En quarantaine

Bien évidemment comme tout le monde nous restons au chaud chez nous.

Notre concert du 4 Avril à la Zonmé – Nice (avec Kill The Moose ; Satin Blue ; Lo Pailhes)  est naturellement  annulé.

Les directs de L’Oreille Qui Gratte sont en suspend.

Pour autant comme nous sommes (pour la plupart) à la maison, la musique (indépendante bien sur) nous accompagne plus que jamais. Nous sommes donc en train de faire le plein de nouveautés pour être encore plus pointus à la reprise.
Notre Web Radio www.loreillequigratte.com  elle continue d’émettre je vous propose d’en faire votre bande son du confinement.

Sur notre Face Book https://www.facebook.com/LOreilleQuiGratte/  nous vous proposons un playlist en quarantaine.

Comme par exemple  (Siouxsie And The Banshees : Happy House /  Keren Ann : Not Going Anywhere / Joy Division : Isolation)

Restons en contact via le web et a très bientôt dans la vraie vie 

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Rock Astoria

Vous êtes nombreux à me dire que Jack Lalli est mon double

Enfin lui il a écrit un livre et il a vu le velvet underground en concert

Mais je vous l’accorde les similitudes sont nombreuses. Jack vit sa vie en musique et la raconte dans la presse locale ou sur des antennes radio.

Jack vient de sortir son premier livre (Rock Astoria), il écrit comme il parle, croise sans cesse anecdotes pero et mythologie rock. Tout est constamment lié. Au cours des pages nous revivons l’histoire musicale de Nice des 30 dernières années. Tout cela avec humour, sans jamais se prendre au sérieux.

A la fin de livre Jack a eu la belle idée de mettre un abcedaire des groupes, lieux, acteurs…. qui font la culture rock sur Nice. Jack m’a fait l’honneur de me citer ainsi que L’oreille qui gratte

Je l’en remercie

Simon Pégurier
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# 773 MKW

L’Oreille Qui Gratte # 773

Invité :    MKW

Album of the Week : The Avener :  Heaven

Le  Mardi 03 Mars 2020

The Avener :  Masters of War

The Avener : Run Away With Me

Penboc’h :  Doin’ 

MKW : Shaman

MKW : Milk and Honey

MKW : Truth or dare

The Avener : Wild

Ibrahim Maalouf   Oxmo Puccino : La Porte Bonheur

 Mclusky  To Hell With Good Intentions

MKW : Blinding lights (reprise de the Weekend)

MKW : clouds

 The Avener : Worried About You

Les Videos :

MKW :

Milk and Honey https://youtu.be/3hVDmx2LWYM

Truth or dare https://youtu.be/TlbTc9NglJc

Blinding lights  (cover The Week end ) https://youtu.be/sjD5stbvvYc

Clouds https://youtu.be/55XJE_IpOn4

MKW sur une ile deserte https://youtu.be/bazhbx1dQAQ

Session de MKW pour l’oreille qui gratte https://youtu.be/4sILkGKFLd4

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : The Avener :  Heaven http://loreillequigratte.com/the-avener-heaven

L’Autoproduction : Penboc’h  https://youtu.be/k-6QQNyusKw

A venir Oxmo Puccino http://loreillequigratte.com/oxmo-puccino

Les annonces de concert : https://youtu.be/Ygk5GSdRYVs

Qui se souvient de …. ? Mclusky http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-mclusky

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Oxmo Puccino

né 1974 au Mali et arrive à Paris en 1975 – Il découvre le Rap à 12 ans puis à 15 ans  il intègre le collectif Time Bomb les rappeurs du 19e arrondissement où l’on trouve déjà des pointures comme  Kery James – La principale qualité d’Oxmo Puccino réside dans son écriture fondée sur ses phrases chocs et son attachement à la chanson française. Ce qui lui vaudra le surnom de « Black Jacques Brel ». Il se considère lui-même comme un « chansonnier » et un « poémien ».

En 1998 Oxmo Puccino signe chez Virgin et publie son premier album studio, Opéra Puccino, considéré aujourd’hui comme un album culte du rap hexagonal – Des albums studio, on en compte sept à ce jour mais il y a aussi les nombreux disques en public et les mix tapes en quantité.

On le retrouve aussi dans des centaines collaborations avec les plus grands noms du rap français (Kery James, Kheops et Akhenaton, Saian Supa Crew, 113, Stomy Bugsy, Passi, Joey Starr, Kool Shen, etc), il a aussi travaillé avec des artistes d’autres univers (Ibrahim Maalouf, Philippe Katerine, M, Erik Truffaz, Gorillaz, Christine and the Queens…)

En 2006, il sort chez Blue Note, célèbre label de jazz, un concept-album en collaboration avec le groupe The Jazzbastards, appelé Lipopette Bar. L’album, jazzy et très inspiré des films noirs, narre l’histoire du Lipopette Bar, de son équipe et de ses habitués. Pour ce disque hommage, Oxmo Puccino s’est inspiré de la vie de la chanteuse Billie Holiday,

En 2014  sur le projet Au pays d’Alice c’est avec le trompettiste Ibrahim Maalouf et un orchestre classique d’une trentaine de musiciens et de la chorale d’enfants de la maîtrise de Radio France qu’il revisite Lewis Carroll.

