Samedi 04 Octobre Rencontre avec Dominique A à Mouans-Sartoux

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Dans le cadre du prestigieux Festival du Livre de Mouans-Sartoux Samedi 04 Octobre (de 17h à 18h), j’animerai une rencontre débat avec Dominique A.

Comme cette rencontre se déroule dans un festival du livre nous parlerons du coté écrivain de Dominique A et notamment de « Tomber sous le charme » compilation de ses chroniques qui vient tout juste de sortir chez le mot et le reste

Tous ceux qui suivent L’Oreille Qui Gratte savent que Dominique A fait partie de mon panthéon personnel. C’est donc avec beaucoup d’honneur, de fierté mais aussi de peur et de trac que je prépare cette entretien

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Vous trouverez  ci dessous la page introductive de « Tomber sous le charme » je pense qu’il vous mettra l’eau a la bouche

Le café n’existe plus aujourd’hui. Il faisait l’angle d’une place à
Nantes, pas loin des quais, un peu à l’écart du centre. C’était un soir
de novembre. Nous n’étions jamais entrés dans ce café, mes deux
camarades et moi, et je ne me rappelle pas que nous y soyons jamais
retournés. On s’était mis dans un coin, sous une lampe fixée au mur ;
le décor était chaleureux, vaguement belle époque. Nous revenions
d’un magasin de disques où j’avais acheté un maxi 45-tours trois titres
d’un nouveau groupe anglais, The Sundays, dont la chanson phare,
« Can’t Be Sure », venait de faire l’objet d’une chronique enflammée
de Michka Assayas dans les Inrockuptibles : il disait n’avoir rien
entendu d’aussi juste depuis des lustres, et le mot « juste » m’avait
frappé. Ce seul épithète m’avait incité à acheter ce disque dont je
n’avais pas entendu la moindre note. La pochette reproduisait une
nature morte, une photo charbonneuse et passée sous un filtre violet
de fruits dans une corbeille. Tout en éclusant quelques bières avec
mes camarades, je ne cessais de regarder cette image intrigante,
muette quant au contenu, mais qui me semblait annoncer monts et
merveilles. Je ne doutais pas que la chanson allait me chambouler. Et
de fait, les jours qui suivirent, j’en usais les sillons. Je l’ai réécoutée
régulièrement depuis, et chaque fois, je revois ce moment : le café
sur la place, la lampe fixée au mur, le bonheur insouciant que nous
éprouvions tous trois rien qu’à être ensemble, à une période où rien
ne se dessinait de précis pour aucun d’entre nous. La chanson dit
« And though I can’t be sure what I want anymore / it will come to
me later », et je ne le savais pas encore, mais c’était ça,

c’était exactement ça. Et je dois ce souvenir,

doux et précis, à un mot, qui m’avait incité à acheter le disque : « juste ».

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Les Nuits Du Sud 2014

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Plaza Francia

                Comme un symbole, ces 17e Nuits du Sud vençoises ont commencé pour moi par The velvet Underground. En effet, à la seconde où j’ai franchi la porte d’entrée, Garland Jeffreys faisait une reprise du groupe de Lou Reed. Pour moi The Velvet Undergound est avec The Beatles le groupe le plus important de l’histoire de la musique amplifiée. Lou Reed (et le Velvet) est le père fondateur de toute cette scène bruitiste et dissonante que nous défendons inlassablement à L’Oreille Qui Gratte. Qui sait, sans ce groupe la face musicale du monde ne serait pas la même. Qui sait, je ne serais peut-être pas drogué à la musique. Depuis le décès de Lou Reed à l’automne dernier, chacun de ses morceaux est pour moi encore plus touchant. Donc oui, débuter le festival par The Velvet Underground était pour moi le signe que cette édition serait forcement réussie. Elle le fut, comme vous pourrez le voir à la lecture de ces quelques lignes.

                Pourtant ça ne commençait pas si bien que ça. Passée la reprise du Velvet Underground, le concert Garland Jeffreys (qui a travaillé avec Lou Reed), fut extrêmement décevant. Une espèce de blues-rock, où les compositions étaient cachées au milieu d’un nombre indéfini de reprises, à tel point qu’on aurait pu penser à un simple groupe de pub, qui faisait reprises sur reprises pendant que le public buvait bières sur bières. Le fils de Françoise Hardy n’avait donc pas de soucis à se faire après un concert aussi insipide, le public lui ouvrirait grands les bras. Ce fut le cas, d’autant qu’il est d’une beauté indécente qui ferait craquer n’importe quelle femme, sa désinvolture piquée à son père Jacques Dutronc ajoutant à son charme. Bon, musicalement c’est surtout quand il se met à faire de la guitare manouche à la Django Reinhardt qu’il l’emporte. Thomas Dutronc étant le fils de… on ne peut que comparer ses compositions à celles de ses parents, et là, malheureusement, il ne rivalise pas.

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Thomas Dutronc

                Si on a une lecture en diagonale on peut penser que Yodelice est un énième chanteur de variété, son pseudo de mauvais goût sonne « grand public », le fait qu’il soit le papa du fils ainé de Jennifer (de la Star ac’) ne plaide pas comme une reconnaissance musicale. Mais ne vous fiez pas aux apparences, Yodelice envoie une pop vitaminée qui rivalise avec n’importe quel groupe (à forte crédibilité artistique) britannique.

                Il en va de même pour le patriarche Bernard Lavilliers. À 68 ans, on pensait ne plus rien avoir à attendre de lui, pourtant son dernier album  Baron Samedi  tient plus que correctement la route. Il en est de même pour sa prestation scénique où ses chansons métissées ont comblé un public venu très nombreux, d’autant plus qu’à la différence de son concert de 2002, Lavilliers a fait ce soir-là un concert proche du best of.image

Temenick Electric

                Voyage coloré et inattendu en Inde avec Chaar Masala, intéressant pour les oreilles, intéressant pour notre culture musicale. Avec Temenick Electric on reste dans le métissage mais cette fois plus axé sur le Maghreb. Voilà ce que ça donne quand des personnes d’origine algérienne, qui ont grandi en France, mixent à part égale leurs deux cultures. Ca doit être ça la définition de l’intégration réussie. Surtout quand cela finit dans un dance floor de Bagdad.

                Sabina nous avait bluffés lors de sa précédente venue aux Nuits du Sud avec son ancien groupe Brazilian Girls, cette fois nous fûmes certes bluffés, mais plutôt par son mini-short que par sa musique. Ça tourne bien vite en rond, heureusement on se console en regardant sa plastique. Mais dans un concert, quand on commence à regarder les jeux de lumière ou le physique des artistes, c’est souvent mauvais signe.

