est pour cette raison que nous avons entamé un partenariat avec le studio 149 de La Trinite (Diffusion de l’émission avec Eddy Berthy le 5 Mars).

Nous espérons vous proposer tous les premiers samedis du mois des enregistrements hors des murs

Comme vous le voyez nous sommes plein de projets. En 2022 nous fêterons notre 800e émission nous espérons que nous pourrons réaliser notre festival (évoqué plus haut)  a cette occasion

Vous trouverez ici les listes 2021 de l’équipe de L’Oreille Qui Gratte :

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Best OF 2021 Baptiste Pégurier

  1. Civilisation, Orelsan

« La Fête est finie » résonne pour moi comme ma première approche avec la musique, en effet c’est le premier album que j’ai écouté en boucle. Entre temps j’ai réécouté tout ce que le Caennais avait à nous proposer, de « Bloqués » à « One punch man » en passant par la « fantasy Mixtape ». Quatre années à épier le moindre signe de vie du rappeur. Vous imaginez aisément donc ma joie à la sortie de son documentaire « Montre jamais ça à personne » constitué seulement d’images d’archive filmées par Clément Cotentin, le frère du rappeur. Une biographie en six épisodes qui servira d’incroyable promo pour son nouvel album, « Civilisation ».
Au programme un Orelsan un peu vieilli mais qui n’a rien perdu de sa force de frappe. On devient révolutionnaire avec « l’odeur de l’essence » et « manifeste », dépressif avec : « rêve mieux » et « jours meilleurs », éco responsable avec : « baise le monde », romantique avec : « ensemble » et « Athéna » et enfin obligé de s’ambiancer avec  » bebeoa » et « du propre ».
Le tout sublimé par la production encore plus poussée à chaque album, les Daft Punk s’étant séparés cette année, pas de panique Skread vient prendre le relais.
Un album qui réussit à se renouveler et à nous hypnotiser davantage à chaque écoute.
Si par hasard vous me cherchez je suis dans les rues de ma ville à réécouter la civilisation sous mon sweet Avnier, en plus j’ai chopé la version du CD « La Quête »

  1. Palais d’argile, Feu! Chatterton

J’étais déjà conquis par le côté cathèdralesque des morceaux de feu! Chatterton, mais je n’étais de toute évidence pas prêt pour la claque monumentale de ce palais. Une plume de poésie qui nous transporte au rythme des couplets. Et wow ça fait du bien des albums comme celui là. Un mélange parfait de morceaux pop, electro, rock et même acoustique. Et en plus de ça ils arrivent à se payer un énorme hit tel que « un monde nouveau » ou encore l’électronique « cristaux liquides ».
Un album qui fut essentiel pour moi cette année, et qui le restera certainement encore longtemps.

3.Est-ce que tu sais ?, Gaetan Roussel

Gaetan Roussel est toujours d’attaque avec sa guitare et ses textes juste magnifiques, un album pop qui tourna toute l’année dans mes oreilles avec en plus du beau monde puisqu’on note la présence de Camélia Jordana et Alain Souchon.

4.The nearer the fountain, more pure the stream flows, Damon Albarn

Qu’on soit d’accord Damon Albarn est peut être à mon sens le plus grand génie du 21ème siècle, après un e.p avec Gorillaz  » Meanwhile » sorti lui aussi en 2021, Damon Albarn est de retour en solo pour un album au sonorités sombres et expérimentales que je pense très influencées par kid amesiac de radiohead. Peut-être un de ses meilleurs albums.

5.Géographique du vide, Hubert Félix Thiéfaine

Après 7ans d’absence Thiéfaine revient pour un album au frontières entre la chanson française et le rock, malgré les années Thiéfaine n’a rien perdu de son phrasé si authentique et de sa poésie si mystérieuse, cela donne tout simplement un des meilleurs albums de cette année, qui me rappelle les débuts du chanteur.

6.CARNAGE, Nick Cave et Warren Ellis

Un album nommé « carnage » pourtant bien loin du bruit que pouvait faire les bad seeds à leurs débuts, premier album écrit seulement en duo Nick Cave et Warren Ellis sortent un album très calme presque ambiant, mais surtout magnifique.

7.Imposter, Dave Gahan

Loin de Depeche Mode, Dave Gahan fait l’imposteur le temps d’un album de reprises avec des chansons de Bob Dylan, de Cat Power, d’Elvis Presley, de Charlie Chaplin, de Mark Lanegan, de Neil Young et de PJ Harvey. Le tout sublimé par sa voix et ses émotions, ce qui lui donne l’impression que les morceaux sont écrits pour lui. Un album bien nommé qui montre encore une fois que Dave Gahan n’a pas besoin de Dépêche mode pour être un superbe interprète

8.Medicine at nidnight, foo fighters

Dave Grohl et ses foo fighters sont de retour pour un album pop rock comme ils savent maintenant si bien le faire, aux sonorités toutefois légèrement plus pop que les autres, presque dansant, mais c’est loin d’être un point négatif ! S’il faut lui trouver un défaut ? Il est peut être trop court avec son format beatles.

