# 736 Grayssoker

L’Oreille Qui Gratte # 736

Invité :  Grayssoker  

Album de la semaine : Holly Golightly : Singles round-up

Le Mardi 29 Mai 2018

Holly Golightly :  Virtually happy

Holly Golightly  :  Too late now

Little Bob : Mad Dog

Grayssoker : Fuck Musette

Grayssoker : Jungle

Holly Golightly: Til I Get

Simple Minds : Summer

 Hyphen – Hyphen : knd 

Cheekypony : Morgan’s dance

Grayssoker : interzone

Grayssoker : aerodynamic cover daft punk

Grayssoker : shit your dish

1968 Bourret – Elkabbach – Sly & Family Stone

Holly Golightly :  Laughing to Keep from Crying

Les Videos

Grayssoker

– Jungle https://youtu.be/q77BF6pVddA

– Interzone https://youtu.be/k7eBbjimlxg

Aerodynamic (cover Daft Punk) https://youtu.be/HvtqkxJrZcI

Shit your dish https://youtu.be/xPtyRhKXpSI

Grayssoker sur une ile deserte https://youtu.be/uEqlk5vHnZ4

Session de Grayssoker pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/Vx_S-kK1TUw

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Holly Golightly : Singles round up http://loreillequigratte.com/holly-golightly-singles-round-up

-Autoproduction : Little Bob http://loreillequigratte.com/little-bob-blues-bastards

– A Venir : Simple Minds https://youtu.be/_yGO8BfF2QM

– Les annonces de concert : https://www.youtube.com/watch?v=0Gjm4CzTrQs

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Little Bob & Blues Bastards

Le Havre : ça ressemble à Liverpool ou Détroit (donc ce n’est pas très beau !) et c’est là qu’a grandi (sic) Little Bob ; Roberto Piazza, fils d’émigrés Italiens fuyant Mussolini…

Après avoir travaillé à l’usine comme tout le monde… Bob écoute déjà du blues et il sera pris très tôt par le démon du Rock.

Little Bob c’est un des pionniers du Rock français, en Anglais. En effet, depuis le début des années 70, Bob compose et chante à 99% en anglais contrairement à nombreux autres rockers Hexagonaux.

En1974 : c’est la formation de LITTLE BOB STORY et en 1975 : « Don’t let me be missunderstood« , est leur 1er single chez Crypto. Ils se produisent lors de nombreux concerts en France et déjà partent pour une 1ère tournée en Angleterre.

En 1976 : 1er album « HIGH TIME » enregistré à Antibes. « I’m Crying »  sera classé Single de la semaine chez les Anglo-saxons NME et le MELODY MAKERS.

Aux côtés de Dr Feelgood, ils ont  participé aux débuts de la période Punk, partageant des scène avec The Clash, The Jam, The Stranglers…

La Story (son groupe) a emmené la scène rock en France pendant 40 ans et les membres du groupe s’ils ont parfois un peu changé, ont insufflé cette vraie ferveur toujours intacte aujourd’hui après 25 albums et des centaines de concerts.

En 2011 : c’était la 1ère tournée avec le nouveau groupe : Little Bob Blues Bastards à travers la France et les géniaux Gilles à la guitare et  Bertrand à la contrebasse sont revenus.
Présent aussi au cinema avec le film « Le Havre » de Aki Kaurismäki récompensé par le prix « Louis Deluc »

Little Bob est rare en PACA où il ne se produit que tous les 3 ou 4 ans.

Alors allez faire un tour ce Vendredi 8 juin à l’Euro festival Harley à Grimaud, vous ne serez pas déçus.

Gil Tau

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Clara Luciani : Sainte Victoire

CLARA LUCIANI

Ici à l’OQG on connait la demoiselle depuis un moment  surtout grâce à son ex groupe La Femme, groupe habitué du Festival Pantiero à Cannes puisque présents en  2011, 2014 et 2016 et leurs 2 disques  Psycho Tropical Berlin (2013) et Mystère.

Mais revenons à Clara, elle explique : « Avec un copain, nous sommes allés voir, à Cannes, un concert de La Femme – Après leur concert nous avons parlé musique avec Marlon… Je lui ai chanté un bout de chanson, il m’a proposé de passer les voir quand ils enregistreraient à Paris. »

Clara plaque alors ses études et monte à la capitale avec sa guitare.  A 19 ans, tout s’enchaîne très vite…

Pour le 2eme album de La Femme,  de nouvelles interprètes apparaissent aux côtés de la chanteuse officielle Clémence Quélennec, comme une certaine Clara Luciani, justement.

Elle chantera  aussi avec Nouvelle Vague, et  avec Nekfeu,  Raphael, Benjamin Biolay, Alex Beaupain.

La femme forte, qui parvient à se reconstruire après la rupture

Enfin seule et après un 1er EP fort triste, elle livre aujourd’hui  un album où elle a pansé ses plaies grâce à la musique, une thérapie par l’écriture en quelque sorte. Dans son écriture, elle incorpore tout : son histoire, ses souffrances, ses doutes… qu’elle malaxe, pour transformer une histoire personnelle en quelque chose de totalement universel.

Marseillaise d’ascendances corse et sicilienne, elle raconte : « Enfant, je ne correspondais pas aux normes, beaucoup trop grande, trop garçonne. J’ai été très vexée quand, à cause de ma voix assez grave, la prof de ma chorale m’a fait passer dans le groupe des garçons. »

L’influence de PJ Harvey ou de Patti Smith a aussi été décisive, mais c’est une autre icône du spleen, Nico, qui trône au sommet de son panthéon.

