Mare imbrium délivre un savant mélange de rock, de pop et d’électro. La créativité du quatuor reste unique. Portées par des mélodies riches sur des rythmiques énergiques, leurs compositions dégagent une atmosphère singulière alternant force et fragilité. Leur nouvel EP “An ocean” plonge l’auditeur dans un océan de mélodies profondes et aériennes. Une traversée à la fois synthétique et électrique qui se révèle tour à tour oppressante et libératoire.
Mills c’est quand tu veux retrouver les Pixies et Sonic Youth mais en plus neuf, c’est quand tes humeurs te jouent des tours et que tu veux tout envoyer en l’air, c’est quand t’en a marre des esbroufes et que tu veux du vrai. Mills c’est Philippe Daly (Chant/Guitare), Anthony Chefdeville (Guitare/Choeurs), Olivier Solère (Basse) et Cyril Moyer (Batterie). Mills explore en musique comme en mots des thèmes tels que “la manipulation”, “l’uniformité”, “un réalisme parfois destructeur” et retranscris tout ça en énergie à partager. Mills c’est aussi du live. Mills c’est aussi une musique électrique franche et sans concession. Contrairement à la majorité des groupes actuels qui mêlent souvent des instruments électroniques à leurs productions, Mills arrache ses sons dans les entrailles de ses instruments non pas pour te les jeter à la gueule mais pour créer une bulle puissante dans laquelle tous ensemble on devient invincible !
Olaby écrit et interprète des chansons electro pop qu’elle compose assistée de samachine instrument. Le rêve en toile de fond, la jeune femme imagine des histoires entre ciel et terre et crée une musique solaire, ouvragée comme un canevas de broderie. La voix d’Olaby, tendre et scintillante chemine en fil rouge jusqu’au plus intérieur,vient sonder les mémoires ouatées de l’enfance et surgit à la surface pour explorer l’ailleurs. Synthés en mille feuilles et cadences electro installent des mélodies entêtantes qui nous donnent à toucher, à voir, à vivre une expérience organique. Inspirée par sa formation en Inde au chant classique Hindustani, Ophélie chante dans le groupe Chaar Masala, interaction entre musiques traditionnelles indiennes et compositions originales. Son éclectisme musical lui permet de se produire en tant que chanteuse lead auprès de groupes aux sonorités pop – trip hop comme Yuna Project ou encore choriste avec Milenka sur leur tournée avec The Dø. Poussée par le besoin d’exprimer ce qui vient du plus intime d’elle même, elle se forme en autodidacte à la MAO et devient auteure compositrice de son projet solo electro pop Olaby. Riche de ses influences et des collaborations passées elle allie dans ses live les arts numériques, et s’accompagne d’instruments électroniques détournés ou inventés qui agissent en fonction de ses mouvements chorégraphiques. En parallèle d’Olaby, elle intègre la Compagnie Lyakam où elle est compositrice et interprète pour la création « Miroir Inattendu », un duo de danse indienne contemporaine sur de la musique electro pop.
MY DIET PILL a été créé à Nice à la fin des années 90 et est une formation de 4 musiciens, dans un style qu’on peut qualifier de “rock indépendant”. A ce jour,le groupe a sorti 2 albums, 2 EPs et un maxi de 5titres + 10 remixes et reprises. En 2005, le Second Album s’est vendu à 6000 exemplaires et a permis au groupe de se construire une petite renommée assez inattendue pour un groupe autoproduit. Grâce à internet, celle-ci a dépassé les frontières niçoises et françaises. En plus de rotations sur les college radios Américaines, d’un fan club en Argentine ou de dizaines de concerts en Europe, plusieurs chansons se sont retrouvés en bande son d’émissions (M6 en France, CBS aux Etats-Unis…) et ont permis à My Diet Pill de toucher un public plus large, international.