                Alborosie & Shengen Clan ont toute la panoplie du rasta, forcement ça attire la sympathie, surtout que leur reggae est de très bonne facture. Mais du reggae de très bonne facture, ça reste quand même du reggae…image

Alborosie & Shengen Clan              

              Aux innombrables raisons que nous avons d’être fiers de notre ville se rajoute celle d’être la résidence de la magicienne Clarcèn. Elle participe au Tremplin des Talents des Nuits du Sud, elle a bien évidemment remporté ce concours (sinon on aurait pensé que le jury était sourd). Avec son précédent groupe Haute Couture (plus axé Hip Hop), elle avait déjà reçu le Prix du public en 2009 dans ce même tremplin. Maintenant, c’est en solo qu’elle monte sur la première marche. Elle le mérite amplement, sa musique est un mix de haute voltige entre Bjork et Camille qui nous fait frissonner à chaque écoute.

                Une autre virtuose en la personne de Z-Star prend ensuite la scène. Entre ses compos à la sauce Janis Joplin et ses reprises de Led Zepplin, sa guitare a résonné dans toute la cité des arts.

                Pink Martini pourrait être un groupe de bal. Oui, mais un formidable groupe de bal. Ce groupe ne nous propose que des reprises (du coup on ne s’ennuie jamais car on connait tous les morceaux), mais des reprises remises à leur sauce. Il y en a pour tout le monde de 7 à 77 ans. Mis à part chez Pink Floyd je n’aime pas les solos de guitare. En musique la technique a tendance à vite me fatiguer, j’ai toujours trouvé louche qu’on essaye d’en mettre plein la vue. Pour moi, ce qui compte, c’est l’émotion, les mélodies, donc forcement je suis resté de marbre devant Jonny Lang, bien que je reconnaisse en lui une énergie incroyable.

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Z-star

                Voyage au cœur de l’identité première des Nuits du Sud avec Cumbia All Stars, comme son nom ne l’indique pas, ce groupe réunit des musiciens péruviens qui jouent ensemble depuis plus de 40 ans. Forcément, ils se connaissent par cœur, et le moins qu’on puisse dire c’est que ça fonctionne à la perfection. Des tonnes de gouttes de transpiration ont dû couler, tant notre place dansait à tout rompre. Sans doute le meilleur concert du festival. Des trois groupes en lice pour les Talents des Nuits du Sud, Pepper Soul est de loin le plus faible, il y a du groove et de la sensualité mais, surtout, encore beaucoup de travail en perspective. Quelques notes de Zouk ont vite fait de me décourager d’écouter Maya Kamaty.

                J’adore les Rita Mitsouko, j’adore Gotan Project, donc en suivant l’adage que les amis de mes amis sont mes amis, je devrais adorer Plaza Francia (groupe composé de Catherine Ringer et de deux membres du Gotan Project). Pourtant, passé l’effet de surprise d’entendre du Rita à la sauce tango, j’avoue que ça tournait assez vite en rond. Pourtant, il flottait ce soir-là sur Vence une magie que je ne pourrais pas expliquer, à tel point que dans chaque centimètre carré de notre ville (j’imagine même sous le moindre pont) respirait le bonheur (mais attention le bonheur est éphémère). Je n’ai croisé que des sourires et des regards profondément heureux

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Garland Jeffreys

                Il devait être écrit que le 28 juillet il n’y aurait pas de musique à Vence. Gaëtan Roussel, ex leader de Louise Attaque, devait s’y produire. Il y a fort à parier qu’il aurait tout retourné sur son chemin avec ses pop songs électriques aux textes aiguisés. Chaque platane de la place du Grand Jardin se souvient encore de son passage avec Tarmac (l’un de ses Syd Project), où il avait notamment chanté à mon intention La Ballade des gens qui sont nés quelque part,une reprise de Brassens qui me colle à la peau. Malheureusement, lors d’une mauvaise chute sur scène quelques jours plus tôt, Gaëtan Roussel s’est cassé le tendon d’Achille et a dû annuler son concert.

                À quelque chose malheur est bon : Susheela Raman était prévue pour le remplacer, mais là non plus nous n’avons pu l’entendre puisque, pour la 1ère fois depuis 13 ans, un concert dut être annulé en raison de la pluie. Il y a 13 ans, très franchement, nous ne l’avions pas regretté puisque cela était tombé sur le très médiocre Faudel ; par contre cette fois nous avons perdu beaucoup, puisque nous n’avons pas pu entendre la musique hypnotique de la belle Anglaise. Irma, même si sa pop, soul, folk ne casse pas quatre pattes à un canard, elle nous a tous touchés en plein cœur grâce à sa douceur et sa gentillesse.

                La question de savoir combien de musiciens actuels des Wailers ont joué avec le dieu du reggae Bob Marley a-t-il vraiment de l’importance ? À l’exception d’Aston «Familyman » Barrett (le bassiste aux 40 enfants), qui a dû le croiser une ou deux fois, je pense que personne n’a même aperçu l’ombre de Bob. Mais qu’importe, ce groupe que je nommerai de tribute a régalé durant deux heures le très nombreux public avec tous les hits de Marley. Personne n’ignore que le Reggae n’est vraiment pas ma tasse de thé et pourtant je connaissais la moindre note de chacun des morceaux joués ce soir-là.image

The Wailers

                 L’an dernier, Gianmaria Testa avait joué au Nuits du Sud en première partie de Cali, sa musique intimiste n’était pas adaptée à une scène si grande, du coup il a eu droit à une nouvelle chance dans la petite et chaleureuse salle des meules. Ce concert peut nous donner des idées à tous pour un lieu pour Off dans les années à venir.

                Lunatic Souk et Lamuzgueule ont étonné tous les visiteurs des nocturnes des commerçants vençois, en faisant bouger une place Clemenceau pourtant pas acquise à leur cause au départ.

                Je suis arrivé un peu en retard pour Hollysiz, bien que sur la route j’ai pu entendre son single repris en cœur Come Back to me. Une fois sur la place, tous les garçons avaient des grands yeux pétillants, ils me disaient tous : « Waouh, qu’est-ce  qu’elle est belle, c’est la sœur de Vincent Cassel  ! Elle a les mêmes yeux ».Oui, OK, mais personne ne m’a parlé de sa musique…  Bernard Lavillers nous l’a dit le 12 juillet : « La musique est un cri qui vient de l’intérieur », il faudrait donc expliquer à Bootsy Collins que ça sert a rien de se la péter dans des solos interminables, ni de faire l’intello. Mis à part les habits portés par les musiciens (des bleus de travail), il n’y avait rien de sympathique dans ce concert. La musique, c’est instantané,  pas réfléchi. Le concert de l’ancien bassiste de James Brown fut la plus grosse déception du festival.

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Hollysiz 

               Collectif très coloré avec Herencia De Timbiqui, musique ultra vitaminée à base d’un cocktail d’Amérique du Sud, deux chanteurs qui se répondent constamment. Bref ça marche du tonnerre.