Sainte Victoire, le nom de l’album évoque déjà la rédemption. Avec un petit côté mystique et belliqueux, il se concentre sur le positif. La Sainte-Victoire c’est aussi une montagne près d’Aix-en-Provence, le pays où elle a grandi. Immortalisée par Cézanne, cette montagne rappelle la beauté des choses de la nature,

Le premier album de Clara Luciani est à son image, fort, puissant, intense et témoigne de ses déconvenues et de ses victoires. Régalez vous !

Gil Tau

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Nous rêvions juste de liberté (Mon Mai 1968 Par Gil Taurel)

Ceux qui avaient moins de 15 ans en mai 1968 et qui nous expliquent savamment,  aujourd’hui, cette période, devraient plutôt éviter. ..Ils ne peuvent saisir le sel de cette ambiance unique dont  ils n’ont pas vécu le contexte.

Il faut remonter fin 1967. Aux USA on est en pleine période Hippie, c’est toujours la guerre au Viet Nam, et c’est la « Guerre froide » entre l’Est et l’Ouest, mais l’information libre, n’est pas de mise il faut vraiment fouiller où l’on peut. En France il n’y a que deux chaines de télévision (d’état) en noir et blanc, et la presse écrite mais avec, mais la censure veille et étend sa chape de plomb.

En 1967, un choc : on apprend la mort du Che…déjà une icône…Assassiné ? Par qui ? On ne le saura jamais vraiment.

Et en 1967, un énorme pas : dépénalisation de la pilule contraceptive mais pour l’avortement on verra plus tard !

Mais pour le jeune avide de culture et de musique c’est plutôt la disette ; quasiment rien pour lui, l’info se résume à quelques magazines : c’est la fin de Disco Revue, la fin de Salut les Copains , heureusement arrive Rock & Folk seule revue musicale intéressante. Rien à la radio sauf le Pop Club de José Arthur à une heure tardive et un brin élitiste, et bien sûr, rien non plus à la télé !

 Si on va chez le disquaire on ne trouve que de la variété française, du Yéyé et un peu de Jazz. Pourtant grâce au bouche à oreille on arrive à être informé de la sortie de certains disques Anglos- saxons.  Pour cette année 1967 on a pu écouter bien sûr les Beatles – Sgt Pepper, les Stones – Let spend the night together,  on entend Simon & Garfunkel (Mrs Robinson), Otis Redding, James Brown, the Yardbirds, et John Mayall…mais pour se procurer ces disques il faut aller sur Paris dans des officines spécialisées dans l’import comme le Lido Musique ou le Discobole.

Je  rappele que les disques estampillés 1967, on ne les connaitra vraiment qu’en 1968 ou même en 1969 car à l’époque il faut du temps. Pas d’ordinateurs ni d’internet, on ne trouve pas de disques facilement, on se les passe sous le manteau, et les disques on les enregistre sur un support révolutionnaire apparu il y a peu, le mini k7 ; l’enregistrement n’est pas très bon mais quelle facilité, donc qu’importe !

Au cinéma on aura la chance de voir The Graduate, Le bal des vampires, On ne vit que 2 fois, par exemple.

Puis 1968 en plein « printemps de Prague » où un vent de liberté souffle sur la Tchécoslovaquie, mais sera sévèrement réprimé. On vient aussi d’apprendre l’assassinat de Matin Luther King, un vrai choc !

Dans ce contexte, en France des étudiants libertaires se révoltent et demandent des comptes aux adultes, les travailleurs, eux, ne se sentent pas encore concernés. Il faut noter que dans les manifestations et émeutes du quartier latin il y a « en face » la police et l’armée mais aussi des militants d’extrême droite du mouvement Occident avec certains jeunes qui viennent casser du gauchiste et qui feront pourtant carrière en politique et en devenant ministres.

Du côté de la culture on aura vu des films comme Bonnie & Clyde, Le Bon la brute et le truand, In the heat of the night…Pour la musique on peu se procurer James Brown (Say it loud) Aretha Franklin (Chains of fools)  Creedence C R (Susie Q)  Jimmy Hendrix  ou The Who – On commencera à entendre parler de Pink Floyd, du Velvet, des Doors dont les disques ont une diffusion plus que confidentielle et la dont la notoriété arrivera bien plus tard. Bien sûr cette liste est  la mienne et peu exhaustive.

Et mai 1968, avec les « évènements » manifestations, l’occupation des universités, des usines, les grèves, la paralysie du pays, et l’immense espoir… Il en restera de nombreuses avancées sociales (+ 35 %  pour le  SMIG et + 10 % pour les salaires, 4eme semaine de congés payés) Culturellement : remise en cause de la « société de consommation » Le féminisme apparait et l’on peut parler d’« amour libre ».

Mes slogans préférés : Il est interdit d’interdire – soyons réalistes, demandons l’impossible – le pouvoir c’est nous.

Nous étions jeunes et nos valeurs ont été : Insouciance, spontanéité, invincibilité. C’est « mon » mai 68

Gil Tau
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# 734 Blk mrrr clb (black mirror club)

L’Oreille Qui Gratte # 734

Invité :  Blk mrrr clb (black mirror club).

