# 735 Pascal Mono

L’Oreille Qui Gratte # 735

Invité :  Pascal Mono

Album de la semaine : Clara Luciani : Sainte Victoire

Le Mardi 22 Mai 2018

Clara Luciani : Comme toi

Clara Luciani : La grenade

Sheeps : Keyword

Pascal Mono :  Foundations

Pascal Mono : Big Time

Pascal Mono : Heart Blown

Clara Luciani : La dernière fois

Mare Imbrium : Nothing is enough

Pascal Mono : Sheeds of march

Pascal Mono : Hurt (Cover Johnny Cash)

1968 – de Gaulle – Beatles back ussr

Clara Luciani : Drôle d’époque

Les Videos

Pascal Mono

– Big Time https://youtu.be/oeZn9UQG3S8

Sheeds of march https://youtu.be/7wq5k-7N9J8

– Hurt (Cover Johnny Cash) https://youtu.be/5M3cxx5bdtE

Session acoustique de Pascal Mono https://youtu.be/nM_foHpXjIM

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Clara Luciani : Sainte Victoire http://loreillequigratte.com/clara-luciani-sainte-victoire

-Autoproduction : Mare Imbrium https://youtu.be/xVmx_6W5Jmg

– A Venir : Sheeps https://youtu.be/zfEBf0a_c5Y

– Les annonces de concert : https://youtu.be/-hRltUrPLlM

– L’histoire du Rock Mai 1968 Nous rêvions juste de liberté  http://loreillequigratte.com/nous-revions-juste-de-liberte-mon-mai-1968-par-gil-taurel

 

 

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Clara Luciani : Sainte Victoire

CLARA LUCIANI

Ici à l’OQG on connait la demoiselle depuis un moment  surtout grâce à son ex groupe La Femme, groupe habitué du Festival Pantiero à Cannes puisque présents en  2011, 2014 et 2016 et leurs 2 disques  Psycho Tropical Berlin (2013) et Mystère.

Mais revenons à Clara, elle explique : « Avec un copain, nous sommes allés voir, à Cannes, un concert de La Femme – Après leur concert nous avons parlé musique avec Marlon… Je lui ai chanté un bout de chanson, il m’a proposé de passer les voir quand ils enregistreraient à Paris. »

Clara plaque alors ses études et monte à la capitale avec sa guitare.  A 19 ans, tout s’enchaîne très vite…

Pour le 2eme album de La Femme,  de nouvelles interprètes apparaissent aux côtés de la chanteuse officielle Clémence Quélennec, comme une certaine Clara Luciani, justement.

Elle chantera  aussi avec Nouvelle Vague, et  avec Nekfeu,  Raphael, Benjamin Biolay, Alex Beaupain.

La femme forte, qui parvient à se reconstruire après la rupture

Enfin seule et après un 1er EP fort triste, elle livre aujourd’hui  un album où elle a pansé ses plaies grâce à la musique, une thérapie par l’écriture en quelque sorte. Dans son écriture, elle incorpore tout : son histoire, ses souffrances, ses doutes… qu’elle malaxe, pour transformer une histoire personnelle en quelque chose de totalement universel.

Marseillaise d’ascendances corse et sicilienne, elle raconte : « Enfant, je ne correspondais pas aux normes, beaucoup trop grande, trop garçonne. J’ai été très vexée quand, à cause de ma voix assez grave, la prof de ma chorale m’a fait passer dans le groupe des garçons. »

L’influence de PJ Harvey ou de Patti Smith a aussi été décisive, mais c’est une autre icône du spleen, Nico, qui trône au sommet de son panthéon.

Sainte Victoire, le nom de l’album évoque déjà la rédemption. Avec un petit côté mystique et belliqueux, il se concentre sur le positif. La Sainte-Victoire c’est aussi une montagne près d’Aix-en-Provence, le pays où elle a grandi. Immortalisée par Cézanne, cette montagne rappelle la beauté des choses de la nature,

Le premier album de Clara Luciani est à son image, fort, puissant, intense et témoigne de ses déconvenues et de ses victoires. Régalez vous !

Gil Tau

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Nous rêvions juste de liberté (Mon Mai 1968 Par Gil Taurel)

Ceux qui avaient moins de 15 ans en mai 1968 et qui nous expliquent savamment,  aujourd’hui, cette période, devraient plutôt éviter. ..Ils ne peuvent saisir le sel de cette ambiance unique dont  ils n’ont pas vécu le contexte.

Il faut remonter fin 1967. Aux USA on est en pleine période Hippie, c’est toujours la guerre au Viet Nam, et c’est la « Guerre froide » entre l’Est et l’Ouest, mais l’information libre, n’est pas de mise il faut vraiment fouiller où l’on peut. En France il n’y a que deux chaines de télévision (d’état) en noir et blanc, et la presse écrite mais avec, mais la censure veille et étend sa chape de plomb.

En 1967, un choc : on apprend la mort du Che…déjà une icône…Assassiné ? Par qui ? On ne le saura jamais vraiment.

Et en 1967, un énorme pas : dépénalisation de la pilule contraceptive mais pour l’avortement on verra plus tard !