Je l’avais déjà vu à la radio et entendu à la télé (ou le contraire) mais pas encore en spectacle au théâtre. « ÇA IRA MIEUX DEMAIN » ce n’est pas vraiment un one man show, non… puisqu’il a un comparse, guitariste- acteur et un complice : le piano. Le trublion nous fait un démarrage tel un concertiste, nous disant ses regrets…et ce qu’il aurait voulu être. Il enchaine avec un sketch très bien vu, sur les jeunes puis une histoire complètement déjantée où il est Don Quichotte. Viennent ensuite des élucubrations sur toutes ces choses « CONSENSUELLES » où il met largement le public à contribution. Là, il rhabille tout le monde et chacun en prend pour son grade : les politicards de tous bords, les médias, les blancs, les noirs, les arabes, les juifs, les musulmans, les cathos, les riches, les pauvres et surtout les cons ! La salle, comble, est conquise. Enfin, comme à son habitude, sinon ce ne serait pas Alévèque, sa dernière partie est consacrée aux aberrations de l’actualité, lues et entendues dans la presse. Il clôturera son show de fort belle manière en interprétant Léo Ferré, s’accompagnant au piano. En résumé une excellente soirée où le public à bien rit, jaune parfois, mais c’est Alévèque et c’est pour ça qu’on l’aime. Nous remercions toute l’équipe du Broc des Les Arts d’Azur du Broc et Frédéric SITJAS – Service Communication – en particulier.
Le Kahom est constitué de machines, de guitares, de voix. Plus ou moins traqueux, plus ou moins gourmands, plus ou moins fragiles, plus ou moins shoegaze, plus ou moins agités. Ses couleurs préférées sont le Vert kaki, le Rouge et le Noir brillant. Le son qu’il travaille à obtenir se veut parfois tendu, parfois hypnotique, parfois soutenu, parfois sombre, et, nous l’espérons, parfois lumineux. Le chant, scandé ou chanté, voire hurlé, s’appuie sur une, deux ou trois voix selon les moments.
Le 26 Septembre 2015 à 20h – salle Raimu – Cannes (Ranguin)
Émission de radio live regroupant 4 groupes (Electro – Pop – Rock)
Kahom, Olaby, Mare Imbrium, Mills
Frustrés de ne pas entendre ce qu’ils voulaient sur les radios traditionnelles il y a tout juste 20 ans Simon Pégurier et Benoît Belasco créent L’oreille qui gratte sur Agora Côte d’Azur, rendez vous radiophonique consacré au rock indépendant.
Chaque semaine ils reçoivent un artiste régional pour une session acoustique, le tout agrémenté d’interviews, de nouveautés mais aussi d’autoproductions (nombre d’artistes aujourd’hui célèbres ont eu leur premier passages en radio à l’Oreille Qui Gratte). Cette émission est aujourd’hui culte, elle est le passage obligatoire de tous les artistes de notre région
Pour aller plus loin, pour avoir plus d’espace et de liberté ils ont créé il y a un an leur propre Web-Radiohttp://radio.loreillequigratte.com 24h/24h – 7 j/7. Le succès est au rendez-vous. Faites le plein de cette musique pas comme les autres.
Les 20 ans seront forcement fêtés en musique. L’Oreille Qui Gratte profite d’une affiche incroyable regroupant la fine fleur de la scène locale : Kahom Project , Olaby, Mare Imbrium, Millsainsi que l’artiste plasticienne Cécile Gourlaouen Bourgin pour célébrer en public cet anniversaire.
Cette affiche soigneusement concoctée regroupe des groupes de différents univers (Electro – Pop – Rock). Tous se sont produits à L’Oreille Qui Gratte et font partie des chouchous des programmateurs
Comme de coutume à l’Oreille Qui Gratte chaque groupe fera un live et se prêtera au petit jeu de l’interview, tout cela sera bien évidement disponible en intégralité sur les ondes.
Venez profiter pour seulement 5€ d’une soirée rare qui ira de surprises en surprises.
