Arno : Santeboutique

On l’a parfois appelé « le Higelin belge » et même « le Tom Waits belge » Arnold Charles Ernest Hintjens, est donc un chanteur belge et je vous parle d’ARNO, bien sûr…

Ses vrais débuts remontent 1970 et dès 1977 il fonde TC Matic qui dure jusqu’en 1986. En 1991 il forme le groupe Charles et les Lulus qui ne fera qu’un disque et depuis c’est sous le nom d’Arno, simplement, qu’il s’exprime.

Collaborant depuis 2013 dans le Arno band, le producteur Anglais John Parish à encore produit ce dernier opus. John Parish qui ; soit dit en passant ; doit sa notoriété à PJ Harvey, qu’il a lancée au début des 90’. John Parish, guitariste et compositeur, est devenu un producteur recherché (je ne citerai que PJ Harvey,  Eels, Tracy Chapman, Dominic A…Arno etc.)

Le Belge publie donc son nouvel album ‘Santeboutique‘. Il y avance sans fard, comme à son habitude mais il y a comme un parfum d’inquiétude dans l’air car on comprend que notre époque actuelle lui fait finalement plutôt peur. En Belgique « santeboutique » signifierait à peu près « sacré bazar ».

Sur ce disque, une nouvelle fois, Arno baptise le son de « blunk », mélange de blues et de punk que l’Américain Captain Beefheart, lui a inspiré, mais Plus près du blues , de la ballade ou du rock calmé, que du combat. (par exemple sur les titres : Naturel, Oostende bonsoir…)

Il y a Longtemps qu’Arno n’avait pas aussi bien chanté et de sa voix rocailleuse qui réchauffe il met beaucoup de lui dans ses textes, souvent écrits à la première personne. Il semblerait parfois même apaisé… Mais l’ex fêtard invétéré ne s’avoue pas fini. Arno aurait pu intituler ce disque généreux «pas de remords pas de regrets ».

Eh oui j’ai toujours été captivé par cet artiste entier possédant son propre univers brut et puissant.

Gil Tau

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Concert en soutien à la Web Radio de l’Oreille Qui Gratte le 12 octobre 2019

Bonjour,

Comme vous le savez, votre rendez-vous radiophonique préféré a décidé il y a 4 ans de créer une web radio. Pour le moment, elle est hébergée chez un professionnel payant afin d’assurer une diffusion sans publicité dans le souci d’avoir un beau produit à vous présenter, à ce jour nous en sommes fiers : http://loreillequigratte.com/
Nous ne ferons jamais de marche arrière, de concessions dans ce désir de perfection.

Depuis 24 ans, nous défendons notre vision de la musique bénévolement, sans aide ni subventions.
Aujourd’hui, nous avons besoin de vous afin de continuer à mener à bien cette merveilleuse aventure.

Pour cela nous organisons un live de soutien le 12 octobre 2019 à Nice de 20h30 à 00h30.
Ce sera à la Zonmé, 7 Bis Rue des Combattants en Afrique du Nord (merci pour leur accueil).

Au programme nous aurons la chance d’avoir à nos côtés :

First Came The Shadow:
https://www.youtube.com/watch?v=YFbREwI8Y5I&t=975s
https://www.youtube.com/watch?v=3VkhWb-yfB4

NowhereBoy:
https://www.youtube.com/watch?v=mL3fjN_gyD8
https://soundcloud.com/nowhereboyofficiel

Haw:
https://www.youtube.com/watch?v=1CyPYE6J-EQ
https://www.youtube.com/watch?v=7fVggnDwh98

Prix de l’entrée fixé à 5 euros minimum (destinés au financement de la web radio de l’Oreille Qui Gratte).
Prix d’adhésion à la Zonmé (obligatoire) : 1 euro pour la soirée ou 5 euros à l’année.
Restauration et buvette sur place.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le lien Facebook ici :
https://www.facebook.com/events/2365852910409328/

Nous espérons, en cette occasion, tous vous retrouver…


Ps : Il est possible que vous n’ayez pas l’occasion de venir nous voir en cette date, vous pouvez toutefois quand même nous soutenir sur ce lien :
https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte.

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A vaincre sans périls on triomphe sans gloire …

Ce fut déja pas une mince affaire que rassembler une équipe fin aout , mais quel kiff de s’y atteler ..puis nous avons eu un peu tous des problemes de santé à tout degres , nous avons parlé d’hécatombe , nous pouvions …
Il nous fallait sans doute cela , ce sentiment de fragilité , cette sensation de l’un tombant , l’autre se relevant pour que flotte sur le souvenir de cette soirée un tel sentiment de magie …

Par dèja la presence de notre doudou d’amour preferé Pat Rick D’Argirolle dans les derniers instants de son ancien age avec , à ses cotés, un beau camenbert d’anniversaire parti en croisade …
Il representait , pari gagné , ses quatre groupes dont il a illuminé sa presence , sa voix monocorde comme une ligne de basse continue avec caché dedans ses punchslines incessants ont sans doute donné le ton des battements de coeurs qui nous accompagnaient , communs …
https://soundcloud.com/kazan-myband/conspirashit-collage

Le retour de Chasing Paperboy, enfin , apres quatre trop longues années d’absence , miraculeux , un peu à l’image de mon envie de pleurer chaque fois que j’écoute ce tracks https://chasingpaperboy.bandcamp.com/track/drag-that-place
Jean a le pouvoir de faire rentrer dans une exigue pièce la sensation soudaine d’un cheval au galot et pourtant on si sent bien , ému …

