# 739 Mare Imbrium

L’Oreille Qui Gratte # 739

Invité :  Mare Imbrium

Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station

Le Mardi 02 Octobre 2018

Paul Mc Cartney : Fuh You

Paul Mc Cartney: Come on to me

Romuald Valin : Exterieur Nuit

Mare Imbrium: Please stop breathing

Mare Imbrium: I can create

Paul Mc Cartney:  Caesar rock

J P Nataf : J’ai couru

Olaby : Scint

Mare Imbrium: Hard to say

Mare Imbrium : Nothing is enough

Mare Imbrium : Moonage daydream de David Bowie

Artha Franklin : Eleanor Rigby

Paul Mc Cartney  : Nothing for me

Les Videos

Mare Imbrium

–  I can create https://youtu.be/FdPFH77dAGE

–  Nothing is enough https://youtu.be/Iluyta4cm1w

–   Moonage daydream (Cover David Bowie) https://youtu.be/ffMc-beizGk

–  Mare Imbrium sur une Ile Deserte https://youtu.be/2CRbKQuPWuk

–  Session acoustique de Mare Imbrium pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/ZiLslyteE2o

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Paul Mc Cartney : Egypt station http://loreillequigratte.com/paul-mc-cartney-egypt-station

– Autoproduction : Romuald Valin https://youtu.be/culuNL–b_4

– Les annonces de concert : https://youtu.be/AfCPXGsbAH0

– L’Histoire du rock Aretha Franklin http://loreillequigratte.com/aretha-franklin

 

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Paul Mc Cartney : Egypt station

Mr Paul

Si l’OQG avait commencé dans les années 60, on y aurait programmé des disques des Stones, des Kinks, de Dylan, des Beach boys, (j’en passe…) mais aussi, bien sûr, des disques des Beatles…

Eh bien en ce soir d’octobre 2018 c’est chose faite, car j’ai découvert le nouveau disque des Beatles ½ siècle après St Peppers…En fait le dernier Mac Cartney !

A la 1ere écoute, je me suis sentit bien plus jeune ! Et c’est un certain Paul Mc Cartney qui est responsable.  Quelle musique !

Alors que le bonhomme soit encore capable à 76 ans de donner des concerts de trois heures et faire des tournées de deux ans… c’est dingue ! Mais qu’il nous offre un album du niveau de cet Egypt Station, c’est véritablement, là,  « le mystère des Pyramides ». Car, je vous le dis, Macca vient de publier un chef d’œuvre. Carrément un sommet dans une discographie déjà des plus riches de l’histoire de la pop music.

Sir Paul McCartney revient donc 5 ans après le précédent opus,  NEW , avec ce 17ème album solo d’une qualité incroyable. Et ce qui frappe quand on entame le fabuleux voyage d’Egypt Station, c’est tout de suite, la qualité extraordinaire du son !  

Les précédents albums solo, contenaient généralement quelques pépites éparpillées au milieu de titres moins réussis – Paul enchaîne ici les medleys complexes et arrangements en millefeuille comme à la grande époque des Beatles et des Wings !

Mais il sait vivre Mr Paul, et il n’a pas hésité à s’installer, sans prévenir, dans un petit pub de sa ville natale, le « Liverpool Philharmonic Pub », pour y jouer quelques titres, le 9 juin dernier. Durant ce concert surprise, Paul McCartney a interprété plusieurs de ses grands classiques, et a présenté à son public « Come on to me », tire de son dernier opus, affichant une forme impeccable et son sourire toujours juvénile. Mais posons le vinyle sur la platine et choisissons au hasard…

Despite Repeated Warnings : c’est une chanson « à tiroirs », façon Band On The Run, où s’entrechoquent clavecin, guitare glam, violons, cuivres… Une odyssée incroyable en forme d’opéra de poche sur la catastrophe climatique, le tout dans la veine acoustique typiquement McCartneysienne, style Yesterday ou Blackbird, par exemple.

Caesar Rock ensuite, qui sonne comme un extrait d’Abbey Road : du Beatles avec le son adéquat et même une touche funk façon Prince. Je pourrais passer 1 heure à dépeindre chaque titre, mais je résumerai ici juste en disant que Egypt Station est un patchwork musical vraiment fascinant. Et c’est un cas rarissime d’une inspiration tardive, d’un artiste parvenant à retrouver la grâce de ses meilleures années.

Cet album est magnifique, hors du commun, et on le réécoutera dans vingt ans, comme on réécoute à peu près tout ce que le Beatles ont fait, et toujours avec le même plaisir et la même émotion.

Paul McCartney livre ici un superbe album. On y retrouve tout son talent rock, et pop. Inimitable, probablement imbattable, il y offre des titres plus complexes et bien plus profond. Paul McCartney est une légende, un monument de la musique, cet album le prouve d’une superbe manière.

Paul McCartney, merci. On se voit en Novembre  à Paris pour ce qui sera, sans doute, «  le » concert de l’année.

https://www.ouifm.fr/video-paul-mccartney-sort-un-nouveau-clip/

Gil Tau

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Aretha Franklin

Aretha Franklin

Elle est née en 1942… à Memphis, et elle est décédée cet été.

Dès l’enfance c’est le gospel qu’elle chante dans l’église baptiste de Détroit (Michigan) dont le père était le pasteur et militant des droits civiques. D’ailleurs quand Martin Luther King venait là, il résidait à leur domicile. Bien sûr elle chantera aux obsèques de Martin Luther King.

Puis elle signe chez Columbia, à New York, qui lui font interpréter du jazz. Mais ce n’est pas vraiment sa musique.

Alors viennent les années Atlantic où de 1967 à 1970, elle ne sort jamais du top 20 américain. Elle y place neuf singles, décroche trois disques d’or, trois Grammy Awards.

Je citerai : Think, Chain of Fools, Ain’t No Way…Aretha Franklin écrit l’histoire de la musique soul, du Rn’B. Elle est auteur compositeur, mais son punch et sa capacité d’interprétation l’amènent aussi à reprendre sans complexe les chansons des autres, les faisant siennes.