18 ans… Le festival vençois des Nuits du Sud est donc majeur. Pour autant, il ne se repose pas sur ses lauriers, et il a décidé cette année de bouleverser son rythme. Le festival est désormais plus resserré (3 semaines ou lieu de 5 semaines, 9 soirées au lieu de 13), mais en échange il n’y a que des têtes d’affiche et les off s’installent peu à peu dans la ville. La formule reste la même : des soirées tout public, à prix abordable, dans le cœur de la ville de Vence, des mélanges musicaux variés avec des rencontres parfois détonantes. Au final, autant de concerts avec encore plus de qualité. Le passage à l’âge adulte est donc largement réussi.
Jimmy Cliff – Beth Hart
Faisons un tour d’horizon : le démarrage fut très rock avec l’expérimenté Beth Hart qui nous fit revivre la légende Janis Joplin, Jimmy Cliff a trouvé la formule du reggae, à tous les coups ça marche. Natalia Doco, un sourire, une beauté, un voyage magnifique dans les musiques hispanisantes, de minute en minute l’intensité de son show a monté pour prendre à la tombée de la nuit sa pleine mesure. Milky Chance fut la grande frayeur du festival : la veille l’un des musiciens fut hospitalisé. La seule date française du duo allemand a été en sursis jusqu’à la dernière seconde. Heureusement, pour le plaisir des plus jeunes, le concert eut lieu, mélange de rock sombre et de touche électro, tout fonctionne sur deux titres mais ça marche.
Milky Chance – Natalia Doco
Maceo Parker est chaque année sur une scène azuréenne, et chaque année il y a autant de spectateurs, on comprend pourquoi, vu une fois, adopté pour toujours. Yuri Buenaventura a fait un régime qui lui a réussi, il est en meilleure forme que lors de sa précédente venue, la preuve : toute la place s’essayait maladroitement à des pas de salsa.
Maceo Parker – Yuri Buenaventura
Mario Biondi : télescopage entre Barry White et La croisière s’amuse. Bel effet de surprise. Charlie Winston réside régulièrement à Nice, il connait bien les goûts du public azuréen. Il a donc emporté largement la mise surtout quand sa folk prenait des tours et se transformait en rock, sa visite dans le public a elle aussi marqué les esprits.
Mario Biondi – Charlie Winston
Thiefaine, bien qu’à L’Oreille Qui Gratte nous aimons les musiques plombées, nous tournions autour depuis toujours. Déjà il y a 30ans au collège de la Sine, ce nom écrit sur les sacs US nous intriguait, mais le noir absolu et l’accès difficile de Thiefaine nous rebutait ; son avant-dernier album Supplément de mensonges nous avait mis la puce à l’oreille, mais nous n’étions pas allés plus loin. Mais là, grande claque, Thiefaine a des textes absolument incroyables écrits à la plume, c’est rock à souhait, il habite la scène. Nos routes se sont enfin croisées, on ne va donc plus le lâcher. Sans contexte l’un des plus grands dans la famille rock française. C’était donc bien difficile après ça pour la tchatche des Toulousains de Zebda. Bon c’est plutôt marrant, ça a donc marché. Le final, lui, nous donna des frissons, l’un des hits de Zebda, Motivé, est une adaptation du Chant des partisans qu’ils firent reprendre en chœur par le public. Le son montant, un chœur de 5000 personnes reprenant cet hymne de la Résistance s’est propagé jusqu’aux hauteurs de Vence, on aurait pu penser être le 8 Mai 1945 ! Sans le savoir et malgré eux, Zebda ont ainsi créé un instant rare.
Hubert Félix Thiéfaine – Zebda
Ayo très beau, mais peut-être trop propre, trop lisse. Il y a 35ans nous n’écoutions pas Imagination, donc en 2015 on se moque un peu de Imagination Featuring Leee John, mais pourtant ça fonctionne.