Andréa sous les traits de NowhereBoy, à la base le plus reservé , le plus concentré de l’équipe , sans doute le plus desidé … Il nous semblait évident de lui trouver des affiliations Avec Beck au regard de la varièté des mondes traversés , proposés … On se surpends à penser maintenant à l’ombre planante de Jeff Buckley , tant la voix est puissante , maitrisée , ennivrante
Sur la photo de son soundcloud nous pouvons voir Andrea regarder droit devant , il a trop trop grave raison https://soundcloud.com/nowhereboyofficiel

Le Gros point d’interrogation c’était  Haw! le projet commun de Melchior Liboa et de Manue Duayaf , pour résumer et puisqu’on ne trouve pas les mots pour décrire l’effet HAW ! disons que l’apport de Manue permets de poser , de recentrer le talent de Melchior ,plus poétique, plus musical . La présence de Manue multi instrumentiste (flûte traversière, guitare improbable, tube avec une espèce de peigne métallique) apporte une nouvelle couleur musicale absolument magique. Artistiquement,et ensemble , il et elle se déploient …

Heureusement qu’existent les podcasts pour revivre encore et encore de tels moments …

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La Nuit Qui Gratte # 11

Vendredi 30 Aout. 20h // Samedi 31 Aout 2019 . 3h

  • Thom Yorke : The axe (Choix de Simon)
  • Purple Mountain : Darkness and cold (Choix de Patrick)
  • Protomartyr : Come and see (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle : So many things undone – Live acoustique https://youtu.be/YqsuoRQt6pE
  • Chasing Paper Boy : Restart forever – Live acoustique https://youtu.be/cIvtOvHXVlo
  • Chasing Paper Boy : Anchor – Cover : Osker  – Live acoustique https://youtu.be/miJBlYIK9zg.
  • Sport : Barcelona 1992 (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Pup: Scorpio hill (Choix de Chasing Paper Boy)
  • D’Argirolle : Messiah My Diet Pill – Live acoustique https://youtu.be/miJBlYIK9zg.
  • The world is a beautiful place and I’m no longer afraid to die : The word lisa (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Ezra Furman: Zero (Choix de Patrick)
  • Chasing Paper Boy: Old book – Live acoustique https://youtu.be/vKqeM3u1PdA
  • Tellison : Don’t tell the truth for Christmas (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Tiny moving parts : Common cold (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Chasing Paper Boy: Do you think our little bike will bring us somewhere – Live acoustique  https://youtu.be/yhPgh3DNr5w
  • Chasing Paper Boy : Bedroom floor – Live acoustique   https://youtu.be/c8kouZqSIKc
  • Parquet courts : Borrowed time (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle :Bullets and burgers Sheeps – Live acoustique https://youtu.be/L5jKCgTv_Kg
  • Black Bones: You’re the tomb (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle: Conspirashit collage-  Kazan  Live acoustique https://youtu.be/nwtkzpigbXQ
  • D’Argirolle : Dancing in the dar Cover Bruce Springsteen – Live acoustique https://youtu.be/NqeO64c1Zbo
  • Warpaint : Warpaint (Choix de Sandra)
  • Connan Mockassin : Forever Dolphin Love (Choix de sandra)
  • Blur : Go Out (Choix de Sandra)
  • David Bowie:Blackstar (Choix de Sandra) 
  • MGMT : Little Dark Age (Choix de Sandra) https://youtu.be/tljLyWKojoY
  • Paolo Nutini:  Iron sky (Choix de Nowhere Boy)
  • Nowhere Boy: Beni –  Live acoustique https://youtu.be/qr65Q1n-K8o
  • Koas Karma: Astral assassin (Choix de Géraldine)
  • Dupain:  Beveire d’auceus (Choix de Géraldine)
  • Nowhere Boy:Lecture de « le festival de la couille » de Chuck Palahniuk https://youtu.be/uP5_psx2As8
  • Nowhere Boy: Riff Blues – Live acoustique https://youtu.be/SxGdXXKLnVE
  • Matt Corby: Résolution (Choix de Nowhere Boy)
  • Tina Riwen:Ténéré tàqqàl (Choix de Géraldine)
  • Tue Loup: Carpe Diem (Choix de Géraldine)
  • HAW : Celle qui est seul – Live acoustique  https://youtu.be/7fVggnDwh98
  • Aurora : The river (Choix d’Arthur)
  • The mystery lake : what’s apen when you turn the deviel down (Choix d’HAW)
  • Melchior Liboa Lecture de « Tourisme parallèle » de Didier Balducci https://youtu.be/7D_DLP9hWxs
  • G .o .a .t. : Gathering of ancien trive (Choix de Haw)
  • HAW : l’amour est blessé par les mots des chansons qui portent la folie – Live acoustique https://youtu.be/GfpFp3Vq_qs
  • Tina Riwen: Toumast Tincha (choix de Haw)
  • HAW : des fleurs et du vin – Live acoustique https://youtu.be/1CyPYE6J-EQ
  • Liars : Mess on a mission (choix de Benoit)
  • Arnaud Fleurent Didier: France Culture (choix de Simon)
  • Christophe : Stella Botox (choix de Gil)
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Pour sa 25e saison L’Oreille Qui Gratte s’offre une nuit

Comme chaque année durant les vacances je n’ai fait qu’écouter le bruit de la mer (et soyons honnête la réédition  d’Ágætis byrjun de Sigur Rus – mais c’est presque aussi beau que la musique de la mer)

L’heure de la rentrée a sonné il va falloir réattaquer la pile de nouveautés de rock indé qui nous attend.

Mais avant cela grande décision à prendre.

Vendredi 30 Aout entre 20h et 03h du matin  (sur Agora Cote Cote d’Azur) nous vous offrons une Nuit Qui Gratte au cours de cette nuit chacun des participants devra élire ses 5 albums de la décennie 10 qui s’achève.