N’avait-elle pas « piqué » Respect à Otis Redding ? Ce dernier constatant, éberlué : « J’ai perdu ma chanson, cette fille me l’a prise !» Mais aussi Dionne Warwick (avec I Say a Little Prayer), ou les Beatles (Eleanor Rigby et Let It Be)

Quelques dates…presque au hasard

  1. Chain of Fools et I Say a Little Prayer.
  2. Album Amazing Grace.
  3. l’inoubliable Film The Blues Brothers

Pour la céremonie d’adieu, Stevie Wonder a joué un solo d’harmonica et interprété I’ll Be Loving You Always.  Plus de 40 artistes étaient montés jeudi soir sur la scène à Detroit, pour interpréter les plus grands titres d’ Aretha. The Four Tops, Dee Dee Bridgewater ou encore Angie Stone ont fait vibrer les fans aux sons des incontournables Say A Little Prayer et Respect, interprété en choeur par tous les artistes. 

Une chorale de gospel, clin d’œil aux débuts musicaux de la « Reine de la Soul » dans la paroisse de son père, a également célébré son immense carrière, qui a fait d’elle l’une des artistes les plus respectées des États-Unis..

Repose en paix Aretha

https://www.youtube.com/watch?v=gtMUQbnT_LoGil Tau

Giltau

 

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L’esprit du rock était là

« Rachid Taha a un immense talent malheureusement il est dans l’auto destruction et j’ai peur que son étoile ne brule plus longtemps, il titubait, chantait parfois à contre temps, bafouillait mais pourtant son concert fut top, car ses musiciens assurent du tonnerre et ses compositions sont en or. Mais attention M.Taha arrête la défonce sinon tu risques bientôt de ne plus être là pour nous faire partager ta culture métissée ».
Voila ce que j’’ecrivais après son dernier passage au nuits du sud en 2013. http://loreillequigratte.com/nuits-du-sud-2013 Mes propos étaient malheureusement prémonitoires. Ce concert avait des faux airs des derniers concert s d’Amy Winehouse. C’était une bien triste sortie pour un artiste qui a avait un immense talents.Taha était l’exemple meme d’une integration reussie gardant sa culture originale et la mettant à la sauce electro angloxason. D’ailleurs il refusait les patriotistes. Je me souveins très bien que si dans le public certains exhibaientr des drapeaux il leur demandait de les enlver expliquant qu’on n’était pas dans un stade de foot. Sur scene il savait retourner son auditoire, nous faire passer par differentes emotions et à chaque fois on finissait comme lui en nage
Sa rencontre m’a durablement marqué, un tel engagement, une telle fougue. Ca faisait plaisir de voir que l’esprit du rock était là. La comparaison avec les marchands de soupe Faudel, Cheb Mami, Khaled faisait de lui une icone des puristes
Voici la retranscription de notre entretien : http://loreillequigratte.com/rachid-taha-rocknroll-attitude

Simon Pégurier

 

Photos : Loïc Swiny & Ariane Huchard

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Septembre, en attendant

Septembre, en attendant… la rentrée

Ben oui nous on aime bien les vacances donc à L’Oreille Qui Gratte on s’offre encore un mois de vacances !

Enfin ce ne sont plus vraiment des vacances puisqu’on prépare activement la reprise de l’émission hebdomadaire (première le 02 Octobre avec Mare Imbrium) et il va bien nous falloir un mois pour réhabituer nos oreilles aux sons des guitares dissonantes que j’aime tant, que ce soient celles des nouveautés du indé ou celles du rock local. Car durant les vacances nous on a seulement écouté le bruit de la mer, caché quelques fois par celui du rire des enfants jouant avec les vagues qui finissent en écume.

Enfin ce n’est pas tout à fait vrai puisque vous trouverez ici : http://loreillequigratte.com/les-nuits-du-sud-vence-2018 notre traditionnelle chronique des Nuits du Sud de Vence et si vous allez sur notre Face Book https://www.facebook.com/LOreilleQuiGratte vous pourrez constater que Noel Noel a couru tous les festivals de l’été.
Pour la rentrée on a donc besoin de vous. Chaque semaine dans notre émission nous recevons un groupe qui en plus d’une interview se prête a la règle de la session acoustique (3 compositions plus une reprise) en direct dans les studios d’Agora Côte d’Azur

Si vous êtes partant envoyez votre candidature avec un extrait musical à notre programmateur Gil Tau giltau@free.fr

Je dis qu’on était en vacances ce n’est qu’à moitié vrai, Benoît Belasco a bossé tout l’été sur notre web radio www.loreillequigratte.com elle n’a jamais cessé de tourner, et la programmation s’est enrichie. Merci à vous d’être présents, de nous écouter et d’avoir participé en likant les morceaux que vous aimez le plus. Cela nous permet de mieux vous connaitre et de mettre à jour nos tops

D’ailleurs voici les résultats de notre top de l’été :
Dans la rubrique internationale c’est le trio parisien de Radio Elvis qui arrive en tête. Groupe qui arrive à avoir une plume aussi belle que Dominique A et des guitares aussi aiguisées que Noir Désir.
Leur première place est de bel augure pour eux car ils sortent un album en novembre.

A noter dans ce même classement la très belle deuxième place de nos amis niçois de Sheeps un groupe à la fois sensible et bancal

Notons aussi la performance de Bodega qui classe 2 titres dans le top dix. Il faut dire que leur prestation aux Plage de Rock de Port Grimaud a laissé des ondes positives sur toute la côte d’Azur

Dans la catégorie Autoproduit c’est Kill The Moose qui l’emporte.
Difficile de croire qu’ils sont niçois tant ils sonnent anglosaxon. Ce groupe qui nous rappelle EchoBelly aurait pu être signé sur le label culte Sarah Records, tant leurs petites comptines à la sauce showgaze nous donne envie de danser timidement les cheveux dans les yeux.
Eux aussi ont des actualités puisqu’ils sortent un EP To The Moon And Back qui devrait nous tenir au chaud pour l’Hiver

Merci à vous de faire tourner le plus possible notre appel à candidature pour qu’il soit le plus entendu possible

Simon Pégurier

PS : n’oubliez pas que nous sommes 100% indépendants, notre existence est précaire on a donc besoin de votre aide via notre tipeee http://loreillequigratte.com/nous-soutenir

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Les Nuits Du Sud (Vence) 2018

20ème anniversaire oblige l’année 2017 avait été une année d’exception pour les Nuits Du Sud avec pas un mais deux festivals : Le Printemps des Nuits du Sud (http://loreillequigratte.com/le-printemps-du-monde-a-vence ) et le festival d’été (http://loreillequigratte.com/20-ans-des-nuits-du-sud ).

