Concert Soutien pour la Web Radio de L’Oreille qui Gratte.

Le moteur principal , le message et l’envie première avant toute chose c’est l’amour , c’est tant léger à porter, plus il y en a, plus c’est léger …
Mais dans la pratique et en 24 ans d’existence l’oreille qui gratte en a cumulé un certain wagon …et l’archivage de tout ça, le meilleur des traitements pour sa web radio, lui, a un cout …il nous était impensable de jeter toutes attentions portées dans les corbeilles, nous voulons tout garder de ce que nous avons pu partager avec vous , ne rien perdre …
Nous fumes léger de beaucoup de choses hier, de vous avoir auprès de nous en présence ou en pensée, nous avions envie de tous vous sauter au cou, en cela merci, infiniment …
Aussi à Pascal, son équipe et la Zonmé qui ont rendu possible cette soirée , sans petit lieu miraculeux, pas de petits miracles .
Puis aux musiciens, tous, équipage d’un soir qui n’ont rivalisés que de générosité…

Avec , en entame, First Came the Shadows, un mur de son palpable , déplaçant l’air comme des vagues s’échouant sur vous , en pleine face …Dans les codes du post rock le groupe propose à chaque fois un voyage et un paysage , les secondes passantes s’étirent et doucement nous nous perdons dans nos repères avec parfois sur la fin du chemin des alentours en orages , en cavalcades , en délivrances … Pour qui sait s’abandonner, ce groupe est un sublime bonheur ….

Le doux, appliqué , concentré génial Andréa pour Nowhereboy s’est adjoint en ce soir d’un équipage inédit, avec Fausto et Jordan , tout aussi doux que lui …
Passé un petit moment nous assistons à l’envol d’un ange …
Si autour les personnes présentes ont l’envie de partager les références auxquelles le groupe fait penser (John Butler trio , Beck , Jeff Buckley , Bon Iver , etc ) …Ce qui prévaut ici c’est plutôt le point commun pour chaque personne , les yeux grands ouverts regardant autour si pour tous les sensations sont similaires , dans l’intensité du moment …
« Ils sont trop forts , ils faut les faire jouer de partout près de chez nous avant qu’ils nous échappent » me dit une personne … Profitons de chaque moment où nous nous sentons proches d’eux , les sentiments d’avoir des anges à nos cotés sont si rares …

HAW , c’est l’histoire d’une rencontre , déjà celle de Melchior artiste au sommet de son art «funambulant » dans ses rêves , ses pensées , ses poésies , pensant chutes comme autant de chances à l’envol …. Et Manue , ange veillant ( encore ) …
Ensemble , oui , il et elle se déploient dans des racines blues , des histoires et des chemins de traverses où nous sommes pris par la main … Nous avons toujours envie de mettre trois points d’exclamations à HAW ……… HAW !!! …… c’est l’effet qu’ils font toujours, et de plus en plus car leur agenda c’est rempli comme avec un stylo magique et volant , c’est grave mérité et normal tant chaque secondes passés à leurs cotés semblent inédites …et suspendues …
Dans l’histoire du verre à moitié vide retenons que nous avons atteint financièrement la moitié de nos objectifs.

Dans celui du à moitié plein ,nous voilà acharnés plus encore dans l’idée qu’il faut se battre pour que la culture et l’émotion soit reconnue plus encore que les besoins grégaires crées par l’envie de se filmer au sein des foules , des livraisons humaines de comités d’entreprises et auprès d’artistes javellisés et manufacturés …
Dans les bonnes nouvelles encore, ben il va nous falloir remettre ça (sans doute deux fois par an ) , pour que notre motivation , notre abnégation jamais ne se s’affaiblisse …
Suivez nous, restons proches, relayons nous, allons plus loin encore … ensemble
Se soutenir en tous sens c’est avant tout la bienveillance… bien veiller les uns sur les autres comme, l’huile sur le feu,bières dans le freezer … l’émotion est importante …et porteuse …

Noel Noel

Continuer la lecture

# 762 Blc mirror clB

L’Oreille Qui Gratte # 762

Invité :  Blc mirror clB 

Album de la semaine : Pixies : Beneath The Eyrie

Le Mardi 08 Octobre 2019

Pixies : St Nazaire

Pixies :  Graveyard Hill

GCM &The Warriors : Les Mots

Pixies :  Los Surfers Muertos

Earwig : Both  of us are screaming

Mare Imbrium : The Jetty

Blc mirror clB  Kamikaze

Blc mirror clB  The Evil Way

Blc mirror clB  The Organ Song

 Blc mirror clB  Punk Scum Singalong

Blc mirror clB  All We Ever Wanted Was Everything (Bauhaus)

