Hommage à Pete Shelley (Leader des Buzzcocks)

Pete Shelley est décédé la semaine dernière à 63 ans

Après avoir découvert les Sex Pistols sur scène Pete Shelley et son copain De Voto, décidèrent de former un groupe et avant même de dénicher des musiciens pour les accompagner, ils entreprirent d’inviter les Pistols à Manchester, pour le plaisir de les voir se produire et de faire leur première partie !

Il forme donc les Buzzcocks en 1976 à Manchester et est considéré comme l’un des précurseurs de la mouvance punk.  Mais ils sont aussi les précurseurs des autoprod : Avec de l’argent qu’ils avaient emprunté, ils ont été le premier groupe à s’émanciper des maisons de disques en sortant le disque Spiral Scratch en 1977.

Il dit « On voulait juste faire un disques pour nos potes» Et c’est comme cela qu’est né leur premier single Spiral scratch. « Il fallait vraiment être taré pour faire une chose pareille », explique Pete Shelley. « Ca ne se faisait pas à l’époque : c’étaient les maisons de disques qui étaient censées faire des disques et pas les groupes. Mais on s’est rendu compte que les fabriques pouvaient le faire pour nous. On a d’abord pressé mille exemplaires avant d’en faire un peu plus ».

Pete Shelley était le symbole d’une sorte d’existentialisme où il n’était jamais temps d’attendre les puissants, mais d’agir.

Les Buzzcocks, ont révolutionné la scène anglaise des s 70’ et ont fait partie avec les Sex Pistols, The Clash, the Damned, the Stranglers  les Jam …de ceux qui ont changé l’histoire  du rock iconoclaste : Le mouvement punk… Notons qu’à cette époque deux Français évoluaient outre-manche : Little Bob Story et au démarrage de The Police ; Henry Padovani (Corse et Niçois).

Les Buzzcoks ont contribué à la création de la scène cold-wave de Manchester et ont même conseillé le groupe de Joy Division à ses débuts.

En 1981, le groupe se sépare et Pete Selley se lance alors dans une carrière solo, où il utilise surtout des synthétiseurs et des boîtes à rythmes, mais sans grand succès.

Ils se reformeront et sortiront des disques jusqu’en 2014

Gil Tau
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Fontaine Wallace

Mais pourquoi ce nom ? Explication : savez-vous ce que sont les Fontaines  Wallace ? Et bien ce sont des points d’eau potable publics, image symbolique des villes et de Paris en particulier, ces fontaines se présentent sous la forme de petits monuments en fonte d’environ trois mètres de hauteur.

Et comme le suggère ce nom, le groupe est Parisien. Dans leur disque la ville est omniprésente, mais la tension urbaine y est décrite avec un imaginaire foisonnant et fantaisiste.

Les titres s’enchainent en une belle galerie d’histoires, où le groupe s’affranchit des codes en devenant eux-mêmes les personnages de leurs textes. Très bon rock Français, donc, pour ce quatuor dont certains des musiciens sont déjà connus car issus des excellent Superflu ou Luke.

Habiles dans l’art d’élaborer des chansons pop accrocheuses, décrivant la noirceur du quotidien, Fontaine Wallace nous fait partager son spleen littéraire et enthousiasmant. Dans les détours d’un album complexe mais au phrasé direct, on se laisse finalement entraîner sans effort par la nonchalance caressante de la voix un brin traînante de Nicolas Falez que l’on retrouve, toujours en mode parlé-chanté, dans ce disque.

Après Feu Chatterton et Radio Elvis, voilà encore un groupe Français qui fait honneur à notre belle langue et c’est bien réconfortant.

Épatant premier album délicat et incisif, en français pour ce groupe pop rock Parisien.

Le premier album de Fontaine Wallace s’achève par ces mots ironiques :

« Trop de chanteurs. Trop de chanteuses. Alors je vais me taire. Et la mettre en veilleuse »

Gil Tau
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Dralha : A compact Cassette

Nous avons découvert ce trio Anglais grâce à Alex (KTM)

Ce groupe fraîchement débarqué de Leeds débute l’an dernier, par la sortie quasi simultanée de deux singles, Fictional Decision et Faux Text.

Drahla c’est une fille (Luciel Brown) au chant, à la guitare ou à la basse, un gars (Rob Riggs) au chant, à la guitare ou à la basse et un autre gars (Mike Ainsley) au chant et à la batterie.

Après ces deux singles, le trio de Leeds sortira son premier album chez Wichita Recording l’an prochain.

Voyons de plus près ces 2 disques Fictional Decision single 7’’ publié le 17 mars dernier. Face A – La section rythmique rappelle les Pixies dans sa simplicité avec la guitare qui explose à intervalles réguliers, Luciel Brown est au chant, c’est doux et entêtant : super !  Face B, le chant est masculin, le ton se durcit sur Dog Collar Guillotine a l’étiquette post-punk et un univers plus incisif.

Ensuite sort Faux Text, second single 7’’ qui apporte un nouvel éclairage sur le trio, une nouvelle tonalité qui rajoute de l’épaisseur à l’atmosphère de Drahla. Il y a l’ajout d’un saxophone c’est aussi toute une approche plus noisy que développe le groupe, démontrant leur talent pour écrire des morceaux addictifs.