Album de la semaine : Courtney Barnett :  Tell Me How You Really Feel

Le Mardi 15 Mai 2018

Courtney Barnett :  Need a Little Time

Courtney Barnett :  City Looks Pretty

Lo Pailhes :  Nos Afriques

Blk mrrr clb: Scalpels

Blk mrrr clb: Scum Punk From Outter Space

Courtney Barnett :  Charity

Modern electrics : Between dawn and dusk

Chelsea Wolfe : The Culling

Blk mrrr clb: Rose

Blk mrrr clb : Scalpels

Blk mrrr clb : A Night Like This

68 : Cohn-canned heat

Courtney Barnett :  Help Your Self

Les Vidéos

Blk mrrr clb

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : Courtney Barnett  : Tell Me How You Really Feel http://loreillequigratte.com/courtney-barnett-tell-me-how-you-really-feel

–           Autoproduction : Lo Pailhes https://youtu.be/ZMeMkdFMfvg

_           A Venir : Modern Electrics https://youtu.be/vSRerZdh3YE

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/BHLIBMltwLs

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Top Mai 2018

 Sans transition aucune,  comme chaque mois voici le classement des morceaux que vous avez le plus aimés sur notre web radio www.loreillequigratte.com outre le coté ludique ce best of permet de mieux vous connaitre et donc d’affiner notre programmation

Ce mois ci c’est Feu Chatterton qui arrive en tête avec le morceau  Anna  extrait de leur deuxième album l’Oiseleur. Ce groupe lyrique est inclassable lorgnant autant vers  Apollinaire, Baudelaire, Kerouac que Bashung ou Ferré.

Mais cela n’est pas qu’intellectuel, le corps vibre aussi avec des guitares dignes de Télévision  qui se déchainent

Et puis Anna quel beau choix de prénom. On pense inévitablement  à Tolstoï, Godard, Gainsbourg ou à Emmanuel Alarco

Ils sont passés il y a quelques jours à Anthéa Antibes. Notre ami M. SweeeN y était, il nous a fait comme d’hab d’incroyables photos. Pour ceux qui les ont manquées, séance de rattrapage cet été aux Nuits Du Sud Vençoises

Dans la rubrique autoproduit c’est Sheeps qui arrive en tète, ce nouveau projet de Patrick Dargirolle (My Diet Pill; Kazan) a tous les ingrédients pour nous faire fondre de sublimes morceaux tour a tour sensibles, fous et bancals

Il y a tant d’autres artistes plus originaux les uns que les autres à découvrir via la radio www.loreillequigratte.com  pourquoi ne pas en faire la bande son de vos ponts du joli mois de mai

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2 000 000

C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veux dire beaucoup

Notre page Youtube  https://www.youtube.com/user/loreillequigratte vient de dépasser les 2 millions de vues.

Je trouve cela irréel, Bien sur comparé aux vues de Gangnam Style c’est ridicule, évidement un nouveau titre Justin Bieber fait ce chiffre en une journée

Oui mais nous on met en lumière la scène locale, le rock indépendant, les artistes autoproduits  aucune véritable tête d’affiche en vue

Cette page créée  par Monsieur Pirate le 19 juillet 2009 reprend les vidéos des fameuses sessions acoustiques de l’oreille qui gratte, les chroniques de Gil,  nos trop nombreuses nécros, nos annonces ou chroniques de concert. Pour moi ce nombre de vue  est tout bonnement incroyable. Il me laisse penser que nous ne sommes finalement pas seuls à creuser dans le dessert

Bien sur il y a quelques autres petites vidéos de concert ou d’extraits de films que j’ai bien aimés mais c’est la marge

Cette grande joie arrive quelques jours après que vous avez été sollicités au travers de notre financement participatif pour le développement notre web radio. http://loreillequigratte.com/

Pour que nous puissions garder notre indépendance, continuez à nous aider via note tipeee https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte

 Il aura peut être fallu attendre 22ans mais voila ce qui est certain, notre émission/web radio a enfin pris son décollage et tel un jeune adulte vole de ses propres ailes tout en profitant d’une insouciance encore présente.

Ce  rêve modeste et fou de donner un espace de liberté à la musique pas comme les autres, née de nos échanges, de nos partages dans nos chambres  d’ado a donc bien rencontré son public. Ce rêve avait donc lieu d’être. Je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dingue

Merci merci je vous adresse 2 000 0000 de mercis

Pour ceux d’entre vous qui aiment les chiffres notre page compte 3382 vidéos en ligne

La session la plus vue est celle d’Imbert Imbert https://youtu.be/4En310HgE8E

L’interview la plus consultée Fauve https://youtu.be/LlwwYwA1YO4

Étonnamment la chronique la plus lu Matmatah https://youtu.be/CkSMdSt-4VY

La vidéo de concert la plus vue est El Gusto https://youtu.be/S6qFeyoJeuM

Chaque video est vue en moyenne 600 fois

Simon Pégurier
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# 733 Com2mime

L’Oreille Qui Gratte # 733

Invité :  Con2mime

Album de la semaine : King Tuff  : The Other

Le Mardi 24 Avril 2018

King Tuff  : Circuits In The Sand

King Tuff  : Ultraviolet

Human : Last exit before the crash

Con2mime : Jeunes femmes endormies

Con2mime : L’apéro

Con2mime : La proie

King Tuff  : Psycho Star

Dominique A :  Cycle

 As de trefle : A Loreille de ta femme

Con2mime : Maitre corbeau (Cover La Rue Ketanou)

Con2mime : A la tienne

Wall of Voodoo : Ring of Fire

King Tuff  : Raindrop Blue

Les Vidéos

Com2mime

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : King Tuff  : The Other  http://loreillequigratte.com/king-tuff-the-other