Il se fait un nom et une place sur les scènes jazz et chanson française. En septembre 2019, Oxmo Puccino a publié son nouvel album studio, « La Nuit du réveil », un disque dans lequel il évoque le temps qui passe

Au début de l’année 2010, avec son 4eme album L’arme de Paix, il gagne une Victoire de la musique : prix du meilleur album de musique urbaine.

Dans ses Projets collaboratifs j’ai retenu

Depuis, Oxmo Puccino a creusé son sillon, et il est à mon goût, sans conteste, le meilleur rappeur Français.

Ne le ratez pas au Lino Ventura le 12 mars prochain

Gil Tau

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The Avener : Heaven

C’est Tristan Casara, 33 ans, Niçois , DJ français électro. Il se fait d’abord connaître avec son titre Fade Out Lines, un remix de la chanson de Phoebe Killdeer.

Il se présente ainsi « piano classique dès 6 ans, conservatoire à 11 ans puis le jazz, ce qui m’a permis d’ouvrir mon oreille à beaucoup de choses différentes. L’électro ? j’ai découvert à 15 ans. Je suis passé par plein d’étapes : le rock, le blues, le funk… Donc, je fais de la musique, tout simplement »

 A l’adolescence, il se tourne vers l’électro et la deep house et se fait un nom en tant que DJ à environ seize ans, notamment au club L’Iguane café, haut lieu de la nuit niçoise. De 2008 à 2010, Tristan sera DJ résident au High Club, une autre boîte de nuit de Nice.

Suivront de longues années, toujours DJ, entre Nice et Paris – une période ingrate, pendant laquelle Tristan Casara devenu The Avener, ne trouve pas sa place dans un paysage électronique à l’offre saturée, et finalement très cloisonnée.

En  2014, The Avener, lance sur le net son single Fade Out Lines, d’abord publié sous le label Serial Records, le titre finit par être remarqué sur le web et être signé par une major. La chanson se hisse alors en tête des charts européens

Il dit « Avec ce titre, je me suis trouvé. C’est un mélange de toutes mes influences en tant que DJ et producteur. Je suis passé par plein de styles musicaux. Par moments, même la musique électronique me plaisait moins. Je la trouvais trop froide, trop agressive, trop aiguë … J’avais envie de revenir aux basiques »

Son 1er album The Wanderings of The Avener peut donc être considéré comme une revanche sur le purisme techno et house, il suit désormais ses propres règles à travers remixes, samples et featurings (ndlr : tout ça en français dans le txt) où voient se croiser les talents de Kadebostany, John Lee Hooker, Adam Cohen, Mazzy Star ou encore Sixto Rodriguez. Pas vraiment une playlist homogène donc ! et pourtant Tristan a su marier les genres en les fondant à la texture de son propre son – au final, une démarche et une esthétique résolument pop.

Sur ce dernier disque Heaven j’ai noté le travail remarquable sur le titre “Master Of War”, un rework de Bob Dylan de 1963. The Avener semble aller à l’essentiel. Droit au coeur, pour nous toucher et surtout dépouiller ses productions du superflu. Des pépites il y en a aussi : “Run Away With Me” très rock sur lequel il invite son pote Manu Lanvin, puissant vocalement et musicalement. “Under The Waterfall” en compagnie de M.I.L.K. qu’on écoute encore et encore sans jamais nous lasser…

Il y a au final une évidence : Heaven est un opus qui risque de nous accompagner longtempshttps://www.youtube.com/watch?v=8g9qkM-vdCk 

Gil Tau

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Qui se souvient… ? Mclusky

A la fois criards et mélodiques, car oui, cela est bel et bien possible, les gallois de Mclusky ont réussi en trois albums et neuf ans d’existence en tout et pour tout à devenir l’un des groupes underground les plus efficaces et les plus importants de cette fin de siècle dernier.

La rencontre déterminante en 1996 entre Andy Falkous et Matthew Harding, deux employés d’un centre d’appels à Cardiff voyant dans la musique un refuge à l’ennui, se retrouve liée à la légende qui voudrait que ces deux nouveaux copains croisent par la suite le chemin du bassiste Jonathan Chapple totalement par hasard au camping du festival de Reading, alors que ce dernier urine sur leur tente, visiblement dans un état second. Nous ne saurons jamais si l’anecdote est vraie. Elle reste en tout cas indéniablement à l’image du groupe: drôle, trash et inhabituelle.

Avec une originalité sans pareil donc, et une créativité inépuisable, ils ont été considérés comme le renouveau du rock noise (s’il ne fallait leur attribuer qu’un seul genre, mission quasi-impossible) faisant à la fois autant penser aux Pixies qu’à Shellac, en naviguant à travers leurs saturations agressives et leurs morceaux ironiquement enjoués, le tout ponctué de textes dont l’absurde, le cynisme et la cruelle lucidité sont mis en lumière par un humour noir totalement ravageur.