Mais pour le jeune avide de culture et de musique c’est plutôt la disette ; quasiment rien pour lui, l’info se résume à quelques magazines : c’est la fin de Disco Revue, la fin de Salut les Copains , heureusement arrive Rock & Folk seule revue musicale intéressante. Rien à la radio sauf le Pop Club de José Arthur à une heure tardive et un brin élitiste, et bien sûr, rien non plus à la télé !

 Si on va chez le disquaire on ne trouve que de la variété française, du Yéyé et un peu de Jazz. Pourtant grâce au bouche à oreille on arrive à être informé de la sortie de certains disques Anglos- saxons.  Pour cette année 1967 on a pu écouter bien sûr les Beatles – Sgt Pepper, les Stones – Let spend the night together,  on entend Simon & Garfunkel (Mrs Robinson), Otis Redding, James Brown, the Yardbirds, et John Mayall…mais pour se procurer ces disques il faut aller sur Paris dans des officines spécialisées dans l’import comme le Lido Musique ou le Discobole.

Je  rappele que les disques estampillés 1967, on ne les connaitra vraiment qu’en 1968 ou même en 1969 car à l’époque il faut du temps. Pas d’ordinateurs ni d’internet, on ne trouve pas de disques facilement, on se les passe sous le manteau, et les disques on les enregistre sur un support révolutionnaire apparu il y a peu, le mini k7 ; l’enregistrement n’est pas très bon mais quelle facilité, donc qu’importe !

Au cinéma on aura la chance de voir The Graduate, Le bal des vampires, On ne vit que 2 fois, par exemple.

Puis 1968 en plein « printemps de Prague » où un vent de liberté souffle sur la Tchécoslovaquie, mais sera sévèrement réprimé. On vient aussi d’apprendre l’assassinat de Matin Luther King, un vrai choc !

Dans ce contexte, en France des étudiants libertaires se révoltent et demandent des comptes aux adultes, les travailleurs, eux, ne se sentent pas encore concernés. Il faut noter que dans les manifestations et émeutes du quartier latin il y a « en face » la police et l’armée mais aussi des militants d’extrême droite du mouvement Occident avec certains jeunes qui viennent casser du gauchiste et qui feront pourtant carrière en politique et en devenant ministres.

Du côté de la culture on aura vu des films comme Bonnie & Clyde, Le Bon la brute et le truand, In the heat of the night…Pour la musique on peu se procurer James Brown (Say it loud) Aretha Franklin (Chains of fools)  Creedence C R (Susie Q)  Jimmy Hendrix  ou The Who – On commencera à entendre parler de Pink Floyd, du Velvet, des Doors dont les disques ont une diffusion plus que confidentielle et la dont la notoriété arrivera bien plus tard. Bien sûr cette liste est  la mienne et peu exhaustive.

Et mai 1968, avec les « évènements » manifestations, l’occupation des universités, des usines, les grèves, la paralysie du pays, et l’immense espoir… Il en restera de nombreuses avancées sociales (+ 35 %  pour le  SMIG et + 10 % pour les salaires, 4eme semaine de congés payés) Culturellement : remise en cause de la « société de consommation » Le féminisme apparait et l’on peut parler d’« amour libre ».

Mes slogans préférés : Il est interdit d’interdire – soyons réalistes, demandons l’impossible – le pouvoir c’est nous.

Nous étions jeunes et nos valeurs ont été : Insouciance, spontanéité, invincibilité. C’est « mon » mai 68

Gil Tau
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# 734 Blk mrrr clb (black mirror club)

L’Oreille Qui Gratte # 734

Invité :  Blk mrrr clb (black mirror club).

Album de la semaine : Courtney Barnett :  Tell Me How You Really Feel

Le Mardi 15 Mai 2018

Courtney Barnett :  Need a Little Time

Courtney Barnett :  City Looks Pretty

Lo Pailhes :  Nos Afriques

Blk mrrr clb: Scalpels

Blk mrrr clb: Scum Punk From Outter Space

Courtney Barnett :  Charity

Modern electrics : Between dawn and dusk

Chelsea Wolfe : The Culling

Blk mrrr clb: Rose

Blk mrrr clb : Scalpels

Blk mrrr clb : A Night Like This

68 : Cohn-canned heat

Courtney Barnett :  Help Your Self

Les Vidéos

Blk mrrr clb

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : Courtney Barnett  : Tell Me How You Really Feel http://loreillequigratte.com/courtney-barnett-tell-me-how-you-really-feel

–           Autoproduction : Lo Pailhes https://youtu.be/ZMeMkdFMfvg

_           A Venir : Modern Electrics https://youtu.be/vSRerZdh3YE

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/BHLIBMltwLs

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Courtney Barnett : Tell Me How You Really Feel

Avant…au début des années 2010 elle avait sorti plusieurs EP plutôt folk, mais on l’avait vraiment découverte en 2015 avec son 1er album « Sometimes I Sit and Think… ».

 L’Australienne Courtney Barnett avait redynamisé le rock à sa façon plutôt un peu nonchalante. Aujourd’hui, A 30 ans, après une collaboration avec Kurt Vile l’an dernier.  Collaboration désormais dépassé, elle sort son 2eme album, « Tell Me How You Really Feel », et continue d’assumer ses choix : son look d’ado garçonne et débraillée, et son amour assumé pour la musicienne Jen Cloher. (d’ailleurs Courtney joue de la guitare dans le groupe de cette dernière).

