Rencontre avec Namjera

J’ai eu la chance folle d’être reçu par Namjera dans leur antre pour une interview.
Chance folle tant leur musique m’est ancrée.
J’ai parlé de musique de ce que je devrais nommer œuvre.
Un voyage et un paysage émotif dépeignant des tableaux jetés au ciel, une quarantaine de minutes prégnantes aux limites du shamanisme.
Monter cette itw alternée de leur art est une gageure tant il est dommage de chercher à comprendre complètement tout ce qui est à mon sens indicible.
Une potion magique se ressent, ne se déchiffre pas.
Ici s’égrène comme un battement le temps, qui semble s’allonger doucement, continuer malgré quelques grains de notes dissonantes en rouages, avant l’explosion, longue, diffuse.
On s’avance, rentre dans Namjera comme dans une mer, devenant par moment, océan. Leur musique est une histoire, continue, une immersion de 43 minutes, où chaque seconde est une touche de pinceau dressant paysages, tableaux et pages s’effeuillant seules. Le quatuor livre des échappées puissantes qui nous reviennent en boucles comme des furieuses balles rebondissantes.
De l’orfèvrerie qui par moment s’explose au sol, se remodèle dentelle, s’infuse.
Au début de tout il y avait Aymen, le jeune homme au sourire rayonnant, la base, déjà dans sa position , il est la colonne vertébrale, huile et rouage, fil d’Ariane où chacun tour à tour va monter « funambuler ».
Au début aussi il y avait Jonathan. Un personnage semblant grand petit Prince mais surtout Edwards aux mains d’argent mutantes sous vos yeux, entouré de sa batterie comme autant de potions magiques (pincée d’ici , pincée de là … ). Un jeu tout en équilibre instable pour obliger par moment l’envol, la dégringolade et l’envol, encore, il est par moment, le chemin saccadé, l’escalier dans le vide, la voie qui s’ouvre où chacun va s’engouffrer, tracer chemin, s’ouvrir lumière.
Sebastian est le feu qui couve, la braise qui souvent explose, alimente et s’alimente auprès de l’un, de l’autre, et de l’autre encore, une toupie magique en apesanteur constante.
Et Nico, la présence, l’ancré qui se laisse de temps en temps fissurer par tant de génie (ou de génies) là-dedans (ou dedans), qu’importe, car l’important … C’est trouver la porte, le couloir, l’appel, le saut d’une musique qui vous prends comme une main aux triples… …
De l’orfèvrerie qui par moment s’explose au sol, se remodèle dentelle, s’infuse.
 

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Chansons Romantiques par GiedRé

Une pochette digne d’un symphonie de Mozart et un titre aussi vendeur que « Chansons Romantiques au Piano » voilà ce que nous promet le nouvel album de GiedRe, et pourtant il suffit d’un peu connaître l’artiste pour savoir que ce n’est pas un disque à offrir à mamie.
Pourtant le titre ne nous ment pas avec 10 morceaux joués pratiquement qu’ au piano, mais avec une simplicité dingue s’approchant de la musique pour enfant. De quoi nous forcer à écouter les paroles. Et parlons-en des paroles !
Le non politiquement correct et l’humour noir inspiré de Brigitte Fontaine, Didier Super ou même du grand Brassens me fait encore et toujours autant rire.

Malgré une légèreté enfantine basée sur un humour que je pourrais qualifier de « pipi caca » sans tomber dans l’insulte et une voix qui chante d’une manière toute aussi enfantine on pourrait vite crier à la blague de rue. Pourtant avec une légère ouverture d’esprit on peut y trouver un véritable engagement, pas vraiment politique mais comparable à une prise de position. Vous allez dire que j’exagère mais pour moi une fille qui chante qu’elle aimerait rentrer tous ses sacs plastiques dans le derrière du ministère de l’écologie moi ça me touche.
(Voir le deuxième morceau de l’album, Sac Plastique).
Jouant donc au fil des morceaux du racisme, de l’écologie, de la mauvaise haleine, de la surconsommation de masse, et de la cause féminine qui lui est chère, je peux d’ailleurs citer à ce propos les morceaux « tu as une bite » et surtout « à poil » dans laquelle elle répète la dite phrase tel un père de famille alcoolisé à un concert. « On te veut à poil, mais on ne veut pas tes poils » mais avec sa voix cela sonne presque comme une comptine pour enfant, du grand art.

L’album finit avec « Manger du caca » ou GiedRe nous dévoile le plus grand tabou de la sphère musicale, et révélation tous les artistes rêveraient en réalité que nous chantions en chœur, « 
Moi je mange mon caca et j’aime ça, manger du caca, c’est mon dada à la cuillère ou à la main pour le dessert ou au petit matin manger du caca moi j’aime ça. »
Et avec comme bruit de conclusion de l’album une chasse d’eau. Vous avez dit artiste engagé ?

Baptiste Pégurier 

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# 786 Malt Liquor

Le Mercredi 01 Septembre 2021

Diffusion le 18 Septembre 2021 (1r partie) / 25 Septembre 2021 (2e partie)

Invité : Malt Liquor

Album de la semaine : Yann Tiersen : Kerber

+ Retour sur les concerts de l’été

Yann Tiersen : Ker Yegu

Yann Tiersen : Poull Bojer

Morphine : Buena

Adamé : Pas maintenant

Kid Francescoli : roma hollywood (Live à l’OQG)

Pomme : Anxiété

Katerine :

Tigran Hamasyan : Levitation 21

Les Rita Mitsouko : Les Histoire d’A

Benjamin Biolay : Comme une voiture volée

Asaf Avidan : One day

Mogwai :

Andreas (feat. 2Pac) : Black Panthers Under my Skin

Thomas Fersen : Cest tout ce qu’il me reste

Gaël Faye – Lundi Méchant

Yann Tiersen : The Film

Malt Liquor : Hell I’m blind

Malt Liquor : 18 Février

Malt Liquor : Callin’ Home

The Big Picture : Last Train

Malt Liquor : Sex Drug & Candy

Malt Liquor : Sweater Weather (Cover Neighborhood)

Malt Liquor : ML

Malt Liquor : The Last Train

Les Videos :

Retour sur les concerts de l’été 

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Qui se souvient de…. ? Morphine

Une basse slide 2 cordes jouée au bottleneck, un saxophone baryton et une batterie, aujourd’hui je vous parle de l’une des formations les plus atypiques qui soient : Morphine. Certains penseront que je vous fais un affront en vous demandant si vous vous en souvenez. Morphine reste cependant à mes yeux un groupe qui n’est pas suffisamment évoqué, aussi bien en tant qu’influence qu’en tant que simple référence.

Fondé par le regretté Mark Sandman, ancien membre de Treat Her Right et le saxophoniste Dana Colley, Morphine a eu l’ambition de se faire un nom dans la grande famille du rock alternatif américain sans aucune utilisation de guitare. Un savant mélange de blues, de jazz et d’arrangements propres au rock indé de leur époque a construit leur identité durant sept ans de carrière sans faute. Impossible de rester insensible à ces sonorités insolites, où des compositions langoureuses ou énergiques se mêlent à la voix grave et sensible de Sandman.

Des mélodies hypnotiques pouvant aussi bien nous projeter dans les coulisses d’un club de jazz underground que dans une chambre aux lumières tamisées en charmante compagnie.