Cette année retour aux affaires courantes pour notre festival avec 8 soirées espacées entre le 19 juillet et le 03 août.

Pour l’attaque de sa troisième décennie le festival a perdu sa couleur «musique du monde» pour devenir un festival totalement éclectique

Tour d’horizon. Le festival démarre par Gaël Faure que nous avons découvert grâce à la nouvelle star. Son spectacle ne retourna pas les foules, mais pourtant nous pouvons remercier 1000 fois Gaël d’être venu à Vence, car il avait dans ces valises le légendaire Alain Souchon. La souche fit un concert relativement court mais libéré de toute promo d’un album. Il a fait un concert « best Of » n’offrant que des tubes intergénérationnels où chacun des spectateurs connaissait par cœur la moindre parole. Avant lui son fils Pierre Souchon a fait la transition avec des chansons enfantines qu’on aurait pu croire écrites par Henri Dès. L’annulation de dernière minute de Slim Paul a permis à notre ami Jude Todd de se produire sur la magnifique scène vençoise. Son concert quasi improvisé fut à la fois mélodique et touchant, un bel artiste en devenir. A la manière d’Avril Lavigne Kyo a tout l’attiraille rock : son, look, attitude… Le début du concert est donc une claque mais très vite on se rend compte que la coquille est vide. Kristel fut incontestablement la découverte du festival, du bon rock qui envoie comme on l’aime. Bravo au programmateur pour la surprise.

Tout le monde connaît Alonzo,  nous ne nous éterniserons donc pas sur son rap marseillais, par contre mes enfants, quelle ambiance sur la place du Grand Jardin… J’avais rarement vu ça. Il y a donc des jeunes à Vence, et des jeunes qui aiment sauter partout. On connaît et on apprécie Luz Casal c’était donc un bonheur de  réentendre la diva, bien que son répertoire actuel ne soit pas le meilleur. Par exemple je n’aime pas Dalida en français, je n’aime pas Dalida en Espagnol. Havana Meets Kingston, choc entre la Jamaïque et Cuba, le tout joué par des musiciens à la technique parfaite. Une grande réussite. Habituellement le reggae est joué par des musiciens qui n’ont pas la moindre base de  solfège, comme quoi quand la technique est là ça peut parfois tout changer. Roberto Fonseca est sans doute la déception du festival, habituellement habitué à de grands shows, il s’est ce soir-là littéralement endormi sur son piano. Quand un de ses musiciens le réveillait il se rappelait qu’il était dans un festival festif, il jouait alors deux trois notes de salsa pour se rendormir aussi vite. Après cette sieste musicale nous étions tous en forme pour LE concert du festival Feu ! Chatterton. Ce groupe que vous avez découvert avant tous les autres à L’Oreille Qui Gratte a fait un concert parfait, des textes et de la hargne. Ils ont écouté et digéré tous les plus grands Gainsbourg, Manset, Thiéfaine, Bashung, Tanger, Brel… Ce groupe est un bijou qui va laisser une trace indélébile dans l’histoire de la chanson (du rock) français. 

Imarhan sur le papier c’est parfait, du rock arabe mélangeant la culture du Maghreb et la culture anglo-saxonne, dans les faits ça manque de volts, dans le même style on préfère les marseillais de Temenik Electrik. Trust : on n’aime pas le hard rock mais comme ils sont les seuls à faire ça en français, on doit admettre que c’est drôle et réussi. Pour moi qui suit travailleur social entendre Anti-Social repris par une foule entière ça me fait toujours bizarre. Alsarah & The Nubatones même cause, même effet qu’Imarhan, parfaits sur le papier, mais clairement trop intimistes pour une scène aussi grande que celle des Nuits Du Sud. En 2012 Al Mc Kays avait réussi à faire croire qu’il avait avec lui les vrais Earth Wind & Fire or dans les faits c’est un groupe tribute. Le décès récent du membre original Maurice White a permis à tout le monde de se rendre compte de la supercherie. Mais qu’importe ce groupe de tribute le fait à merveille et la place du Grand Jardin a mis ses habits discos comme aux plus belles heures de la fin des années 70.

Pas une édition des Nuits Du Sud sans une soirée reggae. Cette année ce fut la dernière, l’un des nombreux fils MarleyJulian retournant la place du grand jardin pour la plus grosse affluence du festival. Nous avons commencé notre chronique en rappelant qu’à  l’ origine les Nuits Du Sud étaient un festival tourné vers les sons du Buena Vista Social Club. A cette époque-là nous avions demandé à cor et à cri Sergent Garcia. D’après nous cette salsa française se prêtait à merveille à la couleur de l’époque du festival. Nous fûmes entendus. Sergent Garcia en est à sa troisième visite et il nous régale toujours autant.

Dans les rares points négatifs de l’année regrettons la disparition des talents des Nuits Du Sud, ce tremplin très pointu nous faisait chaque année découvrir des perles de la scène locale. Certes le tremplin existe toujours, il s’est exporté au Broc, mais il ne bénéfice plus de la même résonance. Peut- être serait-il possible, comme nous l’avions déjà suggéré par le passé, de profiter de la fête de la musique (qui a lieu quelques jours avant le début du festival) pour redonner une scène vencoise à ces talents émergents. 
Dans les points positifs notons que le son a été assoupli ce qui crée une meilleur qualité d’écoute, les lumières elles sont plus douces et plus belles que les années précédentes.

Nous avons déjà hâte d’être là pour le twenty two  festival.                              