–           Autoproduction : Human http://loreillequigratte.com/human

_           A Venir : Dominique A https://youtu.be/DfaNvDI3k2E

–           Les annonces de concert : https://youtu.be/s6fsSAXas-c

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Wall of Woodoo

Wall of woodoo c’est la bande à Stan Ridgway: Chant, claviers et leader de ce groupe de rock californien formé en 1977.Sans doute fallait-il être à Los Angeles, dans les petits clubs de leurs débuts, pour capter l’essence particulière de Wall Of Voodoo. Les disques nous parvenaient alors à peine en France. Wall of Woodoo, c’est entre 1980 et 87 quatre albums seulement. Sur leur premier EP en 1980 une reprise de Ring of fire de Johnny Cash indiquait  leur goût pour la country ; la voix caractéristique de Stan Ridgway collant parfaitement à cette reprise.

Le premier vrai album, Dark Continent, avec sa  pochette minérale sous-marine évoquait pour la pochette un remake de Tales from the Topographic Oceans (de Yes), mais dans un genre garage-rock.  L’amateur du genre pourra voir dans ce band résolument new-wave, une résurgence de l’ère psychedelic. Malgré l’orgue Farfisa, on pouvait associer facilement Wall Of Woodoo aux Cramps ou aux Talking Heads.  Avec un goût prononcé pour les petites histoires américaines bien glauques.

1980 : Wall of Voodoo (EP)  –  1981 : Dark Continent  – 1982 : Call of the West

1985 : Seven days in Sammytown   – 1987 : Happy Planet

Et puis Wall Of Voodoo décrocha une sorte de hit : Mexican radio. Pas le meilleur morceau de Call of the West, leur 3eme album,  mais celui qui reste à ce jour la signature du groupe. Ça dira quelque chose à tous ceux qui tendaient les oreilles dans les 80’s. Ce deuxième album indique clairement  la véritable nature du groupe de Stan Ridgway : post-punk, certes, mais aussi  toqués d’Ennio Morricone, de la série Twilight Zone, de Kraftwerk et même de Van der Graaf Generator ! D’ailleurs Stan Ridgway participa à de nombreuses musiques de film.

Encore un groupe à (re)découvrir, s’il en est…

Gil Tau
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Wreckless Eric : Construction Time And Demolition

artiste britannique punk de la fin des années 1970 et déjà 64 piges au compteur ! Il est tombé dans la musique en 1977 quand il n’était qu’un étudiant post adolescent avec le monde entier qui s’ouvrait à lui.

 Wreckless « l’imprudent », il le fut… et s’est retrouvé coincé derrière ce pseudo improbable et n’a pu éviter une certaine célébrité sous ce nom et devenant un leader de la scène underground Britannique. Il fut aimé, beaucoup, mais aussi assez sous-estimé.

Wreckless, de son vrai nom Eric Goulden, a fait partie du légendaire label Stiff Records (Ian Dury, Elvis Costello , Motörhead, Devo, Dr. Feelgood, Madness, et j’en passe).

Au début des années 1990, il enregistra plusieurs albums en France chez New Rose, et sur Sympathy for the Record Industry, label des White Stripes et de Alan Vega,

Les titres du monsieur ont été repris par The Monkees, Cliff Richard, Marianne Faithfull, entre autres.

Il en est à son 7eme album perso, mais a fait partie de 6 groupes avec des disques à chaque fois.

https://www.youtube.com/watch?v=ufJ8tskbaQg

 Sur ce disque Wreckless Eric voit les mêmes choses que nous, mais installe son point de vue désabusé.

 « J’ai atteint l’âge où je vois des bâtiments démolis que je me souviens avoir vu construire. Au début des années soixante-dix, lorsque je vivais à Hull, (ndlr : non loin de Manchester,  Liverpool,  Leeds et leurs friches industrielles) j’ai vu des rues entières démolies, transformées en vastes étendues de poussière et de briques émiettées. Les résidents ont été transférés dans des endroits lointains que je connaissais seulement par des destinations affichés au front des bus ».

Son nouvel album est un peu l’aboutissement de plus de quarante années de tournées et d’enregistrements – une vie de composition, de créativité et de réussites. Fort, dissonant, mélodique, parfois lyrique, Construction Time & Demolition est une musique qui convient parfaitement à ces temps qu’il juge désespérés.

Il conclue : « Je voulais que ma musique sonne comme si elle se démolissait au fur et à mesure, et parfois je voulais vraiment l’entendre se détruire, d’où ces fuzz in and out, jusqu’à ce que tout ce qui reste soit le son plat d’un cœur qui aurait cessé de battre ».

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Pascal Mono

On l’aime bien ici, Pascal. Nous l’avions invité à l’OQG. Il nous avait conquis par ses qualités humaines et nous l’avions trouvé professionnel et attachant.

Là, il vient de sortir un 4eme album, en anglais cette fois. Album très blues rock titré Dustynation

Le Niçois, fort de ses 20 ans de vie musicale, compose, écrit,  joue de la guitare et là il s’adapte à la « crise du disque » en faisant appel au crowdfunding, car il voulait être libre afin d’éviter qu’un type sorti d’une école de commerce ne lui impose quoique ce soit.

Parcours plutôt chaotique ; depuis les petits bars jusqu’aux scènes newyorkaises en passant par la télévision, Pascal a fait du chemin et a composé en  décrivant la vie, l’amour, la mort…

Le triptyque en Français achevé, il était temps de passer à autre chose« DUSTYNATIONS » est en anglais mais pourquoi ?