Leur album Cure for Pain sorti en 1993, successeur de leur premier effort intitulé Good sorti l’année précédente, est considéré comme l’un de leurs meilleurs, si ce n’est le plus représentatif du trio. C’est d’ailleurs grâce à lui que Morphine se fera connaître en Europe et battra des records de vente pour un label indépendant avec 300 000 exemplaires vendus. Suivront Yes en 1995 et Like Swimming en 1997 qui compléteront et achèveront une discographie constamment fidèle à une technique et un style hors-norme. The Night sortira en 2000, un an après la mort de Sandman, victime d’une crise cardiaque sur une scène italienne.

Morphine aura finalement exercé durant la quasi totalité des années 90, tout en restant à contre-courant des registres phares de cette décennie et en gardant une popularité intacte jusqu’à la fin, ce qui relève de l’exploit.

Remède à la douleur certes, mais également à la monotonie.

Sandra Cillo-Boyer 

 

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La période berlinoise de David Bowie

L’avantage avec David Bowie c’est qu’il a fait tellement d’albums qu’il y en a forcément un que vous aimerez. Personnellement je suis tombé fou amoureux de sa « Trilogie Berlinoise » et plus particulièrement de « Low » premier album de cette trilogie. Seulement à mon sens cette période de Bowie ne se limite pas qu’à trois albums.
Il faut déjà revenir au dixième album du chanteur pour remettre le contexte avec  « Station to Station » sorti en janvier 1976 dans une période très compliquée de Bowie due à sa sur consommation de cocaïne, à tel point qu’il dira plus tard n’avoir gardé aucun souvenir des séances d’enregistrement et ignorant même la ville où il habitait à cette époque. Toujours en est il que « Station to Station » est un super album de transition gardant encore le côté Soul de « Young Americans » l’album précédent, tout en rajoutant une touche de Krautrock inspiré par les allemands Kraftwerk ou encore Neu! Ce sera plus tard la marque de fabrique de la trilogie berlinoise.
Cet album et Isolar Tour , la tournée qui suit, seront l’occasion pour Bowie de créer son dernier personnage, après Major Tom, Ziggy Stardust, Aladdin Sane, et Halloween Jack. C’est au tour du Thin White Duke personnage froid et limite fasciste fortement inspiré de son personnage dans le film The Man Who Fell to Earth dans lequel il joue un extra terrestre en visite sur terre (c’est d’ailleurs ce même extra terrestre qui sera sur la pochette de Low un an plus tard).
De cette tournée reste l’album live sorti deux ans après la mort de Bowie, « Live Nassau Colisseum ’76 » qui reste très bon malgré une qualité sonore pas toujours au rendez-vous sur certains morceaux.
Pendant ce temps Iggy Pop n’a plus de groupe après la séparation des Stooges, il fait d’abord un album en commun avec Ray Manzarek ancien membre des Doors, malheureusement pour lui l’album ne trouvera aucune maison de disques et ne sera publié que des années plus tard.
Appauvri et complètement dépendant de l’héroïne, il passera une année en hôpital psychiatrique afin de combattre son addiction à la drogue. Durant cette période obscure il recevra à de nombreuses reprises la visite de David Bowie, une amitié qui peut paraître étonnante vu les styles musicaux très différents des deux chanteurs (cela s’explique en partie par le fait que c’est Bowie qui a produit Raw Power, dernier album des Stooges).
Bowie décidera finalement d’inviter l’iguane avec lui dans sa tournée Isolar Tour.
La tournée finie les deux musiciens s’exilent en Europe dans un appartement de Bowie afin de produire le premier album solo de Iggy Pop et le onzième de David Bowie, respectivement The Idiot et Low.

The Idiot sous la tutelle de Bowie s’éloigne énormément du style garage rock et punk des Stooges pour explorer une musique plus sombre qui sera plus tard les bases de la Cold Wave pour des groupes comme the Cure et Joy Division (The Idiot sera d’ailleurs 3ans plus tard le dernier album écouté par Ian Curtis avant ses dernieres crises d’épilepsie et son suicide).
Avec des morceaux comme Sister Midnight, Nightclubbing, et China Girl dans l’album, il est pour moi l’un des meilleurs d’Iggy Pop.
Enfin à titre plus anecdotique on peut noter la présence du bassiste Laurent Thibault et du batteur Michel Santangeli connus plus tard pour être les musiciens de Jacques Higelin.
Malgré le succès commercial et critique de The Idiot, certains attribuent sa réussite à l’énorme aide de David Bowie. L’iguane choisira alors de faire un second album toujours avec l’aide de son ami mais dans un style légèrement plus punk rappelant ses débuts avec les Stooges. C’est seulement 6 mois après la sortie de The Idiot que sortira donc Lust For Life, qui est incontestablement un de ses meilleurs albums avec des compositions comme The Passenger ou encore la chanson titre.
Néanmoins entre ses deux albums j’aurais tendance à préférer le premier opus The Idiot et son univers qui ne ressemble à aucun autre.
Aucun autre excepté son cousin Low, car en parallèle de produire les albums d’Iggy, David Bowie ne chaume pas et crée un album tout simplement magnifique (c’est d’ailleurs mon album préféré de tous les temps juste après Stup Religion de Stupeflip, mais ça c’est une autre histoire). Fortement influencé par son travail sur The Idiot et le Krautrock en général cet album signe le vrai début de sa période berlinoise et par la même occasion le début de sa collaboration avec le producteur Brian Eno.
On peut diviser l’album en deux parties bien distinctes, la face A avec des morceaux dans la continuité de The Idiot, avec Iggy au chœur. Des paroles très vagues et imagées permettant une libre interprétation à chacun. Le tout sublimé par une musique expérimentale avec une omniprésence d’une batterie avec un son assez unique.
Et une Face B remplie de bruit ambiant influencé par la présence de Brian Eno et de ses voyages en Europe de l’est. On sort complètement du registre habituel de Bowie pour voyager et rêver au rythme de sa musique.
Plus tard Ian Curtis nommera d’ailleurs son groupe « Warsaw » en hommage au premier morceau de la face B  de Low : « Warszawa », avant d’ensuite le rechanger pour Joy Division.
Enfin bref si il existe un album que je peux vous conseiller d’écouter c’est bien Low, un magnifique chef d’œuvre dont vous ne vous lasserez sûrement jamais.
Bowie ne fera pourtant aucune promotion pour son album préférant partir défendre The Idiot et Lust for life avec Iggy Pop en tournée, se chargeant des chœurs et du clavier lors des concerts.
De cette tournée restera l’album Live « TV Eye Live 1977 » sonnant très punk, et sûrement mixé d’une façon très punk aussi, pour pas dire presque inaudible. Cette album clos ce que je me plais à appeler la trilogie Bowinoise d’Iggy Pop. Bien que David Bowie aura encore l’occasion d’aider son ami dans le futur en produisant par exemple son album Blah blah blah en 1986 ou encore en reprenant « China Girl » en single lors de sa période Let’s Dance afin qu’il touche les droits d’auteur.
De son côté Bowie est de retour en studio pour produire Heroes, album qui sortira pile 10 mois après son grand frère.
Et là on s’attaque encore à un gros morceau vu l’album qu’est Heroes.
Seul véritable album enregistré à Berlin et même en Allemagne de sa période berlinoise, il continue dans la lancée expérimentale avec des morceaux ambiants influencés par Brian Eno ou même des morceaux chantés en allemand.
Mais à la différence de Low, Heroes est beaucoup plus accessible avec des très bons singles comme « Beauty and the Beast » ou encore « Sons of the Silent age » que je vois comme une fierté pour la Belgique par ses paroles inspirées du style d’écriture de Jacques Brel.
Mais si on ne devait garder qu’un seul morceau de cet album, voire même de toute la discographique de Bowie c’est bien le morceau titre « Heroes », musique que tout le monde connaît. Elle est à mon sens une des meilleures sinon la meilleure chanson de tous les temps.
Musique parlant d’amour, d’oppression, d’alcoolisme, du mur de Berlin, de dauphin…
Je n’arriverais jamais à avoir les mots pour décrire ce chef d’œuvre donc allez l’écouter il parlera par lui même.
« We can be Heroes, just for one day ».