Drahla s’est imposé comme un groupe formidable et a trouvé son identité dans la scène musicale du Yorkshire avec un son à la fois minimaliste et brutal, avec une basse puissante. On leur demande alors de partager des scènes avec des groupes comme Parquet Courts, Buzzcocks, Hookworms, etc…

Un EP  produit par MJ de Hookworms, est sorti fin 2017 sous le label Blank Ad du groupe, suivi de leur première tournée européenne.

Luciel ajoute : « Comme nous ne sommes pas des musiciens qualifiés, il est parfaitement possible de dire : oui, recycler le passé peut faire du neuf »

Mais le point fort peut aussi être attribué à sa voix, presque enfantine, vive,  en opposition au gros son.

Bien que le premier album ne soit pas encore enregistré, le trio a compilé toutes ses parutions (les deux sept pouces et l’EP) ici sur une cassette « A Compact Cassette« . Toute la production de Drahla s’inscrit ici dans ces huit chansons. Mais ce n’est que le début.

Belle originalité avec un passé aussi présent

Gil Tau

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# 745 Yuzu !

L’Oreille Qui Gratte # 745

Invité :  Yuzu !

Album de la semaine : Dralha : A compact Cassette

Le Mardi 11 Décembre 2018

Dralha : Fictional Decision

Dralha : Silk Spirit

Fontaine Wallace : Sagittaire

Yuzu ! : Rott-Käppchen

Yuzu ! : Suck It Up

Dralha : Burden of proof

Lone Redneck : Train of Love

 Wildsofa : bundy’s boat

Duke tape : rich kids

Yuzu ! : Erase Your Head

Yuzu ! : Fell In Love With A Girl (Cover White Stripes)

Buzzcocks  :   Ever Fall in Love

Dralha : Dog Collar guillotine

Yuzu ! : French fries

Les Videos

Yuzu !

–  Rott Käppchen : https://youtu.be/eLcNdZl2tqo

–  Erase Your Head https://youtu.be/rchGuXBSCHA

–   Fell In Love With A Girl (Cover White Stripes) https://youtu.be/oKzrkDfQnLg

–   Yuzu ! sur une Ile Déserte https://youtu.be/5vg2TvsHb1I

 –  Session acoustique de Yuzu ! pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/6n2QHnMo9-8

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Dralha : A compact Cassette https://youtu.be/nu9qDjd7KOM

– Autoproduction : Fontaine Wallace  https://youtu.be/nNpymIprM3U

– A venir : Lone Redneck https://youtu.be/J3Neu_yIrYE

– Les annonces de concert : https://youtu.be/UHUw22YPnz8

– L’Histoire du rock :  Hommage à Pete Shelley (Leader des Buzzcocks) https://youtu.be/izZrseOw5Aw

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# 744 Lone Redneck

L’Oreille Qui Gratte # 744

Invité :  Lone Redneck

Album de la semaine : J D Mc Pherson : Undivided Heart & Soul

Le Mardi 04 Décembre 2018

J D Mc Pherson : Bloodhound Rock

J D Mc Pherson : Lucky Penny

Long Chris : je te salue vieil ocean

Lone Redneck :  Road to dixie

Lone Redneck : Mississippi burning

J D Mc Pherson : Cryng’s just a Thing you do 

MC Solaar :  Super Gainsbarre

Lone Redneck : Faire un pont (Cover Dick Rivers)

 Dick Rivers :  Elvis avait l’air d’un ange

Lone Redneck : Train of love

Lone Redneck : The outlaw

Les chats Sauvages  :   Trois en Amour

J D Mc Pherson : Under The Spell Of City Lights

Contact :

Lone Redneck
loneredneck1@yahoo.fr
claude.lever@gmail.com
www.loneredneck.com

Long Chris 

milanorecordslabel@gmail.com

Les PodCast :

http://agoracotedazur.fr/category/loreille-qui-gratte/

Les Videos

Lone Redneck

–  Road to Dixie https://youtu.be/nlULMb6EO_s

–  Mississippi burning https://youtu.be/HKPN7R5FhE0

–  Faire un pont (Cover Dick Rivers) https://youtu.be/-rOIwT7V-pw

–  Train of love https://youtu.be/rZllDLoe8-Y

–  The outlaw https://youtu.be/hKjPr_neDrU

–   Lone Redneck sur une Ile Déserte https://youtu.be/rbQgVez0SPM

 –  Session acoustique de Lone Redneck pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/pwCCt4nVNPQ

Les Rubriques :

-Album de la semaine : J D Mc Pherson : Undivided Heart & Soul http://loreillequigratte.com/j-d-mc-pherson-undivided-heart-soul

– Autoproduction : Long Chris https://youtu.be/2rUyAMfgcqM

– A venir : MC Solaar https://youtu.be/JTJIY3FwBVI

– Les annonces de concert : https://youtu.be/YyB8GcFiPec

– L’Histoire du rock Les cahots sauvages  https://youtu.be/bPcycRrdHMA

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J D Mc Pherson : Undivided Heart & Soul

Les mécréants que vous êtes s’en foutent royalement, mais sachez que ça fait plus de 60 ans que le rock est né et en particulier grâce à Elvis Presley .

Mais parlons de Mc Pherson…Né il y a une quarantaine d’années dans le ranch familial à Broken Arrow (Oklaoma), il lui fallait s’occuper au milieu de ces 160 ha de campagne… Alors il a découvert la musique des pionniers Little Richard, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, Buddy ­Holly, Gene Vincent, et ça va tout changer pour lui.