Courtney Barnett assume aussi son héritage nineties si bien que Kim deal ex Pixies et sa sœur jumelle Kelley Deal, des Breeders, l’accompagnent sur deux titres de ce nouvel opus.

PJ Harvey a été l’une des premières artistes féminines qu’elle a adorées et découverte grâce à son prof de guitare qui lui a fait aimer sa musique. 

Elle adore cette artiste pour sa puissance et ses guitares brutes. Mais pour elle, Frida Kahlo est un autre exemple ; une passionnée et une combattante féministe.

Courtney est donc féministe et elle cite Margaret Atwood :

« Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux; les femmes ont peur que les hommes les tuent. »

Et commente : « J’avais repéré cette citation dans un article, sans savoir de qui c’était, et c’est en regardant The Handmaid’s Tale que j’ai fait le lien. Cette série, que j’adore et qui me terrifie en même temps »

L’australienne emporte son slacker -rock  dans des sphères à la Pavement mais des reflets plus pop animent aussi une partie de cet album, vous pourrez vous en rendre compte en achetant l’objet.

Gil Tau

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Top Mai 2018

 Sans transition aucune,  comme chaque mois voici le classement des morceaux que vous avez le plus aimés sur notre web radio www.loreillequigratte.com outre le coté ludique ce best of permet de mieux vous connaitre et donc d’affiner notre programmation

Ce mois ci c’est Feu Chatterton qui arrive en tête avec le morceau  Anna  extrait de leur deuxième album l’Oiseleur. Ce groupe lyrique est inclassable lorgnant autant vers  Apollinaire, Baudelaire, Kerouac que Bashung ou Ferré.

Mais cela n’est pas qu’intellectuel, le corps vibre aussi avec des guitares dignes de Télévision  qui se déchainent

Et puis Anna quel beau choix de prénom. On pense inévitablement  à Tolstoï, Godard, Gainsbourg ou à Emmanuel Alarco

Ils sont passés il y a quelques jours à Anthéa Antibes. Notre ami M. SweeeN y était, il nous a fait comme d’hab d’incroyables photos. Pour ceux qui les ont manquées, séance de rattrapage cet été aux Nuits Du Sud Vençoises

Dans la rubrique autoproduit c’est Sheeps qui arrive en tète, ce nouveau projet de Patrick Dargirolle (My Diet Pill; Kazan) a tous les ingrédients pour nous faire fondre de sublimes morceaux tour a tour sensibles, fous et bancals

Il y a tant d’autres artistes plus originaux les uns que les autres à découvrir via la radio www.loreillequigratte.com  pourquoi ne pas en faire la bande son de vos ponts du joli mois de mai

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2 000 000

C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veux dire beaucoup

Notre page Youtube  https://www.youtube.com/user/loreillequigratte vient de dépasser les 2 millions de vues.

Je trouve cela irréel, Bien sur comparé aux vues de Gangnam Style c’est ridicule, évidement un nouveau titre Justin Bieber fait ce chiffre en une journée

Oui mais nous on met en lumière la scène locale, le rock indépendant, les artistes autoproduits  aucune véritable tête d’affiche en vue

Cette page créée  par Monsieur Pirate le 19 juillet 2009 reprend les vidéos des fameuses sessions acoustiques de l’oreille qui gratte, les chroniques de Gil,  nos trop nombreuses nécros, nos annonces ou chroniques de concert. Pour moi ce nombre de vue  est tout bonnement incroyable. Il me laisse penser que nous ne sommes finalement pas seuls à creuser dans le dessert

Bien sur il y a quelques autres petites vidéos de concert ou d’extraits de films que j’ai bien aimés mais c’est la marge

Cette grande joie arrive quelques jours après que vous avez été sollicités au travers de notre financement participatif pour le développement notre web radio. http://loreillequigratte.com/

Pour que nous puissions garder notre indépendance, continuez à nous aider via note tipeee https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte

 Il aura peut être fallu attendre 22ans mais voila ce qui est certain, notre émission/web radio a enfin pris son décollage et tel un jeune adulte vole de ses propres ailes tout en profitant d’une insouciance encore présente.

Ce  rêve modeste et fou de donner un espace de liberté à la musique pas comme les autres, née de nos échanges, de nos partages dans nos chambres  d’ado a donc bien rencontré son public. Ce rêve avait donc lieu d’être. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dingue

Merci merci je vous adresse 2 000 0000 de mercis

Pour ceux d’entre vous qui aiment les chiffres notre page compte 3382 vidéos en ligne

La session la plus vue est celle d’Imbert Imbert https://youtu.be/4En310HgE8E

L’interview la plus consultée Fauve https://youtu.be/LlwwYwA1YO4

Étonnamment la chronique la plus lu Matmatah https://youtu.be/CkSMdSt-4VY

La vidéo de concert la plus vue est El Gusto https://youtu.be/S6qFeyoJeuM

Chaque video est vue en moyenne 600 fois

Simon Pégurier
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# 733 Com2mime