Simon Pégurier

Photos : Luz Casal, Alain Souchon, Feu ! Chatterton, Jude Todd, Imarhan           

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# 736 Grayssoker

L’Oreille Qui Gratte # 736

Invité :  Grayssoker  

Album de la semaine : Holly Golightly : Singles round-up

Le Mardi 29 Mai 2018

Holly Golightly :  Virtually happy

Holly Golightly  :  Too late now

Little Bob : Mad Dog

Grayssoker : Fuck Musette

Grayssoker : Jungle

Holly Golightly: Til I Get

Simple Minds : Summer

 Hyphen – Hyphen : knd 

Cheekypony : Morgan’s dance

Grayssoker : interzone

Grayssoker : aerodynamic cover daft punk

Grayssoker : shit your dish

1968 Bourret – Elkabbach – Sly & Family Stone

Holly Golightly :  Laughing to Keep from Crying

Les Videos

Grayssoker

– Jungle https://youtu.be/q77BF6pVddA

– Interzone https://youtu.be/k7eBbjimlxg

Aerodynamic (cover Daft Punk) https://youtu.be/HvtqkxJrZcI

Shit your dish https://youtu.be/xPtyRhKXpSI

Grayssoker sur une ile deserte https://youtu.be/uEqlk5vHnZ4

Session de Grayssoker pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/Vx_S-kK1TUw

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Holly Golightly : Singles round up http://loreillequigratte.com/holly-golightly-singles-round-up

-Autoproduction : Little Bob http://loreillequigratte.com/little-bob-blues-bastards

– A Venir : Simple Minds https://youtu.be/_yGO8BfF2QM

– Les annonces de concert : https://www.youtube.com/watch?v=0Gjm4CzTrQs

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Little Bob & Blues Bastards

Le Havre : ça ressemble à Liverpool ou Détroit (donc ce n’est pas très beau !) et c’est là qu’a grandi (sic) Little Bob ; Roberto Piazza, fils d’émigrés Italiens fuyant Mussolini…

Après avoir travaillé à l’usine comme tout le monde… Bob écoute déjà du blues et il sera pris très tôt par le démon du Rock.

Little Bob c’est un des pionniers du Rock français, en Anglais. En effet, depuis le début des années 70, Bob compose et chante à 99% en anglais contrairement à nombreux autres rockers Hexagonaux.

En1974 : c’est la formation de LITTLE BOB STORY et en 1975 : « Don’t let me be missunderstood« , est leur 1er single chez Crypto. Ils se produisent lors de nombreux concerts en France et déjà partent pour une 1ère tournée en Angleterre.

En 1976 : 1er album « HIGH TIME » enregistré à Antibes. « I’m Crying »  sera classé Single de la semaine chez les Anglo-saxons NME et le MELODY MAKERS.

Aux côtés de Dr Feelgood, ils ont  participé aux débuts de la période Punk, partageant des scène avec The Clash, The Jam, The Stranglers…

La Story (son groupe) a emmené la scène rock en France pendant 40 ans et les membres du groupe s’ils ont parfois un peu changé, ont insufflé cette vraie ferveur toujours intacte aujourd’hui après 25 albums et des centaines de concerts.

En 2011 : c’était la 1ère tournée avec le nouveau groupe : Little Bob Blues Bastards à travers la France et les géniaux Gilles à la guitare et  Bertrand à la contrebasse sont revenus.
Présent aussi au cinema avec le film « Le Havre » de Aki Kaurismäki récompensé par le prix « Louis Deluc »

Little Bob est rare en PACA où il ne se produit que tous les 3 ou 4 ans.

Alors allez faire un tour ce Vendredi 8 juin à l’Euro festival Harley à Grimaud, vous ne serez pas déçus.

Gil Tau

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Clara Luciani : Sainte Victoire

CLARA LUCIANI

Ici à l’OQG on connait la demoiselle depuis un moment  surtout grâce à son ex groupe La Femme, groupe habitué du Festival Pantiero à Cannes puisque présents en  2011, 2014 et 2016 et leurs 2 disques  Psycho Tropical Berlin (2013) et Mystère.

Mais revenons à Clara, elle explique : « Avec un copain, nous sommes allés voir, à Cannes, un concert de La Femme – Après leur concert nous avons parlé musique avec Marlon… Je lui ai chanté un bout de chanson, il m’a proposé de passer les voir quand ils enregistreraient à Paris. »

Clara plaque alors ses études et monte à la capitale avec sa guitare.  A 19 ans, tout s’enchaîne très vite…

Pour le 2eme album de La Femme,  de nouvelles interprètes apparaissent aux côtés de la chanteuse officielle Clémence Quélennec, comme une certaine Clara Luciani, justement.

Elle chantera  aussi avec Nouvelle Vague, et  avec Nekfeu,  Raphael, Benjamin Biolay, Alex Beaupain.

La femme forte, qui parvient à se reconstruire après la rupture

Enfin seule et après un 1er EP fort triste, elle livre aujourd’hui  un album où elle a pansé ses plaies grâce à la musique, une thérapie par l’écriture en quelque sorte. Dans son écriture, elle incorpore tout : son histoire, ses souffrances, ses doutes… qu’elle malaxe, pour transformer une histoire personnelle en quelque chose de totalement universel.

Marseillaise d’ascendances corse et sicilienne, elle raconte : « Enfant, je ne correspondais pas aux normes, beaucoup trop grande, trop garçonne. J’ai été très vexée quand, à cause de ma voix assez grave, la prof de ma chorale m’a fait passer dans le groupe des garçons. »

L’influence de PJ Harvey ou de Patti Smith a aussi été décisive, mais c’est une autre icône du spleen, Nico, qui trône au sommet de son panthéon.

Sainte Victoire, le nom de l’album évoque déjà la rédemption. Avec un petit côté mystique et belliqueux, il se concentre sur le positif. La Sainte-Victoire c’est aussi une montagne près d’Aix-en-Provence, le pays où elle a grandi. Immortalisée par Cézanne, cette montagne rappelle la beauté des choses de la nature,

Le premier album de Clara Luciani est à son image, fort, puissant, intense et témoigne de ses déconvenues et de ses victoires. Régalez vous !