Bien sur pas d’Oreille Qui Gratte sans live acoustique.

Les 3 groupes (ou artistes) :

  • Patrick Dargirolle
  • Chasing Paperboy
  • HAW ( Melchior Liboa et Manue , nouveau projet inedit)

que nous recevrons se prêterons donc à cette règle imposée qui est notre marque de fabrique

Pour ouvrir sa 25ème saison (et oui!) l’Oreille Qui Gratte s’offre une nuit vendredi de 20h00 à 3h00. Si vous souhaitez participer cette année aux émissions du mardi merci d’envoyer un mail avec un extrait musical à Gil notre programmateur giltau@free.fr

Cette Nuit sera aussi pour nous l’occasion de saluer notre sonorisateur Arthur qui s’apprête à voler vers de nouvelles aventures

Nous avons hâte d’y être.

Rendez Vous vendredi entre 20h et 3h sur Agora Cote D’Azur https://www.agoracotedazur.fr/  et sur notre web radio www.loreillequigratte.com

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Sous les étoiles des Nuits du Sud exactement

Durant toute l’année qui s’est écoulée le festival des Nuits du Sud a été sous les feux de l’actualité. Un déménagement, une suppression, une démission, des fouilles historiques sous la scène, une diminution de la jauge, des pétitions pour, des pétitions contre.  Nous en  perdions un peu notre latin.
Bref beaucoup de bruit mais pas de musique. C’est dans ce climat difficile que les organisateurs ont dû monter la 22ème édition du festival.
Cette remise en cause les a sans doute obligés à se retourner vers les fondamentaux du festival, c’est-à-dire des musiques du monde ensoleillées.
Fini donc les grands écarts de l’année dernière comme par exemple Alonzo ou Trust. Cette année nous étions dans le socle du festival.
C’est peut-être grâce à ce retour aux fondamentaux ou la peur que ce soit la dernière édition mais le fait est que ce festival fut une grande réussite populaire avec une nette augmentation de la fréquentation (16 %).

Coté artistique le festival a débuté par une soirée en escalier. Lucky Peterson a mal commencé son concert, faisant solo sur solo, juste pour nous montrer sa technique, mais au fur et à mesure il nous emporté dans son blues notamment grâce à de belles reprises. Ce fut l’inverse pour Eagle Eye Cherry. Belle entrée en matière pour sa pop FM électrique. Mais petit à petit cela a chuté, toutes les chansons étant sur le même modèle.
Prestation difficile pour Grand Corps Malade. Pour sa troisième venue il a eu du mal à capter le public. Le début du concert, de jour, n’a pas aidé à créer l’ambiance souhaitée. Lors de ses deux précédents passages il avait réussi à transformer la place en en lieu intime ou son slam pouvait vivre. Là ce fut l’inverse. Il a proposé ses vers mais peu on fait ricochet dans l’assistance. Soyons objectifs Synapson est plutôt faible artistiquement mais ils ont proposé un set aux couleurs du festival avec deux chanteurs black et cela a parfaitement marché offrant l’un des plus beaux shows du festival (sans doute un poil trop long quand même).

En parallèle du festival il existe le tremplin «Les Talents Nuits du Sud» ouvert aux artistes PACA en devenir. Une très belle soirée (à un horaire hélas peu adapté). Nous retiendrons surtout Benoît et La Lune, artiste à l’univers Burtonien qui mériterait mille fois de jouer sur la grande scène.
Nous ne connaissions pas Shake Shake Go mais nous avons adhéré: du bon rock qui envoie avec une chanteuse bourrée de charisme. Une découverte à revoir. Les Négresses Vertes ont pris 30 ans (nous aussi). La montée donc été longue à venir mais une fois que la sauce  a pris ce fut la fête sur la place grâce à ces  hits indémodables de la scène alternative française des années 80. Une grande réussite.

Nous croisons Sanseverino depuis près de 20 ans dans les différentes scènes  françaises, c’était pourtant la première fois qu’il  jouait à  Vence. Même cause,  même effet que pour Grand Corps Malade sa chanson française ne se prête pas à un espace si grand en extérieur. A revoir dans un lieu plus intimiste il le mérite grandement. Je pense que Sister Sledge n’avait rien à faire ici. Cette danse commerciale des années 70-80 n’a, d’après moi, pas le niveau pour se produire dans un festival aussi prestigieux, mais nous sommes  peut-être un peu snob car le public (contrairement à nous mais vous l’aurez compris) a adhéré.
Cimafunk  était inconnu de nos tablettes mais ce fut une réussite. Dansant, varié, original un cocktail de bonne humeur. Pas une édition des Nuits Du Sud sans reggae comme en 2015 c’était Tiken Jah Fakoly. Bon choix son reggae enfantin tient la distance. Pour preuve il y a 20 ans personne n’aurait parié sur lui et pourtant il est encore là.

La dernière soirée fut la plus grosse en termes d’affluence. Il faut dire que Cœur de Pirate sait y faire, elle séduit tous les publics des plus exigeants aux plus familiaux. Grande réussite la place reprenait en chœur ses multiples hits. Ironie du sort Cœur de Pirate chante les ruptures et nous avons tous peur que cette soirée soit celle de la rupture, de la fin d’un cycle du festival. C’est Yuri Buenaventura vu et revu à Vence qui a fermé le bal. Sa salsa joue bien mais les années passant elle entraine moins les foules. La place du Grand Jardin ne s’est pas transformée en gigantesque salle de danse mais l’ambiance était tout de même à la fête. Pour la petite histoire le concert se conclut sur une reprise de «Ne me quitte pas» de Brel tout un symbole… Nous aimerions tellement que cette édition ne soit pas la dernière et que cette féerie continue encore éternellement. Croisons les doigts et espérons qu’il y aura bien une édition 2020

