Concert Soutien pour la Web Radio de L’Oreille qui Gratte.

Le moteur principal , le message et l’envie première avant toute chose c’est l’amour , c’est tant léger à porter, plus il y en a, plus c’est léger …
Mais dans la pratique et en 24 ans d’existence l’oreille qui gratte en a cumulé un certain wagon …et l’archivage de tout ça, le meilleur des traitements pour sa web radio, lui, a un cout …il nous était impensable de jeter toutes attentions portées dans les corbeilles, nous voulons tout garder de ce que nous avons pu partager avec vous , ne rien perdre …
Nous fumes léger de beaucoup de choses hier, de vous avoir auprès de nous en présence ou en pensée, nous avions envie de tous vous sauter au cou, en cela merci, infiniment …
Aussi à Pascal, son équipe et la Zonmé qui ont rendu possible cette soirée , sans petit lieu miraculeux, pas de petits miracles .
Puis aux musiciens, tous, équipage d’un soir qui n’ont rivalisés que de générosité…

Avec , en entame, First Came the Shadows, un mur de son palpable , déplaçant l’air comme des vagues s’échouant sur vous , en pleine face …Dans les codes du post rock le groupe propose à chaque fois un voyage et un paysage , les secondes passantes s’étirent et doucement nous nous perdons dans nos repères avec parfois sur la fin du chemin des alentours en orages , en cavalcades , en délivrances … Pour qui sait s’abandonner, ce groupe est un sublime bonheur ….

Le doux, appliqué , concentré génial Andréa pour Nowhereboy s’est adjoint en ce soir d’un équipage inédit, avec Fausto et Jordan , tout aussi doux que lui …
Passé un petit moment nous assistons à l’envol d’un ange …
Si autour les personnes présentes ont l’envie de partager les références auxquelles le groupe fait penser (John Butler trio , Beck , Jeff Buckley , Bon Iver , etc ) …Ce qui prévaut ici c’est plutôt le point commun pour chaque personne , les yeux grands ouverts regardant autour si pour tous les sensations sont similaires , dans l’intensité du moment …
« Ils sont trop forts , ils faut les faire jouer de partout près de chez nous avant qu’ils nous échappent » me dit une personne … Profitons de chaque moment où nous nous sentons proches d’eux , les sentiments d’avoir des anges à nos cotés sont si rares …

HAW , c’est l’histoire d’une rencontre , déjà celle de Melchior artiste au sommet de son art «funambulant » dans ses rêves , ses pensées , ses poésies , pensant chutes comme autant de chances à l’envol …. Et Manue , ange veillant ( encore ) …
Ensemble , oui , il et elle se déploient dans des racines blues , des histoires et des chemins de traverses où nous sommes pris par la main … Nous avons toujours envie de mettre trois points d’exclamations à HAW ……… HAW !!! …… c’est l’effet qu’ils font toujours, et de plus en plus car leur agenda c’est rempli comme avec un stylo magique et volant , c’est grave mérité et normal tant chaque secondes passés à leurs cotés semblent inédites …et suspendues …
Dans l’histoire du verre à moitié vide retenons que nous avons atteint financièrement la moitié de nos objectifs.

Dans celui du à moitié plein ,nous voilà acharnés plus encore dans l’idée qu’il faut se battre pour que la culture et l’émotion soit reconnue plus encore que les besoins grégaires crées par l’envie de se filmer au sein des foules , des livraisons humaines de comités d’entreprises et auprès d’artistes javellisés et manufacturés …
Dans les bonnes nouvelles encore, ben il va nous falloir remettre ça (sans doute deux fois par an ) , pour que notre motivation , notre abnégation jamais ne se s’affaiblisse …
Suivez nous, restons proches, relayons nous, allons plus loin encore … ensemble
Se soutenir en tous sens c’est avant tout la bienveillance… bien veiller les uns sur les autres comme, l’huile sur le feu,bières dans le freezer … l’émotion est importante …et porteuse …

Noel Noel

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# 762 Blc mirror clB

L’Oreille Qui Gratte # 762

Invité :  Blc mirror clB 

Album de la semaine : Pixies : Beneath The Eyrie

Le Mardi 08 Octobre 2019

Pixies : St Nazaire

Pixies :  Graveyard Hill

GCM &The Warriors : Les Mots

Pixies :  Los Surfers Muertos

Earwig : Both  of us are screaming

Mare Imbrium : The Jetty

Blc mirror clB  Kamikaze

Blc mirror clB  The Evil Way

Blc mirror clB  The Organ Song

 Blc mirror clB  Punk Scum Singalong

Blc mirror clB  All We Ever Wanted Was Everything (Bauhaus)

Mata : Message n. 11

Les Videos :

Les Rubriques

L’Album de la semaine Pixies http://loreillequigratte.com/pixies-beneath-the-eyrie

Je me souviens Earwig http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-earwig

L’Autoproduction : GCM &The Warriors http://loreillequigratte.com/gcm-the-warriors

A Venir : Mare imbrium https://youtu.be/ifUQIT3VLgo

Les annonces de concert https://youtu.be/ab6gofTnFJ0

Interview de Jacob khelil à propos de la MJC Picaud (Cannes) https://youtu.be/49M6yfxoSPs

Blc mirror clB 

The Organ Song https://youtu.be/XazNSjWQ80Q

Punk Scum Singalong https://youtu.be/WmcX_EjsdcE

All We Ever Wanted Was Everything (Cover  Bauhaus) https://youtu.be/fPe3lAHR-w4

The Evil Way https://youtu.be/7j96fhBlh30

sur une ile deserte https://youtu.be/SZPfb_e9rdw

Session de  Blc mirror clB https://youtu.be/pzt8EWKSk5g

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GCM& The Warriors

Avec Benoit on était à la Fête du Château (Nice) il y 4 ans et l’on découvrait un groupe de dingues qui avaient mis ce soir-là une ambiance de folie… Nous ferons même, un peu plus tard, une émission au Volume avec eux…grand souvenir s’il en est !

Mais qui est GCM ? Et bien avec ses mots, GCM fait du slam’ up. Un mélange de stand-up et de slam qui constitue un art oratoire à part entière nous explique-t-il.