Un premier album sort en 2000. Intitulé        My Pain and Sadness is More Sad and Painful than Yours            il charme tout de suite par son énergie, sa rage et son authenticité. Et puisqu’il a été question d’une comparaison avec Shellac et qu’une fois n’est pas coutume, c’est encore Steve Albini accompagné de son flair indestructible qui finira par produire le restant de leur discographie , jusqu’à leur séparation en janvier 2005. Il s’agira donc du deuxième effort   Mclusky Do Dallas     en  2002 redoutablement puissant et faisant paradoxalement écho aux aspects les plus pop de The Fall ou Wire et de l’album de la révérence qui utilisera comme leur premier bébé un titre à rallonge: The Difference Between Me and You is That I’m Not on Fire   en 2004. Aboutissement barré, jouissif et ravageur, un an avant leur split, le grand classique de la fin de carrière d’un groupe positionné alors au sommet. Parfois, il vaut mieux se dire que c’est mieux comme ça. Il y eut cependant une renaissance via des projets parallèles. Chapple a mené jusqu’en 2009 le projet post-punk Shooting at Unarmed Men et Falkous n’a pas non plus dit son dernier mot grâce à  sa nouvelle formation Future of the Left, toujours en activité et perpétuellement hantée par les fantômes noisy et hardcore de Mclusky. Je ne pourrais faire mieux que de vous conseiller de jeter une oreille très attentive à ces différents parcours, preuves que notre millénaire n’est certainement pas en reste d’artistes aussi respectables que prolifiques.

Sandra Cillo (Boyer)

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# 772 Pen boc’h

L’Oreille Qui Gratte # 772

Invité :    Pen boc’h 

Album of the Week : Nada Surf  : Never Not Together

Le Mardi 18 Février 2020

Nada Surf :  So Much Love

Nada Surf : Come Get Me

Graeme Allwright : La ligne holworth

Pen boc’h : la rue

Pen boc’h : crève l’amour

Pen boc’h  : j’ai des doutes

Nada Surf : Something I Should Do

Monkey men : The Tide

 Ruby : Tiny Meat

Pen boc’h  : PROM

Pen boc’h  :  Marlène – cover Noir Désir

 Serge Teyssot Gay : les cabinets

Nada Surf : Ride In The Unknown

Les Videos

Pen Boc’h

Crève l’amour https://youtu.be/fgMUpC1D2H4

j’ai des doutes https://youtu.be/V7AYSq0N7kg

PROM : https://youtu.be/mr1Vcf6Sb7Q

Marlène   (cover Noir Désir) https://youtu.be/LfwU6d-3v4Q

Sur une ile deserte https://youtu.be/wkwZ_v37DqQ

Session acoustique de Pen Boc’h Pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/Shar-I4YAWs

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : Nada Surf  : Never Not Together http://loreillequigratte.com/nada-surf-never-not-together

L’histoire du rock Graeme Allwright http://loreillequigratte.com/graeme-allwright

L’Autoproduction :   Monkey Men https://youtu.be/HivaFe4WjAM

Les annonces de concert : https://youtu.be/GAcgX6sR_gs

Qui se souvient de …. ? Ruby http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-de-ruby

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Nada Surf : Never Not Together

Alors… les présente-t-on encore ? Allez… pour les extraterrestres :  trio américain, qui a bercé plusieurs générations de jeunes. En 1996, avec leur titre Popular ils critiquaient l’entêtement de beaucoup à vouloir être populaires (toujours d’actualité 25 ans plus tard) … en 2006, Matthew Caws, Daniel Lorca et Ira Elliot embarquent les ados pour leurs premiers émois amoureux avec « Always Love ». En 2016, Matthew Caws envoyait un message d’espoir aux gens trop seuls et complexés avec « Out Of The Dark ». Nada Surf à toujours décrit les maux mais aussi les espoirs des gens, et c’est forcément un groupe que l’on retrouve à chaque fois avec beaucoup de plaisir.

Faisant suite à ce « You Know Who You Are » il y a quatre ans, Nada Surf revient alors que le  trio est désormais à 4 avec Louie Lino pour ce disque. Le groupe assume son adulescence sur des titres toujours aussi passionnés. On pourra voir une dimension intemporelle dans la musique de Nada Surf. On trouve des moments riches en sensation comme « Looking For You » et « Mathilda » qui pourraient faire office de bande-son de série TV édulcorée post-adolescente mais la formule marche toujours parfaitement bien. L’histoire de la chanson « Mathilda », qui remet en cause les codes patriarcaux, est inspirée de la propre expérience de Caws : « Jeune garçon, on m’appelait Mathilda, on se moquait de moi. J’avais cette petite voix, des cheveux longs, je n’étais pas classiquement masculin. Mon père m’encourageait à rester ce que j’étais. On fait beaucoup de mal en obligeant les enfants à entrer dans une armure qui les empêche de s’exprimer. »

Dès l’introduction sur « So Much Love » mais aussi tous les autres titres, la voix de Matthew Caws n’a toujours pas pris une ride. La précision, les qualités mélodiques et les émotions distillées par le groupe restent toujours au rendez-vous chez ces francophiles américains.