Il y a 4-5 ans ce J D Mc Pherson, inconnu ici même, nous avait emballés avec le rock’n’roll au parfum old school de son album « Let The Good time Roll ».

On pouvait se dire qu’un album revival suf­fit amplement, et bien voilà que le bonhomme récidive en reproduisant miraculeusement le même effet. Undivided Heart & Soul, disque aux onze pépites ­allant du rock endiablé au boogie poisseux en passant par le slow déchirant et le swing rockabilly, nous envoie comme un souffle bienfaisant.

Nulle prétention ni emphase chez JD McPherson et ses acolytes, tous musiciens accomplis et dévoués à la cause d’un salutaire beat primaire, de riffs concis et contemporains, petits solos dans des titres très Rock. Le son brut, les arrangements et la voix sans âge de JD McPherson nous propulsent dans un rêve de rock intemporel.

Dans la vidéo du premier extrait de l’album “Lucky Penny”, McPherson peut être qualifié de « réinventeur rock suprême ». Ce clip présente McPherson et son groupe en train de jouer la chanson au RCA Studio B de Nashville. Le légendaire Studio B était primordial dans la création de ce « son de Nashville », qui résonne encore des « Are You Lonesome Tonight? » d’Elvis Presley ainsi que Chet Atkins, the Everly Brothers ou Dolly Parton … Comme le lieu est un musée en journée, tout le matériel de McPherson devait être réinstallé chaque soir ; les sessions avaient donc lieu la nuit.

Tout l’album finalement très moderne plonge le rock’n’roll des origines dans un vivifiant bain de jouvence, avec une joie communicative et un son rutilant qui l’exonère de passéisme. L’album idéal pour écouter cet été sur la route entre Memphis et la Nouvelle-Orléans…

La pochette de l’album arbore un loup genre Tex Avery et on n’a qu’une envie : c’est crier Whaouuuh !

Gil Tau

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# 743 La Banda a Cana

L’Oreille Qui Gratte # 743

Invité :  Kill The Moose

Album de la semaine : Shotty Horroh : Salt Of The Earth

Le Mardi 27 Novembre 2018

Radio Elvis : La sueur et le sang

Radio Elvis :  Ces garçons là

JEF : L’Onyx

La Banda a Cana : Sies pas soulet CD # 5

La Banda a Cana : Leva ti dou mitan

Radio Elvis : Selon l’inclinaison

What a Zoï  : Pimkie Kookaï  

 Yves Jamait : Prendre la route

La Banda a Cana : Coura ti vèhi

La Banda a Cana : Per lu amic

La Banda a Cana : Stand by me

Yann Tiersen & Noir Désir :   Ces Gens là (hommage Brel)

Radio Elvis : Ce qui nous fume

Contact :

La Banda a Cana

06 88 00 12 16

jm.cana@wanadoo.fr

https://www.facebook.com/La.Banda.a.Cana/

JEF

jef@lemondedejef.com

What a Zoï  :

www.facebook.com/whatazoi

whatazoi@yahoo.fr

Les Videos

La Banda a Cana

Leva ti dou mitan https://youtu.be/1GPr2l6u_gE

Coura ti vèhi https://youtu.be/kbyP5GPtK1c

Per lu amic https://youtu.be/zoN5cRT5POI

Stand by me (Cover Ben E. King) https://youtu.be/DVNOKDi4EeY

–   La Banda A Cana sur une Ile Déserte https://youtu.be/D4M_kfJSl9U

 –  Session acoustique de La Banda A Cana https://youtu.be/2ZszWp7abWY

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Radio Elvis  : Ces garçons là http://loreillequigratte.com/radio-elvis

– Autoproduction : JEF https://youtu.be/39KdrVoZ_z4

– A venir : What a Zoï https://youtu.be/tuM89sixJt8

– Les annonces de concert : https://youtu.be/0vwdVvce1FM

– L’Histoire du rock Hommage a Jacques Brel https://youtu.be/D4M_kfJSl9U

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Radio Elvis

Originaire du Poitou, Radio Elvis (alias Pierre Guénard) fut longtemps connu comme slameur mais délaissant rapidement la tchache il décide de monter son groupe de rock sur Paris avec 2 compères… Et ce trio rock français s’est imposé dès sa formation il y a 4 ans. L’an dernier ils ont même récolté un beau succès lors des Victoires de la Musique avec le prix de l’album révélation de l’année pour « Les conquêtes » leur 1er album.

Mais voilà… quand arrive le 2eme disque après un tel plébiscite, il y a pour l’artiste la peur de faire moins bien ou la tentation de ne faire qu’un copier-coller pour se rassurer… (cf Jeanne Added et pire, Chris !) mais Radio Elvis n’a pas failli et se permet, ici, de faire mieux encore. Un sans-faute absolu.

Radio Elvis n’a rien laissé de côté, ils placent la barre très haut. Ce disque est brillant et fait beaucoup de bien à la chanson française. Dans une approche très classe de la musique pop, Radio Elvis tisse sa toile rock. Les parisiens utilisent, avec de très belles compositions, une langue française tout à fait littéraire. Et ça fait du bien !

Avec Ces garçons-là, la question de la virilité est au cœur du propos, et permet au groupe d’évoquer des souvenirs douloureux au fil des morceaux : « C’était un été ordinaire / Ces garçons-là étaient gentils / Trouvaient toujours les mots pour plaire / Moi je me cachais pour écrire (…) J’étais ce garçon ordinaire, Avec son histoire à écrire».