Pour composer Il puise son inspiration en écoutant partout autour de lui, à la radio, à la télé…Certaines phrases retiennent son attention et de là naît une idée, une pensée ou un refrain.

« Il y a des sujets qui me font ruminer longtemps et quand ça sort, ça sort ! », dit-il.

Ses thèmes de prédilection ? vous l’avez sans doute compris ; la politique, l’argent, l’écologie, etc. Il utilise la satire, la provocation, l’humour ou le lyrisme pour assener ses idées. Soutenu sur scène par les Warriors groupe rock (même punk) qui « envoie » vraiment comme il faut ! (Ce serait un peu le « Trust » des Alpes Maritimes)

Vous n’y échapperez pas à la révolte de GCM, et à travers ses textes engagés, il exhorte également à la réflexion.

Il confie : « J’aimerais qu’on remette l’argent à sa juste place. Je n’arrive pas à comprendre qu’on laisse mourir des gens pour de l’argent. C’est devenu plus important que la vie et je ne comprends pas pourquoi ».

D’ailleurs un de ses textes « Un nouveau Nuremberg » traite justement d’argent et insiste sur le fait qu’« il n’y a pas de fortune honnête » alors le public scande avec lui : il n’y a pas de fortune honnête !

Si vous voulez écouter ses textes qui évoquent toute cette société dans laquelle nous évoluons, procurez-vous le CD, il y a 1 livret avec les textes… Vous ne serez pas déçus.

Gil Tau

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Pixies Beneath The Eyrie

Pour beaucoup les Pixies c’est leur adolescence, alors c’est une référence sacrée ! Aujourd’hui, parmi ceux-là, des inconditionnels et adeptes du « c’était mieux avant », n’apprécient que moyennement leurs 3 derniers albums. Moi perso j’aime bcp. Surtout ce dernier opus !

Leur 1er enregistrement en 1986 est la Purple Tape (vu la couleur violette de la cassette). A l’époque le père de Francis Black avançât les 1 000 dollars nécessaires à l’enregistrement. Cette cassette ne sera en fait destinée qu’à faire connaitre le groupe auprès des producteurs.

Pixies c’est 4 albums entre 88 et 91 – Se séparent…comme ça… et puis se retrouvent pour la scène dès 2004 et enfin re enregistrent en 2014 (soit 23 ans après leur dernier disque)

Pixies est de retour ce mois-ci avec un tout nouveau disque intitulé « Beneath The Eyrie »

Et ils ont fait très fort pour cette sortie car avec leur label perso Infectious on trouve plein d’éditions allant du simple CD à une version luxe avec un livre de 24 pages  au format DVD, ou en Vinyle simple, ou en K7 Audio… Il existe même un coffret collector renfermant le CD, le vinyle, un second vinyle comprenant neuf démos inédites et un vinyle 7″ (les 45 tours) avec les singles Graveyard Hill & Catfish Kate. Ouf…

Troisième album studio de la bande à Frank Black, « Beneath The Eyrie » a été enregistré en décembre 2018 aux studios Dreamland Recordings près de Woodstock. Comme pour leur précédent album, ils ont de nouveau fait appel au producteur anglais Tom Dalgety

Le quatuor a œuvré dans une ancienne église de la bourgade de Hurley dans l’État de New York. « Il y avait des vibrations particulières provenant des grands vitraux. Ça conférait une drôle d’atmosphère. On ressentait les éléments « , raconte le guitariste Joey Santiago.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=19&v=E2o-65chdoc

La quasi-totalité des chansons des Pixies sont écrites et chantées par Francis Black, dont l’écriture fut caractérisée par une fascination pour les histoires violentes tirées de la Bible Cependant, il écrit aussi sur des sujets différents, sur le monde marin (Where Is My Mind?) et les tremblements de terre (Here Comes Your Man). Plus tard, il écrira sur la science-fiction, les extra-terrestres… Francis Black, plume surréaliste et voix rageuse des Pixies depuis plus de trente ans renoue avec le rock originel du groupe américain sur l’exaltant 7eme album. 

Si « on Graveyard Hill», s’écoute comme un étrange livre de contes folkloriques rempli de magie noire, de mort et d’au-delà, C’est sur  « Death Horizon » que s’achève le disque, renvoyant au destin même des Pixies dissous en 1993.

Gil Tau

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Qui se souvient…? Earwig

Jamais il n’aura été aussi légitime de poser la question « Qui se souvient ? » en évoquant le groupe Earwig, énigmatique projet ayant notamment marqué la Grande-Bretagne de 1989 à 1993. Tout commence à Brighton, lorsque la chanteuse Kirsty Yates s’associe aux musiciens Julian Tardo et Dimitri Voulis. La formation sort un premier EP intitulé « Hardly » qui est déjà très influencé post-punk, avec des guitares ultra saturées, des rythmes aussi froids qu’irréguliers et la voix de l’inquiétante Kirsty. On peut également entrevoir des similarités avec The Smiths, particulièrement au niveau du songwriting, puisque des paroles remplies de désillusion sont chantées par une voix qui la plupart du temps, entre deux petites envolées, s’avère douce, posée, comme le reflet d’une léthargie face aux aléas irréversibles que nous impose parfois la vie. 

S’en suit la sortie de deux EP, premièrement « Might », avec un titre nommé « Driving you mad slowly » qui je trouve sort du lot tant il glace le sang, puis l’excellent Subtract. Ces deux oeuvres sont composées des mêmes caractéristiques que « Hardly » si ce n’est que l’on y ressent aussi une volonté de flirter avec des sonorités plus shoegaze. C’est en 1992 que nait leur seul et unique LP « Under my skin I am laughing » dans lequel certains changements opèrent, comme la présence de sons plus électroniques, hélas annonciateurs du départ de Dimitri Voulis après la sortie de leur compilation «Past ». Un mal pour un bien probablement, car cet événement provoque la création du duo Insides, formé par le couple Yates-Tardo, accueilli très positivement par la critique de l’époque, au point de retrouver leur premier effort intitulé « Euphoria » parmi le classement des albums de l’année 1993 du magazine Melody Maker. Insides nous fera l’honneur d’un EP instrumental, « Clear Skin », avant de disparaître complètement de 1994 à 2000, année où ils créent la surprise avec « Sweet Tip » clairement plus axé jazz et trip-hop.