                On ne peut pas dire la même chose d’America. On peut voir la réussite d’un concert au nombre de sourires sur les visages ou au nombre de départs avant la fin. Pour America ça bâillait, et je pense que les départs étaient tellement échelonnés qu’il n’a pas dû y avoir d’embouteillages à la fin. Mais si, America,vous connaissez ! C’est ce groupe qui a signé le classique A Horse with no name, ce morceau de folk imparable que vous entendez régulièrement sur des radios (pour vieux) style Nostalgie. Je fais le pari qu’aux premières notes du morceau vous montez le son en vous disant « Waouh, chouette, j’adore ce morceau de Neil Young », et puis au bout de quelques secondes vous réalisez que ce n’est pas Neil Young, mais un groupe inconnu au bataillon. Beaucoup de fans de Neil Young ont dû venir à ce concert en pensant avoir de la folk grand luxe, ils furent grandement déçus. Les vrais fans de Neil Young, eux, ne se sont pas trompés, ils avaient réservé leur soirée une semaine plus tard, le 7 août, pour voir l’unique et la vraie légende au Sporting de Monaco.

Gaby Moreno a su envoûter le public des Nuits du Sud avec sa musique qui est un mélange subtil de blues-rock et d’influences sud-américaines. Particulièrement lors de sa reprise où, avec une voix pleine d’accent, elle a fait revivre le Laisse tomber les filles de Gainsbourg. Ester Rada est magnifique, sa musique très soul, teintée d’afro-jazz et même de pop, est soutenue par un excellent orchestre très groovy et des puissants cuivres.

                Le trio Winston Mc Anuff & Fixi nous emporte aux confins du rock-musette, reggae, soul ou maloya, et s’affranchit des codes pour créer sa propre musique. Il sait installer un univers grave, comme ce blues What Dem Say, où la voix cabossée de Winston McAnuff s’épanouit superbement. Il nous installe également dans un univers léger, comme cette mélodie enlevée Garden of Love, qui nous fait imaginer les ruelles de Paris. Il sait nous piéger avec toutes ces mélodies redoutables d’efficacité. Des trottoirs parisiens aux collines jamaïcaines, en passant par les champs de canne à sucre, Winston & Fixi tracent notre route, se fichent pas mal des frontières, et transcendent les genres sur leurs tempos venus de nulle part.

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Jonny Lang

                L’Argentine La Yegros est très belle, elle danse bien (avec une étonnante danse mimant la conduite automobile), son mélange de folklore et d’électro est très frais. Mais sincèrement c’est déjà entendu et réentendu. Mis a part les Beastie Boys, je n’aime pas le rap. Cela dit il y a 20 ans, à défaut d’agréable, je trouvais I AM intéressant, donc pourquoi pas jeter une oreille à ce groupe. Bon, déjà la forte attente (environ 45 minutes), l’interdiction aux photographes de faire leur métier, me refroidirent et me donnèrent envie de partir. Mais bon la place est pleine comme un œuf, et plus jeune qu’elle ne l’a jamais été. Dès que le groupe déboule sur scène, le public répond présent et se met à la seconde à sauter en faisant des arcs de cercle avec les mains. Personnellement je me sens super vieux au milieu de tout ça. Du bla-bla sur des beats préenregistrés ça ne me parle pas. De plus, cette reformation fait réchauffé, il y a un immense écart entre les titres de la grande époque et les compos actuelles. Mais bon, je fais la fine bouche ; sur les 9000 personnes présentes, I AM a dû en régaler 8999, c’est bien là l’essentiel.

                Belle surprise avec Rivière Noire qui brasse le Brésil et le folk malien. Pour clôturer le festival : Kassav’. Comme vous l’aurez compris je ne suis pas fan de cette musique qui vient de Martinique, je me passerai donc de faire des commentaires, je dirai simplement que, dans le même genre, je les préfère à Magic System ou Francky Vincent.

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Bernard Lavilliers

                En ne bougeant pas de la place du Grand Jardin, en moins de 15 soirées on arrive à faire le tour du monde. Tel un Grand-huit, où chaque virage nous offre des surprises : parfois les montées sont longues et ennuyeuses, mais les descentes révèlent toujours des surprises qui se cachent dans un lieu inattendu qui nous fait frissonner. Cela laisse toujours de beaux souvenirs et l’envie d’y retourner.                                                                                

Compte-rendu L’Oreille Qui Gratte

Photos : Loris RABET (All Access Photographie)

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Yodelice

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Dialogue de Jean-Pierre Léaud

Je suis tombé par hasard sur France Culture sur cet extrait de dialogue dit par Jean-Pierre Léaud.
Est ce que quelqu’un a une idée du film dans lequel on le retrouve ?

“ Vous qui opérez les cancers, qui guérissez les douleurs les plus invraisemblables, vous n’’avez jamais cherché un remède pour cette souffrance, elle n’’est pourtant pas nouvelle,  depuis le premier amour.

Vous savez avant au commencement   des temps, les gens baisaient, s’accouplaient sans problème tout le monde avec tout le monde et un jour quelqu’’un a decidé de garder une femme pour lui tout seul, il a dit « elle est a moi n’’y touchez pas » et ça a était le premier amour. Il ne savait pas ce qu’’il faisait.

Alors il n’y a pas de remèdes, des piqures une opération ? "    

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Lancement de la Web Radio L’Oreille Qui Gratte

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Il y a 19ans Benoît Belasco et moi-même avions créé L’Oreille Qui Gratte en raison d’une frustration.

La musique que nous aimions était absente des radios, cette musique pas comme les autres, indépendante et libre. A cette époque les figures de prou étaient : PJ Harvey, Sonic Youth, Pixies, Beck, Bjork, Radiohead… Nous voulions aussi donner une vitrine à tous ces groupes locaux ou autoproduits si talentueux qu’on n’entendait nulle part.

L’Oreille Qui Gratte est née de ce constat. 19ans plus tard nous constatons que même si les choses ont bien changé (internet, le MP3…) nous sommes encore bien seuls sur ce front.

Nos deux heures hebdomadaires (le mardi de 19h à 21 sur Agora Cote d’Azur) ne nous suffisent donc plus ; ce n’est pas avec deux pauvres heures par semaine que nous pouvons faire vivre ce vent de fraicheur musical, il nous faudrait 24h sur 24h.

C’est donc encore une frustration qui nous pousse aujourd’hui (ou plutôt dans quelques jours) à donner naissance à notre web radio.

Nous avons passé tout l’été à vous préparer ça, mélangeant les époques, les styles, les langues, passant d’un hit du Velvet Underground à une autoproduction. Nous avons passé des nuits blanches à réfléchir à des play-lists idéales, mais aussi à des rubriques, des thèmes etc….

Cette radio verra officiellement le jour en Octobre

D’ici là comme nous vous l’avons dit dans notre précédent post http://tmblr.co/ZFA7bx1Ofi1hY si vous avez des projets radiophoniques, merci de vous mettre en contact avec Benoit : benoit@loreillequigratte.com

Si vous êtes un groupe autoproduit ou un label et que vous souhaitez faire partie de notre programmation vous pouvez envoyer vos productions à redaction@loreillequigratte.com, au format mp3 (encodé à 44,1 KHz, 128 à 320 kbits/s).

Bien sur notre émission traditionnelle sur les ondes hertzienne ne s’arrête pas donc si vous souhaitez être un de nos invités un mardi entre 19h et 21h sur Agora Cote D’azur faites parvenir vos propositions a Gilbert giltau@free.fr

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La rentrée et notre web radio se profilent.