9.Rimes essentielle, Iam

Après 33ans d’activité et 11 albums à ce jour qu’attendons nous d’un nouvel album d’iam ? Pas grand chose à part de la découpe et des textes engagés, et sur ce côté la les marseillais ne nous déçoivent jamais. Compilation de 4 ep appelés : « première vague » « deuxième vague » « troisième vague » et « quatrième vague » au nom rappelant très facilement les vagues du covid. L’album « rimes essentielles » rappelant quant à lui dans le nom le confinement. Décidément les marseillais sont révoltés. Un album très bon bien qu’il ne soit pas le meilleur d’iam, en effet les refrains chantés me fatiguent un peu à la longue, néanmoins l’écriture remonte le niveau facilement.

10.Chanson Romantique Au Piano, GiedRé

Une pochette digne d’un symphonie de Mozart et un titre aussi vendeur que « Chansons Romantiques au Piano » voilà ce que nous promet le nouvel album de GiedRe, et pourtant il suffit d’un peu connaître l’artiste pour savoir que ce n’est pas un disque à offrir à mamie.
Pourtant le titre ne nous ment pas avec 10 morceaux joués pratiquement qu’au piano, mais avec une simplicité dingue s’approchant de la musique pour enfant. De quoi nous forcer à écouter les paroles. Et parlons-en des paroles !
Le non politiquement correct et l’humour noir inspiré de Brigitte Fontaine, Didier Super ou même du grand Brassens me fait encore et toujours autant rire. Malgré une légèreté enfantine basée sur un humour que je pourrais qualifier de « pipi caca » sans tomber dans l’insulte et une voix qui chante d’une manière tout aussi enfantine on pourrait vite crier à la blague de rue. Pourtant avec une légère ouverture d’esprit on peut y trouver un véritable engagement, pas vraiment politique mais comparable à une prise de position. Vous allez dire que j’exagère mais pour moi une fille qui chante qu’elle aimerait rentrer tous ses sacs plastiques dans le derrière du ministère de l’écologie moi ça me touche.
(Voir le deuxième morceau de l’album, Sac Plastique). Jouant donc au fil des morceaux du racisme, de l’écologie, de la mauvaise haleine, de la surconsommation de masse, et de la cause féminine qui lui est chère, je peux d’ailleurs citer à ce propos les morceaux « tu as une bite » et surtout « à poil » dans laquelle elle répète la dite phrase tel un père de famille alcoolisé à un concert. « On te veut à poil, mais on ne veut pas tes poils » mais avec sa voix cela sonne presque comme une comptine pour enfant, du grand art.
L’album finit avec « Manger du caca » ou GiedRe nous dévoile le plus grand tabou de la sphère musicale, et révélation tous les artistes rêveraient en réalité que nous chantions en chœur, « Moi je mange mon caca et j’aime ça, manger du caca, c’est mon dada à la cuillère ou à la main pour le dessert ou au petit matin manger du caca moi j’aime ça. » Et avec comme bruit de conclusion de l’album une chasse d’eau. Vous avez dit artiste engagé ?

11.VIE, Chaton

Chaton est de retour avec sa noirceur et ses petites mélodies au piano, cet album est écrit d’une façon que chacun peut y entendre l’histoire qu’il veut. Moi j’entends allez savoir pourquoi les récits d’un homme qui a trompé sa femme et qui regrette au point de détester son amante. Un album à ne pas écouter si vous allez bien.

  1. PICTURE DE IPSE : musique direct, Hubert Lenoir

Hubert Lenoir est certainement l’ovni de la scène actuelle, un Québécois androgyne aux frontières de ce que je vais appeler le « glam électro ». il est difficile de décrire cet album aux textes des fois absurdes, au phrasé unique, aux effets sonores atypiques et aux musiques étonnantes. Un album qui risque de surprendre à la première écoute, mais que vous allez sûrement adorer ensuite.

13.Neptune Terminus, Youssoupha

Je vais avouer un tord, je n’avais jamais vraiment écouté Youssoupha avant cet album Neptune Terminus. Mais la je me le suis pris vraiment en pleine face, en effet le rappeur n’en n’est pas à son coup d’essais et ça se sent. Un maître de la technique et surtout du punch line, tellement que ça en devient impressionnant surtout l’album Youssoupha arrive à nous étonner à chaque couplet, et comme si ce n’était pas suffisant la tracklist est juste phénoménale. Mention spéciale aux morceaux avec Gael Faye que j’ai adorés et surtout a « MON ROI » un morceau adressé à son fils, une très jolie leçon de vie. Youssoupha signe avec Neptune Terminus un des meilleurs albums de rap de cette année.

14.Nonante-cinq, Angèle

Finie la naïveté de « BROL », Angèle revient pour un second album plus mâture, plus personnel et ça ce sent à l’écoute, la chanteuse nous livre ses doutes et ses angoisses en toute sincérité. Un album à la fois pop et parsemé de touches de douceur très agréable à écouter.

15.Happier than ever, Billie Eilish

Un titre très ironique pour le deuxième album de la nouvelle reine de la pop. Billie Eilish revient mais ne change rien à sa philosophie, idée noire et déprime sont toujours au programme pour la plus grande joie de tout le monde (assez paradoxal non ?). Un album très attendu et tout aussi bien reçu. On peut noter toutefois un côté légèrement plus épuré qu’a ses début, billie eilish améliore ses positions et risque de nous faire partager son spleen encore longtemps.