Aux dernières nouvelles une seule chanson serait sortie en 2016. Savamment nommée Ghost Music, elle prouve encore leur talent pour composer des morceaux totalement hypnotiques et un brin effrayants, quelque soit leur registre. Dans l’attente d’un possible retour, puisqu’ils se sont produits le mois dernier à Londres pour jouer Euphoriadans son intégralité. Pour reprendre les termes décrits par un titre de Earwig, « It’s the waiting I can’t stand », traduisez: « C’est l’attente que je ne supporte pas ». 

Sandra Cillo

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# 761 Nils Indjein

L’Oreille Qui Gratte # 761

Invité : Nils Indjein

Album de la semaine : Arno : Santeboutique

Le Mardi 01 Octobre 2019

Arno : Lady Alcohol

Arno : Oostende bonsoir

1=0 – Paysan

Nils Indjein : Mefi

Nils Indjein : qu’est-ce t’en penses

Nils Indjein : L’artiste au fond de nous

Arno : Santeboutique

Brigitte Fontaine : Cul Béni

Nils Indjein : va voir plus du loin

Nils Indjein : mon image et moi

Nils Indjein : Sign of the time (cover Prince)

Carlos G Lopes : Senpri Faita Un Arguen

Arno : Tjip Tjip c’est fini

Les Videos :

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Arno : Santeboutique http://loreillequigratte.com/arno-santeboutique

– L’autoproduction :  1=0 http://loreillequigratte.com/10-2

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/IWdQIBbEIEk

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1=0

1=0    unegalzero

Né en 2001, 1=0  groupe parisien assez « confidentiel », était d’abord un duo qui improvisait avec sampler et boite à rythme. Mais l’internet de l’époque ne permettait pas de mettre en ligne beaucoup de morceaux ni de visuels et restait d’une qualité médiocre ; Il leur a alors fallu deux ans pour commencer à enregistrer leur premier EP déjà avec leurs textes syncopés, intenses et provocateurs. 

1=0, est donc engagé voire hargneux. Les poésies enflammées d’Ali Veejay rappellent les harangues de jeunesse de Diabologum

En 2016 un EP – Forteresse –programmé à l’OQG, nous avait enthousiasmé avec leur titre Mossoul qui nous mettait totalement dans l’ambiance lourde et angoissante de la guerre en Irak (Mossoul fut envahie et prise par Daech dès 2014) – Quel autre groupe parlait-il de ces évènements, à cette époque ?

Sylvain DB (guitare) et Ali Veejay (chant) qui traversait alors, un véritable chamboulement émotionnel, écrivait sur la dépendance affective (James) ou la haine de l’autre (Paysan, Atcha).

A l’approche d’un nouvel album Secte, (au premier trimestre 2020), sur le label Quixote Music ; la réédition de ce mini album, Unégalzero agrémentée de quatre inédits (Folle, Switch, Sender One, Work With Your Lads) s’imposait.  Pour l’occasion, le visuel de chaque morceau a été décliné aux couleurs de chacun des huit chakras. A l’écoute, le plaisir est bien là. Ali Veejay et Sylvain DB, en préambule à leur album Secte déjà très attendu, signent ainsi un retour frappé du sceau de l’excellence.

https://www.youtube.com/watch?v=6DdfZ3itFPY

Ali Veejay ne vit que pour la musique, les musiques… Du rock, ou du slam, spoken word, rap, shoegaze

Il dit : « à titre personnel, je ne fais pas beaucoup de différence entre le rap, le slam, Fauve, Ferré A partir du moment où tu poses une voix non-chantée sur de la musique et que tu suis la rythmique, c’est kif kif, c’est le même grand principe général »

1=0 – fait déferler l’énergie, envoie les décibels et fait monter nos pulsations. Des textes toujours aussi tranchants, répondant à l’urgence. Comme d’habitude, les textes claquent, donnent le tournis – Le phrasé incroyable d’Ali achève d’imposer leur crédo basse / batterie / guitare. Du travail d’orfèvre

Gil Tau

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Arno : Santeboutique

On l’a parfois appelé « le Higelin belge » et même « le Tom Waits belge » Arnold Charles Ernest Hintjens, est donc un chanteur belge et je vous parle d’ARNO, bien sûr…

Ses vrais débuts remontent 1970 et dès 1977 il fonde TC Matic qui dure jusqu’en 1986. En 1991 il forme le groupe Charles et les Lulus qui ne fera qu’un disque et depuis c’est sous le nom d’Arno, simplement, qu’il s’exprime.

Collaborant depuis 2013 dans le Arno band, le producteur Anglais John Parish à encore produit ce dernier opus. John Parish qui ; soit dit en passant ; doit sa notoriété à PJ Harvey, qu’il a lancée au début des 90’. John Parish, guitariste et compositeur, est devenu un producteur recherché (je ne citerai que PJ Harvey,  Eels, Tracy Chapman, Dominic A…Arno etc.)

Le Belge publie donc son nouvel album ‘Santeboutique‘. Il y avance sans fard, comme à son habitude mais il y a comme un parfum d’inquiétude dans l’air car on comprend que notre époque actuelle lui fait finalement plutôt peur. En Belgique « santeboutique » signifierait à peu près « sacré bazar ».

Sur ce disque, une nouvelle fois, Arno baptise le son de « blunk », mélange de blues et de punk que l’Américain Captain Beefheart, lui a inspiré, mais Plus près du blues , de la ballade ou du rock calmé, que du combat. (par exemple sur les titres : Naturel, Oostende bonsoir…)

Il y a Longtemps qu’Arno n’avait pas aussi bien chanté et de sa voix rocailleuse qui réchauffe il met beaucoup de lui dans ses textes, souvent écrits à la première personne. Il semblerait parfois même apaisé… Mais l’ex fêtard invétéré ne s’avoue pas fini. Arno aurait pu intituler ce disque généreux «pas de remords pas de regrets ».