Mata : Message n. 11

Les Videos :

Les Rubriques

L’Album de la semaine Pixies http://loreillequigratte.com/pixies-beneath-the-eyrie

Je me souviens Earwig http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-earwig

L’Autoproduction : GCM &The Warriors http://loreillequigratte.com/gcm-the-warriors

A Venir : Mare imbrium https://youtu.be/ifUQIT3VLgo

Les annonces de concert https://youtu.be/ab6gofTnFJ0

Interview de Jacob khelil à propos de la MJC Picaud (Cannes) https://youtu.be/49M6yfxoSPs

Blc mirror clB 

The Organ Song https://youtu.be/XazNSjWQ80Q

Punk Scum Singalong https://youtu.be/WmcX_EjsdcE

All We Ever Wanted Was Everything (Cover  Bauhaus) https://youtu.be/fPe3lAHR-w4

The Evil Way https://youtu.be/7j96fhBlh30

sur une ile deserte https://youtu.be/SZPfb_e9rdw

Session de  Blc mirror clB https://youtu.be/pzt8EWKSk5g

Continuer la lecture

GCM& The Warriors

Avec Benoit on était à la Fête du Château (Nice) il y 4 ans et l’on découvrait un groupe de dingues qui avaient mis ce soir-là une ambiance de folie… Nous ferons même, un peu plus tard, une émission au Volume avec eux…grand souvenir s’il en est !

Mais qui est GCM ? Et bien avec ses mots, GCM fait du slam’ up. Un mélange de stand-up et de slam qui constitue un art oratoire à part entière nous explique-t-il.

Pour composer Il puise son inspiration en écoutant partout autour de lui, à la radio, à la télé…Certaines phrases retiennent son attention et de là naît une idée, une pensée ou un refrain.

« Il y a des sujets qui me font ruminer longtemps et quand ça sort, ça sort ! », dit-il.

Ses thèmes de prédilection ? vous l’avez sans doute compris ; la politique, l’argent, l’écologie, etc. Il utilise la satire, la provocation, l’humour ou le lyrisme pour assener ses idées. Soutenu sur scène par les Warriors groupe rock (même punk) qui « envoie » vraiment comme il faut ! (Ce serait un peu le « Trust » des Alpes Maritimes)

Vous n’y échapperez pas à la révolte de GCM, et à travers ses textes engagés, il exhorte également à la réflexion.

Il confie : « J’aimerais qu’on remette l’argent à sa juste place. Je n’arrive pas à comprendre qu’on laisse mourir des gens pour de l’argent. C’est devenu plus important que la vie et je ne comprends pas pourquoi ».

D’ailleurs un de ses textes « Un nouveau Nuremberg » traite justement d’argent et insiste sur le fait qu’« il n’y a pas de fortune honnête » alors le public scande avec lui : il n’y a pas de fortune honnête !

Si vous voulez écouter ses textes qui évoquent toute cette société dans laquelle nous évoluons, procurez-vous le CD, il y a 1 livret avec les textes… Vous ne serez pas déçus.

Gil Tau

Continuer la lecture

Pixies Beneath The Eyrie

Pour beaucoup les Pixies c’est leur adolescence, alors c’est une référence sacrée ! Aujourd’hui, parmi ceux-là, des inconditionnels et adeptes du « c’était mieux avant », n’apprécient que moyennement leurs 3 derniers albums. Moi perso j’aime bcp. Surtout ce dernier opus !

Leur 1er enregistrement en 1986 est la Purple Tape (vu la couleur violette de la cassette). A l’époque le père de Francis Black avançât les 1 000 dollars nécessaires à l’enregistrement. Cette cassette ne sera en fait destinée qu’à faire connaitre le groupe auprès des producteurs.

Pixies c’est 4 albums entre 88 et 91 – Se séparent…comme ça… et puis se retrouvent pour la scène dès 2004 et enfin re enregistrent en 2014 (soit 23 ans après leur dernier disque)

Pixies est de retour ce mois-ci avec un tout nouveau disque intitulé « Beneath The Eyrie »

Et ils ont fait très fort pour cette sortie car avec leur label perso Infectious on trouve plein d’éditions allant du simple CD à une version luxe avec un livre de 24 pages  au format DVD, ou en Vinyle simple, ou en K7 Audio… Il existe même un coffret collector renfermant le CD, le vinyle, un second vinyle comprenant neuf démos inédites et un vinyle 7″ (les 45 tours) avec les singles Graveyard Hill & Catfish Kate. Ouf…

Troisième album studio de la bande à Frank Black, « Beneath The Eyrie » a été enregistré en décembre 2018 aux studios Dreamland Recordings près de Woodstock. Comme pour leur précédent album, ils ont de nouveau fait appel au producteur anglais Tom Dalgety