Il leur suffit d’une phrase pour résumer le titre de l’album : « Ces trois garçons-là, c’est Radio Elvis et ils s’assument tels qu’ils sont, peu importe qu’ils soient virils ou efféminés, car c’est beaucoup plus complexe que ça« . Auteur, chanteur, Pierre Guénard ne joue pas à être un autre, toujours avec les mêmes amis, Manu Ralambo et Colin Russeil.

Les trois de Radio Elvis ont sûrement créé leur deuxième album avec une idée claire de ce qu’ils voulaient, entre pop-rock et chanson française, sans aucune barrière d’étiquette : « On voulait quelque chose de très direct, dans les mots et la musique. On n’avait pas envie de se cacher, de paraître plus intelligents ou très forts ».

Toujours juste, simple, droit. Epurer des morceaux qui ne se ressemblent pas, tel semble avoir été le but de Radio Elvis

Voix nue, sonorités mates, lyrisme maitrisé, le parallèle avec Dominique A saute aux oreilles dès les premières paroles. On retrouve des mélodies tarabiscotées et vite prenantes, des arrangements très rock et brutaux prenant au fil du temps de l’ampleur.

Ce magnifique deuxième album prouve que Radio Elvis n’a pas encore appris à décevoir et c’est tant mieux !             

Gil Tau
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Qui se souvient…? Ekova

Qui se souvient…?

Qui se souvient d’Ekova, cette rencontre improbable entre Dierdre, chanteuse américaine, Arash, percussionniste iranien et Medhi, luthiste algérien qui a donné naissance à l’un des projets les plus audacieux des 90’s ? Il me semble aussi compliqué à l’heure actuelle de rencontrer des nostalgiques que de savoir ce que le groupe est réellement devenu depuis la sortie de Space Lullabies & Other Fantasmagore en 2001. 

Difficile pourtant, de rester indifférent à l’écoute de ses deux uniques albums (sans compter  Soft Breeze & Tsunami Breaks qui n’est qu’une compilation de remixes) et plus particulièrement du premier, Heaven’s Dust sorti en 1998.  

Il était forcément inévitable qu’une telle différence de cultures au sein du trio ne puisse qu’engendrer un panel de compositions atypiques, mais il fallait également compter sur leurs influences (peu) communes et leur créativité sans limite. Une musique à part donc, mais aussi une volonté de Dierdre de chanter la majeure partie du temps… sans parole. On ne peut pas vraiment parler d’invention comme cela fut le cas avec le kobaïen de Christian Vander, puisqu’elle décide simplement de se libérer dans son expression par le biais d’une langue purement musicale, dont la signification ne trouverait place que dans sa manière de chanter. Une véritable expérimentation sur la musicalité des ses « mots », dans une sphère où ses syllabes et ses onomatopées se mélangent à des instruments aussi rares et nobles que le guembri, l’oud ou le mbira, là où la musique celtique se mêle au folklore maghrébin, où les chants chamaniques épousent des mélodies folk. Heaven’s Dust est une merveille hybride arborant injustement l’étiquette insensée de « musique du monde », alors qu’il s’agit ici d’une musique de plusieurs mondes, plusieurs dimensions. C’était le début d’un projet aussi inédit que beau. Une beauté qui demeure chez son successeur, mais qui, à mon humble avis, se retrouve légèrement dénaturalisée par l’utilisation des machines. 

Il y a eu par la suite quelques collaborations (notamment avec Lofofora ou encore Enki Bilal dans la cadre de son album dessiné Le Sommeil du Monstre) et des projets parallèles, mais plus aucun signe d’Ekova, formation cruellement sous-estimée qui avait tout pour aller loin, très loin. Au point d’accompagner The Cure lors de leur tournée française au début de notre millénaire. Peut-être que notre ère n’était pas suffisamment inspirante pour ces trois magiciens d’un autre temps. 

Sandra Cillo-Boyer 

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# 741 M!lls

L’Oreille Qui Gratte # 741

Invité :  Mills

Album de la semaine : Tess Parks And Anton Newcombe

Le Mardi 6 Novembre 2018

Tess Parks And Anton Newcombe : Life After Youth

Tess Parks And Anton Newcombe : Please Never Die

The Landscape Tape : Last Chance To Score

Mills :  Sex with Robot

Mills : Marionette

Tess Parks And Anton Newcombe : Bindle

HollySyz : Unlimited

 Drahla :  Fictional Decision

Mills  Looping

Mills  Peaky

Mills  Heart-shaped box (Cover Nirvana)

Jacqueline  Taieb : 7h du matin

Tess Parks And Anton Newcombe : Die Neue Welt

Les Videos

Mills

 Peaky https://youtu.be/0Rb9JDtuD3A

–    Loop https://youtu.be/4-1KRpb4YAI

–   Marionette https://youtu.be/TQ1IJM6sa_g

–  Heart Shaped Box (Cover Nirvana) https://youtu.be/8d4ndqnstbQ

– M!lls sur une ile déserte https://youtu.be/xseGya9w-qs

–  Session acoustique de  M!lls pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ZeK5n79IwH0

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Tess Parks And Anton Newcombe http://loreillequigratte.com/tess-parks-anton-newcombe