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Ca y est le 15 août est là. La rentrée se profile.

Avant d’entamer la 20e saison de l’Oreille Qui Gratte, nous avons beaucoup de projets sur le feu.

Tout d’abord à la rentrée nous allons lancer notre Web radio. Via internet, vous pourrez écouter 24h/24 notre son indépendant.

Comme vous vous en doutez la part belle sera faite aux autoprods. Si vous êtes un groupe autoproduit ou un label vous pouvez envoyer vos productions à redaction@loreillequigratte.com, au format mp3 (encodé à 44,1 KHz, 128 à 320 kbits/s), en précisant bien le nom de l’artiste, des morceaux, ainsi que la date de sortie (qu’elle soit officielle ou non).

Si vous avez un projet radiophonique à proposer, vous pouvez contacter Benoît à benoit@loreillequigratte.com

Nous vous en dirons plus sur ce lancement en septembre.

Notre émission traditionnelle ne s’‘arrête pas donc si vous souhaitez être un de nos invités un mardi entre 19h et 21h sur Agora Cote D’azur faites parvenir vos propositions a Gilbert giltau@free.fr

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Les Nuits Du Sud Par Simon Pégurier Pt I

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Les Nuits Du Sud 2014 Par Simon Pégurier Pt II

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Winston McAnuff & Fixi : les Nuits Du Sud (Vence) Le 07 Aout 2014

Surnommé « Electric Dread » c’est une voix légendaire du reggae roots. Musicien Jamaicain, chanteur et compositeur, il n’a sorti que peu d’albums en une trentaine d’années. Durant 20 ans  il propose un reggae dans la pure tradition. Mais à Paris il fait de belles rencontres : en 2005 avec Camille Bazbaz pour un génial et moderne album « A Drop ». En 2006 l’excellent « Paris Rockin’ » déjà en collaboration avec Java et son Rap musette décalé. Après 2 autres albums en 2008 et 2011, fin 2013, il retrouve l’accordéon de Fixi (Java), pour ce nouveau superbe opus « A New Day ». Et c’est en trio : voix guitare pour Winston, piano accordéon pour Fixi et beat box, qu’il se produit ce soir à Vence.

Fixi, bientôt 40 ans, a nourri sa musique de multiples expériences. Ici avec Mc Anuff (56ans) ils sont tout feu, tout flamme. Fixi a absorbé les traditions musicales croisées au cours de ses voyages (Brésil, Jamaïque,Réunion) pour les fondre en un langage qu’il partage avec Winston, élevé par un papa pasteur qui jouait… de l’accordéon.

Le trio nous emporte aux confins du rock-musette, reggae, soul, ou maloya et s’affranchit des codes pour créer sa propre musique. Il sait installer un univers grave, comme ce blues (What Dem Say), où la voix cabossée de Winston McAnuff, s’épanouit superbement. Il nous installe également dans un univers léger, comme cette mélodie enlevée (Garden of Love), qui nous fait imaginer les ruelles de Paris. Il sait nous piéger avec toutes ces mélodies redoutables d’efficacité. Des trottoirs parisiens aux collines jamaïcaines en passant par les  champs de canne à sucre, Winston&Fixi tracent notre route, se fichent pas mal des frontières et transcendent les genres sur leurs tempos venus de nulle part.

Gilbert Taurel

Photos : Gilbert Taurel & Véronique Agostini

Pour écouter

https://www.youtube.com/watch?v=oBl2mZNeJ9Y

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Ester Rada : les Nuits Du Sud (Vence) Le 07 Aout 2014

Elle est magnifique et sa musique très Soul, teintée d’Afro-Jazz et même de Pop est soutenue par un excellent orchestre très groovy et ses puissants cuivres.  Un premier album au graphisme évocateur : Le buste d’Ester semble sortir d’une Jérusalem dorée…quel symbole.

Elle dit : « Je viens d’une famille très religieuse. Mes parents ont quitté l’Ethiopie pour Israël un an avant ma naissance. Nous sommes Beta Israel, les seuls Noirs africains à vivre dans ce pays. Toute jeune, je n’ai entendu que de la musique religieuse et éthiopienne »

A 29 ans elle a un désir affiché de liberté et d’émancipation.

Découverte en France en première partie de Seun Kuti, dans le cadre du Festival Banlieues Bleues (dans le 9-3) elle se produit ce soir à Vence pour notre plus grand bonheur. Elle se dit influencée par les grandes voix de la soul tels que Nina Simone, Ella Fitzgerald ou encore Lauryn Hill ou Jill Scott. Et effectivement là sur la scène des NdS on est scotché par son timbre parfait et tout à fait envoutant, aussi bien dans les ballades « could it be » que l’explosif « No more » et très Worl music Life Happens. Nous avons assisté ce soir à un concert d’une qualité exceptionnelle. Je vous conseillerais donc de vous procurer cet album que vous passerez en boucle, j’en suis sûr !

Gilbert Taurel

Pour écouter c’est là

https://www.youtube.com/watch?v=c_QFQCvdtyw

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Gaby Moreno : les Nuits Du Sud (Vence) Le 07 Aout 2014

Chanteuse, compositrice et guitariste d’origine Guatémaltèque, Gaby Moreno a tous les talents. En s’inspirant du blues, de la soul et du jazz, qu’elle combine avec des rythmes latinos, sur des textes en anglais ou en espagnol Gaby Moreno a su envouter le public des Nuits du Sud avec sa musique qui est un mélange subtil de blues-rock et d’influences sud américaines.

Elle était chanteuse choriste dans le groupe de  Hugh Laurie (Vous savez, le dr House-pianiste-chanteur)

Très à l’aise d’un style à l’autre, au fil des chansons elle passe du blues le plus profond à des airs de Bossa Nova des plus enjoués en passant par des titres carrément jazzy. Illustrated Songs,son premier album, témoigne de ses préférences musicales.

Si elle ne change pas radicalement les règles du genre, elle le fait avec tellement de saveur qu’on adore ça. Parfois très Rock (guitares, basse, batterie) et en anglais, elle nous envoie un intermède de derrière les fagots en Espagnol sous la forme de « Quizás » boléro cubain, bien sûr … ou en terminant sur une reprise, en français, d’une chanson de Gainsbourg «Laisse tomber les filles»

En ouverture de cette soirée elle a très bien chanté et enchanté le public (il y avait un fan club latino) et tout le monde en a redemandé. 