Eh oui j’ai toujours été captivé par cet artiste entier possédant son propre univers brut et puissant.

Gil Tau

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Concert en soutien à la Web Radio de l’Oreille Qui Gratte le 12 octobre 2019

Bonjour,

Comme vous le savez, votre rendez-vous radiophonique préféré a décidé il y a 4 ans de créer une web radio. Pour le moment, elle est hébergée chez un professionnel payant afin d’assurer une diffusion sans publicité dans le souci d’avoir un beau produit à vous présenter, à ce jour nous en sommes fiers : http://loreillequigratte.com/
Nous ne ferons jamais de marche arrière, de concessions dans ce désir de perfection.

Depuis 24 ans, nous défendons notre vision de la musique bénévolement, sans aide ni subventions.
Aujourd’hui, nous avons besoin de vous afin de continuer à mener à bien cette merveilleuse aventure.

Pour cela nous organisons un live de soutien le 12 octobre 2019 à Nice de 20h30 à 00h30.
Ce sera à la Zonmé, 7 Bis Rue des Combattants en Afrique du Nord (merci pour leur accueil).

Au programme nous aurons la chance d’avoir à nos côtés :

First Came The Shadow:
https://www.youtube.com/watch?v=YFbREwI8Y5I&t=975s
https://www.youtube.com/watch?v=3VkhWb-yfB4

NowhereBoy:
https://www.youtube.com/watch?v=mL3fjN_gyD8
https://soundcloud.com/nowhereboyofficiel

Haw:
https://www.youtube.com/watch?v=1CyPYE6J-EQ
https://www.youtube.com/watch?v=7fVggnDwh98

Prix de l’entrée fixé à 5 euros minimum (destinés au financement de la web radio de l’Oreille Qui Gratte).
Prix d’adhésion à la Zonmé (obligatoire) : 1 euro pour la soirée ou 5 euros à l’année.
Restauration et buvette sur place.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le lien Facebook ici :
https://www.facebook.com/events/2365852910409328/

Nous espérons, en cette occasion, tous vous retrouver…


Ps : Il est possible que vous n’ayez pas l’occasion de venir nous voir en cette date, vous pouvez toutefois quand même nous soutenir sur ce lien :
https://www.tipeee.com/l-oreille-qui-gratte.

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A vaincre sans périls on triomphe sans gloire …

Ce fut déja pas une mince affaire que rassembler une équipe fin aout , mais quel kiff de s’y atteler ..puis nous avons eu un peu tous des problemes de santé à tout degres , nous avons parlé d’hécatombe , nous pouvions …
Il nous fallait sans doute cela , ce sentiment de fragilité , cette sensation de l’un tombant , l’autre se relevant pour que flotte sur le souvenir de cette soirée un tel sentiment de magie …

Par dèja la presence de notre doudou d’amour preferé Pat Rick D’Argirolle dans les derniers instants de son ancien age avec , à ses cotés, un beau camenbert d’anniversaire parti en croisade …
Il representait , pari gagné , ses quatre groupes dont il a illuminé sa presence , sa voix monocorde comme une ligne de basse continue avec caché dedans ses punchslines incessants ont sans doute donné le ton des battements de coeurs qui nous accompagnaient , communs …
https://soundcloud.com/kazan-myband/conspirashit-collage

Le retour de Chasing Paperboy, enfin , apres quatre trop longues années d’absence , miraculeux , un peu à l’image de mon envie de pleurer chaque fois que j’écoute ce tracks https://chasingpaperboy.bandcamp.com/track/drag-that-place
Jean a le pouvoir de faire rentrer dans une exigue pièce la sensation soudaine d’un cheval au galot et pourtant on si sent bien , ému …

Andréa sous les traits de NowhereBoy, à la base le plus reservé , le plus concentré de l’équipe , sans doute le plus desidé … Il nous semblait évident de lui trouver des affiliations Avec Beck au regard de la varièté des mondes traversés , proposés … On se surpends à penser maintenant à l’ombre planante de Jeff Buckley , tant la voix est puissante , maitrisée , ennivrante
Sur la photo de son soundcloud nous pouvons voir Andrea regarder droit devant , il a trop trop grave raison https://soundcloud.com/nowhereboyofficiel

Le Gros point d’interrogation c’était  Haw! le projet commun de Melchior Liboa et de Manue Duayaf , pour résumer et puisqu’on ne trouve pas les mots pour décrire l’effet HAW ! disons que l’apport de Manue permets de poser , de recentrer le talent de Melchior ,plus poétique, plus musical . La présence de Manue multi instrumentiste (flûte traversière, guitare improbable, tube avec une espèce de peigne métallique) apporte une nouvelle couleur musicale absolument magique. Artistiquement,et ensemble , il et elle se déploient …

Heureusement qu’existent les podcasts pour revivre encore et encore de tels moments …