A la suite de cet album Bowie choisira quand même d’en faire la promotion, cela donnera l’incroyable tournée mondiale de 78 dates, le Isolar II Tour aussi appelé, Stage Tour, jouant des morceaux de presque tous ses albums (7 sur 12) et incluant même les pièces instrumentales de Low et Heroes.
En septembre 1978 sortira « Stage » album live de cette tournée qui a mon sens aurait complètement eu sa place dans la trilogie Berlinoise rajoutant une vrai dimension supplémentaire à certains morceaux.
Après la mort de l’artiste sortira aussi l’album « Welcome to the Blackout (Live London ’78) » très similaires à « Stage » avec un mixage des basses plus claires que j’aime moins.
(On peut d’ailleurs à mon sens comparer ces deux lives et leurs mixages différents avec Delicate Sound of Thunder et P·U·L·S·E des Pink Floyd).
A peine remis de sa tournée, Bowie est de retour en studio pour enregistrer le troisième est dernier volet de sa trilogie Berlinoise.
C’est donc le 18 mai 1979 que sort son treizième album « Lodger ». Épisode le moins connu des trois, il sera d’ailleurs le moins bien reçu lors de sa sortie. Abandonnant les morceaux ambiants omniprésents dans Low et Heroes, Bowie ne délaisse pourtant pas son approche expérimentale avec l’aide de Brian Eno. Cela donne un disque avec un son unique et encore une fois inédit pour David Bowie, incorporant de la musique du monde sur des morceaux comme « Africain Night Flight » ou encore « Yassasin ». et des très très bonnes compositions comme « Boys keep swinging » et « D.J » que j’adore, ou « Red Money » qu’on croirait sorties de Low deux ans avant.
Après les deux albums très sombres que sont Heroes et encore plus Low, lodger apparaît comme une éclaircie dans la discographie du chanteur, virage qu’il prendra complètements après cet album. Bien qu’il soit le moins bon de la trilogie à mon sens Lodger reste l’un des meilleurs albums de David Bowie.
C’est donc finalement avec cet album que finit ce qu’on peut appeler sa période berlinoise. Un an après sort Scary Monsters (and Super Creeps) album changeant complètement de style avec des morceaux New wave et une touche pop beaucoup plus accessible. Il sera le dernier album comportant les mêmes musiciens depuis Station To Station, on y retrouve d’ailleurs le même son de batterie si unique de cette période.
En conclusion je vous invite fortement à découvrir où redécouvrir cette période si importante de la discographique de David Bowie, qui sera plus tard une des plus grandes références pour Joy Division ou les Cure ainsi que toute la période Cold Wave qui en découlera.
Brian Eno quant à lui aura encore l’occasion de retravailler avec Bowie 15 ans plus tard sur l’album 1. Outside. Très bon album de la dernière partie de la discographique de l’artiste, bien qu’il soit très différent des expérimentations berlinoises.

Baptiste Pegurier

 

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L’Oreille Qui Gratte prépare sa rentrée

« Dans le rock il y a les Rolling Stones et L’Oreille Qui Gratte ».
 
Voilà ce que l’on m’a dit cet été. Cela m’a bien sur fait sourire mais soyons honnêtes m’a flatté aussi. Comme le dit Mick Jagger « Quelque chose de bien ne se termine jamais ».
 Au moment où la plus vieille émission de pop rock de France lance sa 27e saison nous avons tous une pensée pour Charlie Watts qui vient de nous quitter.
Comme tous les acteurs culturels nous souffrons depuis 1 an et demi des restrictions dues à la pandémie. C’est dire si nous piaffons d’impatience de retrouver une vie normale
 
L’Oreille Qui Gratte est dorénavant le rendez vous du samedi soir d’Agora Cote D’azur. Notre concept lui n’a pas bougé nous recevons un groupe qui en plus d’une interview se prête à la règle de la session acoustique, le tout agrémenté de nouveautés issues du rock indépendant ou de la scène locale
 
Si cela vous tente de nous retrouver derrière notre micro merci de nous envoyer un lien musical ici redaction@loreillequigratte.com
 
La 27e saison démarrera sur les ondes d’Agora le Samedi 4 Septembre à 20h avec The Landscape Tape en live
Pour compléter nos émissions nous nous retrouvons aussi tous les mois à la Zonmé (Nice) pour des concerts que nous organisons avec la fine fleur de la scène locale.
 
Voici nos prochaines dates :
Le Samedi 25 Septembre avec OG Auks; Selina Martin & Adri 
Le Samedi 16 Octobre avec The Landscape Tape; Pumba & The Papa’s & Micky Wild
Le Samedi 20 Novembre : Programmation à venir
Le Samedi 11 Décembre : Programmation à venir
 
Je vous donne donc rendez vous à ces occasions
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Gaël Faye : Vendredi Méchant

Il y a un an je m’étais amusé à faire le top 10 de mes albums préférés de l’année 2020. Après Népal et Bolivard (dont j’ai déjà eu l’occasion de parler) j’avais classé en 3ème position l’incroyable album Lundi Méchant de Gaël Faye. 
Après la claque incroyable que je m’étais prise avec son album Pili Pili sur un croissant au beurre j’attendais de pied ferme son deuxième album.
Et j’ai bien fait d’attendre Lundi méchant est un chef d’œuvre dont je ne saurais vous conseiller d’écouter par sa justesse d’écriture.
Qu’on soit d’accord Gaël Faye fait du hip-hop. Mais du très bon hip-pop, troquant les habituels rythmes et production propre au rap avec un vrai univers sonore rappelant tout droit son pays  natal le Burundi. Le tout sublimé par des paroles si bien écrites allant jusqu’à citer du Brassens et d’autres références des grands compositeurs français,  rôlant la poésie Gaël Faye a un style presque Baudelérien par moment.
Et bref vous avez compris je pourrais parler de lui pendant des heures. Imaginez donc ma joie quand j’ai vu qu’il était en tournée et qu’il jouait dans la région.
Après des négociations avec mon père qui se sont avérées en réalité très courtes, nous voici arrivés au Thoronet pour le
festival des nuits blanches. Et la première impression je dois l’avouer est que le lieu est magnifique, petite place de village avec devant la scène et juste derrière la mairie et église.
Peu de temps passe et arrive sur scène Blick Bessy, artiste initialement prévu pour jouer aux Nuit du sud mais qui a malheureusement attrapé le covid… c’est donc au Thoronet que j’ai eu la chance de voir cet artiste de musique africaine très expérimentale, une magnifique découverte.
Spectacle terminé le groupe de fanfare local vient jouer dans le public afin de mettre l’ambiance et faire patienter, pendant que les techniciens installent la scène pour Gaël Faye.
Fanfare disparue Gaël Faye apparaît sur scène en chantant la chanson titre « Lundi Méchant » et directement je sens la
foule qui transpire la joie et la communion avec le rappeur. La soirée s’annonce bien.
Les morceaux s’enchainent et le public est de plus en plus à fond, c’est assez dingue le talent qu’il a pour propager de la bonne humeur même avec des chansons pour la plupart tristes. Et la tristesse il sait en jouer malgré tout, je dois bien avouer avoir eu les larmes aux yeux lorsque il a joué « C’est Cool » ou encore « NYC » et ce mythique sample de C.R.E.A.M du Wu-Tang, joli hommage musical pour le hip-hop
New-Yorkais du début 90. Mais ce moment de spleen est vite passé avec l’enchaînement de « Histoire d’amour » et un micro qui passe dans le public pour faire chanter tout le monde. Au final c’est bien universel les histoires d’amour. Mais de toute l’énergie dégagée dans les morceaux. Je retiendrais plus que tout le morceau « Boomer » où pour l’occasion la scène du festival du Thoronet s’est transformée en dancefloor avec une vingtaine de personnes de la foule qui sont montés danser avec les musiciens, « Fais boumer les boomers ».
Gaël Faye à su nous faire voyager et rêver avec sa bonne humeur et son énergie, dommage que nous n’étions pas un Lundi, mais je
peux quand même affirmer que cette soirée était un vendredi méchant.
 