Le quatuor a œuvré dans une ancienne église de la bourgade de Hurley dans l’État de New York. « Il y avait des vibrations particulières provenant des grands vitraux. Ça conférait une drôle d’atmosphère. On ressentait les éléments « , raconte le guitariste Joey Santiago.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=E2o-65chdoc

La quasi-totalité des chansons des Pixies sont écrites et chantées par Francis Black, dont l’écriture fut caractérisée par une fascination pour les histoires violentes tirées de la Bible Cependant, il écrit aussi sur des sujets différents, sur le monde marin (Where Is My Mind?) et les tremblements de terre (Here Comes Your Man). Plus tard, il écrira sur la science-fiction, les extra-terrestres… Francis Black, plume surréaliste et voix rageuse des Pixies depuis plus de trente ans renoue avec le rock originel du groupe américain sur l’exaltant 7eme album. 

Si « on Graveyard Hill», s’écoute comme un étrange livre de contes folkloriques rempli de magie noire, de mort et d’au-delà, C’est sur  « Death Horizon » que s’achève le disque, renvoyant au destin même des Pixies dissous en 1993.

Gil Tau

Continuer la lecture

Qui se souvient…? Earwig

Jamais il n’aura été aussi légitime de poser la question « Qui se souvient ? » en évoquant le groupe Earwig, énigmatique projet ayant notamment marqué la Grande-Bretagne de 1989 à 1993. Tout commence à Brighton, lorsque la chanteuse Kirsty Yates s’associe aux musiciens Julian Tardo et Dimitri Voulis. La formation sort un premier EP intitulé « Hardly » qui est déjà très influencé post-punk, avec des guitares ultra saturées, des rythmes aussi froids qu’irréguliers et la voix de l’inquiétante Kirsty. On peut également entrevoir des similarités avec The Smiths, particulièrement au niveau du songwriting, puisque des paroles remplies de désillusion sont chantées par une voix qui la plupart du temps, entre deux petites envolées, s’avère douce, posée, comme le reflet d’une léthargie face aux aléas irréversibles que nous impose parfois la vie. 

S’en suit la sortie de deux EP, premièrement « Might », avec un titre nommé « Driving you mad slowly » qui je trouve sort du lot tant il glace le sang, puis l’excellent Subtract. Ces deux oeuvres sont composées des mêmes caractéristiques que « Hardly » si ce n’est que l’on y ressent aussi une volonté de flirter avec des sonorités plus shoegaze. C’est en 1992 que nait leur seul et unique LP « Under my skin I am laughing » dans lequel certains changements opèrent, comme la présence de sons plus électroniques, hélas annonciateurs du départ de Dimitri Voulis après la sortie de leur compilation «Past ». Un mal pour un bien probablement, car cet événement provoque la création du duo Insides, formé par le couple Yates-Tardo, accueilli très positivement par la critique de l’époque, au point de retrouver leur premier effort intitulé « Euphoria » parmi le classement des albums de l’année 1993 du magazine Melody Maker. Insides nous fera l’honneur d’un EP instrumental, « Clear Skin », avant de disparaître complètement de 1994 à 2000, année où ils créent la surprise avec « Sweet Tip » clairement plus axé jazz et trip-hop.

Aux dernières nouvelles une seule chanson serait sortie en 2016. Savamment nommée Ghost Music, elle prouve encore leur talent pour composer des morceaux totalement hypnotiques et un brin effrayants, quelque soit leur registre. Dans l’attente d’un possible retour, puisqu’ils se sont produits le mois dernier à Londres pour jouer Euphoriadans son intégralité. Pour reprendre les termes décrits par un titre de Earwig, « It’s the waiting I can’t stand », traduisez: « C’est l’attente que je ne supporte pas ». 

Sandra Cillo

Continuer la lecture

# 761 Nils Indjein

L’Oreille Qui Gratte # 761

Invité : Nils Indjein

Album de la semaine : Arno : Santeboutique

Le Mardi 01 Octobre 2019

Arno : Lady Alcohol

Arno : Oostende bonsoir

1=0 – Paysan

Nils Indjein : Mefi

Nils Indjein : qu’est-ce t’en penses

Nils Indjein : L’artiste au fond de nous

Arno : Santeboutique

Brigitte Fontaine : Cul Béni

Nils Indjein : va voir plus du loin

Nils Indjein : mon image et moi

Nils Indjein : Sign of the time (cover Prince)

Carlos G Lopes : Senpri Faita Un Arguen

Arno : Tjip Tjip c’est fini

Les Videos :

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Arno : Santeboutique http://loreillequigratte.com/arno-santeboutique

– L’autoproduction :  1=0 http://loreillequigratte.com/10-2

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/IWdQIBbEIEk

Continuer la lecture

1=0

1=0    unegalzero

Né en 2001, 1=0  groupe parisien assez « confidentiel », était d’abord un duo qui improvisait avec sampler et boite à rythme. Mais l’internet de l’époque ne permettait pas de mettre en ligne beaucoup de morceaux ni de visuels et restait d’une qualité médiocre ; Il leur a alors fallu deux ans pour commencer à enregistrer leur premier EP déjà avec leurs textes syncopés, intenses et provocateurs. 