Il répond : « Dès l’adolescence, j’ai commencé à imiter mes aînés… Dylan, Lou Reed, puis les grands groupes, Police, Led Zeppelin, Aerosmith … Et à force, j’ai chopé les accents, les attitudes… et c’est resté »

Et cet album c’est 10 titres aux sonorités Blues-Rock, auteur-compositeur-interprète (excepté « Epitaph » une cover de  King Crimson) et si on l’interroge sur ses instruments hormis ses guitares electro acoustique Gibson, ce qu’il préfère c’est sa Fender Télécaster… « Leo Fender a trouvé un son extraordinaire, un côté un peu métallique, country, roots, rock… »

Il dit qu’il doit tout au public ; à son public niçois en particulier. Nice, sa ville. Là où il a fait ses armes. «J’ai grandi au port et pour un saltimbanque c’est important d’avoir un port d’attache»

On a pu l’applaudir dans les lieus branchés niçois par exemple il y a quelques années au Ventura avec les Dum Dum boys, sur toute « la côte » et il y a 2 semaines au Borghese

Bravo Pascal et à bientôt à l’OQG (le 22 mai)

Gil Tau

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Nick Prizu

Vous connaissiez le folk-blues de Nick Drake et aussi un certain Nick Cave, dandy-rock légendaire…mais Nick Prizu, ça  vous dit quelque chose ?

Présentations : c’est le chanteur d’un groupe du même nom, Nick Prizu, qui furent les chouchoux de la French Riviera pendant leur courte carrière,  sont présentés comme les fils illégitimes des Panther Burns et des Delmonas, mais qui auraient été produits par un Alex Chilton drogué, entre les sauvages années 50 et les déjantées 60’s.

Leurs concerts mémorables oscillaient entre chaos et génie, absurdité et passion. Ils ont eu le temps, avant la mort prématurée de leur chanteur d’enregistrer cet unique témoignage de leur folie et de tourner un film Super 8 (le mythique « Tequila »). Nick Prizu, n’a gravé aucune galette, juste une bande 8-pistes et aujourd’hui le monde entier peut enfin, entendre cet enregistrement incroyable, grâce à Didier Balducci et Mono Tone Records : Un vinyle de Nick Prizu dans toute leur flamboyance et leur férocité rock’n’roll ! (d’ailleurs, essayez ce nom à l’envers pour juger, en plus, de leur humour)

Un fan rapporte : « J’ai vu mon premier concert de Nick Prizu en juin 89, lors d’un concert à la fac de science de Nice. Nick Prizu était un groupe « variable » – les musiciens changeaient souvent car tout le monde voulait jouer avec Nick! Ainsi on a pu trouver des gens comme Bratch et Baldu des Dum Dum Boys par exemple ».
Le répertoire de Nick était essentiellement composé de reprises : « King Of Surf Guitar », « Poison Ivy », « Rock&Roll Tango », « Blue Velvet » etc.

Nick Prizu, a tiré sa révérence en 1993.

Gil Tau

https://www.youtube.com/watch?v=KrFv3xAWLjg

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The Legendary Tiger Man : The Misfit

Mais qui est donc ce Legendary Tiger Man : c’est du côté de la péninsule Ibérique, la Lusitanie exactement, que vient Paulo Furtado dont le très bon groupe Wraygunn est en sommeil actuellement – Paulo, c’est 4 ou5  albums et en live avec son « installation » de one-man-blues-band siglé Gretsch de la tête aux pieds (guitare, harmonica et batterie). En 2010 Paulo a commis un disque entier de duos, nommé Femina.  

On y trouvait des personnalités de la chanson : Phoebe Killdeer  (l’australienne d’Antibes – the Avener, Nouvelle Vague), Becky Lee, (USA, one-woman-blues-band, elle aussi) Cibelle, l’anglo-brésilienne ex mannequin, Lisa Kekaula « fille cachée» de Tina Turner ou Aretha Franklin, et Peaches (glam-punk sexuelle)

Et aussi des personnalités du cinéma, les actrices Maria de Medeiros , Asia Argento, Rita Redshoes , Mafalda Nascimento, piquante violoncelliste brune et  Claudia Efe, qui prétend que Dieu se cache sous sa chemise… Pas fou le mec !

The Legendary Tiger Man ne chantait là qu’avec les plus belles « sachant chanter » qu’il ait pu rencontrer.
Pour  tous ceux que les voix féminines envoûtent, Femina est donc le voyage dans le rock sensuel.

Bon, là, en 2018 pour son sixième album, Paulo le Portugais tourne un peu le dos à sa formule minimale originelle de one-man-band, pour développer un concept-album (accompagné d’un film tourné en Super 8 et 35 mm) ayant pour personnage central un marginal (Misfit) déterminé à aller disparaître dans le désert californien et la Vallée de la Mort.

Cet album à été enregistré au Rancho de La Luna par Dave Catching (de Eagles Of Death Metal). Ce studio est construit dans le désert, à Joshua Tree et  est connu aussi pour être le repaire des Queens of the Stone Age.