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La Nuit Qui Gratte # 11

Vendredi 30 Aout. 20h // Samedi 31 Aout 2019 . 3h

  • Thom Yorke : The axe (Choix de Simon)
  • Purple Mountain : Darkness and cold (Choix de Patrick)
  • Protomartyr : Come and see (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle : So many things undone – Live acoustique https://youtu.be/YqsuoRQt6pE
  • Chasing Paper Boy : Restart forever – Live acoustique https://youtu.be/cIvtOvHXVlo
  • Chasing Paper Boy : Anchor – Cover : Osker  – Live acoustique https://youtu.be/miJBlYIK9zg.
  • Sport : Barcelona 1992 (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Pup: Scorpio hill (Choix de Chasing Paper Boy)
  • D’Argirolle : Messiah My Diet Pill – Live acoustique https://youtu.be/miJBlYIK9zg.
  • The world is a beautiful place and I’m no longer afraid to die : The word lisa (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Ezra Furman: Zero (Choix de Patrick)
  • Chasing Paper Boy: Old book – Live acoustique https://youtu.be/vKqeM3u1PdA
  • Tellison : Don’t tell the truth for Christmas (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Tiny moving parts : Common cold (Choix de Chasing Paper Boy)
  • Chasing Paper Boy: Do you think our little bike will bring us somewhere – Live acoustique  https://youtu.be/yhPgh3DNr5w
  • Chasing Paper Boy : Bedroom floor – Live acoustique   https://youtu.be/c8kouZqSIKc
  • Parquet courts : Borrowed time (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle :Bullets and burgers Sheeps – Live acoustique https://youtu.be/L5jKCgTv_Kg
  • Black Bones: You’re the tomb (Choix de Patrick)
  • D’Argirolle: Conspirashit collage-  Kazan  Live acoustique https://youtu.be/nwtkzpigbXQ
  • D’Argirolle : Dancing in the dar Cover Bruce Springsteen – Live acoustique https://youtu.be/NqeO64c1Zbo
  • Warpaint : Warpaint (Choix de Sandra)
  • Connan Mockassin : Forever Dolphin Love (Choix de sandra)
  • Blur : Go Out (Choix de Sandra)
  • David Bowie:Blackstar (Choix de Sandra) 
  • MGMT : Little Dark Age (Choix de Sandra) https://youtu.be/tljLyWKojoY
  • Paolo Nutini:  Iron sky (Choix de Nowhere Boy)
  • Nowhere Boy: Beni –  Live acoustique https://youtu.be/qr65Q1n-K8o
  • Koas Karma: Astral assassin (Choix de Géraldine)
  • Dupain:  Beveire d’auceus (Choix de Géraldine)
  • Nowhere Boy:Lecture de « le festival de la couille » de Chuck Palahniuk https://youtu.be/uP5_psx2As8
  • Nowhere Boy: Riff Blues – Live acoustique https://youtu.be/SxGdXXKLnVE
  • Matt Corby: Résolution (Choix de Nowhere Boy)
  • Tina Riwen:Ténéré tàqqàl (Choix de Géraldine)
  • Tue Loup: Carpe Diem (Choix de Géraldine)
  • HAW : Celle qui est seul – Live acoustique  https://youtu.be/7fVggnDwh98
  • Aurora : The river (Choix d’Arthur)
  • The mystery lake : what’s apen when you turn the deviel down (Choix d’HAW)
  • Melchior Liboa Lecture de « Tourisme parallèle » de Didier Balducci https://youtu.be/7D_DLP9hWxs
  • G .o .a .t. : Gathering of ancien trive (Choix de Haw)
  • HAW : l’amour est blessé par les mots des chansons qui portent la folie – Live acoustique https://youtu.be/GfpFp3Vq_qs
  • Tina Riwen: Toumast Tincha (choix de Haw)
  • HAW : des fleurs et du vin – Live acoustique https://youtu.be/1CyPYE6J-EQ
  • Liars : Mess on a mission (choix de Benoit)
  • Arnaud Fleurent Didier: France Culture (choix de Simon)
  • Christophe : Stella Botox (choix de Gil)
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Pour sa 25e saison L’Oreille Qui Gratte s’offre une nuit

Comme chaque année durant les vacances je n’ai fait qu’écouter le bruit de la mer (et soyons honnête la réédition  d’Ágætis byrjun de Sigur Rus – mais c’est presque aussi beau que la musique de la mer)

L’heure de la rentrée a sonné il va falloir réattaquer la pile de nouveautés de rock indé qui nous attend.

Mais avant cela grande décision à prendre.

Vendredi 30 Aout entre 20h et 03h du matin  (sur Agora Cote Cote d’Azur) nous vous offrons une Nuit Qui Gratte au cours de cette nuit chacun des participants devra élire ses 5 albums de la décennie 10 qui s’achève.

Bien sur pas d’Oreille Qui Gratte sans live acoustique.

Les 3 groupes (ou artistes) :

  • Patrick Dargirolle
  • Chasing Paperboy
  • HAW ( Melchior Liboa et Manue , nouveau projet inedit)

que nous recevrons se prêterons donc à cette règle imposée qui est notre marque de fabrique

Pour ouvrir sa 25ème saison (et oui!) l’Oreille Qui Gratte s’offre une nuit vendredi de 20h00 à 3h00. Si vous souhaitez participer cette année aux émissions du mardi merci d’envoyer un mail avec un extrait musical à Gil notre programmateur giltau@free.fr

Cette Nuit sera aussi pour nous l’occasion de saluer notre sonorisateur Arthur qui s’apprête à voler vers de nouvelles aventures

Nous avons hâte d’y être.

Rendez Vous vendredi entre 20h et 3h sur Agora Cote D’Azur https://www.agoracotedazur.fr/  et sur notre web radio www.loreillequigratte.com

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Sous les étoiles des Nuits du Sud exactement

Durant toute l’année qui s’est écoulée le festival des Nuits du Sud a été sous les feux de l’actualité. Un déménagement, une suppression, une démission, des fouilles historiques sous la scène, une diminution de la jauge, des pétitions pour, des pétitions contre.  Nous en  perdions un peu notre latin.
Bref beaucoup de bruit mais pas de musique. C’est dans ce climat difficile que les organisateurs ont dû monter la 22ème édition du festival.
Cette remise en cause les a sans doute obligés à se retourner vers les fondamentaux du festival, c’est-à-dire des musiques du monde ensoleillées.
Fini donc les grands écarts de l’année dernière comme par exemple Alonzo ou Trust. Cette année nous étions dans le socle du festival.
C’est peut-être grâce à ce retour aux fondamentaux ou la peur que ce soit la dernière édition mais le fait est que ce festival fut une grande réussite populaire avec une nette augmentation de la fréquentation (16 %).

Coté artistique le festival a débuté par une soirée en escalier. Lucky Peterson a mal commencé son concert, faisant solo sur solo, juste pour nous montrer sa technique, mais au fur et à mesure il nous emporté dans son blues notamment grâce à de belles reprises. Ce fut l’inverse pour Eagle Eye Cherry. Belle entrée en matière pour sa pop FM électrique. Mais petit à petit cela a chuté, toutes les chansons étant sur le même modèle.
Prestation difficile pour Grand Corps Malade. Pour sa troisième venue il a eu du mal à capter le public. Le début du concert, de jour, n’a pas aidé à créer l’ambiance souhaitée. Lors de ses deux précédents passages il avait réussi à transformer la place en en lieu intime ou son slam pouvait vivre. Là ce fut l’inverse. Il a proposé ses vers mais peu on fait ricochet dans l’assistance. Soyons objectifs Synapson est plutôt faible artistiquement mais ils ont proposé un set aux couleurs du festival avec deux chanteurs black et cela a parfaitement marché offrant l’un des plus beaux shows du festival (sans doute un poil trop long quand même).