Ayo – Imagination Featuring Leee John
Souad Massi : nous étions coquins avant le concert mais ce fut une confirmation, un voyage dans toutes les cultures, une artiste rare. Regrettons seulement le percussionniste qui en fait des tonnes. Joan Baez est une légende, nous avions l’impression d’assister à une messe, tout le monde écoutant religieusement ses airs folk connus de tous.
Joan Baez – Souad Massi
Arthur H a démarré au piano avec des ballades sombres, pour finir il a dansé dans un caddie, avec une veste à ampoules nous invitant sur un air disco à danser avec Madonna. Les textes de Tiken Jah Fakoly se veulent révolutionnaires, mais leur côté naïf nous firent penser à Amadou et Mariam, créant sans le vouloir une bonne humeur qui nous fit adhérer immédiatement à leur son rastafarien.
Arthur H – Tiken Jah Fakoly
Percus africaines à gogo pour Lindigo qui finit au milieu du public. Pour nous, Magic System s’apparente à un cours de zumba d’1h30 mais le public en redemande.
Lindigo – Magic System
Voici pour la programmation officielle. Mais n’oublions surtout pas les à-côtés qui font partie intégrante du festival, avec tout d’abord le tremplin des Talents du Sud ouvert à des artistes en devenir de notre région (à noter que L’Oreille Qui Gratte fait partie du jury). Trois groupes étaient sélectionnés : c’est le hip-hop de Yuna Project qui l’a emporté, nouvelle mouture pour ce groupe expérimenté puisqu’ils ont déjà joué dans ce même tremplin en 2009. The Dead Fox On The Road remporta le prix du public, tout jeune duo de folk qui progresse à la vitesse du vent. À suivre de près. Wild Roses, ce groupe 100 % féminin, monte sur la troisième marche, un peu plus d’énergie et la formule sera la bonne.
The Dead Fox On The Road, Wild Roses, Yuna Project
Dans la droite ligne du tremplin, Les instants concerts avec des groupes repérés lors des pré-sélections des Talents du sud. The Chillers : bonne humeur assurée avec leur reggae de bonne facture, Marie Reno, très très belle découverte : voilà une fille comme nous les aimons, avec de l’humour et qui n’a pas froid dans le dos. Syka James envoie grave le pâté, seul avec sa guitare, Lunatik Souk porte bien son nom : ça change de style sur chaque morceau, mais toujours avec classe et bonne humeur. Soneros Del Caribe a proposé une salsa qui faisait danser, jusqu’au parvis de la cathédrale Notre-Dame de la Nativité.
Marie Reno, The Chillers, Syka James, Lunatik Souk
Finissons avec les deux Nuits Intimes qui avaient lieu dans le cadre exquis de la Salle des Meules. Au programme de ces soirées un concert, puis une rencontre avec l’artiste autour d’un apéritif. Daby Touré puis Awa Ly ont séduit. Mention particulière pour Awa Ly qui a des faux-airs d’Amy Winehouse. Regrettons que ces soirées n’aient pas encore trouvé leur public car ce sont des must.
Awa Ly – Soneros Del Caribe
Cette 18e édition du Festival des Nuits du Sud fut donc une grande réussite artistique et populaire, puisque chaque soirée fut bondée (en moyenne 5500 personnes). La suite, ce sera une nouveauté avec le Printemps de Vence, organisé par l’équipe des Nuits du Sud. On piaffe d’impatience de découvrir ça !