Les onze compositions ont été enregistrées avec un batteur et un saxophoniste – L’album a ensuite été peaufiné à Paris, avec l’aide du producteur français Johnny Hostile (Savages) qui s’est chargé d’y apporter sa touche européenne. Tous ces éléments procurent à l’album une identité singulière, qui finalement revient toujours aux fondamentaux du rock n’roll. Le résultat est à la hauteur de l’ambition avec des morceaux puissants et habités d’une pulsation rock’n’roll brûlante  – Ce  disque m’évoqué la rudesse d’un Iggy Pop ; le blues dans ce qu’il a de plus brut ; ou les BO d’Ennio Morricone. Un vrai feu musical dans lequel  les guitares aux sonorités « noisy » sont omniprésentes et où « Paulo le Portugais », montre qu’il  a tout compris de la musique anglo-saxone.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=Ep1CEgFhcpc 

Gil Tau

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# 728 Modern Electrics

L’Oreille Qui Gratte # 728

Invité :  Modern Electrics

Album de la semaine : Shame : Song of praise

Le Mardi 13 Février 2018

Shame : One Rizla

Shame : Gold Hole

Mills : Marionnette

Modern Electrics : You owe me one

Modern Electrics : Between dawn and dusk

Modern Electrics : When i will leave you in the morning sun

Shame : Dust on trail

Domona : Sarcastic Life

Metronomy :  Night Owl

Modern Electrics : Instant crush (daft punk et julian casanblaca)

Modern Electrics : Night Light

The Temptations  : Cloud Nine

Shame: The Lick

Contact :

Modern Electric

aurelienlahoche@gmail.com

https://www.facebook.com/modernelectrics06/

Mills

https://mills1.bandcamp.com/releases
https://www.facebook.com/millsband
https://soundcloud.com/millsband
https://www.youtube.com/channel/UC-NAtvW11OJJv6Q0on0BmWg/videos

o.solere@free.fr

similimills@gmail.com

Domona

https://donoma.jimdo.com/

onekickmusic@gmail.com
,

booking.donoma@gmail.com

Sarah Boggs 06 76 74 93 23

Les PodCast :

http://agoracotedazur.fr/category/loreille-qui-gratte/

Les Videos :

Modern Electric:

–        Between dawn and dusk https://youtu.be/wvSxHXNliAg

–        When i will leave you in the morning sun https://youtu.be/zMdxd3LKNts

–        Instant crush ( Cover : Daft Punk et Julian Casanblaca) https://youtu.be/OYQd3-u0tQw

–        Night Light https://youtu.be/IBKNQQFH_2Y

–        Modern Electric sur une ile deserte  https://youtu.be/8B0by0OUyiY

–        Session de live de Modern Electric https://youtu.be/2cVUoDOa7z8

Les Rubriques :

–          Album de la semaine :  Shame  : Song of praise https://tmblr.co/ZFA7bx2VGxrXD

–          Autoproduction :  Mills https://youtu.be/n4v4uWdREkY

–         A venir : Domona https://youtu.be/eNsPNAM6MYM

–          Les annonces de concert https://youtu.be/4do5gBfMgDM

–          L’Histoire du rock Hommage à Dennis Edwards de The Temptations https://youtu.be/HrntUS_usiE

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Shame : Song of praise

Mais qu’est-ce qu’ils ont bouffé  ces jeunots ? Je veux parler là, des Jake Bugg (GB) Trevor Sensor (USA) et autres post- ados géniaux qui feraient  passer Ty Segall pour un vieux avec ses 30 piges…

A la fin des années 1970, lorsque l’ouragan punk soufflait encore outre-manche, en faisant passer le Channel à des albums
secs, nerveux, rageurs et enflammés (comme ce Songs of praise), étaient monnaie courante.  Alors admettons que le rock soit ; sinon mort ; du moins assez marqué XXe siècle et qu’il peine à affirmer aujourd’hui sa pertinence entre le hip-hop et les musiques électroniques, qui définissent la bande-son actuelle.

Lors des concerts de Shame, on repense à Blur, the Clash, Wire, The Fall qui s’entrechoquent allègrement, et, miraculeusement, Charlie Steen, le charismatique chanteur hurleur, et ses jeunes compagnons ne perdent rien de leur énergie entre la scène et le studio. Mieux, ils confirment qu’ils possèdent déjà un répertoire de chansons mémorables (le tonitruant Concrete, l’entêtant One Rizzla) et s’autorisant à varier les tempos (Dans l’envoûtant Angie final) dans un esprit qui rappelle un peu Stones Roses.

Charlie Steen dit : dans l’introduction de « On Rizla » :
« My nails ain’t manicured
My voice ain’t the best you’ve heard
And you can choose to hate my words
But do I give a fuck »

J’ai pas les ongles manucurés.
J’ai les poches vides et des chaussures trouées.
Ma voix n’est pas la meilleure que vous entendrez.
Mais j’en ai rien à foutre
 »

Ils sont l’inverse de ce que leur nom pourrait suggérer : avec Shame, c’est tout sauf de la honte. Jeunes, arrogants,
facétieux, sombres, adorables, sans limites, les cinq Londoniens sont tout ça à la fois.

L’album ?  dix morceaux et 38 minutes, dont ils disent :
« De plus en plus de producteurs viennent de l’electro et ne sont pas à l’aise avec groupes à guitares. Leur façon d’enregistrer un disque est, mine de rien, assez figée et pas adaptée à une musique comme la nôtre. Nous sommes obsédés par le son de la basse, par la batterie, par l’espace qui doit être laissé à chaque instrument. Nous enregistrer, c’est avoir Joy division et Television pour références ».

