R.Wan

Heureusement, la vie est parfois parcourue de chances qui une fois saisies peuvent nous procurer un bonheur absolu. Ce fut le cas hier soir : nous avons eu l’opportunité d’avoir pu assister à la MJC Picaud à la captation du concert d’R-Wan ! Nous étions conviés pour en parler ensuite…

Ce qui nous a d’abord ému, c’est que la MJC Picaud est plus que jamais engagée auprès des artistes. Depuis le début de la saison, elle a maintenu la plupart de ses dates pour les proposer en streaming. Et dernièrement, elle s’est démenée auprès de la préfecture pour obtenir l’autorisation d’apporter, dans le cadre d’échanges professionnels, un peu de public en chair et en os à ses artistes, pour leur plus grand bonheur. Nous étions ainsi une dizaine, partenaires et professionnels, heureux de retrouver Erwan Séguillon, le chanteur du groupe mythique de rap musette, Java !

Nous avons pu découvrir des morceaux appartenant à son dernier opus « Gouache », un titre bien choisi car il évoque une vision du monde singulière comme une peinture à la gouache où le monde est saisi dans la puissance et la vivacité de ses couleurs, d’un seul trait. C’est aussi un peu ça qui caractérise l’art d’R-Wan… Quoi qu’il en soit, cette gouache-gouaille ciselée dans une poésie urbaine et libertaire nous a d’emblée (re)conquis. Aux côtés d’R-Wan, le jeune accordéoniste Eric Allard Jacquin traçait tout en finesse des volutes qui accompagnait à merveille le flow fluide d’R-wan, apportant encore davantage de relief et de puissance à sa verve.  À deux ou trois moments, Éric quitta son accordéon soit pour le ukulélé, soit pour balancer lui aussi son flow dans une joute avec R-Wan. Autant de moments forts !

Cette formule épurée du duo, servant l’art d’aller à l’essentiel, rendait l’émotion encore plus tangible, l’instant encore plus magique dans sa fragilité et son intimité.

On a hâte de retrouver cet été ces artistes en live : R-Wan dans Java qui se reforme pour les 20 ans du groupe et Eric Allard Jacquin dans son propre projet, le Bal Jacquin…

Photos et article : 

Géraldine Martin

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