1=0, est donc engagé voire hargneux. Les poésies enflammées d’Ali Veejay rappellent les harangues de jeunesse de Diabologum

En 2016 un EP – Forteresse –programmé à l’OQG, nous avait enthousiasmé avec leur titre Mossoul qui nous mettait totalement dans l’ambiance lourde et angoissante de la guerre en Irak (Mossoul fut envahie et prise par Daech dès 2014) – Quel autre groupe parlait-il de ces évènements, à cette époque ?

Sylvain DB (guitare) et Ali Veejay (chant) qui traversait alors, un véritable chamboulement émotionnel, écrivait sur la dépendance affective (James) ou la haine de l’autre (Paysan, Atcha).

A l’approche d’un nouvel album Secte, (au premier trimestre 2020), sur le label Quixote Music ; la réédition de ce mini album, Unégalzero agrémentée de quatre inédits (Folle, Switch, Sender One, Work With Your Lads) s’imposait.  Pour l’occasion, le visuel de chaque morceau a été décliné aux couleurs de chacun des huit chakras. A l’écoute, le plaisir est bien là. Ali Veejay et Sylvain DB, en préambule à leur album Secte déjà très attendu, signent ainsi un retour frappé du sceau de l’excellence.

https://www.youtube.com/watch?v=6DdfZ3itFPY

Ali Veejay ne vit que pour la musique, les musiques… Du rock, ou du slam, spoken word, rap, shoegaze

Il dit : « à titre personnel, je ne fais pas beaucoup de différence entre le rap, le slam, Fauve, Ferré A partir du moment où tu poses une voix non-chantée sur de la musique et que tu suis la rythmique, c’est kif kif, c’est le même grand principe général »

1=0 – fait déferler l’énergie, envoie les décibels et fait monter nos pulsations. Des textes toujours aussi tranchants, répondant à l’urgence. Comme d’habitude, les textes claquent, donnent le tournis – Le phrasé incroyable d’Ali achève d’imposer leur crédo basse / batterie / guitare. Du travail d’orfèvre

Gil Tau

Continuer la lecture

Arno : Santeboutique

On l’a parfois appelé « le Higelin belge » et même « le Tom Waits belge » Arnold Charles Ernest Hintjens, est donc un chanteur belge et je vous parle d’ARNO, bien sûr…

Ses vrais débuts remontent 1970 et dès 1977 il fonde TC Matic qui dure jusqu’en 1986. En 1991 il forme le groupe Charles et les Lulus qui ne fera qu’un disque et depuis c’est sous le nom d’Arno, simplement, qu’il s’exprime.

Collaborant depuis 2013 dans le Arno band, le producteur Anglais John Parish à encore produit ce dernier opus. John Parish qui ; soit dit en passant ; doit sa notoriété à PJ Harvey, qu’il a lancée au début des 90’. John Parish, guitariste et compositeur, est devenu un producteur recherché (je ne citerai que PJ Harvey,  Eels, Tracy Chapman, Dominic A…Arno etc.)

Le Belge publie donc son nouvel album ‘Santeboutique‘. Il y avance sans fard, comme à son habitude mais il y a comme un parfum d’inquiétude dans l’air car on comprend que notre époque actuelle lui fait finalement plutôt peur. En Belgique « santeboutique » signifierait à peu près « sacré bazar ».

Sur ce disque, une nouvelle fois, Arno baptise le son de « blunk », mélange de blues et de punk que l’Américain Captain Beefheart, lui a inspiré, mais Plus près du blues , de la ballade ou du rock calmé, que du combat. (par exemple sur les titres : Naturel, Oostende bonsoir…)

Il y a Longtemps qu’Arno n’avait pas aussi bien chanté et de sa voix rocailleuse qui réchauffe il met beaucoup de lui dans ses textes, souvent écrits à la première personne. Il semblerait parfois même apaisé… Mais l’ex fêtard invétéré ne s’avoue pas fini. Arno aurait pu intituler ce disque généreux «pas de remords pas de regrets ».

Eh oui j’ai toujours été captivé par cet artiste entier possédant son propre univers brut et puissant.

Gil Tau

Continuer la lecture
Fermer le menu