En parallèle du festival il existe le tremplin «Les Talents Nuits du Sud» ouvert aux artistes PACA en devenir. Une très belle soirée (à un horaire hélas peu adapté). Nous retiendrons surtout Benoît et La Lune, artiste à l’univers Burtonien qui mériterait mille fois de jouer sur la grande scène.
Nous ne connaissions pas Shake Shake Go mais nous avons adhéré: du bon rock qui envoie avec une chanteuse bourrée de charisme. Une découverte à revoir. Les Négresses Vertes ont pris 30 ans (nous aussi). La montée donc été longue à venir mais une fois que la sauce  a pris ce fut la fête sur la place grâce à ces  hits indémodables de la scène alternative française des années 80. Une grande réussite.

Nous croisons Sanseverino depuis près de 20 ans dans les différentes scènes  françaises, c’était pourtant la première fois qu’il  jouait à  Vence. Même cause,  même effet que pour Grand Corps Malade sa chanson française ne se prête pas à un espace si grand en extérieur. A revoir dans un lieu plus intimiste il le mérite grandement. Je pense que Sister Sledge n’avait rien à faire ici. Cette danse commerciale des années 70-80 n’a, d’après moi, pas le niveau pour se produire dans un festival aussi prestigieux, mais nous sommes  peut-être un peu snob car le public (contrairement à nous mais vous l’aurez compris) a adhéré.
Cimafunk  était inconnu de nos tablettes mais ce fut une réussite. Dansant, varié, original un cocktail de bonne humeur. Pas une édition des Nuits Du Sud sans reggae comme en 2015 c’était Tiken Jah Fakoly. Bon choix son reggae enfantin tient la distance. Pour preuve il y a 20 ans personne n’aurait parié sur lui et pourtant il est encore là.

La dernière soirée fut la plus grosse en termes d’affluence. Il faut dire que Cœur de Pirate sait y faire, elle séduit tous les publics des plus exigeants aux plus familiaux. Grande réussite la place reprenait en chœur ses multiples hits. Ironie du sort Cœur de Pirate chante les ruptures et nous avons tous peur que cette soirée soit celle de la rupture, de la fin d’un cycle du festival. C’est Yuri Buenaventura vu et revu à Vence qui a fermé le bal. Sa salsa joue bien mais les années passant elle entraine moins les foules. La place du Grand Jardin ne s’est pas transformée en gigantesque salle de danse mais l’ambiance était tout de même à la fête. Pour la petite histoire le concert se conclut sur une reprise de «Ne me quitte pas» de Brel tout un symbole… Nous aimerions tellement que cette édition ne soit pas la dernière et que cette féerie continue encore éternellement. Croisons les doigts et espérons qu’il y aura bien une édition 2020

Voici un extrait de chaqu’une des soirées

Lucky Peterson : https://youtu.be/-EWgrlEOyEo

Eagle-Eye Cherry : https://youtu.be/ZbAH1g61q4I

Grand Corps Malade : https://youtu.be/WjcQxvfmQ3s

Synapson : https://youtu.be/4EZfhoPzRnI

Le Môme : https://youtu.be/prKDpeRYAcw

Benoit Et La Lune : https://youtu.be/bMSLUuppizY

7 Sundays : https://youtu.be/_m2T2V98110

Shake Shake Go : https://youtu.be/IkEwa0U_2GI

Les Négresses Vertes : https://youtu.be/vpL95qQSnTU

Sanseverino : https://youtu.be/jjsNgopdltw

Danse de Téo Saavedra : https://youtu.be/JbE-NEPj1IM

Sister Sledge : https://youtu.be/NETnTi2abPM

Cimafunk : https://youtu.be/oE6swL9fNww

Tiken Jah Fakoly : https://youtu.be/osAcv2qEe_Q

Cœur de Pirate : https://youtu.be/svb3dvU9zxI

Yuri Buenaventura : https://youtu.be/wIjKLFgXw6g

Les Remerciements : https://youtu.be/yuZizeiqFRg

Le best Of https://youtu.be/2IvG6a-Sk98

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# 760 Nowhere Boy

L’Oreille Qui Gratte # 760

Invité :  Nowhere boy

Album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

Le Mardi 25 Juin 2019

Imperial Wax : No man’s Land

Imperial Wax :  Poison Ivy

Big Hair Lover : Le Libre Cours

Nowhere boy : A call from the earth

Nowhere boy : Beni

Imperial Wax :  Barely Getting By

HK & Les Saltimbanks : Enfant d’une époque

Nowhere boy : Anger

Nowhere boy : Gold

Nowhere boy : Habibi de Tamino

The holy two : Misunderstood 

JJ Cale : My Baby Blues

Imperial Wax : Saying Nothing

Les Videos

Nowhere Boy

–  Beni : https://youtu.be/dHnucLuO9-o

 Anger https://youtu.be/wN87wjodoi0

 Gold https://youtu.be/gt1aqtVrAQw

Habibi (Cover de Tamino) https://youtu.be/pU1A2_0fkUM

– Nowhere Boy sur une ile deserte https://youtu.be/6MCyaJu81TM

-Session Acoustique de Nowhere Boy https://youtu.be/v3w60EicqU0

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs http://loreillequigratte.com/imperial-wax-gastwerk-saboteurs

– Autoproduction Big Hair Lover https://youtu.be/yMp3XMau5Jw

-A Venir : HK & Les Saltimbanks https://youtu.be/QWg8dQxOamk

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/_PMQmGdiuVE

-L’histoire du Rock : JJ Cale http://loreillequigratte.com/j-j-cale-stay-around

Les remerciements : https://youtu.be/PLmeNrHSXl0

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Imperial Wax : Gastwerk Saboteurs