Invité : Lo Pailhes Album : Jeanne Added : Be Sensational Le Mardi 30 Juin 2015
Jeanne Added : A war is coming Jeanne Added : Miss it All Jeanne Added : Be Sensational Redlight : Broken down Lo Pailhes : Du nouveau ? Lo Pailhes : Qu’elles montent toutes Naive New Beater : La Onda Lou Reed : Finish line Lo Pailhes : La vie en Porsche Lo Pailhes : With or without you (Cover U2) Lo Pailhes : Grisaille Lo Pailhes : Make sure Bo Diddley : I’m a man Jeanne Added : It
Bo Diddley, l’homme à la guitare rectangulaire…est né dans le Mississippi (comme beaucoup de bluesmen), il est mort à Chicago en 2008 à 80 ans. C’est le guitariste, chanteur, compositeur, qui a vraiment induit l’éclosion du Rock dès 1955 Son pseudo lui vient du nom donné à un instrument rudimentaire, le diddley bow constitué d’un morceau de fil de fer accroché à un mur sur lequel on faisait glisser un goulot de bouteille, ça remplaçait la guitare chez les esclaves noirs aux tout-débuts du blues. Bo était luthier boxeur et chanteur à l’église, il débuta comme violoniste puis il passa à la guitare sous l’influence notable de John Lee Hooker et Muddy Waters Presque tous les artistes Rock ont dit avoir été inspirés par Bo Diddley, certains lui ont même dédié des albums, tels AC/DC, The Animals, et même Public Enemy !
Le riff ainsi que les paroles de I’m a Man (1954) sont en fait inspirés de Hoochie Coochie Man une chanson de Willie Dixon interprétée par Muddy Waters, écrite aussi en 1954.
Muddy Waters, ami de Diddley chez Chess Records, lui renvoya une réponse avec Mannish Boy en 1955 En fait, Manish Boy est quasiment une reprise, dans la mélodie et le texte, de I’m a Man. La boucle est bouclée… Ce riff est devenu célèbre aussi car il a été utilisé, légèrement modifié, par de très nombreux artistes Rock’n’Roll (de E Presley – Trouble à J Halliday – La bagarre, etc…) Bo Diddley c’est une quarantaine d’albums et une énorme influence sur tous le rock des décennies qui ont suivi. Bo Diddley A découvrir ou re découvrir. Je ne m’en lasse pas…
Née à Reims, Jeanne Added Violoncelliste de formation, elle fait ses
classes au Conservatoire de la Royal Academy de Londres puis passe
ensuite plus de dix ans dans le jazz, avant de ne plus s’y épanouir
totalement. en 2011, Motivée et encadrée par le groupe The Dø elle
fait leur première partie sur leur tournée d’automne par la suite elle
sort son EP réalisé par Maxime Delpierre, sur le label Carton records. En
2014, elle signe chez Naïve records alors qu’elle termine
l’enregistrement de son premier disque réalisé par Dan Levy. Son album
sort sous son propre nom et rejoint avec brio les rangs clairsemés du
rock féminin français. Jeanne Added bouleverse les codes et les
registres du rock grâce à une variété vocale inédite, la chanteuse est,
de très loin, la grande révélation scénique de l’année. Cette bassiste à
la voix rauque éraillé et puissante, une basse lourde et énervée les
ingrédients de « Be Sensational » sont là. Son disque éternise l’impression de la plus belle des manières.
Invité : Olaby Album : The Fall : Sub-Lingual Tablet Le Mardi 16 Juin 2015
The Fall: Stout man The Fall: Quit I phone The Fall: Dedication not medication Animal TV :Corridor Club Olaby : blue green Olaby : Land of Ice Haarp : Scream Too wise : The Hunt Olaby : Unfold Olaby & Mare Imbrium : Sunday Evening Olaby : Faith Cover Georges Michael The Fall : Venice with the girl
Invité : Mark Ashton Project Album : Fiction Plane : Mondo Lumina Mardi 02 Juin 2015
Fiction Plane : Listen Fiction Plane : Flesh and Bone Fiction Plane : Refuse Needs : Broken Beauty Mark Ashton : Feels Good Fleetwood Mac : Oh Well Benjamin Fincher : Good Thinks come on ones Mark Ashton : All In A Day Mark Ashton : No Fear Mark Ashton : Caught Up On Love Street Mark Ashton : Back In The Day Mark Ashton : Sympathy (cover Rare Bird) Fiction Plane : Where do we go From Here.