Cette cohérence musicale doit à la sérénité du groupe ; tous cinquantenaires, maintenant… D’ailleurs, dans un morceau « Looking For You » Caws s’inspire carrément de la sagesse d’un mantra bouddhiste affirmant que les choses que l’on cherche dans la vie nous cherchent aussi…tout un programme…  « L’idée d’être lié et de chercher ces liens est un thème commun à tous les titres, » explique Caws…, « on est de plus en plus séparés socialement, … Internet rend la planète plus grande, ça peut nous rapprocher mais ça nous sépare également, Et l’époque n’est plus tolérante … »

Vous ne serez pas déçus par ce neuvième album Enregistré au Pays de Galles aux prestigieux Rockfield Studios (Oasis, Echo & The Bunnymen), Never Not Together, est un très bon disque que l’on peut qualifier de cocoon pop

Gil Tau
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Graeme Allwright

C’est l’artiste qui a fait découvrir aux teenagers dès 60’ des monuments de la folk tels Bob Dylan, Léonard Coen, Woody Guthrie et Pete Seeger… c’est grâce à ses chansons que plusieurs générations de jeunes ont démarré la guitare – De sa Nouvelle Zélande natale il arrive à Paris au début des années 1950 et chante dès les 60’ dans des cabarets, notamment à La Contrescarpe en haut de la rue Mouffetard où l’on verra des Lavilliers et Thiéfaine la décennie suivante. Son talent séduit Colette Magny et Mouloudji, et ceux-ci le poussent à enregistrer son premier disque, Le Trimardeur, en 1965 alors que Graeme est âgé de 39 ans. Ses deux albums suivants de 1966 et de 1968, aux tonalités protest-song, très en vogue à cette époque auront un réel succès.

Ses traductions des adaptations très fidèles en Français des maitres américains, ses mots simples et son accent charmeur donnent à ses textes une proximité immédiate, et une force empathique singulière. Ses propres textes (toujours en Français), ont également une grande puissance – Politiquement engagé pour la non-violence, contre les essais nucléaires, contre la société de consommation…

La ligne Holworth, titre écouté ce soir, est une chanson de marins dont il est l’auteur. ça parle d’un homme qui dirige une compagnie maritime spécialisée dans le transport de bagnards, et qui s’adaptera aux nouvelles donnes : l’émigration. Dans ce monde qui se dit « moderne » et où la détresse des plus pauvres ne peut rien contre le mépris des nantis. Pauvres qui s’exilent toujours vers des terres qu’ils voient comme un eldorado, mais simple marchandise face aux mêmes exploiteurs de la misère. Les paroles sont superbes, et la mélodie, très folk ; magnifique. Graeme Allwright s’est éloigné volontairement de l’industrie du spectacle, car cela ne correspondait pas à sa philosophie. Refusant la relation artiste/fan classique, il a mené une carrière en marge des médias (qui l’ont d’ailleurs censuré depuis sa participation à la lutte pour la défense du Larzac (un certain Roger Bové y participait)

En 1980, Graeme Allwright chante avec Maxime Le Forestier au Palais des sports. Les bénéfices des concerts et du double album sont entièrement reversés à l’association Partage pour les enfants du tiers-monde.

Un grand monsieur ne l’oubliez pas

Savourez ici un autre titre : Qui a tué Davy Moore 1966 (bob Dylan)

https://www.youtube.com/watch?v=LWI2SFeeDzU

Gil Tau

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Qui se souvient de … ? Ruby

Il est rare de ma part de poser cette question pour un groupe possédant encore une actualité récente, mais qui se souvient du projet Ruby ? Né en 1995 de la collaboration entre Lesley Rankine et Mark Walk et nommé ainsi via le prénom commun de leurs deux grands-mères maternelles, il représente la renaissance artistique de la chanteuse écossaise qui venait alors de se séparer du groupe Silverfish. Elle décrit en interview une envie d’aller voir ailleurs, géographiquement comme musicalement. Et comme cette fée aux cheveux bleus ne fait apparemment rien comme les autres, c’est à Seattle, capitale du mouvement injustement nommé « grunge » qu’elle enregistre Salt Peter, petit bijou totalement influencé par la déferlante trip hop de son époque. Enregistré dans un studio joliment appelé « Mommy’s Cunt » (nous ne traduirons pas), il est le résultat de sept mois d’un travail minutieusement effectué par Lesley et Mark de Skinny Puppy, précédemment rencontré lors de la production d’un album de Pigface. Sept mois durant lesquels les deux artistes ont façonné les sonorités diverses de cet album. Parfois au point de ne pas sortir durant plusieurs jours d’affilée. A raison car le résultat est tout simplement sublime. L’énergie du rock y côtoie des sonorités électroniques, la candeur de la pop flirte avec des samples jazzy et la noirceur du rock industriel épouse une voix enjôleuse, bien loin des hurlements d’un Al Jourgensen ou d’un Trent Reznor. Salt Peter n’est pas vraiment un album facile d’accès, mais il parvient tout de même à nous séduire une fois la glace brisée, voire à nous hypnotiser complètement. Il se réécoute même avec grand plaisir 25 ans plus tard.