Voici un extrait de chaqu’une des soirées

Lucky Peterson : https://youtu.be/-EWgrlEOyEo

Eagle-Eye Cherry : https://youtu.be/ZbAH1g61q4I

Grand Corps Malade : https://youtu.be/WjcQxvfmQ3s

Synapson : https://youtu.be/4EZfhoPzRnI

Le Môme : https://youtu.be/prKDpeRYAcw

Benoit Et La Lune : https://youtu.be/bMSLUuppizY

7 Sundays : https://youtu.be/_m2T2V98110

Shake Shake Go : https://youtu.be/IkEwa0U_2GI

Les Négresses Vertes : https://youtu.be/vpL95qQSnTU

Sanseverino : https://youtu.be/jjsNgopdltw

Danse de Téo Saavedra : https://youtu.be/JbE-NEPj1IM

Sister Sledge : https://youtu.be/NETnTi2abPM

Cimafunk : https://youtu.be/oE6swL9fNww

Tiken Jah Fakoly : https://youtu.be/osAcv2qEe_Q

Cœur de Pirate : https://youtu.be/svb3dvU9zxI

Yuri Buenaventura : https://youtu.be/wIjKLFgXw6g

Les Remerciements : https://youtu.be/yuZizeiqFRg

Le best Of https://youtu.be/2IvG6a-Sk98

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# 760 Nowhere Boy

L’Oreille Qui Gratte # 760

Invité :  Nowhere boy

Album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

Le Mardi 25 Juin 2019

Imperial Wax : No man’s Land

Imperial Wax :  Poison Ivy

Big Hair Lover : Le Libre Cours

Nowhere boy : A call from the earth

Nowhere boy : Beni

Imperial Wax :  Barely Getting By

HK & Les Saltimbanks : Enfant d’une époque

Nowhere boy : Anger

Nowhere boy : Gold

Nowhere boy : Habibi de Tamino

The holy two : Misunderstood 

JJ Cale : My Baby Blues

Imperial Wax : Saying Nothing

Les Videos

Nowhere Boy

–  Beni : https://youtu.be/dHnucLuO9-o

 Anger https://youtu.be/wN87wjodoi0

 Gold https://youtu.be/gt1aqtVrAQw

Habibi (Cover de Tamino) https://youtu.be/pU1A2_0fkUM

– Nowhere Boy sur une ile deserte https://youtu.be/6MCyaJu81TM

-Session Acoustique de Nowhere Boy https://youtu.be/v3w60EicqU0

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs http://loreillequigratte.com/imperial-wax-gastwerk-saboteurs

– Autoproduction Big Hair Lover https://youtu.be/yMp3XMau5Jw

-A Venir : HK & Les Saltimbanks https://youtu.be/QWg8dQxOamk

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/_PMQmGdiuVE

-L’histoire du Rock : JJ Cale http://loreillequigratte.com/j-j-cale-stay-around

Les remerciements : https://youtu.be/PLmeNrHSXl0

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Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

D’abord quand on écoute Imperial Wax, on se dit que c’est excellent ! Puis on réécoute plusieurs fois et là on se retrouve comme en terrain de connaissances, alors on creuse un peu et là « mais bon sang…mais c’est bien sûr…on les connait ceux-là »

Car rien que le nom aurai dû me mettre sur la voie, en effet le 27e album de The Fall, sorti il ya 10 ans et considéré comme l’un de ses meilleurs opus,  s’intitulait Imperial Wax Solvent

Après le décès de Mark E. Smith les musiciens de l’ultime décennie Pete Greenway — guitar , Dave Spurr — bass , Keiron Melling — drums ont fait le bon choix : embaucher un chanteur / guitariste Sam Curran ,et reconstituer un groupe sous le nom d’Imperial Wax et heureusement, il n’ont même pas essayé de ressembler The Fall. Mais ne vous y trompez pas : The Fall est toujours là  sur Gastwerk Saboteurs. La volonté agressive du groupe le montre clairement. Mais Curran est un chanteur, pas un fanfaron et évite l’écueil, tandis que les musiciens créent un postpunk plus mélodique que le groupe parent.

C’est la question éternelle pour les groupes de rock : « que ferez-vous lorsque le leader quittera le groupe ? Vous continuez, vous abandonnez ou… quoi ? » Dans le cas de Imperial Wax, il n’y avait pas beaucoup de choix. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas simplement remplacer Mark E. Smith à sa mort l’an dernier. The Fall sans Smith serait une parodie. En même temps, le trio avait développé une chimie et un rapport humain et musical qui ne pouvaient être simplement pas abandonnés.

Et ils l’on fait : Du grunge qui grince des dents de «Barely Getting By» au rock retentissant de «Turncoat», le Garage de «No Man’s Land», au rock délabré de «Plant the Seed», et ils le font, en effet, et bien ! !

Le groupe se hérisse d’une énergie rock urgente appliquée à de solides mélodies. L’album comporte également deux chansons épiques de neuf minutes : «Rammy Taxi Illuminati» très psychédélique, tandis que «Night of the Meek» est une exploration du côté postpunk.

On se souviendra du fondateur de The Fall, Mark Smith, comme d’une présence prolifique et singulière. Ils ont laissé 31 albums studio. Quant au groupe d’aujourd’hui vous pouvez entendre tout leur travail résumé dans les deux « tueries » que sont « No Man’s Land » et « Poison Ivy« .

Gastwerk Saboteurs sait faire autre chose, mais il le fait bien.