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Best OF 2021 Sandra Cillo

1-Idles : CRAWLER

Cela va devenir une habitude pour moi de les faire figurer dans mes best of puisqu’ils étaient déjà présents en 2020. CRAWLER est novateur en diable avec un Joe Talbot qui s’époumone et exulte comme jamais au fil de morceaux aux allures moins punk, moins fédératrices, une évolution qui se faisait justement déjà sentir ainsi comme je le précisais pour Ultra Mono. Dark, abouti, ambitieux. C’est une consécration totale.

2-Arab Strap : As Days Get Dark

 

Toujours situés entre l’insolence et la sophistication, Aidan Moffat et Malcolm Middleton signent ici un retour magistral avec des titres lascifs, mélancoliques qui émoustillent autant qu’ils prennent aux tripes avec de surcroît une variété instrumentale méconnue jusqu’alors. Ce qui ne trahit pas leur identité sonore pour autant. Sexuel, bouleversant et profond. Une jubilation après ces seize années d’absence.

3-Goat Girl : On All Fours

 

Ce quatuor féminin de Londres est désespérément absent de tous les classements que j’ai pu lire cette année, alors que ce deuxième album sonne instantanément comme un classique dès la première écoute. Un sens inné de la mélodie, une recherche aventureuse de sons nettement plus pop, électro et psyché que ceux proposés dans leur Goat Girl de 2018. C’est à la fois triste, illuminé, sauvage et dansant. 

4-Nick Cave & Warren Ellis : Carnage

 

Nick Cave ne s’entoure pas cette fois-ce de ses Bad Seeds. Il se livre simplement aux côtés de son compagnon le plus fidèle au profit d’un album grandiose et déchirant. L’espoir semble cependant renaître ici après la mort de son fils auquel il fut hélas confronté en 2015. Un retour à des jours meilleurs via une sélection de titres tantôt intenses, tantôt lumineux, dans tous les cas toujours magnifiques.  

5-Dave Gahan & Soulsavers : Imposter

 

Il aurait été difficile pour moi de passer à côté de l’artiste dont la voix me berce depuis toujours, Depeche Mode étant une institution (que dis-je ? Une véritable religion) au sein de ma famille. Voix pourtant quasi méconnaissable mais toujours aussi captivante au fil de cet album de reprises. Reprises d’artistes qui furent pour lui de véritables influences au cours de ces quarante dernières années (Mark Lanegan, Neil Young, Bob Dylan, Elvis…).

Dave Gahan et Rich Machin se réapproprient brillamment ces classiques, sans jamais aller vers la simple imitation.

6-Tindersticks : Distractions

Deux ans après No Treasure But Hope, Tindersticks reviennent en prouvant que l’époque ne porte en aucun cas préjudice à leur créativité malgré l’annulation de leur tournée. En guise d’introduction, un sublime « Man Alone (Can’t Stand The Fadin’) » aux accents chamaniques qui ne dure pas moins de onze minutes. Les six morceaux semblent tout droit sortis des années 70, avec des allures soul, jazz parfois lyriques. Emouvant et cinématographique, à l’image de leur discographie.

7-Feu! Chatterton : Palais d’Argile

 

Je dois avouer que ce groupe me laissait jusqu’à présent totalement indifférente. Cet album est donc l’une de mes plus grandes surprises artistiques de l’année. Une analyse du monde de demain avec des compositions efficaces et surtout une véritable plume, à la fois poétique et incisive, qui ne tombe pas dans les clichés insupportables qui caractérisent tristement grand nombre d’artistes français atteignant le summum de la caricature au fil de leurs dénonciations sociales.

8-Squid : Bright Green Field

 

Véritable ovni, à l’image de tout ce qui peut sortir sur Warp Records, Squid secouent, perturbent, décontenancent, pour notre plus grand plaisir. Attendus au tournant après l’excellent EP Town Centre en 2019, ils grimpent lentement au fil de l’écoute de ce Bright Green Field au delà de nos espérances. Nerveux, barré, expérimental et surtout indéfinissable.

9-Mogwai : As The Love Continues

 

L’Ecosse encore à l’honneur dans ce classement avec l’un de mes groupes favoris. Pionniers du post rock que l’on ne présente décidemment plus, les membres de Mogwai parviennent encore à se réinventer après 26 ans de carrière. Les compositions sont toujours aussi hypnotiques. Avec des influences électroniques magistralement mises en valeur, flirtant intelligemment avec ces fameuses guitares rugissantes dont ils ont le secret.

Aussi magique qu’obscur, As The Love Continues reste fidèle à tout ce que j’adore chez ses prédécesseurs.

10-Dry Cleaning : New long Leg

Fabuleuse découverte au sein de la scène art rock et post punk britannique, Dry Cleaning font une entrée fracassante chez 4AD avec cet album enregistré aux côtés du multi-instrumentiste  John Parish qui a collaboré avec PJ Harvey (entre autres) tout au long de sa carrière. Des textes surréalistes en spoken word accompagnés d’une basse ronde et de compositions dignes de Wire, The Fall ou encore Sonic Youth. Prouesse qui mérite d’être évoquée pour conclure sur ces 12 titres qui défilent à toute vitesse : Leur capacité à sortir du lot malgré un minimalisme et une singularité assumés. 