Il y eut un album de remixes en 1996: Revenge, The Sweetest Fruit et un EP de six titres intitulé Revert to Type en 2013 ainsi que des tournées aux Etats-Unis jusqu’en 2016. Bien que toutes les oeuvres qui ont suivi Salt Peter n’aient pas eu le même charme et donc le même impact sur le public, il n’empêche que ce dernier suit encore religieusement les pas de la géniale Rankine de nos jours. Elle avait donc raison en disant lors d’une interview, qu’elle avait l’impression que la musique de Ruby avait une dimension internationale, ouverte sur le monde, ne s’adressant à personne en particulier mais à tous en général. Elle avait beau finir cette déclaration avec humour en se décrivant comme une « vieille hippie pénible », il faut admettre qu’elle ne pouvait pas se rapprocher plus de la réalité. Une bonne occasion, s’il en fallait réellement une, de se plonger dans son univers, en particulier pour celles et ceux qui ne l’ont jamais exploré, pour comprendre et s’imprégner corps et âme de ce sentiment d’universalité.

Sandra Cillo

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# 771 Eddy Ray Cooper

L’Oreille Qui  Gratte # 771

Invité :    Eddy Ray Cooper

Album of the Week : The blue butter pot : Let Them talk

Le Mardi 11 Février 2020

The blue butter pot : Am I Wrong

The blue butter pot :  Let Them Talk

La Piétà :  La Moyenne

Eddy Ray Cooper : My black and white dreams

Eddy Ray Cooper : Lost between right or wrong

Eddy Ray Cooper :Sweet melody

The blue butter pot : Support the Badger

Todchic : Imprevu

 Earthling : Nefisa

Eddy Ray Cooper: RIP Mr Diet

Eddy Ray Cooper: No deal (Cover Townes Van Zandt)

 Mary Gauthier : I can’t find the way

The blue butter pot :  Doors

Les Videos

Eddy Ray Cooper

Lost between right or wrong https://youtu.be/gxxjbU5FVeM

Sweet melody https://youtu.be/KBXiOo6-fCc

RIP Mr Diet https://youtu.be/D794-ZQudds

sur une ile deserte https://youtu.be/ef4ri-uDkeg

Session acoustique d’Eddy Ray Cooper https://youtu.be/gTClTIwoN9Q

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : The blue butter pot : Let Them talk http://loreillequigratte.com/the-blue-butter-pot

L’Autoproduction :  La Piétà http://loreillequigratte.com/la-pieta

A Venir : Todchic  https://youtu.be/D4TujW2ny6A

Qui se souvient de …. ? Earthing  http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-de-earthing

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The blue butter pot : Let Them talk

C’est du rock mâtiné de folk et de blues aussi … Le groupe nous fait voyager à travers plusieurs univers marqués par ce blues du sud ! Mais attention pas le sud du Delta du Mississipi ! Ici c’est le blues du Golfe, vous savez ? le golfe du Morbihan, le sud de la Bretagne … Car ces deux-là viennent des environs de Vannes

Il y a Ray (guitare/chant) et Oliv (batterie). Le groupe a été créé en 2012 à la hâte pour un festival de blues. Notre duo officie depuis, dans un répertoire « dirty blues-rock »

Deux gars musiciens qui se connaissent depuis un bon bout de temps, maintenant, et qui n’aiment pas les ambiances trop lisses et les productions aseptisées.

Ils aiment quand c’est rugueux, et pourtant, pour nous ôter le préjugé fatal d’avoir à faire à deux brutes ; ils emmènent parfois nos oreilles dans quelques douces ballades qui sont jouées du fond du cœur.

Quelques repères :

2015 : Année importante avec la production d’un ep 5 titres : Direction le studio pour le 1er disque chez Bruno Franc au studio Le Local à Auray. Sortie début 2016.

2017 sortie de leur premier album «If the Wind». En 2020 le duo The Blue Butter Pot remet le couvert avec «Let them talk». Qui sortira en fait le 24 mai prochain chez l’Autre Distribution. A noter, d’ailleurs, un crowdfunding en cours sur la plateforme Ulule. Ils reviennent donc avec douze titres résolument plus âpres, plus électriques et plus puissants. Un album qui sonne plus garage mixé et masterisé par Jim Diamond !  Le mythique producteur de Détroit, à qui l’on doit les deux premiers disques de «The White Stripes»,

Chapeau, longue barbe, look Red-Neck et ambiance de Farmer le duo est théâtral pour peu qu’on les laisse s’exprimer. la spontanéité franche explose sur scène avec un batteur insolent et puissant ! C’est sur son groove massif que le guitariste grave et charismatique, cogne ou effleure sa guitare en grognant de sa voix lugubre, les textes inspirés tantôt du quotidien, tantôt d’un imaginaire sur fond de marécages et de Pick Up américains. (ç me rappelle forcément un certain Seasick Steve),

The Blue Butter Pot, ce n’est pas moins de 350 concerts depuis sa création.

Alors abondez à leur financement et régalez-vous avec Let them talk avant de les voir sur scène, bien sûr.