L’Oreille Qui Gratte # 733

Invité :  Con2mime

Album de la semaine : King Tuff  : The Other

Le Mardi 24 Avril 2018

King Tuff  : Circuits In The Sand

King Tuff  : Ultraviolet

Human : Last exit before the crash

Con2mime : Jeunes femmes endormies

Con2mime : L’apéro

Con2mime : La proie

King Tuff  : Psycho Star

Dominique A :  Cycle

 As de trefle : A Loreille de ta femme

Con2mime : Maitre corbeau (Cover La Rue Ketanou)

Con2mime : A la tienne

Wall of Voodoo : Ring of Fire

King Tuff  : Raindrop Blue

Les Vidéos

Com2mime

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : King Tuff  : The Other  http://loreillequigratte.com/king-tuff-the-other

–           Autoproduction : Human http://loreillequigratte.com/human

_           A Venir : Dominique A https://youtu.be/DfaNvDI3k2E

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/s6fsSAXas-c

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Wall of Woodoo

Wall of woodoo c’est la bande à Stan Ridgway: Chant, claviers et leader de ce groupe de rock californien formé en 1977.Sans doute fallait-il être à Los Angeles, dans les petits clubs de leurs débuts, pour capter l’essence particulière de Wall Of Voodoo. Les disques nous parvenaient alors à peine en France. Wall of Woodoo, c’est entre 1980 et 87 quatre albums seulement. Sur leur premier EP en 1980 une reprise de Ring of fire de Johnny Cash indiquait  leur goût pour la country ; la voix caractéristique de Stan Ridgway collant parfaitement à cette reprise.

Le premier vrai album, Dark Continent, avec sa  pochette minérale sous-marine évoquait pour la pochette un remake de Tales from the Topographic Oceans (de Yes), mais dans un genre garage-rock.  L’amateur du genre pourra voir dans ce band résolument new-wave, une résurgence de l’ère psychedelic. Malgré l’orgue Farfisa, on pouvait associer facilement Wall Of Woodoo aux Cramps ou aux Talking Heads.  Avec un goût prononcé pour les petites histoires américaines bien glauques.

1980 : Wall of Voodoo (EP)  –  1981 : Dark Continent  – 1982 : Call of the West

1985 : Seven days in Sammytown   – 1987 : Happy Planet

Et puis Wall Of Voodoo décrocha une sorte de hit : Mexican radio. Pas le meilleur morceau de Call of the West, leur 3eme album,  mais celui qui reste à ce jour la signature du groupe. Ça dira quelque chose à tous ceux qui tendaient les oreilles dans les 80’s. Ce deuxième album indique clairement  la véritable nature du groupe de Stan Ridgway : post-punk, certes, mais aussi  toqués d’Ennio Morricone, de la série Twilight Zone, de Kraftwerk et même de Van der Graaf Generator ! D’ailleurs Stan Ridgway participa à de nombreuses musiques de film.

Encore un groupe à (re)découvrir, s’il en est…

Gil Tau
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Human

Human c’est Franck LIGABUE, auteur, compositeur, interprète. Né en 1974 il commence la musique à l’âge de 8 ans – La famille de Franck compte plusieurs artistes et son père qui était Directeur d’une école de musique et musicien lui-même lui a grandement facilité ses choix.

Franck laisse les études classiques de musique et en autodidacte se met à la batterie, la guitare, et la basse. À 17 ans, déterminé, il exprime à son père sa décision d’être musicien, son père accepte ce choix et lui demande de quel instrument il veut jouer, Franck répond la batterie et le lendemain son père revient et lui offre sa première batterie….pas mal !

De 1992 à 2002, il s’aguerrit et joue dans de nombreux bals et groupes de reprises puis des compos dans des groupes de  métal

Franck a pu se construire une identité à travers son parcours de musicien désormais confirmé

A Toulouse il est batteur et guitariste dans Soror Dolorosa  (compositions Cold Wave, Death Rock).   Et c’est avec ce groupe qu’il a pu véritablement créer avec la sortie de 4 EP entre 2009 et 2017 et d’un DVD live « Rive Gauche » en 2017. Soror Dolorosa participa, d’ailleurs, à de nombreux festivals européens.

Aujourd’hui expatrié à Rouen et riche de toutes ses expériences, Franck utilise un moyen d’expression, seul en studio et avec une formation (ce qui lui correspond bien), en live.

À travers des compositions Cold-wave -rock, la musique de Human parle des travers de la nature humaine sous tous ses aspects, comme la prise de conscience (Last exit before the crash), le fantasme du grand amour (Quai des Etroits), l’introspection (Cage the monster), la perte d’un proche (Window pain) ou le désir de vivre (Breakin’up the shackles).

Le premier album éponyme de Human nous emporte dans l’univers d’un homme livrant en toute impudeur son voyage intérieur.

(A écouter sur notre web radio, bien sûr… www.loreillequigratte.com)

Je vous invite donc à découvrir et partager cet univers singulier.

https://humanfr.bandcamp.com/releases

 

Human
humanbandfr@gmail.com
www.facebook.com/pg/humanbandf

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King Tuff : The other

La scène rock alternative est dominée par Thee Oh Sees, King Gizzard & the Lizard Wizard ou Ty Segall, mais passé ceux-là on trouve des très, très bons musiciens, comme ce King Tuff (qui fait partie du groupe de… Ty Segall) avec ses compos garage efficaces et  pop (genre MGMTmais en plus crasseux). Toujours signé sur le label Sub Pop, l’Américain a sorti ce 13 avril, son nouvel album.