D’abord quand on écoute Imperial Wax, on se dit que c’est excellent ! Puis on réécoute plusieurs fois et là on se retrouve comme en terrain de connaissances, alors on creuse un peu et là « mais bon sang…mais c’est bien sûr…on les connait ceux-là »

Car rien que le nom aurai dû me mettre sur la voie, en effet le 27e album de The Fall, sorti il ya 10 ans et considéré comme l’un de ses meilleurs opus,  s’intitulait Imperial Wax Solvent

Après le décès de Mark E. Smith les musiciens de l’ultime décennie Pete Greenway — guitar , Dave Spurr — bass , Keiron Melling — drums ont fait le bon choix : embaucher un chanteur / guitariste Sam Curran ,et reconstituer un groupe sous le nom d’Imperial Wax et heureusement, il n’ont même pas essayé de ressembler The Fall. Mais ne vous y trompez pas : The Fall est toujours là  sur Gastwerk Saboteurs. La volonté agressive du groupe le montre clairement. Mais Curran est un chanteur, pas un fanfaron et évite l’écueil, tandis que les musiciens créent un postpunk plus mélodique que le groupe parent.

C’est la question éternelle pour les groupes de rock : « que ferez-vous lorsque le leader quittera le groupe ? Vous continuez, vous abandonnez ou… quoi ? » Dans le cas de Imperial Wax, il n’y avait pas beaucoup de choix. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas simplement remplacer Mark E. Smith à sa mort l’an dernier. The Fall sans Smith serait une parodie. En même temps, le trio avait développé une chimie et un rapport humain et musical qui ne pouvaient être simplement pas abandonnés.

Et ils l’on fait : Du grunge qui grince des dents de «Barely Getting By» au rock retentissant de «Turncoat», le Garage de «No Man’s Land», au rock délabré de «Plant the Seed», et ils le font, en effet, et bien ! !

Le groupe se hérisse d’une énergie rock urgente appliquée à de solides mélodies. L’album comporte également deux chansons épiques de neuf minutes : «Rammy Taxi Illuminati» très psychédélique, tandis que «Night of the Meek» est une exploration du côté postpunk.

On se souviendra du fondateur de The Fall, Mark Smith, comme d’une présence prolifique et singulière. Ils ont laissé 31 albums studio. Quant au groupe d’aujourd’hui vous pouvez entendre tout leur travail résumé dans les deux « tueries » que sont « No Man’s Land » et « Poison Ivy« .

Gastwerk Saboteurs sait faire autre chose, mais il le fait bien.

C’est un rock engagé, authentique et féroce, on adore à l’OQG

Gil Tau

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J J Cale : Stay around

John Weldon Cale, dit J. J. Cale, est mort, il y a déjà 6ans, il avait sorti seize albums studio en 38 ans, même pas un tous les deux ans (oqg du 12/11/2013)

Des disques à la fois folk et funky, bichonnés par celui qui a toujours aimé les ballades rythmées mais peinardes.

Pour quelques tubes (Cocaine, After Midnight), pour son talent de guitariste économe et pour sa réputation de vieux cow-boy cool, JJ Cale est devenu un anti-héros, adulé et copié par des musiciens plus connus que lui (Eric Clapton dès 1970 et bien sûr Mark Knopfler de Dire strait).

Une image lui irait bien : le Clint Eastwood des racines de la musique rock.

Comme guitariste, il était considéré comme l’un des plus sûrs représentants du style dit laid back (pour les spécialistes : un jeu décontracté, avec un placement légèrement en arrière du temps). Chanteur à la voix tranquille et nonchalante, en accord avec le phrasé de son instrument. Il a eu pour influence Chet Atkins, Hank Williams et Jimmy Reed.


Des dates marquantes : En 1971 Parution de son premier album, Naturally (After Midnight)

1976 Parution de l’album Troubadour, qui contient sa chanson la plus célèbre, Cocaïne
2006 Collaboration avec Eric Clapton pour l’album  » The Road To Escondido  »

Il fut aussi un pionnier en jouant de tous les instruments sur certains de ses disques – Il s’en est allé à 74 ans mais sa femme Christine Lakeland qui était aussi compositrice et guitariste à ses côtés sur scène et en studio, s’est plongée dans le catalogue de ses chansons qui n’ont jamais été rendues publiques et qui font désormais l’objet d’un album posthume qui vient de paraitre sous le titre « Stay around »

 « Don’t cry sister, everything will be just fine” comme il le disait dans un de ses titres.

Gil Tau

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COSMONAUTS : Star 69

Cosmonauts est un groupe de garage punk basé en Californie, connu pour ses chansons simples et puissantes mais aussi sur la scène, pour leur volume époustouflant !

Cosmonauts est né en 2009 créé par les guitaristes Alexander Ahmadi et Derek Cowart.

Ils se sont rencontrés quand un ami commun, organisateur d’une tournée, les a fait jouer ensemble.  Voilà à peu près ce qu’Alexander a dit à Derek

« C’était la même chose , lorsque les Clash ont approché Joe Strummer : Je t’aime bien, mais je déteste ton groupe  »  

 

En fait inspirés par, Sonic Youth et le Velvet Underground. Le groupe a également découvert un moyen simple d’obtenir un son épais et chargé de réverbération : utiliser de vieux amplis et les régler aussi fort que possible.

(Comme ils disent, « Les Kinks ne tiraient pas le son de leurs pédales, ça n’existait pas ! ils laissaient saturer et siffler leurs amplis. Ça sonne plus cool comme ça. »)

 

Dès leurs débuts Cosmonauts se sont rapidement lancés dans leurs première tournée, et ont commencé à publier à un rythme soutenu. On notera New Psychic Denim, une cassette EP uniquement, et une poignée de singles 7 « . En 2011, le premier album de Cosmonauts a été réédité sur vinyle, et les nombreux singles du groupe ont été compilés sur une collection contenant, là encore, uniquement des cassettes.
Cosmonauts signé depuis sa création sur le label Californien Burger Records revient avec un cinquième album sous le bras ; Star 69. Joie des retrouvailles après le génial album A Ok ! sorti il y a 3 ans déjà . Chroniqué en son temps sur l’OQG.
Après une multitude de line up différent, le groupe effectue un retour aux sources et se rassemble autour du duo originel formé d’Alexander et Derek .