– Autoproduction : The Landscape Tape https://youtu.be/gr-tDqax-9w

– A venir : HollySyz https://youtu.be/8VprYQ_FfEA

– Les annonces de concert : https://youtu.be/7Zoh97-HQWw

– L’Histoire du rock : Jacqueline Taieb https://youtu.be/wdMmFh0NQ8M

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# 742 Kill The Moose

L’Oreille Qui Gratte # 742

Invité :  Kill The Moose

Album de la semaine : Shotty Horroh : Salt Of The Earth

Le Mardi 13 Novembre 2018

Shotty Horroh : Alien

Shotty Horroh : Franck & stein

Regard Oblique : Il Semblerait

Kill The Moose : From here to now

Kill The Moose : Fall from space

Shotty Horroh : Shudehill

Kimberose : I’m Sorry

Kevin Shields : City Girl

Kill The Moose : From here to now

Kill The Moose :  the world is your oyster

Kill The Moose : Suzanne (cover du groupe Moose)

Big Star :   Mod Lang

Shotty Horroh :  Wish You Well

Les Videos

Kill The Moose

–   Fall from space https://youtu.be/Go_hHjSCpfE

–  From here to now https://youtu.be/DyLcQY6RWsU

–   The world is your oyster https://youtu.be/CbMFukwOAZE

–   Kill The Moose sur une Ile Déserte https://youtu.be/h0Dvyozw8pQ

–  Session acoustique de Kill The Moose  pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/LWrGtykapds

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Shotty Horroh : Salt Of The Earth http://loreillequigratte.com/shotty-horroh-salt-of-the-earth

– Autoproduction : Regard Oblique http://loreillequigratte.com/regard-oblique

– A venir : Kimberose https://youtu.be/iEh5rp1Z0fI

– Les annonces de concert : https://youtu.be/MmZ4QOOUNR8

– L’Histoire du rock Big Star http://loreillequigratte.com/big-star

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Big Star

La semaine dernière je vous causait des titres entendus en 1967 et j’avais évoqué The BoxTop dont le leader était un certain Alex Chilton – quelques années après, début seventies, il créa Big Star à Memphis.

Big Star fut donc formé en 1971 par Alex Chilton, et Chris Bell. Accueillis plutôt fraichement lors de leur courte carrière, ils enregistrent seulement trois albums avant de se séparer en 1974. En fait Chris Bell a quitté le groupe après la sortie du premier album édité chez STAX , enfin il est mort dans un accident de voiture avant même la fin du groupe.

Mais malgré tout, ils sont cités depuis comme ayant eu une influence majeure sur des dizaines de groupes rock Anglo saxons, de R.E.M. à Flaming lipps, Cream ou les Rolling stones par exemple.

Alex Chilton a poursuivi seul sa carrière. Il a entre autres produit l’album Songs the Lord Taught Us des Cramps. Et aussi le 1er groupe Punk féminin Klitz.

Vient ensuite l’épisode Panthers Burns avec Tav Falco. A noter qu’il a produit les Panthers Burns et les Gories pendant cette période. (distribué en France sur le célèbre label New Rose)

Big Star s’est reformé en 2005 mais la mort d’Alex Chilton, foudroyé par une crise cardiaque le 17 mars 2010, met donc un point final à l’aventure du groupe.

Gil Tau

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Regard Oblique

C’est en Ariège que naît en 2008 le trio Regard Oblique. Après plusieurs années à composer, leur premier album sort en 2014. Après des concerts locaux et deux ans de travail un deuxième album de onze chansons, toujours avec la même conviction et la même énergie.

Ce qui frappe immédiatement sur ce disque ce sont les textes en Français s’il vous plait…mais un rock sombre et sauvage

Il y a là-dedans du Noir désir, du Thiéfaine pour le rock ; du Lo Palhès, voire du Gainbourg pour les textes avec toutes ces rimes bien percutantes.  

Regard Oblique s’engage et ça fait du bien dans un rock français de moins en moins porté sur la contestation. On parle ici des thèmes classiques du rock : la critique de la société bien entendu, avec Asservi, Révolte, Vils ou La Planète des Dingues.  La critique de l’humain et de ses contradictions, comme Ego.  Mais aussi, désabusé, car même les histoires d’amour , les filles « elles s’en moquent » disent-ils. Et encore des textes plus personnels comme Amecorps ou Dialogues de Sourd. Musicalement parlant, on se rappelle au bon souvenir du metal de la fin des années 1990 avec un son heavy qui va parfaitement avec la musique qui rappellera les groupes Subsonic ou Diabologum.

 Je les cite « On pourrait se mettre en face et se le dire droit dans les yeux, sur le groove d’une ligne de basse, que tout est beau, tout est merveilleux, mais le temps d’un songe psychédélique et on remet les pieds sur terre ! »

Regard Oblique signe avec Deux un album d’une énergie de dingue, bien produit et magnifiquement en place, qui a le mérite d‘envoyer ses messages sur un gros son (ça me rappelerait Triggerfinger) où les lendemains ne tiennent plus, qu’aux promesses non tenues. La musique s’assombrit au fil des titres. Regard Oblique serre de près la société et ses maux. Leur rock hurle leur détresse…

 « Modelons le monde tel que nous le voyons Au son de Regard Oblique »

J’adore. 

https://www.youtube.com/watch?v=s_X52JSdfR0

Gil Tau

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Shotty Horroh : Salt Of The Earth

C’est Adam Rooney et il a découvert qu’il avait un talent naturel pour la rime en passant ses jours au coin de la rue. Et Il est devenu, parait-il, le meilleur rappeur au monde –

Cette époque s’est soudainement arrêtée en mai 2017, lorsque des terroristes ont attaqué sa ville natale ; Manchester.