Gil Tau

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Nous rêvions juste de liberté (Mon Mai 1968 Par Gil Taurel)

Ceux qui avaient moins de 15 ans en mai 1968 et qui nous expliquent savamment,  aujourd’hui, cette période, devraient plutôt éviter. ..Ils ne peuvent saisir le sel de cette ambiance unique dont  ils n’ont pas vécu le contexte.

Il faut remonter fin 1967. Aux USA on est en pleine période Hippie, c’est toujours la guerre au Viet Nam, et c’est la « Guerre froide » entre l’Est et l’Ouest, mais l’information libre, n’est pas de mise il faut vraiment fouiller où l’on peut. En France il n’y a que deux chaines de télévision (d’état) en noir et blanc, et la presse écrite mais avec, mais la censure veille et étend sa chape de plomb.

En 1967, un choc : on apprend la mort du Che…déjà une icône…Assassiné ? Par qui ? On ne le saura jamais vraiment.

Et en 1967, un énorme pas : dépénalisation de la pilule contraceptive mais pour l’avortement on verra plus tard !

Mais pour le jeune avide de culture et de musique c’est plutôt la disette ; quasiment rien pour lui, l’info se résume à quelques magazines : c’est la fin de Disco Revue, la fin de Salut les Copains , heureusement arrive Rock & Folk seule revue musicale intéressante. Rien à la radio sauf le Pop Club de José Arthur à une heure tardive et un brin élitiste, et bien sûr, rien non plus à la télé !

 Si on va chez le disquaire on ne trouve que de la variété française, du Yéyé et un peu de Jazz. Pourtant grâce au bouche à oreille on arrive à être informé de la sortie de certains disques Anglos- saxons.  Pour cette année 1967 on a pu écouter bien sûr les Beatles – Sgt Pepper, les Stones – Let spend the night together,  on entend Simon & Garfunkel (Mrs Robinson), Otis Redding, James Brown, the Yardbirds, et John Mayall…mais pour se procurer ces disques il faut aller sur Paris dans des officines spécialisées dans l’import comme le Lido Musique ou le Discobole.

Je  rappele que les disques estampillés 1967, on ne les connaitra vraiment qu’en 1968 ou même en 1969 car à l’époque il faut du temps. Pas d’ordinateurs ni d’internet, on ne trouve pas de disques facilement, on se les passe sous le manteau, et les disques on les enregistre sur un support révolutionnaire apparu il y a peu, le mini k7 ; l’enregistrement n’est pas très bon mais quelle facilité, donc qu’importe !

Au cinéma on aura la chance de voir The Graduate, Le bal des vampires, On ne vit que 2 fois, par exemple.

Puis 1968 en plein « printemps de Prague » où un vent de liberté souffle sur la Tchécoslovaquie, mais sera sévèrement réprimé. On vient aussi d’apprendre l’assassinat de Matin Luther King, un vrai choc !

Dans ce contexte, en France des étudiants libertaires se révoltent et demandent des comptes aux adultes, les travailleurs, eux, ne se sentent pas encore concernés. Il faut noter que dans les manifestations et émeutes du quartier latin il y a « en face » la police et l’armée mais aussi des militants d’extrême droite du mouvement Occident avec certains jeunes qui viennent casser du gauchiste et qui feront pourtant carrière en politique et en devenant ministres.

Du côté de la culture on aura vu des films comme Bonnie & Clyde, Le Bon la brute et le truand, In the heat of the night…Pour la musique on peu se procurer James Brown (Say it loud) Aretha Franklin (Chains of fools)  Creedence C R (Susie Q)  Jimmy Hendrix  ou The Who – On commencera à entendre parler de Pink Floyd, du Velvet, des Doors dont les disques ont une diffusion plus que confidentielle et la dont la notoriété arrivera bien plus tard. Bien sûr cette liste est  la mienne et peu exhaustive.

Et mai 1968, avec les « évènements » manifestations, l’occupation des universités, des usines, les grèves, la paralysie du pays, et l’immense espoir… Il en restera de nombreuses avancées sociales (+ 35 %  pour le  SMIG et + 10 % pour les salaires, 4eme semaine de congés payés) Culturellement : remise en cause de la « société de consommation » Le féminisme apparait et l’on peut parler d’« amour libre ».

Mes slogans préférés : Il est interdit d’interdire – soyons réalistes, demandons l’impossible – le pouvoir c’est nous.

Nous étions jeunes et nos valeurs ont été : Insouciance, spontanéité, invincibilité. C’est « mon » mai 68

Gil Tau
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# 734 Blk mrrr clb (black mirror club)

L’Oreille Qui Gratte # 734

Invité :  Blk mrrr clb (black mirror club).

Album de la semaine : Courtney Barnett :  Tell Me How You Really Feel

Le Mardi 15 Mai 2018

Courtney Barnett :  Need a Little Time

Courtney Barnett :  City Looks Pretty

Lo Pailhes :  Nos Afriques

Blk mrrr clb: Scalpels

Blk mrrr clb: Scum Punk From Outter Space

Courtney Barnett :  Charity

Modern electrics : Between dawn and dusk

Chelsea Wolfe : The Culling

Blk mrrr clb: Rose

Blk mrrr clb : Scalpels

Blk mrrr clb : A Night Like This

68 : Cohn-canned heat

Courtney Barnett :  Help Your Self

Les Vidéos

Blk mrrr clb

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : Courtney Barnett  : Tell Me How You Really Feel http://loreillequigratte.com/courtney-barnett-tell-me-how-you-really-feel

–           Autoproduction : Lo Pailhes https://youtu.be/ZMeMkdFMfvg

_           A Venir : Modern Electrics https://youtu.be/vSRerZdh3YE

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/BHLIBMltwLs

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Top Mai 2018

 Sans transition aucune,  comme chaque mois voici le classement des morceaux que vous avez le plus aimés sur notre web radio www.loreillequigratte.com outre le coté ludique ce best of permet de mieux vous connaitre et donc d’affiner notre programmation

Ce mois ci c’est Feu Chatterton qui arrive en tête avec le morceau  Anna  extrait de leur deuxième album l’Oiseleur. Ce groupe lyrique est inclassable lorgnant autant vers  Apollinaire, Baudelaire, Kerouac que Bashung ou Ferré.