Gil Tau

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La Pietà

Elle est en colère et elle se bat ! Elle se permet tout ce que l’on interdit aux filles depuis toujours…  https://www.youtube.com/watch?v=ImRWd4bnuHg

La Pietà c’est une silhouette brune, cheveux pas très bien remontés en chignon, jupette et collants noirs, baskets blanches, ou le contraire… haut qui lui découvre un peu de sa poitrine – elle serait presque une enfant – celle du temps où elle voulait échapper au passé d’une « jolie chanteuse pop, signée sur une grosse maison de disque » :

La presse ne tarit pas de qualificatifs pour l’évoquer par exemple :

Outsider, brutale, fatale, hurleuse, celle qui bouscule et déstabilise le public et les professionnels

Didier Varrod/ France Inter – « Une œuvre condamnée à régner. »

Longueur d’ondes – « Une punk-rappeuse aux textes non conformistes. » –

Le Monde – « La Pietà croise la rage du punk et la verve du rap, c’est une boule d’énergie qui boxe avec les mots et les sons. » –

Alors qu’écrire sur elle, que l’on n’ait déjà dit ?  Et bien c’est dans ses textes qu’elle nous dit beaucoup d’elle-même « Lève –toi… Maintenant ou jamais … parce que c’est pas vrai que quand le temps s’en va tout s’en va… » Très vite on comprend qu’elle ne lâchera rien « Si la rage est un moteur, alors je risque d’aller loin » –  elle dit ses doutes, ses peurs – « J’ai peur alors je fonce et je m’enfonce dans le brouillard… » On la devine parfois fragile et parfois enfant perdue « Je suis brisée, maman, je me suis trompée tout l’temps » mais bien  consciente finalement d’être  « comme tout le monde ». Alors c’est sans surprise qu’on l’entend reprendre Si maman, si de France Gall.

 On aime aussi tous ses paradoxes exprimés, comme lorsqu’elle prétend être la moins féministe de la Terre… On aime sa reconnaissance de la différence : « Je revendique le droit aux épaules usées, aux cernes, au vécu, aux regards fatigués…  Je revendique le droit aux égarés… » Et bien sûr on se laisse prendre à la fin, au goût de l’apaisement : « Ma guerre est finie / je déclare la paix avec moi aujourd’hui… »  

Rebelle et lucide, La Pietà n’est pas ici pour plaire mais pour nous remuer.

Alors le public se lève, certains iront même auprès d’elle, sur la scène, choristes improvisés de son titre emblématique « La moyenne » et on la verra se laisser prendre dans leurs bras…

Après 4 EP, elle sort aujourd’hui son 1er album chez Lepetitchatnoirrecords Montpellier

Achetez-le !

Gil Tau

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Qui se souvient de …. ? Earthing

Qui se souvient ? Ils s’appellent Mau, Tim Saul et Andy Keep et sont en totale harmonie avec leur environnement et leur époque. Les trois artistes de Earthling peuvent se vanter d’avoir été les dignes représentants du mouvement trip hop. Cependant, eux aussi avaient beau venir de Bristol, ils ont également fait partie de celles et ceux qui ont été éclipsés par la Sainte-Trinité du genre, composée de Massive Attack, Tricky et Portishead. Sans grande justification, puisque leurs deux albums Radar et Human Dust n’ont rien à envier à ces géants, et Geoff Barrow collabore même sur trois titres de leur premier effort. Une injustice que nous devons en priorité à leur maison de disque, qui finira par refuser la sortie de leur deuxième LP, jugé trop sombre, en 1997. Si le destin en avait décidé autrement, le groupe n’aurait pas implosé aussi rapidement et Human Dust aurait très probablement connu le même cult following qu’un Maxinquaye, Dummy ou encore Mezzanine. C’est finalement le label français Discograph qui sortira cet album torturé en 2004. Sept ans après donc, ce qui est bien trop tard. Le monde entier s’était déjà suffisamment imprégné des sonorités de leurs confrères, ce qui a inconsciemment et paradoxalement donné à cette oeuvre une saveur de déjà vu, ou du moins déjà entendu. Mais peu importe ce passif maudit, c’est toujours avec le même plaisir que l’on découvre ou redécouvre ces bijoux de noirceur et de mélancolie, ponctués du flow dynamique, direct et vindicatif de Mau, l’un des rappeurs les plus originaux et cultivés qui soit. Il y a eu une reformation en 2010 pour l’album Insomniac’s Ball, qui à l’instar de ses prédécesseurs, se bonifie au fil des écoutes. Car la musique d’Earthling a toujours été aussi créative qu’intelligente. Elle pose un cadre précis, dont les éléments se soulignent à merveille grâce aux paroles de son MC incroyable. En digne représentante de son registre, elle marie des samples jazzy avec une atmosphère lourde, des boucles lascives et hypnotiques avec des mélodies extrêmement dark. Ce qui donne un résultat surprenant d’innovation et de profondeur pour chacun des trois albums. On peut donc conclure sur le fait qu’Earthling demeure l’un des projets les plus ambitieux et inventifs, mais aussi malheureusement les plus malchanceux des années 90. Ce qui n’empêche bien évidemment personne de se pencher sur leur discographie courte certes, mais surtout incroyablement riche et caractéristique d’un genre qu’on ne présente plus.