Et il y a2 semaines, Shotty Horroh a publié son 8eme disque, Salt Of The Earth ; prenant là un tour surprenant, où le rappeur embrasse les sons des héros du rock de sa ville pour livrer son travail le plus personnel et introspectif à ce jour, mais façon rock !

Shotty Horroh, la légende du rap n’est plus, vive l’étoile rock de Shotty Horroh. Le rock a vaincu le Rap au dernier Battle !

Un penchant pour les paroles intelligentes – ça on le savait – Mais Salt of the Earth est la première incursion de Shotty dans le rock. Avec son accent épais de Manc Salt of the Earth se présente comme un OVNI musical trempé de sueur, surgi des discothèques et pubs britanniques. C’est le son d’une nation en crise, racontée. Le disque est une attaque hargneuse contre les forces sociopolitiques qui ont contribué à façonner ses expériences dans sa ville . « Dirty Old Town » est une réflexion sur tout cela… Et « Frank & Stein » laisse une sensation évidente d’Oasis .

En juin dernier, Shotty Horroh a présenté »Shudehill » le premier extrait de l’album, un titre dense avec des paroles rapides et des réparties forcément faciles pour lui. « Lanyards », le dernier titre est l’un des plus beaux titres de l’album qui regorge de sonorités que les fans d’ Arctic Monkeys  des Clash ou même des Sex Pistols (Sid Vicious) devraient bien apprécier. Sur ce premier album, Horroh arrive comme un gosse amoureux de Liam Gallagher, élevé lui aussi dans le Manchester de Stone Roses

Ce qui est surprenant c’est que l’album a été produit par Shotty Horroh, aux studios PMCK à Toronto. Ces Nord-Américains. Ils se sont familiarisés avec le son de Manchester : suffisant pour que l’album trouve un large public des deux côtés de l’atlantique

Album à ne surtout pas louper, à mon humble avis

https://www.youtube.com/watch?v=eUnzvv8d5H8&fbclid=IwAR1iUWpgnXYH-vfMmsnMGJErkRDGXO1WP7tIIH-vY1JGA-Uc7Vu621eYfBo

Gil Tau

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Tess Parks & Anton Newcombe

Deuxième collaboration entre Tess Parks & Anton Newcombe, cet album sort trois ans après I Declare Nothing, et là, il s’intitule… Tess Parks & Anton Newcombe… Pourquoi se compliquer la vie ?

Le vieux grigou de Newcombe, (Brian Jonestone Massacre) « l’américain de Berlin » quand il n’est pas en tournée mondiale avec son groupe, s’accoquine à nouveau avec la délicieuse canadienne Tess Park. Ils poursuivent donc leur histoire d’amour (musicale) sur ce nouvel album commun.

Enregistré dans ses studios Cobras à Berlin, Newton nous permet de retrouver avec plaisir la voix sensuelle de Tess tout au long des 9 titres au charme pernicieux, ce qui prouve une fois de plus que leur idée de travailler ensemble était carrément lumineuse…

Mais qui est cette « fille » ? Née à, Toronto, Tess Parks fonce à Londres à 17 ans, et étudie la photographie puis se lance dans la musique. C’est au cours de son séjour londonien que la canadienne signera avec 359 Music, label que monta Alan McGee et Craig Walker, ex-chanteur d’Archive.

Sur ce disque, est-ce la voix de Tess Parks ou la guitare d’Anton Newcombe, qui me procure le plus de frissons ? Je ne saurais dire ; peut-être bien les deux à la fois. De Life After Youth à Right On, la féminité féline de Tess Park transparait au travers des titres rock-psychédéliques de l’album et cela me rappelle les premières œuvres de Brian Jonestown Massacre

Si vous cherchez le trip ultime ; seul dans votre chambre ; c’est le disque idéal … les guitares saturées s’insinuent, la voix de Tess feule et ensorcelle, la rythmique se fait crade et sombre. Il faut donc écouter ce disque, de préférence le soir, « entre chien et loup » voire même la nuit, quand les ombres prennent possession des alentours. Please Never Die ou French Monday Afternoon, entre autres, ont tout du tube psyché, idéal aussi pour se balancer doucement, les yeux mi-clos, dans quelque rade malfamé. Tess Parks & Anton Newcombe, confirme avec éclat, que ces deux-là étaient faits pour se rencontrer pour nous embarquer dans leur voyage. Dès les premières notes du disque, un spleen tenace nous enveloppe et l’on reste bloqué dans cette sensation à la fois douce et inquiétante sur tout l’album, superbement chanté et arrangé. Sensation délicieusement brumeuse risquant bien de constituer le trip ultime…

La voix de la Canadienne s’accorde toujours aussi bien aux compositions, à la guitare et à la production de Newcombe. Les 9 morceaux ont été co-écrits par le duo puis produits et toujours mis en boite par Newcombe et son ingé-son attitré, Andrea Wright.