Iles déserte : Mark Ashton Guitare acoustique Musique classique Peinture Cheiko Disque : Mahavishunu Orchestra Bird Of Fire Livre : : Femme de Sable- Kobo Abe Film : Killing Field Guillaume Disque : Dark Side Of The Moon (Pink Floyd) Livre : Dracula (Bram Stocker) Film : Il Etait Une Fois Dans l’Ouest (Sergio Leone) Sully Disque : Night and day Joe Jackson Livre : Marc Oréle Film : La famille Belier
Invité : Pilgrims Album : Thee Oh Sees – Mutilat Mardi 19 Mai 2015
Thee Oh Sees : Lupine Ossuary Thee Oh Sees : Poor Queen Thee Oh Sees : Rogue Planet Lo Pailhais : Du nouveau Pilgrims : The End Of Time Pilgrims : Wonky Town Muse : Stockolm Syndrome Jeanne Cherhal : J’ai faim Pilgrims : Corridors Pilgrims : Sympathy For The Devil (The Rolling Stones Cover) Pilgrims : Falcon Age B.B. King : Rock Me Bab Thee Oh Sees : Web
L’Ile Déserte : Cédric : Livre The account of a initiation ( l’histoire d’une initiation.) Film : Afro Samurai CD : Blood sugar sex magic : Red hot chili peppers Valentin : Livre : Une étude en rouge – Conan Doyle Film : Inception – Christopher Nolan CD : Nevermind – Nirvana Julien : Livre : Musher – José Giovani Film : Inception – Christopher Nolan CD : So it’s like that – Joe Bonamassa
Un soir d’hiver à la sortie d’un concert de la salle de spectacle du Broc que le monde entier nous envie. J’apprends par la maire de notre village (que le monde entier nous envie) la programmation de Jeanne Cherhal. Hein ? Quoi ? Comment ? Quand ? La date ???? C’est pour le 18 Avril, je m’empresse donc d’écouter son dernier album. Ben oui, je n’avais plus beaucoup de temps pour être incollable sur les paroles le soir du concert !! Du coup pour faire d’une pierre deux coups, me voilà partie à écouter réécouter et éplucher tous ses albums… ayé suis amoureuse. La salle du Broc peut accueillir 187 personnes assises et ce jour-là la salle était comble. Ambiance studieuse ce soir-là, du moins au début. 21h, le rideau s’ouvre, je découvre une très belle femme habillée de blanc rouge aux lèvres assise au piano. En face d’elle, ses compagnons de tournée : un batteur et deux guitaristes. Un décor intimiste, juste quelques projecteurs braqués en direction d’une toile blanche donnant l’impression que les ombres jouent avec les musiciens. Plus un bruit… soudain la musique commence par le titre « J’ai faim » le ton est donné La première partie du concert est très rythmée. Les premiers titres sont chantés au piano, elle se donne un malin plaisir à jouer à croiser et décroiser ses jambes. Dans un élan d’énergie, elle se lève, se place devant le micro, commence à danser en prenant soin d’avoir un geste affectif pour chacun des musiciens et s’amuse avec son piano en jouant à l’envers !! Ses chansons taquinent un chant déluré et des textes enchanteurs comme cette magie qui opère quand elle nous fait partager ses émotions entre deux chansons. Elle chante l’amour de la première à la dernière chanson. Un amour ardent, haletant, rebondissant passionnel et passionnant. Au terme du concert, une partie beaucoup plus douce, calme et profonde. Elle raconte la femme qu’elle est aujourd’hui dans ses contradictions ses envies, robuste et fragile à la fois, Pétillante avec beaucoup de légèreté, Une véritable classe. Je n’ai plus qu’une chose à dire : Jeanne continue à écrire des chansons ou on s’y retrouve entièrement !