Baptiste Pégurier (Chronique; Photo & Video) 

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Sur la route avec Benjamin Biolay

J’ai découvert Benjamin Biolay super tard,
Il était donc assez prévisible que j’aie un coup de cœur pour son dernier album  « Grand Prix », difficile de savoir ce que j’ai préféré entre la justesse d’écriture ou la musique pop rock qu’on croirait sortie des année 80. Enfin toujours est-il que j’avais vraiment hâte de le voir sur scène. Coup de chance en période de pandémie me direz vous, mais mon rêve s’est réalisé. Et de plus dans le lieu magnifique qu’est Le Mas des Escaravatiers. J’ avais déjà eu l’occasion d’y aller il y a deux ans  pour voir les Innocents et il y a vraiment de quoi tomber amoureux du lieu.
Arrivés au Mas, le concert commence avec comme première partie David Oxxo, sorte de pop rock français.On enchaîne rapidement avec Benjamin Biolay qui commence la soirée avec « Où est passée la tendresse ? », sûrement un de mes morceaux préférés du dernier album. Puis suivent les morceaux et il commence à s’installer une vraie lenteur dans le concert, paradoxalement Benjamin est très mou, je sais où est passée cette tendresse. Cela s’enchaîne pendant 30min jusqu’à ce qu’il joue assis l’émouvant morceaux « Ton héritage ». Mais la tendresse est vite révolue. Tel réveillé d’une sieste d’une demie heure. Benjamin Biolay reprend son énergie pour encore 1h30 d’énergie rock. Qu’est-ce que ça peut manquer la musique sur scène, et l’artiste en a conscience finissant le concert sur les deux singles du dernier album : « Comment est ta peine » et bien sûr « Comme une voiture volée », rajoutant une densité supplémentaire obligée avec la musique live, mais surtout en faisant durer jusqu’à 10min les deux morceaux, Biolay à réussi parfaitement cette fin de concert. Et celle là il l’a pas volée !
C’est en quittant la salle de concert que je me rendis compte que je garderai les souvenirs de cette magnifique soirée gravés longtemps encore dans ma mémoire.
 
Baptiste Pégurier 
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Les Nuits Du Sud 2021 Par Baptiste Pégurier

Après environ un an sans concert, à rester chez soi, on se lasse vite de nos CD, Vinyle et playlist aussi bonne soit t’elle. C’est donc avec hâte que j’attendais cette 24eme édition des nuits du sud, cela implique un nouveau départ, une nouvelle place et pour l’occasion de nouvelles mesures sanitaires.
Après un première test antigénique la soirée commence avec Sam Mangwana, artiste congolais jouant une sorte de rumba/ musique africaine. Puis on enchaîne avec la deuxième partie. Et là, grosse claque, une scène complète et tellement énergique, le tout sublimé par Martin Solveig (que je ne connaissais pas avant ce jour honte à moi) qui livre un DJ Set électro de deux heures. Je ne suis pas trop client de musique électro, mais là ça fait du bien de revoir un public à fond comme la musique et l’impression de se retrouver un an en arrière.

A peine remis de ma claque d’hier que je renchaine avec la deuxième soirée.
Deuxième soirée et premier participant du concours Talents des nuits du sud avec Mariaa Siga, magnifique chanteuse Sénégalaise, une vraie touche de douceur de seulement 30min.
On enchaîne avec Gaumar, artiste dans la lignée de la nouvelle chanson française, sachant piocher parfaitement entre la pop et le rap pour donner une musique énergique, colorée et optimiste, le tout sublimé par une superbe énergie sur scène. Etincelant.
Boulevard des airs vous connaissez ? Allez un petit effort je suis sur  que vous avez forcément entendu leurs morceaux sur des fréquences radio. Groupe de chansons françaises assez pop, Boulevard des Airs nous entraîne dans son univers pour le bonheur des petits et grands, et à y repenser surtout des petits.

Le troisième soir, fatigué de peu dormir depuis deux jours j’arrive au festival un peu blasé de voir un deuxième talent des Nuits du sud. Mais la énorme claque, pire encore que la première soirée avec un certain DJ. Devant moi un artiste chantant de sa voix rauque dans un haut parleur sur une musique très rock style trip pop. Une sorte de fusion entre Massive Attack et Nick Cave, cela donne Andreas et sûrement les 30min les plus courtes du festival.

Uriel Herman Quartet, je vous mentirais si je disais apprécier à sa juste valeur le jazz. Des solos de contrebasse ont trop souvent un effet soporifique sur moi… n’empêche que j’ai eu le temps de me réveiller pour leur orchestrale reprise de The Man Who Sold the World de David Bowie, même si elle doit rendre autant hommage à Nirvana.

Troisième partie de la soirée, Pierpoljak, pardon ? Vous aussi vous trouvez la transition Jazz/Reggae surprenante ? Je ne sais pas si dans un but de faire des découvertes musicales, mais de mon côté je suis convaincu que les personnes venues écouter du jazz n’écoutent pas ensuite du reggae. Drôle de programmation. Donc Pierpoljak, chanteur de reggae français au texte déganté, voire un peu creux par moment : « J’sais pas chanter autre chose que du reggae » dommage.

Aïe aïe aïe, nous arrivons à la soirée du 11 juillet. En première partie, Thomas Fersen incontestablement mon artiste préféré du festival, chanson française bourrée d’humour, style d’écriture touchant la poésie, déguisement de lapin géant, éclairage magnifique et accordéon rajoutant une touche de folk magnifique, je pourrais vous en parler dès heures tellement j’ai aimé ce concert. Mais alors ou est le problème me direz vous ?
Zouk Machine en deuxième partie. Groupe de Zouk…
J’ai beau chercher je ne trouve vraiment zéro point commun entre la première et la deuxième partie, vrai problème de programmation ou choix artistique je ne saurais le dire. En tout cas je ne pense pas trop m’avancer en disant qu’en un soir j’ai vu le meilleur et le pire artiste du festival. M.A.C.H.I.N.E, Zouk Machine !

Première semaine passée j’attends avec une certaine impatience les nouveaux tests et surtout la suite du festival.
On commence donc jeudi avec le 3eme talent PRSS, groupe que j’ai trouvé au premier abord assez creux musicalement. Deux râpeuses avec des thèmes un peu farfelus pour ne pas dire sexuels. Mais en y repensant il y a un côté atypique voire unique à entendre deux filles parler de sujets aussi universels sans gêne, les princesses continuez ainsi !
Vient ensuite Elida Almeida chanteuse du Cap-Vert qui a su conquérir le public avec son énergie et son style musical unique et coloré.
Arrive enfin en troisième partie Clinton Fearon, ex musicien du groupe de reggae The Gladiators, (à qui on doit par exemple le morceau Soul Rebel).
Clinton vient nous jouer du reggae comme il en a le secret depuis maintenant longtemps, Vence oscille gentiment entre la France et la Jamaïque.