Rendez-vous fixé en France dans quelques jours à l’Espace B à Paris le 11 novembre

Gil Tau

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# 740 Romuald Valin

L’Oreille Qui Gratte # 740

Invité :  Romuald Valin

Album de la semaine : Anna Calvi : Hunter

Le Mardi 16 Octobre 2018

Anna Calvi :  Indies Or Paradise

Anna Calvi :  Wish

The Foolers : Faudrait que tu t’en ailles

Romuald Valin : Extérieur nuit

Romuald Valin : L’Homme que tu vois

Anna Calvi :  Don’t Beat The Girl Out Of My Boy

Kitchies : Mirage

Alain Bashung : Immortels

 Romuald Valin Labyrinthe

Romuald Valin L’œil du tigre

Romuald Valin Extérieur nuit

Romuald Valin Ne me jette pas (Cover Diamond Joe  : Don’t set me back)

Anna Calvi :  As A Man

Les Videos

Romuald Valin 

–  L’Homme que tu vois https://youtu.be/cgL3Aw92KSs

– Labyrinthe https://youtu.be/5xMA9UQ_NGg

–  L’œil du tigre https://youtu.be/MNPmYVx1sCU

–  Extérieur nuit https://youtu.be/I5e1BKnW6f8

–  Ne me jette pas (Cover Diamond Joe : Don’t set me back) https://youtu.be/vXdN8rLfaWA

–  Session acoustique de Romuald Valin  pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ouRpYPTiTrk

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Anna Calvi  : Hunter http://loreillequigratte.com/anna-calvi-hunter

– Autoproduction : The Foolers  http://loreillequigratte.com/the-foolers

– A venir : Kitchies https://youtu.be/WDMkHV2rEg8

– Les annonces de concert : https://youtu.be/OxTjlEvDnkI

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Anna Calvi : Hunter

Il y quelques mois, quand Simon avait parlé d’un concert d’Anna Calvi dans la région, je m’étais dit « tiens ; quelle est cette artiste…Française (ou corse)? » depuis j’ai pu la découvrir grâce à son second album, mais disons… l’apprécier modérément.

Présentation : Anna Calvi née à Twickenham d’un père italien et d’une mère anglaise. Son père l’a initiée très tôt à Jimi Hendrix, au blues de Robert Johnson ou à Nina Simone. Anna invoque aussi Patti Smith, Jeff Buckley, David Bowie dans ses influences

Là, avec la sortie de son 3eme album, elle vient mettre du sel (et du poivre) en cette rentrée. Je l’ai compris dès la sortie de Don’t Beat The Girl Out Of My Boy, le premier single qui est une déclaration féministe et queer, prônant la libération sexuelle.

Anna Calvi était restée discrète sur sa vie privée. Avec Hunter, on retrouve les envolées de sa voix et la guitare incisive. Mais la musicienne britannique a décidé de prendre la parole pour mettre en scène son intimité. 

Elle dit : « À mon sens, le mot “queer” ne désigne pas simplement la sexualité. C’est un mot plus large qui signifie ne pas vouloir être étiquetée. Le mot “queer” permet donc d’appartenir à un spectre plus large et de le célébrer. »

Anna Calvi se libère sur Chain elle chante « Je serai le garçon, tu seras la fille », le propos est constant tout au long d’un album démarrant en beauté avec As a man, qui concentre le subtil mélange de force et de fragilité qui a fait les meilleurs titres de l’Italo-Anglaise.

Hunter est un disque à l’intensité maximum, où la passion est toujours présente. Anna sait toujours mordre avec sa guitare, comme sur Indies Or Paradise ou bien sur Wish. On notera Swimming Pool qui fait très Jeff Buckley.

Produites par Nick Launay (complice de Nick Cave), les nouvelles chansons gagnent en urgence, trouvent ce second souffle qui faisait défaut au précédent album, comme si Anna s’y jetait à corps perdu.

Sur Hunter, Don’t beat the girl out of my boy ou le torride Indies or paradise, aux guitares hurlantes, Anna semble vouloir rattraper le temps perdu et la fille torturée s’est muée en furie avide et dans l’urgence, insufflant la passion dans ses plaintes très sensuelles.

Gil Tau

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The Foolers

Un soir de septembre avec des amis motards on prend un verre sur la place julien à Barcelonnette … là, une petite scène avec un duo qui interprète ses compos. Je leur dis « super, ce que vous faites, vous avez enregistré quelque chose ? » et à la fin de leur prestation ils viennent me voir et me donnent spontanément un CD – On cause 5-10 mn et je leur promets de passer des titres à la radio. C’est donc chose faite ce soir.

Leur CD, Deux Potes ; c’est L’album qui trotte depuis quelques temps dans la tête de ces deux là : Jordy Privat et Nathan Lenogue ; copains de lycée.

Cela fait déjà 4 ans que The Foolers a été créé, il fallait bien passer le cap en sortant un disque !  

Après un premier enregistrement de Boire c’qui s’passe ; titre de 2014

Cette année ils ont enfin trouvé le temps pour poser leurs idées sur papier et lancer les enregistrements pour vous faire partager leur musique sur cet album.

« On adore toujours autant jouer en live, et cela continuera, on est d’ailleurs fréquemment en concert au mois de juillet dans les environs de Montpellier, et en aout sur Barcelonnette.  Mais avec ce CD vous pourrez même nous écouter dans la voiture en allant au boulot ! »

Dans le livret du CD on peut lire : Un album qui nous tient à cœur et qui résume 4 ans de musique, d’amitié et de délires inoubliables. Un album qui parle beaucoup de filles et d’alcool. Mais pas seulement…

Une dizaine de titres exclusifs des Foolers dans l’esprit du groupe, dont certains déjà connus tel que Leaving, mais aussi de nombreux titres inédits tout frais.