Gilbert Taurel

Ecoutez ici :

https://www.youtube.com/watch?v=tnpCFAMFhUA

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Z- Star : Les Nuits Du Sud (Vence) le 16 Juillet 2014

Soul Rock, prononcez Zi Star 

Bon, là, je vous averti : surprise ! Très bonne surprise même, et je le concède : je ne connaissais pas ce groupe. Ils sont cinq sur scène et d’emblée Zee Gachette la chanteuse, bête de scène, funky et généreuse, nous embarque avec sa voix très soul. Ils sont de  Brighton, haut lieu historique de la scène underground anglaise. Le « gratin »  de la soul et du  rock Anglo Saxon ne s’y est pas trompé et ne jure plus que par ces phénomènes. Pour situer un peu le look, vous prenez Jimmy Hendrix et Michaël Jackson, vous en faites une femme (belle) et vous avez la super chanteuse. Quant aux musiciens, claviers, guitare, basse, batterie, ils sont tout à fait exceptionnels et font mieux que soutenir Zee, qui joue elle aussi, de la guitare. Si le début fut effectivement un peu plus soul, au fur et à mesure ça devenait carrément très rock et on voyait du public se rapprocher de la scène et bouger de plus en plus. Forcément quand on vous propose un genre de Janis Joplin, noire, ça intéresse !

Ils ont tout de même à 6 albums à leur actif et ont un large choix de titres. Pourtant ils y vont ce soir là, de leur reprise de Led Zeppelin : une interprétation de « Whole lotta love » d’un niveau exceptionnel et quand on se souvient de la voix haut perchée de Robert Plant, imaginez avec le timbre magnifique (de femme) de Zee c’est à couper le souffle. Le public, conquis par cette première partie de soirée, en refuserait presque de les laisser partir…ce sera dur pour les suivants : faudra assurer.

Gilbert Taurel

Pour écouter :

https://www.youtube.com/watch?v=LR6xXs4lDsA

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Bernard Lavilliers Les Nuits Du Sud (Vence) le 12 Juillet 2014

On l’avait reçu aux Nuits du Sud en 2002 (déjà 12 ans) et même s’il reste dans mon cœur un des meilleurs song writer (bien français), son dernier disque ne m’avait pourtant pas totalement convaincu…Mais il a fait ce samedi soir une prestation de toute première qualité, et j’allais dire comme d’habitude. Le monde sera toujours fou pour ce gars qui à 66 ans reste le même : engagé, sympa, révolté et excellent chanteur-compositeur. Le groupe qui l’accompagne actuellement est tout bon et renouvelle la prestation d’ensemble. Nanard le Stéphanois nous ressert beaucoup de vieux succès mais c’est un réel plaisir pour tout le public qui est venu pour ça. Le public en redemande et c’est sûr que quand Lavilliers reprend certains tubes, tout Vence chante à l’unisson. On a ovationné «Noir et Blanc» tout en douceur, et son refrain «La musique est un cri qui vient de l’intérieur». Lavilliers est généreux, et reprend ses plus belles chansons à la guitare, en solo, comme «Betty». Il se frotte à tous les styles musicaux qu’il aime. Ambiances caribéennes : «Etat des lieux» et «Solitaire», très rock pour «Le clan mongol» ou «Traffic», rythmes brésiliens pour «Voyageur» ou «L’exilé». Bernard porte depuis toujours ses combats haut et fort : citoyen du monde, il aime les causes perdues : « Les Mains d’or » et en profite pour tacler « les politiques » dès qu’il le peut.

Et ici sur scène les titres de son nouvel album prennent une dimension nouvelle pour moi : et j’aime bien finalement ! J’ai d’ailleurs toujours pensé que le lieu de découverte des artistes dans leur vérité ; c’était la scène. Et on le vérifie bien en ce soir de Juillet vraiment exceptionnel.

Gilbert Taurel

Photos : Véronique Agostini

Pour écouter :

https://www.youtube.com/watch?v=Z8co7nlNymI

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Thomas Dutronc : Les Nuits Du Sud (Vence) le 11 Juillet 2014

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Sur scène, 4 places vides avec des instruments.  Puis Jacques Dutronc arrive…Heu non … C’est Thomas, le fils. Puis Jacques Dutronc se met à chanter… Heu non ! C’est Thomas encore. Les ressemblances sont frappantes et pour qui aime « le » Dutronc, on ne choisira pas. Moi j’aime beaucoup le père et ses chansons aux textes souvent incisifs (Lanzmann, Gainsbourg). Thomas donne plus dans le consensuel au niveau des textes. Par contre si le papa tâtait de la guitare, le fiston lui, est un très très bon, un virtuose ! Je l’ai découvert il y a bien longtemps pour son Jazz Manouche et c’est dans des endroits que je fréquentais qu’il a appris la guitare. Il y a une vingtaine d’années il faisait son apprentissage dans les bars des Puces de St Ouen. Alors que moi je jouais déjà (mal), lui débutait mais étant à bonne école et doué, devenait excellent guitariste. Aaah…le « Café des Rosiers » la « Brasserie Biron » etc. quelles ambiances ! Aujourd’hui il se produit surtout en tant que chanteur mais avec un excellent groupe et se laisse aller à  ses premières amours : le Jazz. Il en est à son 2eme album et rencontre un franc succès. Comme papa, il se frotte aussi à la musique de film et au métier d’acteur. Mais où est-il donc mauvais ?

Le beau gosse et ses blagues à 2 balles, le Dutronc au regard clair, n’est jamais aussi bon, que penché sur sa guitare, interprétant du Django Reinhardt. Pour cette soirée j’ai toutefois regretté une sono bien faiblarde : il fallait être très bien placé pour apprécier !

Gilbert Taurel

Pour écouter

https://www.youtube.com/watch?v=tJSsGk_3Two

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L’inusable album de Portishead Dummy a 20 ans !

Soit 7.300 jours et pourtant je me souviens comme si c’était hier de la découverte de cet album. Je revois traits pour traits le visage fin de l’étudiante en tourisme qui appuya sur la touche play, je revoie aussi l’appartement luxueux de ses parents situé près de l’église Jeanne d’Arc à Nice (une église moderne que je trouve d’ailleurs complètement ratée). Bizarrement, j’ai oublié le nom de la jeune fille mais c’est bien moi ça ! Les couleurs, les ambiances ont plus d’importance que le concret. En même temps cela date d’il y a 20 ans.

J’étais reparti de chez elle avec une copie sur cassette audio de l’album. J’avais d’ailleurs inversé la face  a et b ce qui fait que pendant des années j’ai écouté ce disque dans le désordre. Et malgré ce désordre j’en suis tombé amoureux.

Ce disque posait (avec Massive Attack et Tricky) les bases de ce qu’on nommera par défaut du Trip Hop, moi je dirais plutôt de la dance triste.

Il s’échappe de ce disque une douce mélancolie dans laquelle on se perd, on traine on y revient éternellement.

Ce disque est peut être celui que j’ai le plus écouté dans ma vie.

Il se confond tellement avec ma vie qu’il fait partie intégrante de ma définition du bonheur « Le bonheur, c’est le vendredi 17h, l’être aimé, un bain et Portishead ».

J’avais exposé cette définition dans les pages du magazine devenu culte « L’OVNI » cela m’avait valu beaucoup de râleurs mais tant pis j’assume toujours.

Simon Pégurier

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Cela ne surprendra personne j’aime profondément écouter la radio.

Particulièrement de nuit, seul sur la route. Dans ces moments là toutes les conditions sont réunies pour que se fond sonore laisse voyager notre imaginaire.