C’est un rock engagé, authentique et féroce, on adore à l’OQG

Gil Tau

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J J Cale : Stay around

John Weldon Cale, dit J. J. Cale, est mort, il y a déjà 6ans, il avait sorti seize albums studio en 38 ans, même pas un tous les deux ans (oqg du 12/11/2013)

Des disques à la fois folk et funky, bichonnés par celui qui a toujours aimé les ballades rythmées mais peinardes.

Pour quelques tubes (Cocaine, After Midnight), pour son talent de guitariste économe et pour sa réputation de vieux cow-boy cool, JJ Cale est devenu un anti-héros, adulé et copié par des musiciens plus connus que lui (Eric Clapton dès 1970 et bien sûr Mark Knopfler de Dire strait).

Une image lui irait bien : le Clint Eastwood des racines de la musique rock.

Comme guitariste, il était considéré comme l’un des plus sûrs représentants du style dit laid back (pour les spécialistes : un jeu décontracté, avec un placement légèrement en arrière du temps). Chanteur à la voix tranquille et nonchalante, en accord avec le phrasé de son instrument. Il a eu pour influence Chet Atkins, Hank Williams et Jimmy Reed.


Des dates marquantes : En 1971 Parution de son premier album, Naturally (After Midnight)

1976 Parution de l’album Troubadour, qui contient sa chanson la plus célèbre, Cocaïne
2006 Collaboration avec Eric Clapton pour l’album  » The Road To Escondido  »

Il fut aussi un pionnier en jouant de tous les instruments sur certains de ses disques – Il s’en est allé à 74 ans mais sa femme Christine Lakeland qui était aussi compositrice et guitariste à ses côtés sur scène et en studio, s’est plongée dans le catalogue de ses chansons qui n’ont jamais été rendues publiques et qui font désormais l’objet d’un album posthume qui vient de paraitre sous le titre « Stay around »

 « Don’t cry sister, everything will be just fine” comme il le disait dans un de ses titres.

Gil Tau

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COSMONAUTS : Star 69

Cosmonauts est un groupe de garage punk basé en Californie, connu pour ses chansons simples et puissantes mais aussi sur la scène, pour leur volume époustouflant !

Cosmonauts est né en 2009 créé par les guitaristes Alexander Ahmadi et Derek Cowart.

Ils se sont rencontrés quand un ami commun, organisateur d’une tournée, les a fait jouer ensemble.  Voilà à peu près ce qu’Alexander a dit à Derek

« C’était la même chose , lorsque les Clash ont approché Joe Strummer : Je t’aime bien, mais je déteste ton groupe  »  

 

En fait inspirés par, Sonic Youth et le Velvet Underground. Le groupe a également découvert un moyen simple d’obtenir un son épais et chargé de réverbération : utiliser de vieux amplis et les régler aussi fort que possible.

(Comme ils disent, « Les Kinks ne tiraient pas le son de leurs pédales, ça n’existait pas ! ils laissaient saturer et siffler leurs amplis. Ça sonne plus cool comme ça. »)

 

Dès leurs débuts Cosmonauts se sont rapidement lancés dans leurs première tournée, et ont commencé à publier à un rythme soutenu. On notera New Psychic Denim, une cassette EP uniquement, et une poignée de singles 7 « . En 2011, le premier album de Cosmonauts a été réédité sur vinyle, et les nombreux singles du groupe ont été compilés sur une collection contenant, là encore, uniquement des cassettes.
Cosmonauts signé depuis sa création sur le label Californien Burger Records revient avec un cinquième album sous le bras ; Star 69. Joie des retrouvailles après le génial album A Ok ! sorti il y a 3 ans déjà . Chroniqué en son temps sur l’OQG.
Après une multitude de line up différent, le groupe effectue un retour aux sources et se rassemble autour du duo originel formé d’Alexander et Derek .

Précisons qu’ils ont fait les premières parties de groupes tels que The Pixies, Black Lips ou encore Belle & Sebastian.

Pour autant leurs évidentes influences, ne sont pas pesantes, et le groupe tisse un univers qui n’appartient qu’à lui, s’avérant d’une redoutable efficacité.

Leur musique, a évolué vers un mix de shoegaze-psyché-garage pour arriver aujourd’hui à une musique personnelle, très lourde parfois un peu « mur de son » qu’ils appellent Drug Punk.

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# 759 Demande à ta mère

L’Oreille Qui Gratte # 759

Invité :  Demande à ta Mère

Album de la semaine : Cosmonauts : Star 69

Le Mardi 11 Juin 2019

Cosmonauts : Crystal

Cosmonauts : Cold Nature

Dr John : Right Place

Demande à ta Mère : plein la bouche

Demande à ta Mère : scotch

Demande à ta Mère : saoul comme la pologne

Cosmonauts : The Gold Line

Needs : Broken Beauty

Chokebore : Coat

Demande à ta Mère : agelast

Demande à ta Mère : canapi

Justin(e) : Vie de merde

Demande à ta Mère : ptit corp salade

Cosmonauts : Suburban Hearts

Les Videos

Demande à ta mère

scotch https://youtu.be/wZFk46nou-w

-saoul comme la pologne https://youtu.be/kIyHaCRoqCc

-agelast https://youtu.be/CrvNpdUbFKo

-canapi (cover Fatal Bazooka) https://youtu.be/3o95F7tjV-M

-ptit corp salade https://youtu.be/EFZ62_LtnBg

-sur une ile deserte https://youtu.be/QWUgpjo-gbQ

-Session Acoustique de Demande à ta mère https://youtu.be/7k-Nq9rH7Ks

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Cosmonauts : Star 69 https://youtu.be/NBHWSg0QLIc

-Nécro: Dr John https://youtu.be/CWvGjflEEEU

-A Venir : Needs https://youtu.be/MhRseiB_FJQ

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/M4sNUyNxEQc

-L’histoire du Rock : Qui se souvient ?…. Chokebore  http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-chokebore

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Qui se souvient ?…. Chokebore

 Je serais tentée comme à l’accoutumée de demander qui se souvient de Chokebore, mais je ferai exceptionnellement l’impasse sur cette traditionnelle question, tant la fan base de ces hawaïens a été solide jusqu’à leur split de 2005, poursuivant désormais les aventures en solo de leur leader Troy Von Balthazar.