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Best Of 2021 Teddy

  1. Smocking Out The Window – Silk Sonic (Anderson Park Bruno Mars)
  2. Rocks at your window – Mud Mouth (Yelawolf)
  3. Monde de fous – Rien ne se tait (DANAKIL)
  4. Mon Roi – Neptune Terminus (Youssoupha)
  5. Mais je t’aime – Mesdames (Grand corps malade, Camille Lelouche)
  6. Adagio (feat. Manchester Orchestra) Paris Jackson
  7. Mémoire Vive – Scylla
  8. Bébéboa – Civilisation (Orelsan)
  9. Garde tes larmes (feat. Gaël Faye) – Pihpoh
  10. All to Blame (feat. Taïro) – Higher (Jahneration)
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Best OF 2021 de Noël Noël

1 THE WEATHER STATION – Ignorance

2 SQUID – Bright Green Field

3 THE GOON SAX – Mirror II

4 DRY CLEANING – New Long Leg

5 STILL CORNERS – The Last Exit

6 TABALGUER – Soma

7 GENESIS OWUSU – Smiling with No Teeth

8 EFTERKLANG – Windflowers

9 ORGAN MUG – Solastalgia

10 LAEL NEALE – Acquainted with Night

11 IOSONOUNCANE – IRA

12 CLAIRO – Sling

13 Last Living Cannibal – 7 Years

14 VIAGRA BOYS  Welfare Jazz

15 LIMIÑANAS / GARNIER – De Película

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Dernier concert de l’année L’oreille qui gratte

Voila c’était notre dernier concert de l’année…

L’oreille qui gratte  peut vraiment être fière du travail qu’elle a fourni toute l’année. Que ce soit sur les ondes ou sur les scènes azuréennes.

Les règles sanitaires ont rendu tout cela difficile, la satisfaction n’en est encore que plus grande, la joie d’avoir croisé tous ces visages souriants; d’avoir vu tant de spectateurs s’essayer à un pas de danse. D’avoir vu toutes ces guitares venues de nulle part sortir des sons distordus incroyables.

Personne ne pouvait le faire pour nous. Nous sommes heureux d’avoir pu le réaliser. Pour être aussi presente tout au long de l’année l’équipe s’est montrée formidable,  les renforts de la jeunesse Teddy et Baptiste nous ont redonné de l’élan (nous ésperons tous le retour de Gil bien vite)

Merci a vous nos auditeurs; spectateurs.

Nous vous retrouverons tous très vite en 2022.

Mais d’ici là, nous sommes toujours disponibles sur les ondes les samedis de 20h à 21h sur Agora Côte d’Azur et 24/24 7jours/7 sur notre web radio www.loreillequigratte.com.

Voici les photos d’hier : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=124904089991967&id=111637777985265

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# 798 Alexia Aubert

L’Oreille Qui Gratte # 798
 
Enregistrement le 08 Décembre 2021
 
Diffusion sur Agora Cote D’Azur le 15 Janvier 2021
 
Invité : Alexia Aubert
 
Album de la semaine : Juliette Armanet : Brule le feu
Juliette Armanet : Qu’importe
Alexia Aubert : Little sad rock
Alexia Aubert : Amour sous verre
Alexia Aubert : Serais-je aurais-je été (composé avec Fred Moure)
Jean Louis Murat : Il neige
Alexia Aubert : Retour au source
Alexia Aubert : l’Astre danse
Alexia Aubert : La vie se tente
Juliette Armanet : Dernier jour de Disco
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Je n’ai jamais pu être autre chose que ce que je suis.

Interview de Christophe Miossec par Baptiste Pégurier.

Baptiste Pégurier : Bonjour, j’ai une première question comment allez-vous après cette crise sanitaire ?

Christophe Miossec : Oh là ben, on n’en est pas sortis encore parce qu’après la crise sanitaire, j’ai l’impression qu’il y a encore un épisode qui arrive, donc on ne sait pas du tout, mais pas dans mon cas de figure. En tant que musicien ça va car je suis un ancien musicien. C’est moins grave que pour des jeunes musiciens, ou là par contre c’est vraiment la merde.

Baptiste Pégurier : Vous avez sorti pendant le confinement un E.P avec votre compagne, la violoniste Mirabelle Guili. Est-ce que vous avez d’autres projets en ce moment ? Et pourquoi pas avec elle ?

Christophe Miossec : Oh ben, l’idée, c’est de faire un prochain disque. C’est bien les tournées pour ça, tu accumules des idées et au bout d’un moment ça ressort. Je me n’interdis rien en tout cas, des morceaux avec Mirabelle, ça ne serait pas étonnant.

Baptiste Pégurier : Donc, vous avez joué ce soir des morceaux de l’album Boire, votre premier album. Pourquoi ce choix de jouer les premiers morceaux ?

Christophe Miossec : Tout simplement parce que c’est un album qui a un peu résonné à l’époque. Et du coup pour moi, c’était une façon de faire un peu le bilan après 25 ans de boulot. Et puis, c’est un disque que je n’ai pas beaucoup joué sur scène, à part à l’époque en 95. Et très rapidement je n’ai plus joué ce disque. Donc ce n’est pas comme si j’avais radoté les morceaux pendant 25 ans. Ça reste frais, bizarrement.

Baptiste Pégurier : Mais est-ce que vous êtes toujours à l’aise avec les paroles ? Est-ce que vous avez toujours cette même résonance avec les paroles, même 25 ans après ?