Kyle Thomas, de son vrai nom, est un acteur importantde cette scène garage californienne. Ainsi, après trois albums et de nombreuses tournées, suivies de plusieurs années passées en tant que guitariste du « Jim Morrison blond », Ty, il a réactivé King Tuff cette année.

The Other, c’est ce monde caché et mystérieux de « l’autre » qui apporte ses idées, sa fraicheur et son authenticité.  Le californien a porté presque seul, ce nouvel opus principalement composé avec sa fidèle guitare acoustique.

Produit dans son studio bâti pour l’occasion, on constate une vraie spontanéité due aux défauts et  incidents de parcours du processus d’enregistrement artisanal ; mais aussi au plaisir retrouvé de Kyle, puisqu’il s’est lui même chargé de tous les instruments, sauf batterie confiée à …Ty Segall hymself et le saxophone à Mikal Cronin.

On se  reconnecte à la magie créative de l’enfance (Birds of Paradise) et signe une poignée de tubes rayonnants, portés par une mélodie évidente (Thru The Cracks) ou sublimés par un groove dansant rendu irrésistible (Raindrop Blue et  Psycho Star). Mais le reste du disque n’est pas à sous estimer : à l’aide de quelques gimmicks tombés du ciel, Kyle Thomas tient en haleine, par le pouvoir d’un harmonica (Infinite Mile), d’un riff bluesy (Ultraviolet) ou d’un synthé typiquement californien.

Et il a bien fait : The Other aligne une dizaine de titres tubesques que je qualifierai aussi « d’estivaux » où son talent s’exprime pleinement. Alors cet été on votera Kyle Thomas pour faire une King Teuf

Gil Tau

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Wreckless Eric : Construction Time And Demolition

artiste britannique punk de la fin des années 1970 et déjà 64 piges au compteur ! Il est tombé dans la musique en 1977 quand il n’était qu’un étudiant post adolescent avec le monde entier qui s’ouvrait à lui.

 Wreckless « l’imprudent », il le fut… et s’est retrouvé coincé derrière ce pseudo improbable et n’a pu éviter une certaine célébrité sous ce nom et devenant un leader de la scène underground Britannique. Il fut aimé, beaucoup, mais aussi assez sous-estimé.

Wreckless, de son vrai nom Eric Goulden, a fait partie du légendaire label Stiff Records (Ian Dury, Elvis Costello , Motörhead, Devo, Dr. Feelgood, Madness, et j’en passe).

Au début des années 1990, il enregistra plusieurs albums en France chez New Rose, et sur Sympathy for the Record Industry, label des White Stripes et de Alan Vega,

Les titres du monsieur ont été repris par The Monkees, Cliff Richard, Marianne Faithfull, entre autres.

Il en est à son 7eme album perso, mais a fait partie de 6 groupes avec des disques à chaque fois.

https://www.youtube.com/watch?v=ufJ8tskbaQg

 Sur ce disque Wreckless Eric voit les mêmes choses que nous, mais installe son point de vue désabusé.

 « J’ai atteint l’âge où je vois des bâtiments démolis que je me souviens avoir vu construire. Au début des années soixante-dix, lorsque je vivais à Hull, (ndlr : non loin de Manchester,  Liverpool,  Leeds et leurs friches industrielles) j’ai vu des rues entières démolies, transformées en vastes étendues de poussière et de briques émiettées. Les résidents ont été transférés dans des endroits lointains que je connaissais seulement par des destinations affichés au front des bus ».

Son nouvel album est un peu l’aboutissement de plus de quarante années de tournées et d’enregistrements – une vie de composition, de créativité et de réussites. Fort, dissonant, mélodique, parfois lyrique, Construction Time & Demolition est une musique qui convient parfaitement à ces temps qu’il juge désespérés.

Il conclue : « Je voulais que ma musique sonne comme si elle se démolissait au fur et à mesure, et parfois je voulais vraiment l’entendre se détruire, d’où ces fuzz in and out, jusqu’à ce que tout ce qui reste soit le son plat d’un cœur qui aurait cessé de battre ».

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Pascal Mono

On l’aime bien ici, Pascal. Nous l’avions invité à l’OQG. Il nous avait conquis par ses qualités humaines et nous l’avions trouvé professionnel et attachant.

Là, il vient de sortir un 4eme album, en anglais cette fois. Album très blues rock titré Dustynation

Le Niçois, fort de ses 20 ans de vie musicale, compose, écrit,  joue de la guitare et là il s’adapte à la « crise du disque » en faisant appel au crowdfunding, car il voulait être libre afin d’éviter qu’un type sorti d’une école de commerce ne lui impose quoique ce soit.

Parcours plutôt chaotique ; depuis les petits bars jusqu’aux scènes newyorkaises en passant par la télévision, Pascal a fait du chemin et a composé en  décrivant la vie, l’amour, la mort…

Le triptyque en Français achevé, il était temps de passer à autre chose« DUSTYNATIONS » est en anglais mais pourquoi ?