C’est en 1993 que naît le projet de ces musiciens originaires d’Honolulu dont les titres sont pourtant très loin d’évoquer les ukulélés et les chemises à fleurs.

Exilés à Los Angeles et d’abord nommés Dany Lynn d’après le pseudo d’une actrice porno américaine, le groupe se fait notamment connaître grâce à Nirvana qui leur demande d’assurer plusieurs de leurs premières parties, trois mois avant le suicide de Kurt Cobain. Cobain qui a d’ailleurs qualifié Chokebore à maintes reprises comme l’un de ses groupes favoris, guère surprenant en analysant leurs discographies respectives. Car si ces deux formations ne se ressemblent pas vraiment musicalement, elles représentent chacune dans leur registre un état d’esprit triste et torturé. À l’instar de leurs camarades d’Aberdeen, Troy et sa bande dépeignent des thèmes comme ceux de la solitude et de la dépression dans une atmosphère lourde et sombre, avec ce je ne sais quoi de lascif et d’envoutant qui fait la différence lorsqu’on les compare au reste de la scène américaine de l’époque. Une originalité qui a séduit Amphetamine Reptile Records qui a fait naître Motionless, alors que ce mythique label comptait déjà parmi ses bébés des groupes comme Helmet, Unsane ou encore The Melvins. Ils tourneront ensuite avec d’autres monstres sacrés tels que Girls Against Boys ou Butthole Surfers et leur carrière ne connaîtra aucun bémol. Les albums s’enchaîneront et leur notoriété ne fera qu’accroître en particulier outre atlantique. Les trois albums suivants (Anything Near Water en 1995, A Taste For Bitters en 1996 et Black Black en 1998) seront même enregistrés en France. Il y aura un retour aux sources californiennes en 2002 avec la sortie d’It’s a Miracle et enfin leur unique album live A Part From Life en 2003, enregistré une fois de plus dans notre pays, plus précisément dans le cadre de la Route du Rock De Saint-Malo. Malgré quelques changements de line up et des déplacements réguliers, le groupe à toujours souhaité être le plus sincère possible avec son public, en lui offrant des prestations intenses, à l’image de sa musique, à la fois mélancolique et enragée.

Celles et ceux qui ne se remettent pas de leur séparation et qui en redemandent après leur brève réformation durant quelques dates en 2009 et 2010 peuvent se consoler avec la carrière solo de Troy Von Balthazar, dont la musique est plus intimiste, pop et lo-fi, mais toujours extrêmement lucide et touchante.

Sandra Cillo

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# 758 Clement Althaus

L’Oreille Qui gratte # 758

Invité :  Clement Althaus

Album de la semaine : Drahla : Useless Coordinates

Le Mardi 04 Juin 2019

Drahla : Gilded Cloud

Drahla : ReactRevolt

Jean Roch Waro : Avant

Clement Althaus : Carrousel

Clement Althaus : Regrets

Clement Althaus : Cocktail mondain

Drahla : Pyramid Estate

My Diet Pill : The Pledge

Visage : fade to grey

Clement Althaus : Al le genie

Clement Althaus : Je suis

Clement Althaus : Chanson pour demain

 Benoit et la Lune : Le souffle

 Drahla : Primitive Rhythm

Les Vidéos :

Clement Althaus

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Drahla : Useless Coordinates

Alex nous fit découvrir Drahla l’an dernier, et nous le classâmes N°1 dans notre best of 2018

Venus de Leeds et installé à Londres les trois petits jeunes de Drahla enchaînent EPs et concerts depuis trois ans dans un esprit punk

En 2018 le trio a compilé toutes ses parutions (deux singles et un EP) sur un album intitulé « A Compact Cassette » …sur une cassette, bien sûr !

Si Drahla est encore très jeune, il a déjà en lui la maturité, acquise en accéléré par sa soif d’expérimentation, sa volonté de ne jamais rien figer, et une parfaite conscience de ses limites. Chez Drahla, par exemple, on s’échange les instruments pour mieux suivre son instinct et s’offrir cette liberté pas toujours évidente.

Cette année le trio est rejoint par le saxophoniste Chris Duffin – Ils ont poussé le trio basse-guitare-batterie au bout de l’expérimentation et ont invité un sax qui fait son petit effet

et convainc au fil de ces dix titres ; piochant nerveusement dans le post punk et l’indie rock. Quant au saxo de Duffin il virevolte dans des courants jazz-psychédu meilleur effet.

Les thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux, restent même classiques à une époque de débats, ou des révolutions sous-jacentes se multiplient. Le groupe pose ainsi un point de vue féministe (React/Revolt), aborde la théorie du genre (Invisible Sex), ou pointe du doigt les dérives des réseaux sociaux (Twelve Divisions of the Day) et notre société de consommation (Stimulus for Living)

Ces 10 titres enregistrés entre des concerts gardent l’énergie brute de la scène qui colle bien à leur post-punk. Rythmes syncopés, mélodies déstructurées, cassures…

Le chant de Luciel Brown – presque enfantin mais assez proche de celui de Kim Gordon – rappellera évidemment Sonic Youth mais évoque aussi les Breeders voire  Gang of Four et Bauhaus…

L’album sort lui aussi en cassette ; originalité décalée dont leur label new-yorkais, Captured Tracks, est friand.