S’ils peuvent être les héritiers du Punk, Shame signe surtout un album de leur temps, et de leur âge… Songs Of Praise est une collection de moments saisis sur le fil et une succession de sentiments à peine cachés.  Shame a imposé sa griffe au cours de
prestations scéniques aussi intenses que déraisonnablement fréquentes (130 dates en 2017),

Shame qui a été adoubé pour ses performances live avant de faire un détour en studio, nous délivrent donc indubitablement un des  grands disques de 2018. Songs of Praise est un cantique, une ode au rock à guitares, mais repensant ses hymnes, son style et ses icônes.

On a adoré

Gil Tau

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# 727 Clément Althaus

L’Oreille Qui Gratte # 727

Invité :  Clément Althaus

Album de la semaine : Ty Segall : Freedom’s Goblin

Le Mardi 06 Février 2018

Ty Segall : shoot  your up

Ty Segall : She

Skyers : The Walls

Clément Althaus : Dinner

Clément Althaus : Lullaby for the unborn

Ty Segall : my lady’s on fire

Axel Bauer : éteins la lumière

Clément Althaus : Carousel

Clément Althaus : Song for the end of the world

Clément Althaus : cocktail mondain

Clément Althaus : pas vu pas pris

The Fall : Brio de facto

Benoit et la Lune : Enanteya Bomvey

Contact :

Clement Althaus

http://www.clementalthaus.bandcamp.com/

http://www.clementalthaus.book.fr/

https://www.youtube.com/user/PrinzSwing

clement.althaus@gmail.com

0619816301

Skyers

https://www.facebook.com/skyersonthestorm

https://www.facebook.com/toolongrecords/

http://www.toolongrecords.com/skyers

skyersonthestorm@gmail.com

toolongrecords@yahoo.fr

Benoit et la lune 

berrou.benoit@neuf.fr

www.facebook.com/benoitetlalune

06 62 75 67 87

 Les PodCast :

http://agoracotedazur.fr/category/loreille-qui-gratte/

Les Videos :

Clément Althaus :

–        Lullaby for the unbornb   https://youtu.be/payvG6WCz3A

–        Carousel https://youtu.be/u7apFCuTHCs

–        Song for the end of the world https://youtu.be/J25eLdZ9Qp4

–        Cocktail mondain https://youtu.be/NiU93ahwrRc

–        Pas vu pas pris https://youtu.be/NcrWjG2-t2o

–        Clément Althaus sur une ile deserte https://youtu.be/sTDIqNudZZ8

–         Session live  de Clément Althaus https://youtu.be/OQFUu_u8rvs

Les Rubriques :

–           Album de la semaine : Ty Segall : Freedom’s Goblin https://tmblr.co/ZFA7bx2U-SQZm

–          Autoproduction :  Skyers https://tmblr.co/ZFA7bx2U-SKft

–          A venir : Axel Bauer https://tmblr.co/ZFA7bx2U-S02p

–          Les annonces de concert https://youtu.be/8hcpwRIczJI

–          L’Histoire du rock Hommage à Hommage à Mark E. Smith (The Fall) https://youtu.be/IXwLkp5tsjQ

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Ty Segall Freedom’s Goblin

Que dire sur « le »  Ty Segall 2018 ? Je pourrais céder à la facilité et parler de bon millésime, de bon cru et retracer l’ensemble de sa discographie, le qualifier d’artiste boulimique, préciser qu’il donne dans le rock garage et hop le tour serait joué !  Et oui, presque tout a été raconté en long, en large et en travers et tous les magazines spécialisé y vont de leur petite chronique dithyrambique à chaque sortie d’album.

Pourtant, pour ceux qui le suivent, et l’attendent comme un Noel rock chaque année, Ty Segall revient avec son nouvel album.  Et la même question se repose à chaque fois depuis dix ans : faut-il encore y croire ? Et cette fois encore la foi revient, grâce à ce Freedom’s Goblin.  Ty évoque même la musique comme une religion, où les disques sont des bibles et les concerts des messes.

Attaquant par un morceau toutes guitares dehors avec “Fanny Dog“, l’affaire reprendrait presque là où Manipulator (2017) les avait laissées. Et puis “Rain” nous prend par surprise avec un titre mélo aux accents épiques. On savait le bonhomme fasciné par les films d’épouvante et l’existentialisme, on le découvre ici disco, rejouant sans le dénaturer Everyone’s a Winner de Hot
Chocolate. Et enfonce le clou avec Despoiler Cadaver. Un groove à porter des pattes d’éph.

Gonflé à bloc par sa première collaboration avec Steve Albini dans le précédent opus, qui enregistre la moitié des morceaux de l’album 2018, Segall fait pleurer de lourdes guitares, alterne le gras, le sec, surprend tout au long des 19 titres, façon disco (on en a parlé) mais aussi du bon vieux rock old school – du Beatles aussi avec my lady’s on fire entre autres. Il se fait zeppelinesque dans She – Un panel extraordinaire !

Alors que beaucoup n’écoutent plus autrement que par listes et affinités sur les plates- formes, Ty Segall réalise une série de flashes qui nous égare parfois, mais qu’il faut avaler d’un trait. Ah…par ici, une inflexion sixties, et puis là un retour  nineties, tiens là métaleux et là encore, comment ne pas entendre un retour au glam rock… Relectures, enluminures, arrangements et on terminera en apothéose par un morceau de 12 minutes

A force de multiplier les efforts, il est admirable que le bonhomme ne sombre pas dans l’auto-référence ou dans le pillage intempestif de ses héros., Ty Segall réussit encore ici à nous intriguer, nous ravir, nous captiver.