Il répond : « Dès l’adolescence, j’ai commencé à imiter mes aînés… Dylan, Lou Reed, puis les grands groupes, Police, Led Zeppelin, Aerosmith … Et à force, j’ai chopé les accents, les attitudes… et c’est resté »

Et cet album c’est 10 titres aux sonorités Blues-Rock, auteur-compositeur-interprète (excepté « Epitaph » une cover de  King Crimson) et si on l’interroge sur ses instruments hormis ses guitares electro acoustique Gibson, ce qu’il préfère c’est sa Fender Télécaster… « Leo Fender a trouvé un son extraordinaire, un côté un peu métallique, country, roots, rock… »

Il dit qu’il doit tout au public ; à son public niçois en particulier. Nice, sa ville. Là où il a fait ses armes. «J’ai grandi au port et pour un saltimbanque c’est important d’avoir un port d’attache»

On a pu l’applaudir dans les lieus branchés niçois par exemple il y a quelques années au Ventura avec les Dum Dum boys, sur toute « la côte » et il y a 2 semaines au Borghese

Bravo Pascal et à bientôt à l’OQG (le 22 mai)

Gil Tau

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# 732 Morphine 666

L’Oreille Qui Gratte # 732

Invité :  Morphine 666

Album de la semaine : Wreckless Eric : Construction Time And Demolition

Le Mardi 10 Avril 2018

Wreckless Eric : Wow & Flutter

Wreckless Eric : Unnatural Act

Pascal Mono : Dust in the hase

Morphine 666 :  The hate klub

Morphine 666 : The hate klub (acoustique)

Wreckless Eric : They Don’t Mean No Harm

Sheeps : Eurocracy

 Morphine 666 :  Kruci

Morphine 666 : Je ne regrette rien (Cover Piaf) – (acoustique)

Morphine 666 : So alone (Johnny Thunders cover) – (acoustique)

Jacques  Higelin : Lettre à La P’tite Amie de l’Ennemi Public N° 1

Wreckless Eric : Forget Who You Are

Les Vidéos

Morphine 666

Les Rubriques :

–           Album de la semaine :   Wreckless Eric :  Construction Time And Demolition https://youtu.be/wySSu2JDu7M

–           Autoproduction : Pascal Mono https://youtu.be/mwUxYS6bNVQ

_           A Venir : https://youtu.be/JwDFs0hCBfU

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/WngDMEyDRFA

–           L’Histoire du rock : Hommage à Jacques Higelin https://youtu.be/2D1aKlR1AFI

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# 731 Lo Velvet

L’Oreille Qui Gratte # 731

Invité :  Lo Velvet

Album de la semaine : Amen Dunes : Freedom

Le Mardi 03 Avril 2018

Amen Dunes : Dracula

Amen Dunes : Time

Nick Prizu : Thats All

Anabel : 4 Paredes

Lo Velvet : Dream

Amen Dunes : Miki Dora

Kill the Moose : God is a messed  up

Lo Velvet : l’égyptien

Lo Velvet : Hé Joe

Lo Velvet : Berlin (Cover Lou Reed)

Lo Velvet : Way to heaven

Lo Velvet : Femme Fatale (Extrait) (Cover The Velvet underground)

Les Vidéos

Lo Velvet

Les Rubriques :

–           Album de la semaine :  Amen Dunes : Freedom http://loreillequigratte.com/amen-dunes-freedom

–           Autoproduction : Nick Prizu http://loreillequigratte.com/nick-prizu

_           A Venir : Kill The Moose https://youtu.be/1Hv5EqW1Xss

–           Les annonces de concert https://youtu.be/26wC6YG5vj8

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Nick Prizu

Vous connaissiez le folk-blues de Nick Drake et aussi un certain Nick Cave, dandy-rock légendaire…mais Nick Prizu, ça  vous dit quelque chose ?

Présentations : c’est le chanteur d’un groupe du même nom, Nick Prizu, qui furent les chouchoux de la French Riviera pendant leur courte carrière,  sont présentés comme les fils illégitimes des Panther Burns et des Delmonas, mais qui auraient été produits par un Alex Chilton drogué, entre les sauvages années 50 et les déjantées 60’s.

Leurs concerts mémorables oscillaient entre chaos et génie, absurdité et passion. Ils ont eu le temps, avant la mort prématurée de leur chanteur d’enregistrer cet unique témoignage de leur folie et de tourner un film Super 8 (le mythique « Tequila »). Nick Prizu, n’a gravé aucune galette, juste une bande 8-pistes et aujourd’hui le monde entier peut enfin, entendre cet enregistrement incroyable, grâce à Didier Balducci et Mono Tone Records : Un vinyle de Nick Prizu dans toute leur flamboyance et leur férocité rock’n’roll ! (d’ailleurs, essayez ce nom à l’envers pour juger, en plus, de leur humour)

Un fan rapporte : « J’ai vu mon premier concert de Nick Prizu en juin 89, lors d’un concert à la fac de science de Nice. Nick Prizu était un groupe « variable » – les musiciens changeaient souvent car tout le monde voulait jouer avec Nick! Ainsi on a pu trouver des gens comme Bratch et Baldu des Dum Dum Boys par exemple ».
Le répertoire de Nick était essentiellement composé de reprises : « King Of Surf Guitar », « Poison Ivy », « Rock&Roll Tango », « Blue Velvet » etc.