D’une manière générale j’ai toujours aimé écouter de la musique dans l’obscurité. Que de découvertes j’ai faites grâce aux nocturnes d’RTL. Sous les étoiles exactement  avec ses interviewes à rallonge et ses sessions acoustiques et aussi un modèle la voix de Macha Béranger qu’écoutaient les sans sommeil, m’a accompagné dans beaucoup d’insomnies.

La radio surprend car on ne sait jamais quel titre va arriver, dans quelle ambiance nous allons partir.

 C’est au hasard d’une route que j’ai entendu pour la première fois (sur Radio Monaco je pense) le  France Culture  de d’Arnaud Fleurent Didier. La découverte de ce morceau m’avait submergé, je me suis arrêté et j’ai écouté jusqu’à la dernière note

 www.youtube.com/watch?v=Vv6m_1fr4W0

 Tout récemment grâce à France Inter j’ai eu la même sensation qu’avec  France Culture avec le morceau  le Bonheur  du groupe  Sur les mains.

www.youtube.com/watch?v=oQW9aBaO2i0

 Une ambiance épurée juste un piano triste (à la Erik Satie) qui accompagne des mots.

Un texte millimétré qui s’interroge sur le bonheur. La phrase initiale piquée chez Prevert « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va », nous interpelle ensuite, impossible de lâcher, chaque ligne nous entraine dans la suivante et nous donne à penser. Si ce  morceau m’a profondément touché c’est pour les questions qu’il pose. J’ai toujours préféré les interrogations, les doutes que les certitudes.  Comme il est dit dans le morceau « Mon père était chercheur d’or. L’ennui c’est qu’il en a trouvé ». La quête est plus belle que la conquête.

La ligne mélodique du piano est simple elle pousse à nous assoupir, à la plénitude.

 Il y a je trouve chez Sur les Mains des faux airs de Mendelson (un groupe que j’adore) www.youtube.com/watch?v=4Z59nUqj_jA

 Forcement comme tout le monde dès que je veux en savoir plus je vais sur Google et finalement il y a peu de choses sur Sur les Mains.

Et ben c’est  tant mieux cela laisse aussi la place à l’imagination. 

Nous revoilà dans le point fort de la radio c’est juste un fond sonore, elle n’en jette pas, elle n’en dit pas trop et pourtant elle est là.

C’est peut être  Brigitte Fontaine qui décrit le mieux la radio « Ce ne sera rien, Juste un peu de bruit (…) Pour combler le silence »  www.youtube.com/watch?v=3WfVir1_Edc&feature=kp

 Une telle découverte nous rebooste pour des années d’Oreille Qui Gratte, nous donne envie de continuer à avoir ce rôle de passeur de découvreur de trésors cachés.

Nous essayons de le faire  chaque semaine notamment au travers de la rubrique Auto productions, ou nous proposons une première tribune pour des groupes débutants.

 Bon pour l’instant c’est les vacances. Cela dit si quelqu’un a des infos sur sur des mains  je suis preneur

Simon Pégurier

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L’année de la majorité

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Il y a 10 mois de ca, nous vous annoncions L’Oreille Qui Gratte est majeure. Non nous n’avions pas soudainement un ego démesuré. C’est juste que nous soufflions la 18e bougie de cette émission que nous avons créée avec Benoit Belasco. Notre objectif était simple, il tenait en quelques lignes offrir a la bande FM azuréenne un espace de liberté ou l’on pourrait entendre des choses qu’on n’entend pas ailleurs. C’est-à-dire des groupes locaux en live et interviewes associés à une programmation axée sur le rock indépendant.
18ans après ce rêve à la fois modeste et fou vit encore.
Avant d’attaquer ce qui notre 20e saison… jetons un dernier coup d’œil  en textes, photos et pod cast sur ce qui fut une bien belle année anniversaire.

Cela a commencé fort avec tout d’abord une émission autour de GriefJoy, nous ne sommes pas peux fiers de ces niçois à la technique et aux mélodies parfaites  qui ont explosé au national

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www.loreillequigratte.com/post/62923166725/627-lete-2013-dans-le-retroviseur-interview-de

 Ensuite ce fut un rêve éveillé, nous nous retrouvions à faire une interview croisée entre Patrick Eudeuline et Michka Assayas. Deux des plus belles plumes rock. Soyons honnêtes c’est un peu grâce à eux que moi aussi un jour j’ai eu envie de m’exprimer. En cerise sur le gâteau nous avons eu droit a une session acoustique des deux acolytes Merci encore à la médiathèque de Mouans Sartoux et à la maison d’édition « le mot et le reste » de nous avoir permis cette rencontre

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http://www.loreillequigratte.com/post/63390776685/628-rencontre-patrick-eudeline-michka-assayas

http://www.loreillequigratte.com/post/63953416868/629-rencontre-patrick-eudeline-michka-assayas

Cette année nous avons beaucoup de nouveautés la première de celle-ci fut une émission littéraire, nous avions avec nous l’auteur Jean Claude Junin venu nous présenter son ouvrage la Cicerone consacré a l’amour des femmes et du pays grassois. Forcement j’adhère d’autant plus que Jean Claude a une imagination débordante, nous attendons la suite avec impatience. Ce fut aussi l’occasion d’écouter des titres autour de Lilith et de revisiter ce mythe qui depuis toujours me fascine.

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www.loreillequigratte.com/post/64874316163/630-jean-claude-junin

Nous avons sorti les blousons de cuir pour la venue de Kaos Karma. Projet créé autour de deux de nos amis Philppe Vernay et Fabio Giberti. Pour l’occasion nous avions aussi avec nous un Dum Dum Boys. Ce groupe qui n’a jamais était égalé dans la scène noise niçoise

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www.loreillequigratte.com/post/65601505353/631-kaos-karma

 Nous avons ensuite vécu deux émissions où nous avons à la fois revisité nos classiques saluant le retour inattendu des dinosaures de Pixies (les auteurs de notre inusable générique) pour les mettre en parallèle sur la courbe des âgés avec The Strypes qui en haut de leurs 16ans font de la musique comme les pionniers du rock. 