Dans une époque où le format album est sans cesse évoqué comme « as been », sortir  un presque double album ne se fait pas sans une certaine idée de la liberté

C’est Ty Segall le Lutin Libre

Gil Tau

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Skyers

Skyers est la dernière signature du label Toulonnais Toolong Records. Mais pour la première fois, c’est le parisien (de Toulon, quand même) Julien Cortes qui prend les commandes d’une nouvelle aventure qui lui tient à cœur : Skyers, de l’indie-rock chaleureux et  dynamique.

Derrière ce projet, Julien Cortes, a déjà officié avec quelques groupes, dont Elista, Erevan Tusk… Le premier album
du projet Skyers vient de sortir, et le titre inaugural On Your Own a été joliment filmé lors d’une session à Toulon. Cette prise acoustique est très sobre, délicate, comme peut l’être tout l’album.

https://www.youtube.com/watch?v=dFwffJ0jPE4

C’est à la rentrée 2016 que Skyers a commencé à se faire une place sur quelques blogs. Avec le titre « Kristin »,
Julien Cortes, nous régala avec un premier single accrocheur. Il a décidé de s’exprimer sur ces onze nouveaux titres lumineux et efficaces, à commencer par « The Walls » faisant frémir les éternels nostalgiques des années 1990, le titre « Back » plutôt genre coldwave ou même « Mountain Of Sound » bien accrocheur.

Skyers flirte avec le meilleur du rock indé US. Sur le premier album de ces Skyers (habitants du ciel), les guitares entêtantes et
la voix profonde font mouche et invitent au voyage.

Les influences revendiquées : The National, Guided by Voices, Sebahdo … Sur scène, Julien Cortès est accompagné de Jim et de leurs instruments.

Je pense que  Skyers va faire du bruit dans le paysage rock indé français. Le toulonnais possède énormément d’idées et d’inspirations pour nous offrir ce premier disque abouti, et passionné.

Attendons la suite sans inquiétude

Gil Tau

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Axel Bauer

Dès 1983,
son Cargo de nuit vogua sur la pop française. Filmé par Jean-Baptiste Mondino, le clip de ce gigantesque tube s’imposa au delà nos frontières hexagonales…Puis un album qui ne marche pas, et à nouveau le succès en 1992 Éteins la lumière qui le remet au goût du jour, avant un nouvel oubli…Puis un autre retour tonitruant en 2000 avec  À ma place, en duo avec Zazie qui se
vend à 600 000 exemplaires.

Ces incessants hauts et bas  lui ont appris à se méfier de la popularité. Ils ont aussi, sans doute, éveillé son besoin de
s’impliquer à tous les niveaux, y compris la promotion. Invitant Gérard Manset ou Jean-Louis Aubert, Miossec et tant d’autres dans ses productions.

Il y a peu il sortait un album autoproduit très rock n’ roll “Live au studio Ferber” et comme il ne veut plus entendre parler des circuits de production ordinaires il le diffuse… Uniquement sur internet, à acheter et écouter sur Deezer ou Spotify

Gil Tau

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# 726 Monsieur Florent

L’Oreille Qui Gratte # 726

Invité :  Monsieur Florent

Album de la semaine : The Liminanas : Shadow People

Le Mardi 30 Janvier 2018

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 The Liminanas : Dimanche

The Liminanas :  Istambul is Sleepy

Syka James : Jeu de rôle

Monsieur Florent : Tu vas faire quoi

Monsieur Florent : Passe-moi ce crayon

The Liminanas : Le premier Jour

Kill the Moose : Good Girl

Method Man : Method Man 

Monsieur Florent : ce qu’on veut

Monsieur Florent : On sait ce que c’est

Monsieur Florent : Parmi vous

The Cranberries : Zombies(2017 acoustic)

The Liminanas : The Gift

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 Contact :

Monsieur Florent

www.monsieurflorent.com

https://www.facebook.com/Monsieur-Florent-102849547037/

florentmonsieur@gmail.com

https://twitter.com/mrflorent

 Syka James

https://www.facebook.com/Syka.James11

sykajames.pro@gmail.com

https://soundcloud.com/syka-james

https://sykajames.bandcamp.com/

https://twitter.com/sykajames

 Kill The Moose

kill.t.moose@gmail.com

https://soundcloud.com/kill-the-moose

www.facebook.com/killthemoose

 Les PodCast :

http://agoracotedazur.fr/category/loreille-qui-gratte/

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 Les Videos :

Monsieur Florent :

–         Interview https://youtu.be/nH_dxqVWLCg

–         Passe moi ce crayon  https://youtu.be/71V9BNrhki0

–        Ce qu’on veut https://youtu.be/Cl_ug5yvpt4

–        On sait ce que c’est https://youtu.be/4wLn0PhqW1I

–        sur une ile deserte https://youtu.be/8Gur5sglL2k

–       Parmi vous https://youtu.be/fcfPv4jUSR0

–       Session  de  Monsieur Florent https://youtu.be/pA9ujQvJcik

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 Les Rubriques :

–          Album de la semaine : The Liminanas  : Shadow People https://tmblr.co/ZFA7bx2Ui9Gfi

–          Autoproduction :  Syka James https://youtu.be/1CyM39acCFg

–          A venir : Kill The Moose  https://youtu.be/9mE9CDLWKkY

–          Les annonces de concert https://youtu.be/ibP524yxqIQ

–          L’Histoire du rock Hommage à Dolores O’Riordan (The Cranberries) https://youtu.be/-suRqPD1yJ8

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