Nick Prizu, a tiré sa révérence en 1993.

Gil Tau

https://www.youtube.com/watch?v=KrFv3xAWLjg

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Amen Dunes : Freedom

Le talentueux Damon McMahon et son projet Amen Dunes présente un nouvel opus, sobrement intitulé Freedom et qui est arrivé le 30 mars sur le label Sacred Bones.

A peine sorti un premier clip du titre « Miki Dora » débarquent les 11 titres de cet album post rock qui nous rappelle à quel point l’artiste est un personnage particulier dans le paysage musical. Les arrangements vraiment subtils accompagnent la voix si singulière de McMahon pour cet album, bien sûr, dark et tourmenté.

Depuis Love, son quatrième album paru il y a 4ans déjà, et bien qu’ayant « loupé » les trois premiers, je tiens Amen Dunes en haute estime. Seul à bord de ce faux-groupe à géométrie variable dont il est la plume, la voix, l’âme et le principal interprète, Damon McMahon croise rigueur rythmique et mélodie ; folk atmosphérique et krautrock (il a d’ailleurs choisi son pseudo en référence à Amon Düül).

Amen Dunes consacre donc un titre à Miki Dora célèbre et détestable surfeur californien des sixties (et mort en France vers Biarritz) ; McMahon, voit chez le surfeur « une contradiction vivante ; symbole à la fois de la vie libre, et des faux héros que la culture américaine a toujours célébrés ».

Ce 5ème album est pour moi déjà un grand moment folk indie de 2018. Sur le plan musical, Freedom s’inscrit dans la lignée des précédents albums et profite une nouvelle fois de la batterie de Parker Kindred (Antony & The Johnsons, Jeff Buckley) qui fait des merveilles, de Jordi Wheeler et Delicate Steve pour les parties de guitares.

Ce cinquième album Freedom, le bien-nommé, tant le New-Yorkais croise ses influences et transgresse les genres. Chez cet artiste, c’est la somme du tout cela et son appropriation qui permet à l’œuvre de se révéler si forte.

Surtout, Damon dévoile ses doutes, ses fêlures intimes, faisant de son adolescence sa source d’inspiration. Il est ici question de dépendance aux drogues, de la quête de personnalité, d’enfermement, de disparition, et de sentiments contrariés, qu’il est déjà bien tard pour exprimer… Il interprète d’ailleurs chaque chanson avec une ferveur incroyable, les tremolos en fin de phrases et les envolées faisant oublier le timbre nasillard et son étendue vocale pourtant limitée. Ses chansons viennent de loin, des profondeurs de l’âme. D’ailleurs, Chris Coady (de Beach House) a du s’atteler au dur labeur de l’enregistrement et de la production pendant trois ans entre Los Angeles et New-York.

Au fil des écoutes, Freedom se dévoile pleinement et il faut bien admettre que Damon McMahon réalise là, un album qui pourrait être l’une de ces œuvres que je chéris plus que de raison. Mais c’est ainsi…

https://www.youtube.com/watch?v=RONXqXaF8oI

Gil Tau

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Les Tops de L’Oreille Qui Gratte

Ca y est ! Depuis un mois, grâce à votre participation à notre financement participatif nous avons pu donner un nouvel élan à l’Oreille Gui Gratte votre radio indé

www.loreillequigratte.com

Cette nouvelle mouture de votre radio indé n’est pas notre finalité.

Votre soutien, vos témoignages, les mots d’affection que vous nous avez témoignés ces derniers mois nous rendent encore plus déterminés. Nous voulons que cette Web Radio ne soit pas seulement le reflet des 22ans que nous avons passés ensemble mais qu’elle soit votre bande son pour au moins les 22 années à venir.

Nous voulons offrir une tribune de plus en plus grande au rock indépendant, à la scène azuréenne.

Pour cela nous essayons d’être partout, au travers de notre  Web Radio bien sur, mais aussi sur notre blog, sur les réseaux sociaux, sur Agora Cote d’Azur,  Gil et Benoit (et un peu moins moi) arpentons les salles locales pour défricher sans cesse, pour découvrir les nouveaux talents.

Nous avons besoin de vous, n’hésitez pas à nous interpeller, à nous envoyer des mails, des commentaires FaceBook des tweets.

Désolé de le répéter mais nous avons aussi besoin de vous financièrement, nous sommes indépendants donc fragiles, continuez à nous aider via notre tipeee

https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte

Nous voulons aussi cerner au mieux vos gouts c’est pour cela, que, comme promis début mars, nous avons mis en route nos top
Votez via notre blog pour que nous connaissions vos coups de cœur, vos artistes fétiches.