Vendredi nous voilà au dernier talent du concourt avec Vercors, (paraît t’il une référence à un certain sauteur à l’élastique qu’est le grand Bashung) sorte de groupe punk rock, plus rock que punk d’ailleurs, Vercors nous livre des textes joliment écrits et une reprise de « Salut à toi » des Bérurier Noir remis au goût du jour et surtout à l’actualité covidienne.

Christine Salem chanteuse de la Réunion enchaîne ensuite avec des magnifiques chansons mélangeant douceur avec sa voix au timbre presque masculin donnant un concert assez unique.
Si vous en êtes arrivés là vous aurez sûrement compris que je ne suis pas un énorme fan de reggae, c’est donc avec une légère appréhension que j’attendais Danakil. Finalement les textes engagés et les nombreux instruments à vents (mention spéciale pour le trombone) ont réussi à me séduire donnant une dimension en plus au reggae.

Samedi nous arrivons déjà à l’avant dernière soirée du festival, programmé en première partie Blick Bassy a finalement attrapé le coronavirus, la talentueuse chanteuse de bossanova Sandrine Destefanis le remplace donc à la dernière minute. Et décidément qu’est ce que j’aime la douceur. Sa voix magnifique sublimée par un piano à fait rêver tout le public ce soir-là, nous offrant en plus une magnifique reprise de « la Javanaise« .
J’avoue j’en ai bavé, pas vous…
Après la bossanova c’est au tour de Claudio Capéo de nous faire voyager à l’aide de sa voix et son accordéon dans son pays de cœur l’Italie, reprenant toutes les musiques folklorique de la botte de l’Europe, et nous offrant aussi ses compositions pop, en français cette fois. Un vrai concert franco/italien. Chapeau l’artiste !

Nous voilà au dernier soir de ces deux magnifiques semaines.
Le concert commence et je me prends la dernière claque de la semaine, Yilian Cañizare et son violon. Quelle douceur, quelle poésie, quelle rêverie. Et en même temps elle sait nous livrer même de l’énergie dans son jeux, tout ça avec une telle justesse qu’on est juste hypnotisés par sa musique. Bravo

Dernière artiste et peut être un des plus influents de la programmation de cette année Black M (On peut d’ailleurs noter la transition Jazz/Rap mais passons), j’ai toujours eu une vraie attirance en parallèle du rock pour la musique urbaine, en partie pour le talent d’écriture de beaucoup d’artistes que je ne citerai pas ici, mais pour le peu que j’ai écouté Black M j’ai vite compris qu’on ne l’aimait pas pour sa justesse d’écriture mais pour d’autres vecteurs que je n’ai pas trop cherché à comprendre.
Mes soupçons s’avéraient exact, il faut avouer que je me suis mis à regretter la première partie et son violon.
Mais c’est en allant faire un tour dans le public que je lui ai bien trouvé là une qualité, se donnant à fond le rappeur à fait danser cette 24eme édition des nuits du sud et de cette soirée de fermeture restera toujours le bonheur de voir des centaines d’enfants de 10ans chanter en chœur. C’est beau la musique.

En conclusion au bout de 6 tests pour le pass sanitaire, et beaucoup de nuits écourtées je suis arrivé à la fin de ces deux semaines. Avec certes quelques petites incohérences dans la programmation à mon sens mais surtout avec de magnifiques noms et des centaines de souvenirs ancrés. C’est incroyable à quel point ça peu manquer  de ne plus écouter la musique et  la partager.
C’est donc avec une grande hâte que j’attends l’année prochaine pour revoir ce magnifique festival
Article et Photos : Baptiste Pegurier

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Les Nuits Du Sud 2021 En Images

Téo Saavreda

Sam Mangwana

Sam Mangwana

Martin Solveig

Mariaa Siga

Gaumar

Boulevard Des Airs

Andreas

Uriel Herman Quartet

Pierpoljak

Thomas Fersen

Zouk Machine

PRSS

Elida Almeida

Clinton Fearon

Vercors

Christine Salem

Danakil

Claudio Capéo

Sandrine Destefanis

Yilian Canizares

Black M

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Des nuits pleines de soleil à Vence

Après une année de pause due au COVID les Nuits Du Sud étaient de nouveau dans la place cet été.

Avant le lancement de cette édition nous avions plein de questions en tête : le festival rencontrera-t-il le même succès avec le pass sanitaire ; la place réaménagée un an plus tôt sera-t- elle assez spacieuse pour accueillir les concerts ?

Dès le premier soir nous avions les réponses à  nos questions, le public a répondu largement présent et la nouvelle place du grand jardin est suffisamment grande pour accueillir artistes et public dans un confort similaire aux précédentes éditions.

 

La soirée d’ouverture fut la plus grosse réussite en termes d’affluence. Le DJ parisien Martin Solveig était fort attendu. Il a répondu aux attentes  proposant un set survolté où le gros son et les jeux de lumières nous ont tous conquis, envoutés, ne pouvant nous empêcher de faire un pas de danse. En première partie l’artiste africain Sam Mangwana proposa un concert très propre, de grande qualité de la rumba congolaise mais trop calme avant la tempête qui allait surgir ensuite aux platines. La deuxième soirée s’ouvrit  avec Maiaa Siga pour le concours Talents des Nuits Du Sud,  cette artiste d’origine sénégalaise nous subjugua par sa bonne humeur et son aisance technique. Un must qui fut logiquement récompensé par le prix du jury. Gaumar fut une belle surprise avec un phrasé rap et une énergie débordante,  elle nous tous mis dans sa poche. Légère déception avec Boulevard des Airs qui n’adapta  pas son show au tempo d’un festival d’été. Cela s’adressait un peu trop à mon gout aux seuls fans hardcore. Lendemain suite des Talents Nuits Du Sud avec Andreas, divine surprise pop cold wave tout droit sortie du début des années 80. Le marseillais fut recomposé par le prix du public. Uriel Herman Quartet nous avait déçus en 2016 s’endormant presque sur son piano, il s’est largement rattrapé cette année avec un concert illuminé qu’il conclut par un étonnant hommage à David BowiePierpoljak ne sait jouer que du reggae, le problème c’est que moi justement je n’aime pas le reggae. La dernière soirée de la semaine débuta par Thomas Fersen qui caché sous un double costume (de lapin et de soirée) nous offrit un show de chanson française poétique. Une belle réussite pour un artiste qui n’a plus rien à prouver. Grand écart ensuite avec Zouk Machine. Pour moi musicalement cela n’a pas plus d’intérêt que la musique de l’inspecteur gaget. Oui mais tout le monde a chanté à  tue tête une fois dans sa vie « ou la qui va la Inspecteur gaget » et ben c’est pareil avec leur hit Maldone.

La deuxième semaine démarra avec PRSS,  habituellement j’aime bien les filles qui disent des gros mots ; je trouve ca rock and roll mais bon là il y avait de l’abus, mais c’est vrai que le rap permet tout. Elles remportèrent tout de même le prix France bleu. Immensément plus de classe pour la jeune et très belle capverdienne Elida Almeida qui a proposé un cocktail varié de musique ensoleillée, tout ce qu’elle touchait se transformait en or : très belle réussite. L’ancien bassiste des mythiques Gladiators Clinton Fearon fit un set sans fausse note, ni fioriture, du travail de pro. La sixième soirée du festival s’ouvrit avec Salut à toi  Hymne punk des Beruriers noirsVercors mis d’entrée la barre très haut et eut du mal ensuite à la tenir sur la longueur. La réunionnaise Christine Salem est une très grande dame. Elle mixe à merveille énergie, composition et militantisme, l’un des plus beaux shows du festival. Danakil fit un concert efficace auquel le public répondit présent. 