Christophe Miossec : Bah ouais, ça sort de ma petite tête et de mon petit corps, donc c’est ce que j’ai été, c’est un moment donné de ma vie. Donc ça, s’est complètement imprimé. Les danseurs appellent ça la mémoire du corps. Mais c’est valable aussi pour nous en tant que chanteur. Ça sort de la matrice.

Simon Pégurier : il y a eu des petits changements quand même il me semble sur scène, je pense a « regarde un peu la France » les paroles ont souvent été un peu modifiées, peut-être pour coller un peu plus à l’actualité.

Christophe Miossec : Oui parce qu’à l’époque je changeais le nom dans chaque ville. Et puis là, je n’ai plus rien mis de nominatif parce que j’ai passé l’âge de montrer du doigt.

Baptiste Pégurier : Et pendant l’album Best of, « Brest of (Tout ça pour ça) » Vous avez réenregistré, il me semble certaines chansons de Boire. Quelles versions allez-vous jouer ce soir ?

Christophe Miossec : Oh ben oui, évidemment, c’est les vieilles qu’on joue. Pour le Brest of, c’était l’idée de faire de la nouveauté. Au lieu de faire un best of tout bête, c’était l’idée d’essayer de retravailler des morceaux. Je ne crois pas que c’était une très bonne idée en fait, mais on l’a fait quand même.

Baptiste Pégurier : C’est un peu ce qu’a fait Alain Bashung avec Climax aussi, il me semble.

Simon Pégurier : Il me semble qu’à l’époque du premier album, vous jouiez en tant que trio et pas en tant que Miossec artiste solo, sous quelle forme c’était ?

Christophe Miossec : On jouait en trio, mais ça a toujours été Miossec depuis le départ.

Baptiste Pégurier : Le livret du premier album était présenté comme le groupe « Miossec », ça laissait le doute sur si c’était un artiste seul ou un groupe.

Christophe Miossec : Ouais, ben, c’est mon nom de famille. En fait, avant que ça soit un trio, c’était en solo. En fait au début j’étais tout seul avec mon 8 pistes et j’ai galéré pendant au moins trois ans. J’ai travaillé comme un dingue sur des paroles et de la musique. Après, c’est Guillaume qui est venu me rejoindre et là, on a simplifié les maquettes. Et puis après, pour faire des concerts, il y a Bruno qui nous a rejoints. Mais tout le disque boire était fait avec Guillaume et moi. En fait c’était même plutôt un duo à la maison qu’un trio.

Baptiste Pégurier : Et est-ce que ce soir, il y a une batterie ? Parce qu’il n’y en avait pas pour Boire. Vous en avez peut-être rajouté une ?

Christophe Miossec : Non, non, non, surtout pas. Non, non, ça ne tiendrait pas. Le disque existe pour ça. On mettrait une batterie à boire on foutrait tout en l’air.

Baptiste Pégurier : J’ai lu sur l’affiche que vous alliez jouer des morceaux de votre dernier E.P avec votre compagne. Est-ce que c’est une idée de faire un pont des tous débuts de votre carrière au dernier morceau ?

Christophe Miossec : Oui, sans le vouloir. En fait c’est le confinement qui a apporté ça, parce que du coup, on s’est mis à jouer avec Mirabelle. Ça me permet de faire une tournée qui ne soit pas qu’un truc du passé. Ça aurait été un peu triste sinon. Donc oui, ça permet d’être relié a aujourd’hui.

Simon Pégurier : Jouer des chansons d’amour tristes ou de rupture avec sa compagne. Ce n’est pas compliqué ?

Christophe Miossec : C’est toujours le problème du chanteur, l’autobiographie. Ce n’est pas ma vie à livre ouvert. C’est un peu plus compliqué que ça. Heureusement, car sinon plus personne ne ferait rien collectivement.

Simon Pégurier : Oui, de toute façon. On sait bien que l’artiste, quand il est sur scène il joue un rôle de fait. On sait bien que mêmes les rappeurs ne sont pas punirs pour certaines paroles. Donc, il y a la différence entre effectivement, le jeu de scène et la réalité.

Christophe Miossec : Personnellement je ne joue pas de rôle sur scène, je n’ai jamais pu être autre chose que ce que je suis.

Baptiste Pégurier : J’en viens à la question où est ce que vous trouvez vos inspirations maintenant ? Ça fait 25 ans peut-être même plus que vous faites de la musique. Comment avez-vous encore des idées pour des chansons ?

Christophe Miossec : Ben, je ne sais pas, en aimant bien ce boulot. Oh mais je pense que ça pourrait durer. On vivrait 400 ans on aurait toujours des choses à raconter. Déjà qu’on ne raconte plus les mêmes choses de la même façon. Il y a eu beaucoup de « je » dans Boire et là, il y en a pratiquement plus depuis quelques années.

Baptiste Pégurier : Pour votre dernier vrai album, les Rescapés, j’ai aussi remarqué cette même volonté de revenir au début avec peut être des accords plus simples, un côté plus épuré, plus authentique. Vous confirmez ?

Christophe Miossec : Ouais, ouais. Il y avait d’un côté vouloir faire le boulot le plus simple possible avec des instruments qu’on avait sous la main. J’avais un groupe quand j’étais adolescent. Il y a des trucs qui me rattachaient un peu à ça.