Notre premier « Best Of » donne 1r dans « la rubrique autoproduit » Voxorama, ce groupe nicois est à la fois intrigant et captivant. Leur pop électronique aux sonorités 80 nous fait parfois danser, parfois rêver, parfois frémir, un peu comme New Order qui nous fait danser depuis 35ans en nous demandant « How does it feel to treat me like you do »

Dans la catégorie  internationale ce sont les inusables The Feelies et leur son velvetien qui nous parle tant, qui l’emporte

Chaque mois nous mettrons à jour nos classements, nous attendons donc vos votes
Merci

Simon Pégurier
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# 730 Syka James

L’Oreille Qui Gratte # 730

Invité :  Syka James

Album de la semaine : Eddy de Pretto : Cure

Le Mardi 27 Mars 2018

Eddy de Pretto : Jimmy

Eddy de Pretto : Quartier des Lunes

Mare imbrium : Nothing is enough

Syka James : On est bien 

Syka James : Jeu de rôle

Syka James : Le bonheur des autres

Eddy de Pretto : Kid

Scorpions : No One Like You

 Alabama Shakes : Dont Wanna Fight

Syka James : Dose

Syka James :  Etre Libre

Syka James : l’Amour de soi

Faces : Borstal Boys

Eddy de Pretto : Beaulieue

Les Videos

Syka James

Les Rubriques :

–           Album de la semaine :  Eddy De Pretto : Cure http://loreillequigratte.com/eddy-de-pretto-cure

–           Autoproduction : Mare Imbrium  https://youtu.be/lRDTxl0Q2Vk

–           Les annonces de concert https://youtu.be/4jGJtfjJAcE

–           L’Histoire du rock Faces http://loreillequigratte.com/faces

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Eddy de Pretto : Cure

Phénoménal,  fabuleux , génial ; Renaud, Aznavour, etc…ça, c’est ce que j’ai  entendu ! Et bien, moi, une image n’est venue immédiatement : Un Jeune Nougaro qui chanterait du  Stromae –  Bon, trêve de comparaisons parlons de cet étonnant garçon de 24 ans.

Il est né, à Créteil ; une mère «étouffante» mais qui favorise son éveil à la musique et au théâtre, et le père, chauffeur de poids lourds branché foot et désireux de voir Eddy entrer rapidement dans la vie active…

Sympa, blond, un peu palot, petit anneau dans l’oreille, Eddy de Pretto n’a pas attendu les médias pour faire très forte impression. Il a été boosté par ses concerts où il s’appuie sur une bande-son enregistrée et un batteur en live – et récemment boosté aussi par une nomination aux victoires de la musique.

Fin 2017 c’est  Kid, premier EP qui continue d’enflammer les esprits. Entre chanson française «traditionnelle» et le hip-hop (pour ses rythmiques, le flow, la production). Sa chanson KID, raconte seulement son histoire. Son père lui disait souvent : « va jouer au ballon », alors que lui, avait envie de jouer à la poupée.

Il explique : « C’est juste mon expérience personnelle, c’est pas une attaque ou une dénonciation, ça se rapproche aussi de mes racines familiales, où l’on montre sa masculinité, et on frappe fort pour dire qu’on est viril et qu’on a des grosses couilles ! »

On lui a souvent dit, depuis son enfance, qu’il avait ce côté Billy Elliot. Cette image d’enfant qui aurait grandi trop vite, insolent, innocemment conquérant et m’en foutiste ».

Dans le Clip de Kid, son père veut qu’il fasse de la boxe et lui, finit danseur et embrasse son ami. Il y a cet aspect là, mais il ne veut pas être catalogué comme «le gay qui fait de la chanson».

Depuis 2015, des petits rades parisiens où il démarre ; aux tremplins de festivals (Printemps de Bourges, Bars en Trans), on comprend alors qu’il se passe un truc autour de lui.

Sur Cure (2018), Eddy bouscule les codes et les genres. Entre les cuivres grandioses de Beaulieue, et l’atmosphère synthétique et très 90’s de La Jungle de la Chope à l’orchestration de KID ; c’est très varié, audacieux, et co-signé par les producteurs de Booba et PNL. Quant à ses textes, l’éloquence est de mise et s’attaque autant aux rencontres sur Tinder , au lâcher prise (Fête de trop), qu’à la virilité dominante et au mythe du macho. Il balance « que tu sois gay on pas, on s’en bat les couilles. Je n’ai pas de coming-out à faire ».

Le live ? « Sur scène on est deux : moi , l’iPhone et un batteur. Je lance les chansons avec mon smartphone car je veux que ça soit très percutant, compact et simpliste scéniquement, pour ne pas perdre l’essentiel. Juste un téléphone en main et des mots. J’aime bien cette vision d’humanité connectée, toujours un fil à la main ».

De Pretto c’est cette profondeur, le réalisme écorché, et le malaise omniprésent dans les paroles de ses chansons. Qu’il nous parle de la banlieue où il a grandi, de l’homosexualité ou de l’homophobie.

Sur son album Cure il a tenu t à ce que la voix soit très présente. C’est son choix de faire entendre le propos.  Il voulait aussi casser le côté mélo et faire, rythmer et groover le français. Avec  l’envie de faire bouger ses mots…

Eddy de  Pretto,  c’est la chanson française à textes qui s’invite dans le rap, sans vulgarité, et sans en faire des tonnes. Et au moins lui, on entend et comprend ses textes.

Gil Tau

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