Blick Bassy devait ouvrir l’avant dernière soirée. La covid en a décidé autrement c’est donc l’azuréenne Sandrine Destefanis qui l’a remplacé au pied levé pour notre plus grand bonheur ; nous fondons tous sous le charme de sa bossa nova. A la différence de Boulevard des Airs Claudio Capéo a su adapter son set au rythme festival d’été,  il ne fit donc que des heureux, le public reprenait en chœur, tel un karaoké tous ses hits ou encore ses belles reprises de classiques italiens. La dernière soirée s’ouvrit par la belle violoniste Yilian Canizares. Elle aurait du jouer (avec Salvator Adamo) sur la scène vençoise le 15 Juillet 2016. Hélas un fou au volant d’un camion sur la promenade des anglais en avait décidé autrement. Ce fut donc partie remise cinq ans après. Bien que l’attente fût longue nous ne la regrettons pas, nous tenons là, la découverte du festival 2021. La suite ne fut qu’anecdotique avec Black M tellement nous étions montés haut quelques minutes plus tôt.  Le silence pouvait alors se faire. Nous n’avons plus qu’à fermer les yeux jusqu’à l’été 2022 pour revivre mentalement ces beaux souvenirs

Simon Pégurier

Photos :  Noel Noel

 

 

En vidéo un extrait des 20 concerts :

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Top 100 de Baptiste Pégurier

  • 1. Stupéflip – Stup Religion
  • 2. David Bowie – Low
  • 3. Noir Désir – 666.667 Club
  • 4. Joy Division – Closer
  • 5. The Cure – Seventeen Seconds
  • 6. Depeche Mode – Ultra
  • 7. Nirvana – Nevermind
  • 8. Alain Bashung – Fantaisie Militaire
  • 9. Stupeflip – Stupeflip
  • 10. Radiohead – OK Computer
  • 11. Pink Floyd – The Dark Side Of The Moon
  • 12. Noir Désir – Veuillez rendre l’âme (à qui elle appartient)
  • 13. The Smiths – The Queen Is Dead
  • 14. The Cure – Disintegration
  • 15. Mickey 3D – Tu Vas Pas Mourir De Rire
  • 16. Lou Reed – Transformer
  • 17. The Beatles – Magical Mystery Tour
  • 18. The Velvet Underground – The Velvet Underground & Nico
  • 19. Nirvana – MTV Unplugged in New York
  • 20. Les Fatals Picards – Pamplemousse Mécanique
  • 21. Noir Désir – des Visages des Figures
  • 22. Pink Floyd – Wish You Were Here
  • 23. Sex Pistols – Never Mind the Bollocks Here’s the Sex Pistols
  • 24. Nirvana – In Utero
  • 25. The Beatles – Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
  • 26. Pink Floyd – The Wall
  • 27. Françoise Hardy – Françoise Hardy (Tous les Garçons et les Filles)
  • 28. Jane Birkin – Baby Alone in Babylone
  • 29. Led Zeppelin – Led Zeppelin IV
  • 30. FAUVE – BLIZZARD
  • 31. Noir Désir – En Public
  • 32. Bertrand Cantat – Amor Fati
  • 33. IAM – L’école du Mirco D’Argent
  • 34. Joy Division – Unknown Pleasures
  • 35. Led Zeppelin – Led Zeppelin
  • 36. Depeche Mode – Violator
  • 37. The Clash – London Calling
  • 38. Blur – The Great Escape
  • 39. Orelsan – Le Chant Des Sirènes
  • 40. U2 – War
  • 41. Serge Gainsbourg – L’Homme à tête de chou
  • 42. The Cure – Japanese Whispers
  • 43. Alain Bashung – Novice
  • 44. Stupeflip – The hypnoflip invasion
  • 45. Mickey 3D – Sebolavy
  • 46. David Bowie – The Man Who Sold the World
  • 47. Depeche Mode – Music for the Masses
  • 48. Nekfeu – Cyborg
  • 49. Stupeflip – Stup Virus
  • 50. Pink Floyd – Delicate Sound of Thunder
  • 51. Bolivard – Dr Bolivard
  • 52. Françoise Hardy – Comment te dire adieu
  • 53. The Cure – Pornography
  • 54. Miossec – Boire
  • 55. Lomepal – Flip
  • 56. David Bowie – Heroes
  • 57. R.E.M. – Automatic for the People
  • 58. Stupeflip – Terrora !!
  • 59. Noir Désir – Du Ciment Sous Les Plaines
  • 60. Orelsan – La fête est finie – EPILOGUE
  • 61. Serge Gainsbourg – Histoire de Melody Nelson
  • 62. Les Fatals Picards – Espèces menacées
  • 63. Pink Floyd – Atom Heart Mother
  • 64. Noir Désir – Tostaky
  • 65. Radiohead – Kid A
  • 66. Massive Attack – Blue Lines
  • 67. Pixies – Surfer Rosa
  • 68. Serge Gainsbourg – Love On The Beat
  • 69. Akhenaton – Métèque Et Mat
  • 70. David Bowie – Blackstar
  • 71. FAUVE – VIEUX FRERES – Partie 1
  • 72. Gorillaz – Demon Days
  • 73. Iggy Pop – The Idiot
  • 74. Casseurs Flowters – Orelsan et Gringe Sont Les Casseurs Flowters
  • 75. Hubert-Félix Thiéfaine – Soleil cherche futur
  • 76. Detroit – Horizons
  • 77. The Velvet Underground – The Velvet Underground
  • 78. David Bowie – Stage (2017) [Live]
  • 79. Dionysos – Haïku
  • 80. The Cranberries – No Need to Argue
  • 81. IAM – Ombre Est Lumière
  • 82. Wu-Tang Clan – Enter the Wu-Tang (36 Chambers)
  • 83. Pink Floyd – The Piper at the Gates of Dawn
  • 84. Oxmo Puccino – Opera Puccino
  • 85. Hippocampe Fou – Céleste
  • 86. Les Fatals Picards – Public
  • 87. The Clash – Give ‘Em Enough Rope
  • 88. Katerine – Philippe Katerine
  • 89. Cadillac – Originul
  • 90. Alain Bashung – Play Blessures
  • 91. Feu! Chatterton – Avant qu’il n’y ait le monde
  • 92. Shurik’n – Où Je Vis
  • 93. Def Bond – Sad Hill
  • 94. Louise Attaque – Louise Attaque
  • 95. Népal – Adios Bahamas
  • 96. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction
  • 97. Orelsan – Perdu d’Avance
  • 98. Renan Luce – Repenti
  • 99. Indochine – Le péril jaune
  • 100. Air – Moon Safari
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La vie est enfin de retour.

La vie est enfin de retour.
 
Nous en profitons donc pour reprendre les célébrations du 25e anniversaire de L’oreille qui Gratte (votre émission / Web Radio préférée)
 
Nous avons eu l’immense privilège d’être invités par la MJC Picaud pour l’enregistrement de 4 émissions/concerts que nous vous proposerons très prochainement en vidéo et audio
 
Nous vous proposons a présent un nouveau concert à la Zonmé (Nice), ce sera le 19 Juin 2021.
 