Pour illustrer cet adieu, j’ai choisi le titre “Rock Me Baby” qu’il a créé en 1964… mais comme bien des blues ces titres sont des adaptations et reprises d’autres bluesmen ou venant de la tradition chantée du blues. Rock me baby est basée sur “Rockin ‘et Rollin’”, une chanson enregistrée par Lil ‘Son Jackson en 1950 B. B. King (pour Blues Boy), de son vrai nom Riley B. King, né en 1925 dans le Mississippi comme presque tous les Bluesmen – Il y eu d’autres « king » pour le blues je citerai Albert King et Freddie King par exemple et Ben E King disparu récemment lui aussi, mais plus dans le style R’n’Blues Dans son enfance il chante dans les églises, bien sûr …Et avant 1950 il rencontre à Memphis, Bukka White et T bone Walker et là il est conquis et décide d’avoir sa 1ere guitare (on dit qu’il l’a volée) La plupart de ses premiers enregistrements (en 78 tours : il n’y avait pas encore de microsillons) sont produits par Sam Phillips, futur créateur du célébrissime label Sun. Après avoir constitué son orchestre et son propre label d’édition de disque il signe, en un demi-siècle, quantité de titres repris maintes fois par à peu près tous les artistes se réclamant du blues et du rock. De 1951 à 1985, B. B. King apparait 74 fois dans les classements R&B du Billboard. En 2010, il participe à Chicago au Crossroads Guitar Festival, organisé par Eric Clapton. En 2011 il joue au Grand Rex, à Paris, ainsi que le 2 et le 3 juillet, avec Carlos Santana, au Montreux Jazz Festival Ce seront ses ultimes apparitions sur scène… il avait plus de 85 ans Je continuerai à passer ses disques, avec un plaisir absolu, aussi longtemps que possible.
Thee Oh Sees nous avait enthousiasmés l’an dernier avec leur album Drop , et avouons humblement qu’ici à l’OQG nous découvrions un peu ce groupe, comme quoi nul n’est prophète en son pays…Et là en 2015 ils remettent ça avec Mutilator Defeated At Last ! Entre temps, bien sûr, on a un peu gratté, et T O S c’est qui exactement ? Thee Oh Sees c’est avant tout le guitariste et multi-instrumentiste John Dwyer, un musicien de la scène punk garage californienne dès les années 1990…mais avec 3-4 musiciens fidèles qui gravitent là. John Dwyer sort 4 album entre 2003 et 2005 avec un groupe appelé O C S (Orange County Sound), puis 12 albums, excusez du peu, de 2006 à ce jour sous le nom de Thee Oh Sees, mais Dwyer a participé à une bonne dizaine d’autres groupes : quand même ! Thee Oh Sees sort donc cette semaine son neuvième album (vraiment) studio, Mutilator Defeated At Last, produit par Chris Woodhouse et John Golden ( qui ont produit Sonic Youth, Pearl Jam, etc…) John Dwyer est donc effectivement, l’un des noms les plus prolifiques de la scène Rock actuelle, un de ceux dont nous parlerons peut être un jour à nos petits enfants. À bien des égards, la musique de Mutilator Defeated At Last est un retour aux sources. Thee Oh Sees avaient officié dans ce même registre à l’occasion de leur album Carrion Crawler en 2011 puis avaient opté pour un son plus psychédélique plus pop pour les 3 suivants. Les titres de Mutilator Defeated At Last sont du niveau de “Carrion Crawler” qui était leur meilleur album à mon avis. Le son de Mutilator Defeated At Last est aride, brut, rêche. Mais Thee Oh Sees c’est surtout un vrai groupe de scène Le thème, très prisé dans le monde du rock ces temps ci, nous invite à une relecture de la Bible qui cède une place à Satan comme maître des lieux…Version qui veut prouver que Dieu n’existe pas. Un programme réjouissant s’il en est !
Il est par ailleurs notable que l’écoute de cet album ne nous évoque pas une référence musicale à chaque titre. C’est un nouveau style de rock’n’roll très innovant tout simplement. Je citerai les Inrocks : « véritable machine de guerre scénique » Je vous invite donc à vous rendre à leurs concerts et à savourer en attendant, pas seulement l’écoute de ce dernier opus, mais aussi des 2 albums précédents cité ici même.