Gil Tau

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Jean-Roch Waro

 Auteur, compositeur, guitariste et chanteur. Au cœur des années 1980, son enfance ; il chaloupe entre le Rock’n’ roll brut de fonderie de la « vallée de la Fensch » en Lorraine (Lavillier), et les rythmes de l’Ile de la Réunion natale de son grand-père.

À 15 ans, il forme son premier groupe « Rock Inc. » Et à 20 ans, il ouvre les concerts de, Noir Désir, Paul Personne, Pigalle et CharlElie Couture.

Vient alors le temps de l’émancipation, guitare à l’épaule : New York, Berlin ou Paris (New Morning, Guinguette Pirate, Glaz’art, etc ),

De son amour grandissant pour le jazz, en 2004, naît le Jean-Roch Waro Music Gang, composé de Stephen McCraven à la batterie, Edouard Romano à la trompette, Julien Petit au saxophone, Stéphane Glanois à la basse et Jean Wende à l’orgue Hammond. (Excusez du peu…que des pointures du jazz !)

en 2017, Jean-Roch a sorti un nouvel album (solo) centré autour des guitares et des voix. Sur cet album, il est toujours accompagné par  Stephen McCraven et quelques autres jazzmen

 

Ils ont dit de l’album “Jean-Roch Waro” sorti en 2017:

«Du swing et du groove …De la feel-good music… à découvrir sur disque mais aussi sur scène !»
« Benzine » – Benoit Richard

La basse de « Stalingrad » fait vibrer les boomers, comme sur une production faussement superficielle de chez Tricatel… Et Puis le titre «Avant », nimbé d’une grâce mystérieuse à la Dashiell Hedayat.»
« Jazz News » – Jean-Christophe Baugé
En 2019 il est en préparation d’un nouvel album. On est impatient du résultat

Gil Tau

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# 757 Jessica Smith

L’Oreille Qui Gratte # 757

Invité :  Jessica Smith

Album de la semaine : Fat White Family : Serfs Up!

Le Mardi  21  mai 2019

Fat White Family :  I Believe In Something Better

Fat White Family :  Feet

Epsylon(feat Mélismell ) : C’est Plus Le Paradis

Jessica Smith : Rich Now

Jessica Smith : You Light Me Up

Jessica Smith : Drown in You

Fat White Family :  Fringe Runner

The Zemblas : The right to do it

Sloy : Pop

 The Be Good Tanyas : For the Turnstiles

Jessica Smith : I want You (Cover Bob Dylan)

Jessica Smith : Faith and Fire

Jessica Smith : The Edges of You

Les Videos :

Les Rubriques :

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Epsylon

En 2017 leur album « Epsylon live » était excellent mais là, leur cinquième album studio (auto financé) vient de sortir et il est encore meilleur !

Depuis 12 ans Epsylon sillonne les routes avec son rock-pop celtique. (Normal ; la formation est née entre Nantes et la Vendée), désormais avec leur 5eme opus Astronaute, ils progressent vers les étoiles avec une force tranquille et une carrière exemplaire, sans esclandre ni tapage… et ça force le respect !

Ils comptent plus de 500 concerts à leur actif, sur des scènes nationales et internationales. Et ce disque nous arrive, avec des titres plus rock, plus forts, plus engagés…

Cela s’exprime pleinement dans ce morceau « C’est plus le paradis » avec la participation de Melissmell

Ça dit que parfois les histoires d’amour finissent mal et que la vie de couple peut s’apparenter à un combat de boxe, voyez l’excellent clip. Ce titre est porté par la voix magnifique de Melissmell « la fille aînée de Noir Désir », (ndlr : et petite fille de Léo Ferré…) le morceau sonne résolument rock et sublime l’album.

EPSYLON, sans avoir peur des remises en cause, repart avec de nouveaux musiciens, confirme une inspiration et une maîtrise du son. Leur répertoire et leurs prestations scéniques sont sans cesse renouvelés, avec des titres qui prennent tout leur éclat sur les tournées. Un coup de patte, un savoir-faire, une identité et une manière de se livrer avec sincérité. C’est tout cela Epsylon… Astronaute : un album qui vise juste et haut.

Gil Tau

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Fat White Family : Serfs Up !

Allez on revient sur le look dépenaillé, hygiène douteuse et abus de stupéfiants qui ont marqué les débuts de Fat White Family.

Fin 2013 le groupe britannique mené par Lias Saoudi et Saul Adamczewski deux activistes de la tendance noise, s’affichait entouré de bidoche et d’accessoires militaires, souvent dévêtu et recouvert de déjections variées ! Ils mettaient en musique des histoires sordides de pédophiles anarchistes, d’ulcères explosifs et d’attentats sanglants à Disneyland. Mélangeant nihiliste et hédonisme jusqu’à l’autodestruction…genre trash quand même !

Et ça a failli imploser sous la pression du succès et de la défonce !

Lias Saoudi explique : « Notre nihilisme a rencontré celui du public. Et le monde n’est pas devenu moins désespérant … il y a un plaisir particulier à sauter à pieds joints dans les tabous, alors que la plupart des groupes choisissent des sujets tous plus gris et emmerdants les uns que les autres… comme leur petit ego dénué de tout intérêt. »

Mais le groupe londonien s’est refait une santé et les deux illuminés reviennent avec «Serf’s Up», troisième album surprenant, jouissif et provocateur. Dans le contexte d’un rock britannique au maximum de sa fadeur petit-bourgeoise, le bordel diablement intelligent et dérangeant de Fat White Family est comme une lueur d’espoir – non, tout n’était pas foutu outre-manche, pour la musique méchante et originale !