Précisons qu’ils ont fait les premières parties de groupes tels que The Pixies, Black Lips ou encore Belle & Sebastian.

Pour autant leurs évidentes influences, ne sont pas pesantes, et le groupe tisse un univers qui n’appartient qu’à lui, s’avérant d’une redoutable efficacité.

Leur musique, a évolué vers un mix de shoegaze-psyché-garage pour arriver aujourd’hui à une musique personnelle, très lourde parfois un peu « mur de son » qu’ils appellent Drug Punk.

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# 759 Demande à ta mère

L’Oreille Qui Gratte # 759

Invité :  Demande à ta Mère

Album de la semaine : Cosmonauts : Star 69

Le Mardi 11 Juin 2019

Cosmonauts : Crystal

Cosmonauts : Cold Nature

Dr John : Right Place

Demande à ta Mère : plein la bouche

Demande à ta Mère : scotch

Demande à ta Mère : saoul comme la pologne

Cosmonauts : The Gold Line

Needs : Broken Beauty

Chokebore : Coat

Demande à ta Mère : agelast

Demande à ta Mère : canapi

Justin(e) : Vie de merde

Demande à ta Mère : ptit corp salade

Cosmonauts : Suburban Hearts

Les Videos

Demande à ta mère

scotch https://youtu.be/wZFk46nou-w

-saoul comme la pologne https://youtu.be/kIyHaCRoqCc

-agelast https://youtu.be/CrvNpdUbFKo

-canapi (cover Fatal Bazooka) https://youtu.be/3o95F7tjV-M

-ptit corp salade https://youtu.be/EFZ62_LtnBg

-sur une ile deserte https://youtu.be/QWUgpjo-gbQ

-Session Acoustique de Demande à ta mère https://youtu.be/7k-Nq9rH7Ks

Les Rubriques :

-L’album de la semaine : Cosmonauts : Star 69 https://youtu.be/NBHWSg0QLIc

-Nécro: Dr John https://youtu.be/CWvGjflEEEU

-A Venir : Needs https://youtu.be/MhRseiB_FJQ

-Les Annonces de concert : https://youtu.be/M4sNUyNxEQc

-L’histoire du Rock : Qui se souvient ?…. Chokebore  http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-chokebore

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Qui se souvient ?…. Chokebore

 Je serais tentée comme à l’accoutumée de demander qui se souvient de Chokebore, mais je ferai exceptionnellement l’impasse sur cette traditionnelle question, tant la fan base de ces hawaïens a été solide jusqu’à leur split de 2005, poursuivant désormais les aventures en solo de leur leader Troy Von Balthazar.

C’est en 1993 que naît le projet de ces musiciens originaires d’Honolulu dont les titres sont pourtant très loin d’évoquer les ukulélés et les chemises à fleurs.

Exilés à Los Angeles et d’abord nommés Dany Lynn d’après le pseudo d’une actrice porno américaine, le groupe se fait notamment connaître grâce à Nirvana qui leur demande d’assurer plusieurs de leurs premières parties, trois mois avant le suicide de Kurt Cobain. Cobain qui a d’ailleurs qualifié Chokebore à maintes reprises comme l’un de ses groupes favoris, guère surprenant en analysant leurs discographies respectives. Car si ces deux formations ne se ressemblent pas vraiment musicalement, elles représentent chacune dans leur registre un état d’esprit triste et torturé. À l’instar de leurs camarades d’Aberdeen, Troy et sa bande dépeignent des thèmes comme ceux de la solitude et de la dépression dans une atmosphère lourde et sombre, avec ce je ne sais quoi de lascif et d’envoutant qui fait la différence lorsqu’on les compare au reste de la scène américaine de l’époque. Une originalité qui a séduit Amphetamine Reptile Records qui a fait naître Motionless, alors que ce mythique label comptait déjà parmi ses bébés des groupes comme Helmet, Unsane ou encore The Melvins. Ils tourneront ensuite avec d’autres monstres sacrés tels que Girls Against Boys ou Butthole Surfers et leur carrière ne connaîtra aucun bémol. Les albums s’enchaîneront et leur notoriété ne fera qu’accroître en particulier outre atlantique. Les trois albums suivants (Anything Near Water en 1995, A Taste For Bitters en 1996 et Black Black en 1998) seront même enregistrés en France. Il y aura un retour aux sources californiennes en 2002 avec la sortie d’It’s a Miracle et enfin leur unique album live A Part From Life en 2003, enregistré une fois de plus dans notre pays, plus précisément dans le cadre de la Route du Rock De Saint-Malo. Malgré quelques changements de line up et des déplacements réguliers, le groupe à toujours souhaité être le plus sincère possible avec son public, en lui offrant des prestations intenses, à l’image de sa musique, à la fois mélancolique et enragée.

Celles et ceux qui ne se remettent pas de leur séparation et qui en redemandent après leur brève réformation durant quelques dates en 2009 et 2010 peuvent se consoler avec la carrière solo de Troy Von Balthazar, dont la musique est plus intimiste, pop et lo-fi, mais toujours extrêmement lucide et touchante.

Sandra Cillo

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# 758 Clement Althaus

L’Oreille Qui gratte # 758

Invité :  Clement Althaus

Album de la semaine : Drahla : Useless Coordinates

Le Mardi 04 Juin 2019

Drahla : Gilded Cloud

Drahla : ReactRevolt

Jean Roch Waro : Avant

Clement Althaus : Carrousel

Clement Althaus : Regrets

Clement Althaus : Cocktail mondain

Drahla : Pyramid Estate

My Diet Pill : The Pledge

Visage : fade to grey

Clement Althaus : Al le genie

Clement Althaus : Je suis

Clement Althaus : Chanson pour demain

 Benoit et la Lune : Le souffle

 Drahla : Primitive Rhythm

Les Vidéos :

Clement Althaus

Les Rubriques :

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