Nous avons la chance et l’honneur de vous présenter en cette occasion :
 
DEAD FLY DANCE déploie un univers pop avec une identité forte. Le trio distille des sonorités riches (teintées d’électro) et installe un groove implacable soutenant la voix singulière de Pat Rick.
DullBoy, ensorceleuses, tisseuses de lits de braises mélodiques survolées, entretenues par la ligne de chant mi ange mi démon Babeth, une musique telle des mondes, se déroulant, s’écoulant.
Lo Pailhes, Songwriter à la voix incantatoire, des chansons rock à texte aux paroles puissantes, des atmosphères sombres portées par un phrasé tranché, sincère. Une incandescence tenue, addictive
Vous connaissez sans doute tous L’Oreille Qui Gratte. Ce rendez-vous radiophonique consacré au rock indépendant, aux artistes autoproduits et au rock azuréen est désormais incontournable dans le paysage local et national. Avec 25 ans de bons et loyaux services L’oreille qui gratte est aujourd’hui l’émission sur la pop music la plus ancienne de France.
 
L’équipe a offert leur première antenne à des centaines d’artistes et poursuit inlassablement son travail de passeur et de défricheur.
Depuis 2015, pour avoir encore plus d’espace, plus de liberté, plus de temps l’équipe a créé sa propre Web Radio www.loreillequigratte.com
L’oreille qui gratte est donc désormais présente sur les ondes d’Agora Côte d’Azur https://www.agoracotedazur.fr/  aussi 24h sur 24h et 7/7 sur le web.
Sur cette web radio, vous pouvez trouver une programmation très variée, allant des années 60 aux dernières nouveautés, des pépites passées inaperçues du grand public, des classiques, des artistes autoproduits. Vous pouvez également écouter des programmes et émissions concoctées par des passionnés, comme Goldorakhmaninov, Catacombe, ou Tapped into the Mainline.
 
L’oreille qui gratte c’est aussi une équipe sans qui rien ne serait possible : Simon Pégurier, Benoît Belasco , Gil Tau, Sandra Cillo , Noel Noel aux manettes, assistés de Christian, Charles, Ozkär Krapo ainsi que tous ceux qui ont vécu l’aventure avec nous, de près ou de loin, pendant toutes ces années.
 
A ce jour notre web radio à un hébergeur professionnel qu’il faut payer pour assurer la diffusion sans aucune publicité.
Tous les bénéfices du concert reviendront au financement de notre web Radio. C’est bénévolement et sans aide ni subvention que depuis 25 ans nous défendons cette musique pas comme les autres. Nous avons donc aujourd’hui besoin de vous pour continuer à mener à bien ce projet.
Si vous souhaitez que notre espace de liberté commun puisse continuer sa belle aventure nous avons besoin de votre aide …
 
Nous vous en remercions par avance.
PAF : Cinq euros (consacrés à la web radio )
– Adhésion annuelle la Zonmé obligatoire
– Restauration sur place
– Buvette sur place …
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100ans de la radio

Mais un beau matin, elle s’est branchée sur une radio de New York…
Tu sais quoi, elle ne croyait pas ce qu’elle entendait…
Elle s’est mise à bouger sur cette musique fantastique
Tu sais, sa vie a été sauvée par le rock ‘n’roll !
Malgré tous les coups durs que tu subis, tu pourrais simplement danser au son du rock’n’roll
 
Pour illustrer à ma façon le 100ème anniversaire de la naissance de la radio voici un extrait (traduit) du Rock’n’Roll du Velvet Underground

 

J’aurai pu écrire ces quelques lignes.
En effet à l’adolescence la découverte de la pop music (au travers de Bernard Lenoir sur Inter de Zegut ou des nocturnes de RTL) a littéralement sauvé ma vie.
 
D’un gars complexé, refermé sur lui-même qui ne regardait que ses chaussures au travers de mes références j’ai réussi à lever les yeux et à m’affirmer (à l’époque The Cure, The Smiths; Bowie…)
 
Si quelqu’un avait un badge, un t-shirt ou écrit au stylo avec un marqueur noir sur son sac US le nom d’un groupe c’était un signe de ralliement (une personne de goût).
 
En fait depuis mes 13 ans ma principale occupation a été de dévorer les nouveautés du rock indé.
 
Cette passion était trop forte il fallait que je sois aussi acteur. C’est pour cela qu’en 1995 Benoît Belasco nous avons créé notre propre émission de radio : L’oreille qui gratte
 
Depuis la passion n’a pas molli, elle nous a permis de rencontrer moult personnes, d’apprendre, de prendre confiance en nous, de partager de devenir des passeurs. Et bien sûr d’apprendre encore et encore.
 
L Oreille Qui Gratte a évolué s’est diversifiée a grandi. Nous avons créé notre propre web radio www.loreillequigratte.com.
Nous proposons des événements comme ce samedi 5/06 à Picaud Mjc – Musiques Actuelles (Cannes) https://www.facebook.com/19623418094/posts/10158471838968095/
 
Nous sommes fiers d’être devenus la plus vieille émission de rock de France.
 
L’adulte que je suis aujourd’hui, la culture qui est la mienne je la dois en grande partie à la musique indépendante et donc bien sur à la radio
 
Je laisse le mot de la fin à Brigitte Fontaine
 :
« Le silence est atroce (…)
Juste de la musique
Juste des mots, des mots, des mots, des mots
Tout juste un peu de bruit
Tout juste un peu de bruit
Comme à la radio »

 

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# 785 The Landscape Tape

L’Oreille Qui Gratte # 785

Le Jeudi 29 Avril  2021

Diffusion le 04 Septembre 2021 (1r partie) / 11 Septembre 2021 (2e partie)

Invité :  The Landscape Tape

Album de la semaine : New Pagans : The Seed, The Vessel, The Roots And All

The Landscape Tape : Call The Sun

The Landscape Tape : The Makover

The Landscape Tape  : Three Time Denial

Charles Douglas : Prince

The Landscape Tape : Silver In The Brow

The Landscape Tape : No Fun (The Stooges Cover)

The Landscape Tape : Wooden Chips

New Pagans : It’s Darker

New Pagans : Charlie Has the Face of a Saint

 CiaoBasta : Pat’le cambrioleur

New Pagans : Harbour

Corpus_Delicti :  Atmosphere 

Rone & Dominique A : À l’errance

Francoise Breut : la Fissure

La Femme : Le sang de mon prochain

Feu ! Chatterton : Écran Total

New Pagans : Yellow Room

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New Pagans : The Seed, The Vessel, The Roots And All

Pour les mécréants comme moi, un groupe rock se baptisant Nouveaux Paëns – New Pagans – ça suscite quelque interrogation et donc ce qu’ils racontent et aussi leur histoire et leur musique m’interpelle…

Après un single en 2016 «I Could Die», et en 2020 l’EP «  Glacial Erratic » le quintette nous gratifie ici en 2021 d’un album très attendu The Seed, The Vessel, The Roots And All.

Bien que ses camarades se soient fait les dents en jouant dans diverses formations de la scène musicale Irlandaise, Lyndsey Mc Dougall n’a aucune expérience d’un groupe avant de former New Pagans.

New Pagans, c’est trois hommes et deux femmes, profondément épris de musique, d’art, de religion, d’histoire, de féminisme. Mc Dougall a été élevée dans un foyer religieux, et dans un cadre théologique moral subverti et cela l’a forcément influencée. A cette époque elle écoute de la musique profane « interdite » comme les Pixies ou les Smashing Pumpkins pendant que ses parents dorment. Le rock alternatif musclé identifiable dans la démarche de New Pagans n’est pas loin des guitares de Sonic Youth, dont Kim Gordon est d’ailleurs l’icône musicale.