Le frère de Lias ; Nathan Saoudi a déboulé dans le groupe pour Serfs Up! Qui est l’oeuvre des trois artistes : Saul Adamczeswki, Lias et Nathan Saoudi. Ce dernier qui était plutôt effacé auparavant, est maintenant omniprésent.

Avec le mariage entre les cultures électriques et électroniques, Cette fois-ci, Fat White Family livre ici un rock plutôt expérimental.  Ils osent les chants grégoriens, les rythmiques électroniques lancinantes et la quasi-absence de guitares, souvent remplacées par des cordes.

On est tenté de penser, sourire en coin, que le groupe s’est bien amusé en jouant à paumer ses fans de la première heure ce disque est une alchimie savamment dosée de Leonard Cohen, DEVO et Primal Scream.

Fat White Family détonne, dans le sens où ils sont parmi les rares à ne pas rester un groupe de d’autoréférence stérile, ils explorent !

Gil Tau

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Qui se souvient… ? Sloy

Qui se souvient de Sloy ?

Ces dignes représentants du noise rock français dont les clips de Pop  et Idolize faisaient les beaux jours, ou plutôt les belles nuits de M6, à l’époque où nos chaînes de télévision nous proposaient des programmes musicaux dignes de ce nom ?

À celles et ceux qui répondraient par la négative, sachez qu’Armand Gonzalez, Virginie Peitavi et Cyril Bilbeaud avaient pourtant marqué nos chères années 90 avec une carrière digne d’un conte de fées qui aurait été écrit par Lester Bangs. Lassés de leur Hérault natal, ils décident de bouger vers Rennes à raison, puisque c’est là qu’ils seront repérés par le label RoseBud. Ils ne feront que grimper par la suite, notamment après une prestation inoubliable dans le cadre des Transmusicales. John Peel les invite à l’une de ses fameuses sessions sur BBC Radio 1 et l’année suivante, en 1995, c’est au tour de Steve Albini de leur faire les yeux doux. Ils enregistrent leur premier album Plug en sa présence et font les premières partie de Shellac. Un bonheur n’arrivant jamais seul, ils charment de cette manière une certaine PJ Harvey, venue à la base applaudir le projet du célèbre producteur. Vous devinez bien évidemment la suite, ils finissent par ouvrir l’un de de ses concerts londoniens et leurs sons avant-gardistes et expérimentaux séduisent la critique britannique, avec notamment des éloges de la part de Melody Maker ou encore NME.

Leur deuxième album, Planet of Tubes et non seulement une fois de plus enregistré par Albini mais également masterisé aux studios d’Abbey Road. Et l’ascension continue avec une petite médiatisation, dont un remarquable passage sur le plateau de NPA en 1998. Cette même année, Noir Désir les sollicitent pour leur album de remixes One Trip One Noise avec une reprise brillante et atypique du morceau Les Écorchés.

Paradoxalement, ce moment où rien ne semble les stopper marque progressivement la fin de ce parcours sans faute. Leur troisième effort intitulé Electrelite ne fait pas l’unanimité. Le public ne suivra pas autant les influences des années 80 voire même du disco parfois que les délires bruitistes des débuts. Sloy se sépare en 2000 après une dernière grande tournée et quelques premières parties de Placebo.

Armand, Virginie et Cyril ont continué à exploiter leur énergie phénoménale au sein de divers projets (Sabo, Zone Libre, 69, Corleone) naviguant entre folk, free rock, rap ou electronica.

Comme une volonté d’explorer tous les paysages musicaux possibles, ce qui n’étonne guère quand on sait que ces passionnés sont influencés à la fois par Devo, Talking Heads, Pere Ubu et Joy Division. Encore à celles et ceux qui répondraient par la négative: ruez vous sur la discographie de ce groupe culte, dont la musique fut parfois qualifiée « d’épileptique rock ». Vous comprendrez vite pourquoi nos amis anglophones en sont tombés amoureux et vous aurez du mal à vous en passer.

Sandra Cillo

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# 756 Arsène Obscène

L’Oreille Qui Gratte # 756

Invité :  Arsène Obscène

Album de la semaine : Cage The Elephant : Social Cue

Le Mardi  14  mai 2019

Cage The Elephant : Broken Boy

Cage The Elephant : Ready to let go

Shaky things : Evil Friend of Mine

Arsène Obscène : brand new girl

Arsène Obscène : more more and more

Arsène Obscène : je me suis fait choper

Arsène Obscène : don’t talk

Cage The Elephant : House Of Glass

Lenny Kravitz :  Are you gonna go my way

Ekova : Starlight In Daden

Lectures de Francois Ibanez

  • Haiku electroniques aléatoires (editions du pont de l’europe)
  • Brèves paysagères (z4 éditions)
  • Lucifere au bord des Larmes (Tarmac)
  • La concision de l’inaudible (Editions Furtives)

Arsène Obscène : destroy

Arsène Obscène : rebound  cover  Charlie Rich

Napalm Beach : why do parties have to end 

Cage The Elephant : Dance Dance

Les Vidéos :

Arsène Obscène

Je me suis fait choper  https://youtu.be/wHAYJl5MeOA

don’t talk https://youtu.be/sJ_FeqUBsSs

Lectures de Francois Ibanez https://youtu.be/TL2cbtw7uz8

Destroy https://youtu.be/OsvD9eOtfkI

Rebound  (Cover Charlie Rich) https://youtu.be/k8YfrrcQZYk

Sur une ile deserte https://youtu.be/u3WNceNtBFg

Session acoustique d’Arsene Obscene https://youtu.be/tiQKlFD4dE0

Les Rubriques

L’Histoire du rock : Qui se souvient…? Ekova https://youtu.be/o-ntLS2ahK8

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