Mais cela n’est pas qu’intellectuel, le corps vibre aussi avec des guitares dignes de Télévision  qui se déchainent

Et puis Anna quel beau choix de prénom. On pense inévitablement  à Tolstoï, Godard, Gainsbourg ou à Emmanuel Alarco

Ils sont passés il y a quelques jours à Anthéa Antibes. Notre ami M. SweeeN y était, il nous a fait comme d’hab d’incroyables photos. Pour ceux qui les ont manquées, séance de rattrapage cet été aux Nuits Du Sud Vençoises

Dans la rubrique autoproduit c’est Sheeps qui arrive en tète, ce nouveau projet de Patrick Dargirolle (My Diet Pill; Kazan) a tous les ingrédients pour nous faire fondre de sublimes morceaux tour a tour sensibles, fous et bancals

Il y a tant d’autres artistes plus originaux les uns que les autres à découvrir via la radio www.loreillequigratte.com  pourquoi ne pas en faire la bande son de vos ponts du joli mois de mai

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2 000 000

C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veux dire beaucoup

Notre page Youtube  https://www.youtube.com/user/loreillequigratte vient de dépasser les 2 millions de vues.

Je trouve cela irréel, Bien sur comparé aux vues de Gangnam Style c’est ridicule, évidement un nouveau titre Justin Bieber fait ce chiffre en une journée

Oui mais nous on met en lumière la scène locale, le rock indépendant, les artistes autoproduits  aucune véritable tête d’affiche en vue

Cette page créée  par Monsieur Pirate le 19 juillet 2009 reprend les vidéos des fameuses sessions acoustiques de l’oreille qui gratte, les chroniques de Gil,  nos trop nombreuses nécros, nos annonces ou chroniques de concert. Pour moi ce nombre de vue  est tout bonnement incroyable. Il me laisse penser que nous ne sommes finalement pas seuls à creuser dans le dessert

Bien sur il y a quelques autres petites vidéos de concert ou d’extraits de films que j’ai bien aimés mais c’est la marge

Cette grande joie arrive quelques jours après que vous avez été sollicités au travers de notre financement participatif pour le développement notre web radio. http://loreillequigratte.com/

Pour que nous puissions garder notre indépendance, continuez à nous aider via note tipeee https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte

 Il aura peut être fallu attendre 22ans mais voila ce qui est certain, notre émission/web radio a enfin pris son décollage et tel un jeune adulte vole de ses propres ailes tout en profitant d’une insouciance encore présente.

Ce  rêve modeste et fou de donner un espace de liberté à la musique pas comme les autres, née de nos échanges, de nos partages dans nos chambres  d’ado a donc bien rencontré son public. Ce rêve avait donc lieu d’être. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dingue

Merci merci je vous adresse 2 000 0000 de mercis

Pour ceux d’entre vous qui aiment les chiffres notre page compte 3382 vidéos en ligne

La session la plus vue est celle d’Imbert Imbert https://youtu.be/4En310HgE8E

L’interview la plus consultée Fauve https://youtu.be/LlwwYwA1YO4

Étonnamment la chronique la plus lu Matmatah https://youtu.be/CkSMdSt-4VY

La vidéo de concert la plus vue est El Gusto https://youtu.be/S6qFeyoJeuM

Chaque video est vue en moyenne 600 fois

Simon Pégurier
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# 733 Com2mime

L’Oreille Qui Gratte # 733

Invité :  Con2mime

Album de la semaine : King Tuff  : The Other

Le Mardi 24 Avril 2018

King Tuff  : Circuits In The Sand

King Tuff  : Ultraviolet

Human : Last exit before the crash

Con2mime : Jeunes femmes endormies

Con2mime : L’apéro

Con2mime : La proie

King Tuff  : Psycho Star

Dominique A :  Cycle

 As de trefle : A Loreille de ta femme

Con2mime : Maitre corbeau (Cover La Rue Ketanou)

Con2mime : A la tienne

Wall of Voodoo : Ring of Fire

King Tuff  : Raindrop Blue

Les Vidéos

Com2mime

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : King Tuff  : The Other  http://loreillequigratte.com/king-tuff-the-other

–           Autoproduction : Human http://loreillequigratte.com/human

_           A Venir : Dominique A https://youtu.be/DfaNvDI3k2E

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/s6fsSAXas-c

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Wall of Woodoo

Wall of woodoo c’est la bande à Stan Ridgway: Chant, claviers et leader de ce groupe de rock californien formé en 1977.Sans doute fallait-il être à Los Angeles, dans les petits clubs de leurs débuts, pour capter l’essence particulière de Wall Of Voodoo. Les disques nous parvenaient alors à peine en France. Wall of Woodoo, c’est entre 1980 et 87 quatre albums seulement. Sur leur premier EP en 1980 une reprise de Ring of fire de Johnny Cash indiquait  leur goût pour la country ; la voix caractéristique de Stan Ridgway collant parfaitement à cette reprise.

Le premier vrai album, Dark Continent, avec sa  pochette minérale sous-marine évoquait pour la pochette un remake de Tales from the Topographic Oceans (de Yes), mais dans un genre garage-rock.  L’amateur du genre pourra voir dans ce band résolument new-wave, une résurgence de l’ère psychedelic. Malgré l’orgue Farfisa, on pouvait associer facilement Wall Of Woodoo aux Cramps ou aux Talking Heads.  Avec un goût prononcé pour les petites histoires américaines bien glauques.