J’avais vraiment envie de vous les faire partager

Bon vent aux Foolers

Gil Tau
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# 739 Mare Imbrium

L’Oreille Qui Gratte # 739

Invité :  Mare Imbrium

Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station

Le Mardi 02 Octobre 2018

Paul Mc Cartney : Fuh You

Paul Mc Cartney: Come on to me

Romuald Valin : Exterieur Nuit

Mare Imbrium: Please stop breathing

Mare Imbrium: I can create

Paul Mc Cartney:  Caesar rock

J P Nataf : J’ai couru

Olaby : Scint

Mare Imbrium: Hard to say

Mare Imbrium : Nothing is enough

Mare Imbrium : Moonage daydream de David Bowie

Artha Franklin : Eleanor Rigby

Paul Mc Cartney  : Nothing for me

Les Videos

Mare Imbrium

–  I can create https://youtu.be/FdPFH77dAGE

–  Nothing is enough https://youtu.be/Iluyta4cm1w

–   Moonage daydream (Cover David Bowie) https://youtu.be/ffMc-beizGk

–  Mare Imbrium sur une Ile Deserte https://youtu.be/2CRbKQuPWuk

–  Session acoustique de Mare Imbrium pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ZiLslyteE2o

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station http://loreillequigratte.com/paul-mc-cartney-egypt-station

– Autoproduction : Romuald Valin https://youtu.be/culuNL–b_4

– Les annonces de concert : https://youtu.be/AfCPXGsbAH0

– L’Histoire du rock Aretha Franklin http://loreillequigratte.com/aretha-franklin

 

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Paul Mc Cartney : Egypt station

Mr Paul

Si l’OQG avait commencé dans les années 60, on y aurait programmé des disques des Stones, des Kinks, de Dylan, des Beach boys, (j’en passe…) mais aussi, bien sûr, des disques des Beatles…

Eh bien en ce soir d’octobre 2018 c’est chose faite, car j’ai découvert le nouveau disque des Beatles ½ siècle après St Peppers…En fait le dernier Mac Cartney !

A la 1ere écoute, je me suis sentit bien plus jeune ! Et c’est un certain Paul Mc Cartney qui est responsable.  Quelle musique !

Alors que le bonhomme soit encore capable à 76 ans de donner des concerts de trois heures et faire des tournées de deux ans… c’est dingue ! Mais qu’il nous offre un album du niveau de cet Egypt Station, c’est véritablement, là,  « le mystère des Pyramides ». Car, je vous le dis, Macca vient de publier un chef d’œuvre. Carrément un sommet dans une discographie déjà des plus riches de l’histoire de la pop music.

Sir Paul McCartney revient donc 5 ans après le précédent opus,  NEW , avec ce 17ème album solo d’une qualité incroyable. Et ce qui frappe quand on entame le fabuleux voyage d’Egypt Station, c’est tout de suite, la qualité extraordinaire du son !  

Les précédents albums solo, contenaient généralement quelques pépites éparpillées au milieu de titres moins réussis – Paul enchaîne ici les medleys complexes et arrangements en millefeuille comme à la grande époque des Beatles et des Wings !

Mais il sait vivre Mr Paul, et il n’a pas hésité à s’installer, sans prévenir, dans un petit pub de sa ville natale, le « Liverpool Philharmonic Pub », pour y jouer quelques titres, le 9 juin dernier. Durant ce concert surprise, Paul McCartney a interprété plusieurs de ses grands classiques, et a présenté à son public « Come on to me », tire de son dernier opus, affichant une forme impeccable et son sourire toujours juvénile. Mais posons le vinyle sur la platine et choisissons au hasard…

Despite Repeated Warnings : c’est une chanson « à tiroirs », façon Band On The Run, où s’entrechoquent clavecin, guitare glam, violons, cuivres… Une odyssée incroyable en forme d’opéra de poche sur la catastrophe climatique, le tout dans la veine acoustique typiquement McCartneysienne, style Yesterday ou Blackbird, par exemple.

Caesar Rock ensuite, qui sonne comme un extrait d’Abbey Road : du Beatles avec le son adéquat et même une touche funk façon Prince. Je pourrais passer 1 heure à dépeindre chaque titre, mais je résumerai ici juste en disant que Egypt Station est un patchwork musical vraiment fascinant. Et c’est un cas rarissime d’une inspiration tardive, d’un artiste parvenant à retrouver la grâce de ses meilleures années.

Cet album est magnifique, hors du commun, et on le réécoutera dans vingt ans, comme on réécoute à peu près tout ce que le Beatles ont fait, et toujours avec le même plaisir et la même émotion.

Paul McCartney livre ici un superbe album. On y retrouve tout son talent rock, et pop. Inimitable, probablement imbattable, il y offre des titres plus complexes et bien plus profond. Paul McCartney est une légende, un monument de la musique, cet album le prouve d’une superbe manière.

Paul McCartney, merci. On se voit en Novembre  à Paris pour ce qui sera, sans doute, «  le » concert de l’année.

https://www.ouifm.fr/video-paul-mccartney-sort-un-nouveau-clip/

Gil Tau

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