Baptiste Pégurier : Vous avez peut-être mis 30ans à écrire ce premier album, et donc beaucoup moins pour les suivants, qu’est-ce qui est le plus dur à faire ? Est-ce que c’est plus simple ou plus dur d’écrire sous la contrainte ?

Christophe Miossec : Une fois que le premier disque est fait, on devient professionnel entre guillemets. Ça veut dire qu’on a tout notre temps pour faire ça. Avant Boire, il fallait que je bosse pour gagner ma croûte. Donc ça limite aussi les mouvements, les moments de boulot.

Simon Pégurier : Vous écrivez divinement bien. Les paroles sont incroyablement belles. D’ailleurs, j’ai un petit bouquin à la maison avec un recueil des textes. Vous n’avez jamais eu l’envie d’aller plus loin sur l’écriture ? C’est à dire écrire des romans, des livres, des poésies ?

Christophe Miossec : Devenir sérieux quoi, il serait temps (rire). Non, non. Ben, j’ai travaillé chez Gallimard avant mes 30 balais. J’ai fait nègre (ndlr : écrivain payé pour écrire un livre pour une personne qui le signe de son nom) entre guillemets pour des bouquins. Du coup le milieu de l’édition tout ça je connais et je n’ai pas envie d’y revenir, je ne me vois pas dans une salle municipale à dédicacer des bouquins.

Simon Pégurier : Mais d’ailleurs à l’époque, je vous avais demandé de dédicacer un de vos disques et la dédicace était ironique. Vous m’aviez mis : « Ce que tu me demandes est ridicule ».

Christophe Miossec : C’est ça, ça fait une dédicace.

Baptiste Pégurier : C’est moi qui ai hérité des CD dédicacés maintenant.

II me semble que ça fait peut-être deux ans que cette tournée était programmée vu qu’elle l’était avant le Covid. Est-ce que s’est compliqué de reprendre une tournée après un an ou deux, en plus avec les mêmes musiciens et les mêmes chansons.

Christophe Miossec : Oh non, l’envie est plus grande en fait. Non, ce n’est pas compliqué. Parce que pendant toute cette interruption tous les musiciens qui vivent de leurs musiques ont pu mesurer la chance qu’ils avaient de faire ce boulot. Et puis, c’est vrai que depuis le Covid il y a un accueil qui est assez étonnant partout, ça fait plaisir

Baptiste Pégurier : Mais, est ce qu’il y a une plus grande pression ?

Christophe Miossec : Bah ouais, la pression de pas décevoir c’est ça.

Simon Pégurier : Et la suite, ce sera quoi ? Puisque là, il y a une tournée, donc pour le 25ème anniversaire. Peut-être le 26ème maintenant. Mais il y a plus de vrai album.

Christophe Miossec : Ouais. Ben, il y a un prochain album qui se prépare.

Simon Pégurier : Ouais, parce que c’est rare quand même ça, ce que vous êtes en train de faire, une tournée en dehors de toute promo, ça ne se fait pas, ça peut se faire, mais c’est rare. Alors peut-être qu’il y a un an, il y avait la promo de la réédition.

Christophe Miossec : Pour la réédition c’est ça. J’étais étonné de voir à quel point ça a pris dans les journaux, dans les radios, tout ça, tout le monde en parle. Ça dépend quel journal, quelle radio, évidemment.

Simon Pégurier : Dans Télérama, dans Les Inrocks, dans Libé…

Baptiste Pégurier : Très marrant aussi la réédition avec aucuns titres bonus. Dans toutes les rééditions d’albums souvent, les artistes y rajoutent des pistes et démos. Il n’y avait pas d’autres pistes à l’époque des enregistrements ?

Christophe Miossec : Non, même pas. Non, non, mais même sur mes disques, généralement, quand on se fait onze chansons, douze chansons. Il n’y en a pas en plus. Il n’y a pas d’armoires avec plein de trucs dedans.

Simon Pégurier : je me souviens d’un concert de vous il y a 25 ans où effectivement, vous n’aviez plus de morceau à jouer et vous aviez rejoué les mêmes.

Christophe Miossec : À l’époque, on jouait des fois deux fois le même concert. C’est arrivé.

Baptiste Pégurier : Bon bah, je vais arriver à ma dernière question, est ce que toute cette période de Covid, de confinement a rajouté des idées à vos musiques ou aux paroles ? ou à vous, tout simplement ?

Christophe Miossec : Oh, j’espère bien, mais c’est presque obligatoire, je pense, le monde a quand même beaucoup changé. On a eu le temps de bien le regarder, donc si ça ne transpire pas dans le prochain disque, ce serait triste. Mais je n’ai pas non plus envie de faire un disque de Covid. Il y en a eu beaucoup ça risque d’être un peu écœurant à la longue.

Simon Pégurier : Vous avez vécu dans les Alpes Maritimes à l’époque, j’en parle car nous sommes à Carros se soir. Maintenant, vous êtes retourné sur la Bretagne depuis 20 ans ?

Christophe Miossec : Non, je suis passé par Bruxelles, par Paris, à la Réunion aussi, non j’ai pas mal bougé.

Simon Pégurier : C’est parce que c’est l’image du Brestois qui jouait dans le Brest of, je pensais que vous étiez totalement enraciné à Brest, au pont de Recouvrance, par exemple.