Sandra Cillo
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# 770 Les Manteez

L’Oreille Qui Gratte # 770

Invité :    Les Manteez

Album of the Week : Las Cobras :  Selva

Mardi  28 Janvier 2020

Las Cobras : Lo Hacemos Mal

Las Cobras : Down Low

Lohen  : Life

Les Manteez : Goofy Goofy

Les Manteez : A Street With No Horns

Las Cobras : Evil in Your Eyes

Lucky Peterson : Doin’ Bad Feelin’ Good

 Les Manteez : Diamant Rare

Les Manteez : Des Airs d’été

Les Manteez : Yesterday’s Numbers (Flamin Groovies)

Las Cobras : Misterio

Les Videos :

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : Las Cobras  :  Selva http://loreillequigratte.com/las-cobras-selva

L’Autoproduction : Lohen https://youtu.be/W6Pqg8qwFHo

A Venir : Lucky Peterson : http://loreillequigratte.com/lucky-peterson

Les annonces de concert : https://youtu.be/PqnH5jAm_oI

Les Manteez

A Street With No Horns https://youtu.be/NvWmDaDRm1U

Diamant Rare https://youtu.be/XTQurq_Hin0

Des Airs d’été https://youtu.be/WvhllTCNEL8

Yesterday’s Numbers ( Cover : Flamin Groovies) https://youtu.be/4etBSGJHAu4

Les Manteez sur une ile deserte https://www.youtube.com/watch?v=IZ4wYdF8Gks

Session acoustique de Les Manteez pour L’Oreille Qui Gratte https://www.youtube.com/watch?v=K8rpKsmmvfs

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Lucky Peterson

Lucky Peterson est guitariste, organiste et chanteur de blues et on a déjà pu voir en concert à Vence aux Nuits du Sud ou au Nice Jazz Festival par exemple

 

Son père, James Peterson tenait le Governor’s Inn, une boite de blues à Buffalo. Lucky dès 5 ans côtoyât nombre de musiciens tels que Buddy Guy, Muddy Waters Il commença l’apprentissage de l’orgue avec Jimmy Smith. Il ne reste de ces illustres musiciens que Buddy Guy 84 ans !

Lucky raconte :

« Les profs me faisaient sortir de la classe, m’emmenaient dans la salle de musique et me disaient : t’inquiète pas pour les cours ; viens ici Lucky ; chante … Je me suis dit alors que la musique était vraiment ce qu’il fallait que je fasse ».

Sur un ton enjoué, Lucky ajoute avoir réalisé qu’il ferait une carrière musicale quand il a été finalement dispensé d’école !

Son style en tant que guitariste rappelle B.B. King. Si le bluesman de 55 ans est toujours là, c’est grâce à l’inspiration qu’il puise dans son histoire.

Son récent album, The Son of a Bluesman, (ce bluesman-là, c’est son père). Lucky Peterson rappelle qu’il vient d’une famille de musiciens et de célébre ce père qui l’a mis sur le chemin de la musique.

 « Il est l’expression la plus authentique de ce que je suis, explique-t-il. Il vient de mon cœur pour toucher celui des autres. Je ne dis pas qu’il aura du succès. Et même s’il ne marche pas, il me fait déjà du bien à moi…»

Après ce parcours extrêmement varié, Lucky Peterson considère The Son of a Bluesman (où l’on retrouve guitare, blues, gospel et même un peu de funk) comme un concentré de son art et de sa personne.

Gil Tau

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Las Cobras – Selva

Je vais vous parler d’un genre musical le tropicália… Kézako ? Le Tropicàlia c’est plus largement un mouvement culturel apparu au Brésil en 1967-68. Inspiré du  psychédélisme Anglo saxon(rappelez-vous : 65-66 de Hendrix à Pink Floyd en passant par The Doors ) mais aussi inspiré du courant hippie. Ils ont adapté tout cela à la réalité brésilienne, et ce genre psychédélique a essaimé partout en Amérique du Sud. Il perdure aujourd’hui, représenté par les duos Chiliens Föllakzoid ou Aguaturbia.

Le dernier ajout à la lignée est originaire de l’Uruguay, et je veux parler ici de Las Cobras.

Leur nouvel album Selva (c’est la forêt mais aussi la jungle) est le deuxième album de Las Cobras depuis 2016. Leur premier disque Temporal affichait déjà maturité et maitrise. Leur son envoûtant les a placés forcément sur le radar des fans de psychédélisme à travers le monde. En 2020, Selva est un disque sombre et onirique qui évoque un peu Suicide ou Mazzy Star.

Des basses en contours flous, de l’électronique lumineuse et des voix d’un autre monde sur boîte à rythmes, construisent un véritable « mur de son » faisant penser aussi à Liminanas

Las Cobras installent une atmosphère troublante. Les voix entrelacées et distantes, parfois à moitié entendues de Leandro Rebellato et Sofia Aguerre ; sur des mélodies enveloppantes, l’écho omniprésent et la guitare gémissante nous emportent dans son rythme souvent lent, downtempo, Mais ce n’est pourtant à aucun moment « bien tranquille ».

Las Cobras ont sorti leur musique du carcan des influences anglo-américaines.En effet, en ajoutant ces notes de Tropicàlia et d’afrobeat à leur mélange, Las Cobras nous emmène en voyage.C’est un son vraiment séduisant et troublant, grâce au rythme battant la poitrine et à des riffs déchirants.

Las Cobras édités chez Fuzz Club (petit label indépendant British) offre un kaléidoscope d’éléments qui transforment les sons latino-américains traditionnels avec le meilleur du néo-psychédélisme. Ils sont venus de nulle part pour affirmer leur place dans les classements du psy-rock mondial et j’ai adoré.