1980 : Wall of Voodoo (EP)  –  1981 : Dark Continent  – 1982 : Call of the West

1985 : Seven days in Sammytown   – 1987 : Happy Planet

Et puis Wall Of Voodoo décrocha une sorte de hit : Mexican radio. Pas le meilleur morceau de Call of the West, leur 3eme album,  mais celui qui reste à ce jour la signature du groupe. Ça dira quelque chose à tous ceux qui tendaient les oreilles dans les 80’s. Ce deuxième album indique clairement  la véritable nature du groupe de Stan Ridgway : post-punk, certes, mais aussi  toqués d’Ennio Morricone, de la série Twilight Zone, de Kraftwerk et même de Van der Graaf Generator ! D’ailleurs Stan Ridgway participa à de nombreuses musiques de film.

Encore un groupe à (re)découvrir, s’il en est…

Gil Tau
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Wreckless Eric : Construction Time And Demolition

artiste britannique punk de la fin des années 1970 et déjà 64 piges au compteur ! Il est tombé dans la musique en 1977 quand il n’était qu’un étudiant post adolescent avec le monde entier qui s’ouvrait à lui.

 Wreckless « l’imprudent », il le fut… et s’est retrouvé coincé derrière ce pseudo improbable et n’a pu éviter une certaine célébrité sous ce nom et devenant un leader de la scène underground Britannique. Il fut aimé, beaucoup, mais aussi assez sous-estimé.

Wreckless, de son vrai nom Eric Goulden, a fait partie du légendaire label Stiff Records (Ian Dury, Elvis Costello , Motörhead, Devo, Dr. Feelgood, Madness, et j’en passe).

Au début des années 1990, il enregistra plusieurs albums en France chez New Rose, et sur Sympathy for the Record Industry, label des White Stripes et de Alan Vega,

Les titres du monsieur ont été repris par The Monkees, Cliff Richard, Marianne Faithfull, entre autres.

Il en est à son 7eme album perso, mais a fait partie de 6 groupes avec des disques à chaque fois.

https://www.youtube.com/watch?v=ufJ8tskbaQg

 Sur ce disque Wreckless Eric voit les mêmes choses que nous, mais installe son point de vue désabusé.

 « J’ai atteint l’âge où je vois des bâtiments démolis que je me souviens avoir vu construire. Au début des années soixante-dix, lorsque je vivais à Hull, (ndlr : non loin de Manchester,  Liverpool,  Leeds et leurs friches industrielles) j’ai vu des rues entières démolies, transformées en vastes étendues de poussière et de briques émiettées. Les résidents ont été transférés dans des endroits lointains que je connaissais seulement par des destinations affichés au front des bus ».

Son nouvel album est un peu l’aboutissement de plus de quarante années de tournées et d’enregistrements – une vie de composition, de créativité et de réussites. Fort, dissonant, mélodique, parfois lyrique, Construction Time & Demolition est une musique qui convient parfaitement à ces temps qu’il juge désespérés.

Il conclue : « Je voulais que ma musique sonne comme si elle se démolissait au fur et à mesure, et parfois je voulais vraiment l’entendre se détruire, d’où ces fuzz in and out, jusqu’à ce que tout ce qui reste soit le son plat d’un cœur qui aurait cessé de battre ».

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Pascal Mono

On l’aime bien ici, Pascal. Nous l’avions invité à l’OQG. Il nous avait conquis par ses qualités humaines et nous l’avions trouvé professionnel et attachant.

Là, il vient de sortir un 4eme album, en anglais cette fois. Album très blues rock titré Dustynation

Le Niçois, fort de ses 20 ans de vie musicale, compose, écrit,  joue de la guitare et là il s’adapte à la « crise du disque » en faisant appel au crowdfunding, car il voulait être libre afin d’éviter qu’un type sorti d’une école de commerce ne lui impose quoique ce soit.

Parcours plutôt chaotique ; depuis les petits bars jusqu’aux scènes newyorkaises en passant par la télévision, Pascal a fait du chemin et a composé en  décrivant la vie, l’amour, la mort…

Le triptyque en Français achevé, il était temps de passer à autre chose« DUSTYNATIONS » est en anglais mais pourquoi ?

Il répond : « Dès l’adolescence, j’ai commencé à imiter mes aînés… Dylan, Lou Reed, puis les grands groupes, Police, Led Zeppelin, Aerosmith … Et à force, j’ai chopé les accents, les attitudes… et c’est resté »

Et cet album c’est 10 titres aux sonorités Blues-Rock, auteur-compositeur-interprète (excepté « Epitaph » une cover de  King Crimson) et si on l’interroge sur ses instruments hormis ses guitares electro acoustique Gibson, ce qu’il préfère c’est sa Fender Télécaster… « Leo Fender a trouvé un son extraordinaire, un côté un peu métallique, country, roots, rock… »

Il dit qu’il doit tout au public ; à son public niçois en particulier. Nice, sa ville. Là où il a fait ses armes. «J’ai grandi au port et pour un saltimbanque c’est important d’avoir un port d’attache»

On a pu l’applaudir dans les lieus branchés niçois par exemple il y a quelques années au Ventura avec les Dum Dum boys, sur toute « la côte » et il y a 2 semaines au Borghese

Bravo Pascal et à bientôt à l’OQG (le 22 mai)

Gil Tau

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Nick Prizu

Vous connaissiez le folk-blues de Nick Drake et aussi un certain Nick Cave, dandy-rock légendaire…mais Nick Prizu, ça  vous dit quelque chose ?

Présentations : c’est le chanteur d’un groupe du même nom, Nick Prizu, qui furent les chouchoux de la French Riviera pendant leur courte carrière,  sont présentés comme les fils illégitimes des Panther Burns et des Delmonas, mais qui auraient été produits par un Alex Chilton drogué, entre les sauvages années 50 et les déjantées 60’s.