Christophe Miossec : je suis rentré depuis 14 ans au pays en fait. Mais Brest c’est une ville de port, on trouve des Brestois partout dans le monde. Mais arrivés à un certain âge ils rentrent à la maison. C’est drôle.

Entretien : Baptiste & Simon Pégurier

Photos : Baptiste Pégurier & Noël Noël

Carrros, Le 25 Novembre 2021

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Dernier concert de l’année

Aie… qaund j’allume la radio je n’entends plus que Last Christmas de Wham ! ou pire encore All I Want for Christmas Is You de Mariah Carey. Lorsque je lève les yeux je ne vois plus que de gros Messieurs avec une barbe blanche et un costume rouge….

C’est donc certain nous sommes en décembre les fêtes approchent, nous allons donc d’ici quelques jours nous concentrer sur nos familles et sur la dinde aux marrons. Mais d’ici là il vous reste une occasion de sortir à ne pas manquer avec notre nouvelle OQG Sessions à la Zonmé (Nice) – Le 11 Décembre à 20h.

Nous avons la chance et l’honneur de vous présenter en cette occasion :

Monkey Men :

Un rock aux forts accents psychédéliques. Des compositions sombres et aériennes allant à l’essentiel, privilégiant une énergie et une efficacité primitives…

https://youtu.be/npaSTINquQU

JUGA :

De la joie, du partage, du rayonnement, des histoires, une furieuse envie de danser, une rencontre.

https://www.youtube.com/watch?v=hp_baECpD9M

Micky Wild :

Notre petite Lana Del Ray adorée est un bonbon de douceur qui fond en vous le long de ses univers où flotte son sourire constant, rayonnant, contagieux.

https://youtu.be/OyYMT8rRroo

Bon si vous voulez entendre autre chose que des chants de noël a la radio vous avez Agora Cote D’azur tout les samedis entre 20 et 21 pour faire le plein de rock local et de rock indépendant ou bien entendu 24h/ 24h 7/7 de la musique pas comme les autres sur notre web radio www.loreillequigratte.com. Justement Tous les bénéfices de nos soirées reviennent au financement de votre radio indé. Je vous rappelle que notre Web Radio est 100 % indépendante nous ne recevons de subvention de personne. Nous ne dépendons que de vous. Notre liberté nous vous la devons

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Boire, Ecrire, S’Enfuir

Miossec : Carros, Le 25 Novembre 2021

J’ai passé des années de perdition à écouter « Boire », à lire les paroles pour essayer de comprendre d’où lui vient cette justesse des mots, cette poésie des silences et des virgules. Cette musique si puissante et pourtant si épurée : une basse, une trompette et une guitare. Comme une absence volontaire de la batterie donnant un son si emblématique et authentique. Cet album a contribué à créer la « nouvelle scène française » avec des artistes tels que Dominique A, Thomas Fersen ou encore Alain Bashung. Bref vous avez compris allez écouter « Boire ».

C’est donc avec une énorme joie que me voilà dans la salle Juliette Greco à Carros pour voir Miossec. A la levée du rideau apparaît un Christophe Miossec plein d’une énergie qui semble intacte depuis 25ans, derrière la scène une batterie cachée sous un voile comme pour nous narguer. En effet au programme tournée anniversaire des 25 ans du premier album, c’est avec une énergie incroyable qu’il joue dans l’ordre tout l’album « Boire ». Je suis aux anges.

Le temps de finir l’album (seulement 40min) il  enchaîne avec deux nouvelles compositions chantées en duo avec la violoniste Mirabelle Gilis, sa compagne. Un touche de douceur contrastant avec la noirceur des textes joués juste avant, une dualité magnifique. La soirée finit avec ses hits, la facture d’électricité, Brest, la mélancolie…

Comme sorti d’un rêve je refuse que le concert finisse, le brestois nous a tous fait voyager le temps d’une soirée, je sors de la salle avec des étoiles dans les yeux, ne sachant si je rêve encore.

Chronique et Photos : Baptiste Pégurier

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Carla Bruni : En Concert

C’est en ne connaissant aucun morceau que je vais au concert de Carla Bruni. A peine arrivés à la salle, les rideaux toujours fermés, un applaudissement résonne semblable à l’arrivée des félins dans un cirque. A cet instant s’installe le 6ème président de la 5ème République.
Et merde…
Les rideaux décident finalement de s’ouvrir, et la apparaît Carla Bruni sublime dans ses 53 ans, une vague odeur de parfum se répend dans la salle et la musique commence. S’enchainent toutes les musiques au thème unique de l’amour et de tout ses bienfaits, tout en rythmant légèrement avec ses bras. Je commence doucement à m’endormir quand d’un coup les paroles changent. Il n’est plus question de l’amour, mais bien de faire l’amour. La en flash forward m’apparaît Carla et Nicolas ensemble. « Je sens mon rythme cardiaque qui passe brusquement à mac deux ».
Le temps d’oublier ma vison, elle annonce aimer les animaux, s’ensuivent trois chansons animalieres qu’on pourrait comparer aux fables de la fontaine, même si personnellement j’ai davantage pensé  à Chantal Goya en les écoutant.
Heureusement le concert fini sur une note beaucoup plus positive avec un reprise bossanova des Rolling Stones et d’Abba ainsi que son hit « quelqu’un m’a dit ».
Un soirée assez douce même si peut être un peu soporifique, mais on lui pardonne, elle est sympathique.
Baptiste Pégurier
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# 795 Merlinouz