A leurs débuts ils contaient des histoires de maternité et de vrais monstres dans un mélange gothic-indie et leur rock déjà incisif ! Et cette orientation est plus qu’évidente dans ce premier album qui est plein de rock indé bruyant et mordant qui sonne comme une urgence. Le mariage de la voix et de l’image chargées de tristesse de Lyndsey McDougall , avec la furie totalement explosive de Cahir O’Doherty est imparable. McDougall chante et sa voix claire contraste avec la tempête de guitare et de batterie derrière elle.

Lyndsey McDougall est chanteuse mais aussi une chercheuse dont la thèse de doctorat examina le rôle oublié des artistes féminines dans l’histoire à travers leurs travaux pour des organisations comme l’Église irlandaise ou les francs-maçons.

Sa mission avec New Pagans partage cette thèse : « amplifier les voix marginalisées, en particulier celles des femmes, et s’interroger sur la manière dont l’histoire décide des histoires dont on se souvient et de celles qui ne sont pas racontées ».

La piste de clôture «Christian Boys», est une réplique à l’hypocrisie sexiste de l’Église. «Les garçons chrétiens sont les pires que je connaisse», répète McDougall dans la chanson,

« Nous aspirons à la victoire, donc de belles choses peuvent grandir», chante-t-elle à la fin du morceau d’ouverture «It’s Darker», offrant une sorte d’énoncé de mission au groupe qui dirait que les livres d’histoire sont écrits par les gagnants.

Si tel est le cas, les nouveaux païens devraient sans aucun doute avoir leur mot à dire.

Gil Tau

 

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# 784 Micky Wild

L’Oreille Qui Gratte # 784

Le  Mercredi 28 Avril  2021 – 14h30

Diffusion 19 Juin 2021 (1r partie) / 26 Juin 2021 (2e partie)

 

Invité :  Micky Wild

Album de la semaine : MisterWives :  Superbloom

Micky Wild : Cherry cake

Micky Wild : Yuko

Micky Wild : Kraken

Adri : Sauve moi

Micky Wild : Le tourbillon de la vie (Reprise de Jeanne Moreau)

Micky Wild : Océans

Micky Wild : Baby One More Time (Britney Spears Cover)

Micky Wild : Ersatz

Micky Wild : California

DJZebra : Camille as you are

MisterWives :   3 Small Words

MisterWives :   Find my way home

MisterWives :   Running in place

Alain Bashung  :L’eau et le vin

Alain Bashung : Céline

Alain Bashung : Les Mots Bleus

Jay Jay Johanson : Why Wait Until Tomorrow

Portishead : The Rip

Nika Leeflang : Bad Sunday

MisterWives :  Superbloom (at the live dream)

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# 783 Selina Martin

L’Oreille Qui Gratte # 783

Enregistrement Mardi 27 Avril  2021

Diffusion : 05 Juin 2021 (1r partie) / 12 Juin 2021(2e partie)

 

Invité : Selina Martin

Album de la semaine : Rasha Nahas :  Desert

Selina Martin : The Addicted

Selina Martin : Since You’re gone

Selina Martin : Your face goes long

Fine : 2 3

Selina Martin : Smile

Selina Martin : Where is my mind (Cover Pixies)

Selina Martin : Live acoustique

Selina Martin : Bike

Rasha Nahas : The Clown

Rasha Nahas : Desert

 Angevil : Une Journée sur terre

Rasha Nahas: Lover, Lover, Lover

The Traveling Wilburys :  Tweeter and the Monkey Man

Leonard Cohen : Sisters Of Mercy

Leonrad Cohen : The Hill

Matt Berninger : One More Second

Cabane : tu ne joueras plus à l’amour (feat. Bonnie ‘Prince’ Billy)

Rasha Nahas: Ashes

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Rasha Nahas : Desert

La mer Morte était vivante, il y avait une femme et un enfant, et elle ne pouvait pas vivre chez elle, a-t-elle dit, elle a erré, perdue et elle a erré vers l’ouest !

 

La chanteuse / compositrice palestinienne désormais à Berlin, Rasha Nahas, a sorti son premier album, auto produit, sur son label, Rmad Records – le LP de 9 pistes présente un son rock très original. On a découvert Rasha Nahas grâce à son premier single «  Desert », accompagné d’un clip vidéo ambitieux filmé à Haïfa, politiquement et personnellement chargé    https://www.youtube.com/watch?v=qQE5lzuvwd8

 

Cet album, est une chronique de moments, un collage complexe qui documente un voyage, de la Palestine à l’Allemagne – C’est la soif, la solitude, les mirages, les rencontres en cours de route, la nostalgie et l’idée d’appartenir à quelque chose de plus grand. …

Desert c’est poésie exemplaire, une chanson sans refrain, un poème épique, vraiment assez surprenant dans son ampleur émotionnelle. C’est une narration expressionniste d’inspiration Kurt Weill, sur fond de cordes tourbillonnantes de mélodies lancinantes arabes. C’est aussi la fondation d’un groupe rock…

Né sur le rocher, quelque part dans le vide. Poussière et premier rayon de soleil, le cœur saigne. «Desert» commence ainsi et sait répandre la magie non seulement avec les mots, mais aussi avec la musique. Rasha Nahas utilise le rock alternatif comme scène polyvalente et variée, la guitare, la basse et la batterie sont soutenues par le violoncelle et le violon. Les mélodies sont transmises, amplifiées et étirées – un premier album fait de racines et de traditions.

À seulement 24 ans, Rasha Nahas a présenté là un premier album impressionnant. La Palestinienne au passeport israélien, qui vit à Berlin travaille comme musicienne pour différents théâtres, se montre ici comme une artiste solo talentueuse. « Desert » contient des chansons rock, fiévreuses et des tendres ballades sur la vie difficile au Moyen-Orient.

Rasha Nahas a beaucoup à dire, les moments compliqués et la beauté naturelle font partie de sa vie. Et en ces temps troublés, on n’a pas beaucoup de disques à remettre aussi souvent et avec autant de plaisir, sur sa platine.

Il y a beaucoup à découvrir sur «Desert», Rasha Nahas se montre dans ses chansons comme une personne aux multiples facettes pleine de rêves et d’expériences. Peu importe que les histoires soient vraies ou inventées, tout est possible…

Gil Tau

 

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# 782 : OG Auks

L’Oreille Qui Gratte # 782

Invité : OG Auks

Album de la semaine : Alice Cooper : Detroit Stories

Enregistrement Lundi 26 Avril  2021 – 13h

Diffusion : Samedi 22 Mai 2021 (1r partie)  – Samedi 29 Mai 2021 (2e partie)

 

OG Auks : Bitter Tea

OG Auks : Realistic Taste of your mind

OG Auks : Bitter tea

Snarky Puppy : What about me

OG Auks : Other me

OG Auks : Riot Van : (Cover Artic Monkey)

OG Auks : Out Of Time

Pink Floyd : Comfortably Numb

Raphael  : Personne n’a rien vu

Mathieu Boogaerts  Annie

Arman Méliès : Météores (avec Hubert-Félix Thiéfaine)

Eddy De Pretto : Parfaitement

Alice Cooper : Our Love Will Change the World

Alice Cooper : Hail Mary

Alice Cooper : Hanging on by thread

 Cherry Pills :  Short it Out

Alice Cooper : East side story

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