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www.loreillequigratte.com/post/65930986409/632-voyage-dans-la-noise-des-pixies-et-sonic-youth

www.loreillequigratte.com/post/66687969503/633-un-automne-2013

Lou Reed le père fondateur du velvet underground l’homme qui a sans doute le plus influencé ce rock distordu que nous défendons à l’oreille qui gratte a eu la mauvaise idée de mourir. Nous ne pouvions pas ne pas lui rendre hommage. A cette occasion nous avons rediffusé un entretien rare avec son acolyte du velvet John Cale, qui nous parle de son compagnon : « Je suis né le 09Mars 1942 à Garnant entre Swansea et Carmarthen, dans le sud du pays de Galles. Une semaine plus tôt, le 2, à 5000 kilomètres de là naissait Louis Reed, à Brooklyn, New York. J’ai toujours dit qu’il était en avance sur moi ! »

The black angel’s death song n’a pas fini de résonner en moi. Au revoir monsieur et merci

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 Eclat de rire avec les très prometteurs Sive qui sont aussi talentueux qu’agréables. C’est l’occasion de me rappeler que moi aussi à 20 ans j’ai crié « Yeah, I hope I die before I get old » Dieu merci je suis heureux de pouvoir le crier encore aujourd’hui avec des gars qui pourraient être mes enfants, j’espère le reprendre en cœur dans 40 ans avec des gens qui pourront alors être mes petits (ou arrières) petits enfants

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C’est un disque de crooner à la pochette parfaite que nous avons élu album de l’année 2013 de L’Oreille Qui Gratte : Nick Cave And The Bad Seed : Push the sky away

Pour Gilbert le lauréat est allemand : avec Navel pour Benoit c’est l’inattendu Chelsea Light Moving et moi en centriste j’opte pour Arcade Fire

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En ce début 2014 la magie est en marche. C’est la médiathèque de Mouans Sartoux qui nous accueille pour souffler officiellement nos 18 bougies. A l’occasion de cette émission enregistrée en public nous avons choisi d’inviter des groupes qui sont nés avec L’Oreille Qui gratte. En effet leur moyenne d’âge est de 18ans. Depuis leur premier souffle ils peuvent être nourris au son de notre rock indépendant. A.Jam est en train de prendre une autoroute pour les sommets des hit parades, leur jazz tinté d’électro, mis en valeur par un chant féminin parfait, à toutes les chances de trouver son public c’est imparable. Ninty’s Story, eux l’emportent aussi largement grâce à l’énergie, à la bonne humeur et à des chansons power pop imparables.

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S’il y avait une justice Mare Imbrium serait un groupe immense. Ils ont tout pour eux, leur rock au faux air de Radiohead ne peut laisser insensible. Une écoute et on est conquis

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Devant le succès de notre émission publique à Mouans Sartoux et aussi en raison du plaisir que nous y avons pris nous avons remis ça, chez nos amis du Volume. C’était aussi notre façon à nous de défendre ce lieu indispensable de la culture underground a Nice, malheureusement actuellement en danger.

GCM & The Warriors oscille entre punk rock, manifeste inter mondialiste et show comique. Du pur rock comme malheureusement on en fait plus beaucoup. Ensuite nos amis d’Eon megahertz avec les enceintesà fond et un public sur volté ont failli nous faire perdre le contrôle de notre émission.

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Nous avons à nouveau réalisé une émission littéraire grâce à Max M qui met en musique des poèmes de Baudelaire. Un plaisir de redécouvrir sous un nouvel habillage des vers parmi les plus beaux de tous les temps.

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Le mois de Mars 2014 est passé par là, nous avons changé d’ère.Florent Marchet fait son Space Oddity à lui et nous voilà sur la Bambi galaxy. C’est l’occasion de nous replonger dans une des plus belles plumes de la chanson française

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Impossible de ne pas danser avec les P’Tits Gars laids, impossible non plus de ne pas réfléchir avec eux, impossible de ne pas rire avec eux, impossible de ne pas se souvenir avec eux. Les P’Tits Gars Laids un groupe et des Hommes rares

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Rencontre avec Fauve l’un des phénomènes de l’année, leurs textes plein de rage et de psychanalyse nous renvoient 20 ans en arrière avec Diabologum. Fauve ca nous frappe, on est sonnés mais putain qu’est ce que c’est bon.

En quelques mois notre interview a dépassé les 10 000 vues sur Youtube, un phénomène est en route

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Miss America, des vedettes en devenir, qui connaissent par cœur l’histoire du rock et son fameux adage, « Sexe, drogue & Rock and roll » ça déménage, tel Attila après son passage rien ne repousse. Allez les gamins foutez le raffut. Nous on adore

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Pandore Orchestra un collectif a géométrie variable, mais quelques soit la formule,  leur chanson française « de rue », fait mouche. J’aime quand les studios d’Agora, sont trop petits pour tous nous recevoir, même le bébé était la.

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L’Etonnant M.Sebastien Tellier a sorti un album  rafraichissant d’électro enfantine sur le thème du Brésil l’occasion pour nous de rencontrer ce personnage haut en couleur

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Jusqu’à présent Marie Antoinette était pour moi le nom d’un parking, ce sera désormais celui d’un groupe niçois stoner qui ne néglige pas le moindre détail et qui fait frissonner nos oreilles de plaisir

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Après les 18 ans un autre (demi) anniversaire avec notre 650 émission (le 10.06.14). On a l’impression d’avoir démarré 6 mois avant seulement cette aventure tant la motivation, l’envie, la curiosité est présente. Cette émission est bien plus qu’un hobby ou une maitresse c’est carrément pour nous un autre regard au monde. Grace à elle on se sent vivant. Les Lyla On The Rock qu’on recevait pour l’occasion eux aussi ne prennent pas la musique pour un simple passe temps. On sent qu’ils y jouent beaucoup. Et puis leur chanteuse est peut être un Alien puisque que comme le dit notre sonorisateur et programmateur M.Philippe Henry la chanteuse a une voix d’un autre monde. Et chacun sait qu’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie un Alien

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www.loreillequigratte.com/post/88497755586/650-lyla-on-the-rock

Nous avons créé cette émission dans le cœur des années 90 pour défendre cette musique noisy, grunge  shoegaze que nous aimions tant. Je n’ai pas peur de dire que depuis je n’ai jamais retrouvé de style qui m’ait autant fait frissonner que cette période. C’est avec un groupe inspiré fortement par cette période Ulster Page que nous avons conclu en beauté cette saison

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www.loreillequigratte.com/post/89183726191/651-ulster-page

 On dit souvent que 18ans est l’âge ou la beauté est à son zénith. Personnellement je pense que c’est 10 ans plus tard. Mais nous nous sommes vraiment bien amusés autour de notre micro qui fut l’occasion de belles rencontres humaines et mélodiques. Si comme je le pense le zénith est à 28ans les 10 années à venir nous promettre moult moult  pépites ;

 Il ne me reste plus qu’a remercier chacun des participants de cette belle épopée. Nous croisons sur notre chemin des tonnes de belles personnes qui nous réconfortent sur l’être humain ; dommage que la vie passe si vite. Chacun mériterait qu’on s’arrête longuement dessus. Je voudrais avoir un remerciement particulier pour mon ami Gilbert sans qui j’en suis convaincu je n’aurai pu venir à bout de cette 19 saison. Les dernières émissions de la saison tu les as réalisées seul à 98 %

 Avant qu’on se retrouve en Septembre avec on l’espère plein de nouveautés, n’hésitez pas à revivre chacun des instants de la saison. Tous est PodCasté il vous suffit de cliquer sur les liens ci dessus et vous pouvez revivre la moindre de nos discussions, respirations, coups de cœur, fautes de français, de mes tentatives laborieuses d’Anglais…

D’ici Septembre  portez vous bien, prenez soin de vous et surtout soyez curieux, sortez découvrez soyez avides de musique et de vie.