L’Oreille Qui Gratte # 795
Enregistrement Le Mercredi 24 Novembre 2021 –18h
Diffusion sur Agora Cote D’Azur le Samedi 11 Décembre 2021
 
Merlinouz : L’Amazone
Merlinouz : Sad Girl In Spring (acoustique)
Merlinouz : La Voyante (acoustique)
America Brito : Sintado Na Pracinha
Merlinouz : Printemps (acoustique)
Merlinouz : Her Imaginary Friends (acoustique)
Merlinouz : Amériques Numériques
Les videos :
Sad Girl In Spring : https://youtu.be/jAzLuBj0LJI
Her imaginery friends https://youtu.be/W3t6pANynLM
– sur une ile deserte https://youtu.be/HMaqpaZYEjg
– L’Intégralité de l’Interview https://youtu.be/L_ZxlHmWaeU
Session acoustique de Merlinouz pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/9X8EBd7Nhww
– L’Intégralité de l’émission : https://youtu.be/dYhlUYSiOEQ
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Utopik / Pumba & The Papa’s / Karl Philipps & The Rejects : La Zonmé – Le 20 Novembre 2021

Une soirée Champagne, sur fond de bières et prosecco …

UtopiK c’est des vagues de fêtes , de tendresse , d’engagement, de partage . Etre spectateur d’Utopik c’est s’accrocher à son récif du bord et se faire fouetter, fouetter encore. MAIS COMME C’EST BON !.

Pumba & The Papas c’est l’évocation bluessy du bluegrass , ils vont chercher dans la profondeur te prennent aux tripes, semblent se retirer un peu , reviennent t’en mettre de suite une couche, te reprendre plus fort , plus loin encore, une réelle, prégnante émotion comme une morsure au cœur.

Karl Phillips and The Rejects ( Karl avec Matt ,un seul de de ses Rejects ) c’est une formule 1, qui va accélérer et traverser en s’amusant les mondes qu’il va croiser en quelques secondes , ska-punk-hip-hop-rap se retrouvent dans un mixer bousculé qui finalement s’éclate au sol, Ca pétille , ca gifle , des sublimes et divins gamins farceurs.

Tu m’étonnes qu’on se soit tous pris dans les bras avec tant de promesses de refaire, de refaire encore.
Promesses à tenir, à tenir très fort..

Chronique : Noël Noël 

Videos : Baptiste Pégurier

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OQG Session # 7

Lors de notre précédente OQG Session, le 16 Octobre je n’ai croisé que des sourires, si je prêtais l’oreille j’entendais « mais c’est incroyable ces soirées à La Zonmé, depuis un an et demi,  avec le COVID nous n’avions plus connu ca ». « Enfin des soirées underground de qualité et pas chères cela nous manque tellement depuis que le Volume a fermé ».

Ces retours nous obligent, nous motivent, nous donnent l’envie, l’énergie de vous proposer encore et encore des soirées (a La Zonmé – Nice) et des émissions de radio (sur Agora Cote D’Azur) avec la fine fleur de la scène locale.

C’est pourquoi nous remettons ça le 20 Novembre à 20h à la Zonmé (Nice) avec comme à l’accoutumé trois jeunes groupes promis a un grand avenir :

Utopik :
Laissez-vous happer par une écriture spontanée, franche et parfois incisive! UtopiK ce sont des instants de vie décrits comme des arrêts sur image, on s’y retrouve on s’y projette…

Une scène française au goût du jour…!
https://www.youtube.com/watch?v=dR0rdNptl10

Pumba & The Papas :
Avec des mélodies envoutantes les quatre membres du groupe usent d’harmonies pour vous embarquer au sein de leur « pluriculturalité »

https://www.youtube.com/watch?v=X8K-hSe2MjU

Karl Phillips and The Rejects :
Du punk et du ska comme une bouteille de coca qui t’explose à la figure, qui t’explose à la figure et qui t’explose encore.
Oui, mais là ils viennent en formation acoustique (guitare- voix), ce qui rend la chose vraiment encore plus excitante.

https://www.youtube.com/watch?v=KVkMm9ODCKw

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Contact : Simon Pégurierredaction@loreillequigratte.com  – www.loreillequigratte.com

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# 793 Heru 42

L’Oreille Qui Gratte # 793
 
Enregistrement le 10 Novembre 2021 /// Diffusion le 27 Novembre 2021 sur Agora Cote d’Azur
 
Invité : Heru 42
 
Heru 42 : Mystic Trip
 
Heru 42 : The Street Behind You (Live)
 
Heru 42 : Planet heart (Live)
 
Oasis : Falling Down
 
Heru 42 : Blue Paradise (Live)
 
Heru 42 : Black beauty (Live)
 
Heru 42 : Juicy News
Les videos :
 
 
 
 
 
– Heru 42 sur une ile déserte https://www.youtube.com/watch?v=bAUxWK1Ep3Q
 
 
Interview de Heru 42 par Simon Pégurier https://www.youtube.com/watch?v=yyvEntGsa0k
 
Intégralité de l’émission https://www.youtube.com/watch?v=7cxG5e1UAYQ
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