Leurs concerts mémorables oscillaient entre chaos et génie, absurdité et passion. Ils ont eu le temps, avant la mort prématurée de leur chanteur d’enregistrer cet unique témoignage de leur folie et de tourner un film Super 8 (le mythique « Tequila »). Nick Prizu, n’a gravé aucune galette, juste une bande 8-pistes et aujourd’hui le monde entier peut enfin, entendre cet enregistrement incroyable, grâce à Didier Balducci et Mono Tone Records : Un vinyle de Nick Prizu dans toute leur flamboyance et leur férocité rock’n’roll ! (d’ailleurs, essayez ce nom à l’envers pour juger, en plus, de leur humour)

Un fan rapporte : « J’ai vu mon premier concert de Nick Prizu en juin 89, lors d’un concert à la fac de science de Nice. Nick Prizu était un groupe « variable » – les musiciens changeaient souvent car tout le monde voulait jouer avec Nick! Ainsi on a pu trouver des gens comme Bratch et Baldu des Dum Dum Boys par exemple ».
Le répertoire de Nick était essentiellement composé de reprises : « King Of Surf Guitar », « Poison Ivy », « Rock&Roll Tango », « Blue Velvet » etc.

Nick Prizu, a tiré sa révérence en 1993.

Gil Tau

https://www.youtube.com/watch?v=KrFv3xAWLjg

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The Legendary Tiger Man : The Misfit

Mais qui est donc ce Legendary Tiger Man : c’est du côté de la péninsule Ibérique, la Lusitanie exactement, que vient Paulo Furtado dont le très bon groupe Wraygunn est en sommeil actuellement – Paulo, c’est 4 ou5  albums et en live avec son « installation » de one-man-blues-band siglé Gretsch de la tête aux pieds (guitare, harmonica et batterie). En 2010 Paulo a commis un disque entier de duos, nommé Femina.  

On y trouvait des personnalités de la chanson : Phoebe Killdeer  (l’australienne d’Antibes – the Avener, Nouvelle Vague), Becky Lee, (USA, one-woman-blues-band, elle aussi) Cibelle, l’anglo-brésilienne ex mannequin, Lisa Kekaula « fille cachée» de Tina Turner ou Aretha Franklin, et Peaches (glam-punk sexuelle)

Et aussi des personnalités du cinéma, les actrices Maria de Medeiros , Asia Argento, Rita Redshoes , Mafalda Nascimento, piquante violoncelliste brune et  Claudia Efe, qui prétend que Dieu se cache sous sa chemise… Pas fou le mec !

The Legendary Tiger Man ne chantait là qu’avec les plus belles « sachant chanter » qu’il ait pu rencontrer.
Pour  tous ceux que les voix féminines envoûtent, Femina est donc le voyage dans le rock sensuel.

Bon, là, en 2018 pour son sixième album, Paulo le Portugais tourne un peu le dos à sa formule minimale originelle de one-man-band, pour développer un concept-album (accompagné d’un film tourné en Super 8 et 35 mm) ayant pour personnage central un marginal (Misfit) déterminé à aller disparaître dans le désert californien et la Vallée de la Mort.

Cet album à été enregistré au Rancho de La Luna par Dave Catching (de Eagles Of Death Metal). Ce studio est construit dans le désert, à Joshua Tree et  est connu aussi pour être le repaire des Queens of the Stone Age.

Les onze compositions ont été enregistrées avec un batteur et un saxophoniste – L’album a ensuite été peaufiné à Paris, avec l’aide du producteur français Johnny Hostile (Savages) qui s’est chargé d’y apporter sa touche européenne. Tous ces éléments procurent à l’album une identité singulière, qui finalement revient toujours aux fondamentaux du rock n’roll. Le résultat est à la hauteur de l’ambition avec des morceaux puissants et habités d’une pulsation rock’n’roll brûlante  – Ce  disque m’évoqué la rudesse d’un Iggy Pop ; le blues dans ce qu’il a de plus brut ; ou les BO d’Ennio Morricone. Un vrai feu musical dans lequel  les guitares aux sonorités « noisy » sont omniprésentes et où « Paulo le Portugais », montre qu’il  a tout compris de la musique anglo-saxone.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=Ep1CEgFhcpc 

Gil Tau

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# 728 Modern Electrics

L’Oreille Qui Gratte # 728

Invité :  Modern Electrics

Album de la semaine : Shame : Song of praise

Le Mardi 13 Février 2018

Shame : One Rizla

Shame : Gold Hole

Mills : Marionnette

Modern Electrics : You owe me one

Modern Electrics : Between dawn and dusk

Modern Electrics : When i will leave you in the morning sun

Shame : Dust on trail

Domona : Sarcastic Life

Metronomy :  Night Owl

Modern Electrics : Instant crush (daft punk et julian casanblaca)

Modern Electrics : Night Light

The Temptations  : Cloud Nine

Shame: The Lick

Contact :

Modern Electric

aurelienlahoche@gmail.com

https://www.facebook.com/modernelectrics06/

Mills

https://mills1.bandcamp.com/releases
https://www.facebook.com/millsband
https://soundcloud.com/millsband
https://www.youtube.com/channel/UC-NAtvW11OJJv6Q0on0BmWg/videos

o.solere@free.fr

similimills@gmail.com

Domona

https://donoma.jimdo.com/

onekickmusic@gmail.com
,

booking.donoma@gmail.com

Sarah Boggs 06 76 74 93 23

Les PodCast :

http://agoracotedazur.fr/category/loreille-qui-gratte/

Les Videos :

Modern Electric:

–        Between dawn and dusk https://youtu.be/wvSxHXNliAg

–        When i will leave you in the morning sun https://youtu.be/zMdxd3LKNts

–        Instant crush ( Cover : Daft Punk et Julian Casanblaca) https://youtu.be/OYQd3-u0tQw

–        Night Light https://youtu.be/IBKNQQFH_2Y

–        Modern Electric sur une ile deserte  https://youtu.be/8B0by0OUyiY

–        Session de live de Modern Electric https://youtu.be/2cVUoDOa7z8

Les Rubriques :

–          Album de la semaine :  Shame  : Song of praise https://tmblr.co/ZFA7bx2VGxrXD

–          Autoproduction :  Mills https://youtu.be/n4v4uWdREkY

–         A venir : Domona https://youtu.be/eNsPNAM6MYM

–          Les annonces de concert https://youtu.be/4do5gBfMgDM

–          L’Histoire du rock Hommage à Dennis Edwards de The Temptations https://youtu.be/HrntUS_usiE

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