Cela dit je sens que vous allez nous manquer….

Simon Pégurier

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# 651 Ulster Page

Invité : Ulster Page

Album of week :  Buzzcoks – The Way

Le Mardi 17 Juin

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  • Buzzcoks –  People are Strange Machines
  • Us Royalties – Blue Sunshine Autoprod 
  •  Creedence Clearwater Revival : I put a spell on you essentiel   
  • Buzzcoks –   Third Dimension
  • Ulster Page : Westworld
  • Ulster Page : Wounds Story 
  • Buzzcoks – The Way
  • Annonces concerts 
  • Yodelice : Square eyes
  • Ulster Page : Sam
  • Ulster Page : Young Skin   
  • Ulster Page : Wish you were here (Pink Floyd Cover)
  • Jeff Buckley : Dream Brother Morceau coup de cœur de  Ulster Page
  • Buzzcoks – Out of the Blue

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Contact :

Ulster Page

ulsterpage@gmail.com

www.facebook.com/UlsterPage

http://ulsterpage.com

US Royalty :

http://usroyalty.bandcamp.com

www.facebook.com/USRoyalty

Tom.Linden@ArtistGrp.com

usroyaltymusic@gmail.com

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Les Videos :

Ulster Page : Wounds Story :  http://youtu.be/N_rM_pvztr8

Ulster Page : Sam www.youtube.com/watch?v=TSBK2_d7Rjo

Ulster Page : Young Skin  www.youtube.com/watch?v=Nj7w5eb_cqE

Ulster Page : Wish you were here (Pink Floyd Cover) www.youtube.com/watch?v=Nj7w5eb_cqE

Les Annonces de concert : www.youtube.com/watch?v=DCNT3rgNYws

Les PodCast :

Pt I :www.wat.tv/audio/651-ulster-page-pt-6w6bp_2jryb_.html

Pt II : www.wat.tv/audio/651-ulster-page-pt-ii-6w6af_2jryb_.html

Ici : http://agoracotedazur.fr/podcast-loreille-qui-gratte

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# 650 Lyla On The Rock

Invité : Lyla on the rock

Album of week :  Black Lips : Underneath the Rainbow

Mardi 10 Juin 2014

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Black Lips :  Dandelion Dust

Feu Chatterton – La mort dans la pinede  Autoprod    

Slade : Get Down and Get with it essentiel

Black Lips :  Funny

Lyla on the rock : Smoke of love.

Lyla on the rock : Men’s skin acoustique    

 Black Lips : Drive By Buddy

Annonces de concerts 

Bob Eroica : untitled

Lyla on the rock : Hope acoustique

Lyla on the rock :  Split Their love acoustique

Lyla on the rock : Jimmy Cover Moriarty

Electric Empire : Have you around Morceau coup de cœur deLyla on the rock

Black Lips – Boys in the Wood

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 Contact :

 Lyla On The Rock

Arnaud : nobono@hotmail.com

www.facebook.com/groups/lylaontherocks/

https://soundcloud.com/lyla-on-the-rocks

Feu Chatterton

www.facebook.com/feu.chatterton

https://soundcloud.com/feu-chatterton

anthony@yalta.fr

melissa@melissa-promotion.com

Bob Eroica

www.facebook.com/pages/Bob-Eroica/121480027876509?fref=ts

 bob.eroica@gmail.com

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Les Videos :

Lyla on the rock : Men’s skin www.youtube.com/watch?v=_uDBvbYnnZU

Lyla on the rock : Hope www.youtube.com/watch?v=YY4AtfoR9bE

Lyla on the rock : Split Their love www.youtube.com/watch?v=so1o50fL9_c

Lyla on the rock : Jimmy (Moriarty Cover) www.youtube.com/watch?v=8WgJ474CbLI

Les Annonces de concert : www.youtube.com/watch?v=lhMPs63I1mQ

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Les PodCast :

Pt I : www.wat.tv/audio/650-lyla-on-the-rock-pt-6utyf_2jryb_.html

Pt II : www.wat.tv/audio/650-lyla-on-the-rock-pt-6utyf_2jryb_.html

Ici : http://agoracotedazur.fr/podcast-loreille-qui-gratte

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Jack White : Lazaretto

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Disons le sans détours le nouveau Jack White a pourri mon lundi de la pentecôte.

Devant ce matin de canicule, les enfants me dirent au lever  « viens papa on va à la piscine » ; Je leur réponds « non je reste ici j’ai du travail à finir ».

Non en fait je voulais rester à trainer tranquillement en écoutant le nouveau Jack White. Depuis toujours je suis ses aventures. Enfin plus exactement depuis 2001, quelqu’un (mon frère je pense) m’avait offert le 3e album des White Stripes « White Blood Cells ». Ce son garage m’avait de suite séduit et depuis j’ai jamais lâché.

Au moment du hit planétaire « Seven Nation Army »  je me la pétait régulièrement en disant d’un air hautain « bien sûr les White Tripes, j’adore je les connais très bien et depuis  longtemps ».

D’ailleurs j’ai toujours trouvé paradoxal que le papapapapa de Seven Nation Army soit repris dans des stades pleins a craquer dans le monde entier, par les enfants dans les cours de récréation ou par des candidats de jeux de télé réalité qui ne connaissent même pas l’existence  Jack White.

Je n’ai jamais lâché ce groupe. L’annonce de leur séparation en 2011, se fit dans l’indifférence générale, je dois avouer humblement que je fus attristé, partageant même cette peine sur Face Book qui ne fut commenté que par des râles…

Mais bon ce n’était pas bien grave Jack continua une carrière sans fautes avec les Raconteurs ou surtout The Dead Weather. Son premier album solo est lui aussi impeccable, donc forcement j’étais content de découvrir le  nouveau Lazaretto

Et bien il représente tout ce que je déteste le plus dans le rock, c’est à dire un mec qui se la pette avec uniquement de la technique, qui fait des solos a n’en plus finir, oubliant toute mélodie ou même idée de chanson. L’existence même d’une chanson semble être réduit à mettre en valeur le guitariste. Beurk….

Pour vous avouer a quel point c’est nul a un moment Ariane (qui elle aussi avait délaissé la piscine) passe dans mon bureau et  dit à la cantonade « mais c’est nul ca on dirait les Rolling Stones !  ». Oui je vous l’accorde là elle va loin dans l’insulte…

Toute personne de gout sait qu’après 1972 et « exil on the man street » les Stones ne sont plus rien, même pas une poussière. C’est juste devenu le groupe le plus surestimé de l’histoire du rock

Oui Ariane est dure mais elle à un peu raison une suite de riff ne fait pas une chanson. Personnellement j’ai une immense réticence pour les gens doués  et qui se savent doués. Car ils écrasent, rabaissent,  oublient le doute.

Cet album est le fruit d’un homme gâté par la nature mais qui s’est ensuite gâté.

J’aurai mieux fait d’écouter Girl From Ipenam les pieds dans l’eau. Pour me  consoler je vais écouter le dernier Brian Jonestown Massacre

Simon Pégurier

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