Gil Tau

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Rêves sonores et poétiques

La dream team de L’Oreille qui gratte a encore pris un plaisir monumental à organiser un concert nécessaire à l’autofinancement de sa web radio. http://loreillequigratte.com/
Pour qui ? Comment ? Pourquoi ? Voilà :
Par la présence de Les Manteez, duo évoluant en nappes rassurantes, s’étendant, vous recouvrant comme le ferait des nappes de brouillard enveloppantes percées par endroits de rayons de soleil. Nous nous battrons pour qu’ils reviennent.

Quels superlatifs user pour vous conter la performance des Where is My cat ? Ils furent affolement fabuleux. Les Where is my Cat ? sont comme les chats, imprévisibles dans leur évolution… Les chats, hier soir, se retrouvèrent comme piégés en pleine lumière en pour nous montrer, enfin leurs vrais visages. Le groupe, si récent dans son line up actuel est en place,virevolte et porte en transe continuelle l’incandescente chanteuse Tasea ,qui se rapproche tant de Deborah Dyer ( Skunk Anansie) , feline , animale, puissante et sensuelle … Ce fut un triomphe , nous étions comme dans un stade rempli de 20000 personnes … tout en Intensité , tout ce qu’on vivra dorénavant du groupe sera toujours trop court , parlons de révélation…

La soirée s’est clôturée dans la douceur étrange de Nude (projet solo de Vincent Natale). Des rêves sonores et poétiques portés par une voix claire parsemée d’étoiles par des loops adroitement tissés, Un attrape rêve.

Des moments intenses de musique et d’émotions offerts par des artistes terriblement talentueux ( très fiers d’eux ) à La Zonmé (un endroit de rêve) avec un public qui a répondu présent,oui, nous nous sentons soutenus !!!

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# 769 Ced Puleo

L’Oreille Qui Gratte # 769

Invité :    Ced Puleo

Album of the Week : The Murder Capital : When I have fears

Le  Mardi 14 Janvier 2020

The Murder Capital : More Less

The Murder Capital : Feeling Fades

Shaky Things : Come and Go

Ced Puleo : Contour body

Ced Puleo l’amitié

Ced Puleo malgré moi

The Murder Capital : Slowdance 1

Malt Liquor : Couch

 Mano Solo : Au creux de ton bras

Ced Puleo Up from the skies (Hendrix)

Ced Puleo everything i want

Ced Puleo Fever (Peggy Lee)

 Nojazz : Daylight

The Murder Capital : Don’t Cling To Life

Les Videos :

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : The Murder Capital :  When I have fears http://loreillequigratte.com/the-murder-capital-when-i-have-fears

L’Autoproduction : Shaky Things http://loreillequigratte.com/shaky-things

A Venir : Malt Liquor http://loreillequigratte.com/malt-liquor-2

Les annonces de concert : https://youtu.be/LD9IAn4dJJ0.

L’Histoire du Rock : Mano Solo http://loreillequigratte.com/mano-solo

Champagne de la nouvelle année à L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/Akf6HMQNZxY

Ced Puleo

L’amitié https://youtu.be/1bsq6u6c9UY

Malgré moi https://youtu.be/CMD3pTY4mkE

Up from the skies (Cover Jimi Hendrix) https://youtu.be/JChs__E-QL8

Everything i want https://youtu.be/yvCulwAE7-E

Fever (Cover : Peggy Lee) https://youtu.be/0-L4AiNVjpQ

Ced Puleo sur une ile deserte https://youtu.be/1gy6GwchGRU

Session acoustique de Ced Puleo pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/cEankYCA84c

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Shaky Things

Shaky Things, c’est Annelore qui écrit, Alexandre à la batterie, Tom au clavier ou à la basse et Kevin Lead guitar et chant.

Le jeune trio niçois s’appelait auparavant Les Beberts, rendant ainsi hommage à François Albertini des Play Boys, mais le groupe n’a pas perdu un seul petit brin de son identité musicale en devenant Shaky Things.


Attention, talent ! Enregistré chez Ave The Sound leur rhythm & blues rock garage 60’s, on peut leur appliquer tous ces qualificatifs : fuzzy, groovy, noisy et sauvage et ils sont vraiment la relève du Rock’n’roll niçois

Après un premier EP éponyme (« Les Beberts« ) sorti en Novembre 2016 sur le même label et plus de cinquante dates en France, Italie, Suisse, Espagne et même USA, ils reprennent la route pour présenter leur nouvel EP « NO TOOLS AND GEAR ARE NEEDED » enregistré à Los Angeles dans le célèbre Studio 606.

Ils revendiquent les Influences de The Sonics, Jimi Hendrix, Jack White par exemple

Ils disent :

« Quand on nous a proposé d’aller jouer et enregistrer dans le studio de Dave Grohl au Studio 606 à Los Angeles (Nirvana, Foo Fighters…), nous ne pouvions refuser ! »

« Et voir le nom « Les Béberts » écrit sur l’enseigne du Whisky a Go Go en plein Sunset Boulevard, c’était quand même super marrant »

https://www.youtube.com/watch?v=Wj1UY6wta8I&feature=emb_title

À l’OQG On se souvient de HVN avec Kevin Saura reçus à l’OQG il y a déjà 8 ans.

Nous les adorons à l’OQG et nous ne sommes pas les seuls

Gil Tau

 

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