Dimoné & Kursed – Mon Amorce

En solo, il sort ainsi en 2014 son quatrième album, Bien hommé, mal femmé, mais c’est le troisième dis-que, Madame Blanche, qui l’a fait connaître en 2009. En 2012, il reçoit le grand prix de l’académie Charles Cros pour la révélation scène, qui lui apporte une certaine notoriété et l’installe ainsi dans la chanson française.

Mais cet auteur, Dominique Terrien à la ville, ne se laisse pas enfermer dans des « cases » facilement, comme son nom de scène le résume si bien : Démon, en catalan.

Il est de retour 5 ans après son dernier disque ! Le chanteur montpelliérain Dimoné vient de sortir un 5e album intitulé « Amorce ».

Cette fois-ci pas de solo ou de duo, Dimoné s’affiche en bande, en compagnie d’un autre groupe local : Kursed. 

Un mélange des genres et des générations qui a séduit cette figure du rock héraultais. L’ensemble des titres de l’album ont été enregistrées au studio Mirador, à Corconne, au pied du Pic Saint-Loup, le tout dans les conditions du live. en Occitanie

« Le voilà mon gang, Kursed, un groupe, rock, quatre garçons, d’une maturité rare du haut de leurs vingt ans. Et puis me voilà, moi, rendu pile au milieu, passager de mes chansons pudiquement pas sages.  après 5 disques à les jouer sur scène en duo avec Jean-Christophe Sirven. Elles, que j’ai déshabillé jusqu’à l’os, amené parfois jusqu’à la limite, et même relooké. Il est venu le temps de cet inéluctable appel de la tribu, avec mon pédigrée de chanteur nourri d’intranquillité. Ce sera avec Kursed et leur son donnera la couleur à mes nouvelles chansons, sur scène comme sur l’album »

Kursed

Nous sommes un quatuor originaire de Montpellier, avons monté le groupe avec Thomas quand nous avions 13 ans nous sommes des amis d’enfance mais la formation actuelle à 2 ans et demi, c’est un peu un renouveau, c’ est un second souffle

Notre première scène avec Thomas nous l’avons faite vers nos 13/14 ans. Depuis toutes ces années, je ne sais combien de dates nous avons pu faire mais nous devons être autour des 300.

Et puis il y a cette voix, très grave, qui déclame le texte comme une poésie, avec une articulation précise et soignée. Pourtant, ce sont des mots très crus qui expriment ses sentiments, ses émotions d’homme qui a peur d’être abandonné.

On retrouve des influences de la chanson française avec des textes touchants comme l’aurait fait Alain Bashung, mais dans ce timbre vocal si particulier

Dimoné et sa nouvelle bande partiront en tournée un peu partout en France pour faire découvrir leurs titres.. 

Gil Tau

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Swans: Leaving Meaning

Mon choix pour le dernier Swans est plus centré sur l’événement en lui-même que sur son contenu. Une fois de plus, le projet renaît de ses cendres avec un tout nouveau line-up, le tout une fois de plus contrôlé par l’énigmatique et effrayant Michael Gira. Leaving Meaning poursuit le même chemin longuement tracé durant 40 ans de carrière et 15 albums. Il flirte cependant moins avec ce psychédélisme possédant des aspects si obscurs (on fait référence aux Swans sous les étiquettes de « folk noir » ou encore de « gospel hypnotique ») et semble plus centré sur le calme que sur la tempête. Le naturel revenant tout de même toujours au galop, on y retrouve des pistes violentes et tourmentées, caractéristiques du personnage de Gira, intègre pour l’éternité. Une authenticité qui fera toujours battre mon cœur à chaque sortie d’album.

Sandra Cillo
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Kurt Vile : Bottle It In

On ne le cache pas, à l’OQG on aime bien Kurt Vile. Le folk-rock qu’il nous propose depuis une décennie et son attitude sans prétention ; tout nous plaît chez le bonhomme…

Enfant, il reçoit en cadeau un banjo d’occasion, il en gratte alors les cordes comme s’il s’agissait d’une guitare. Cette pratique du banjo le poussera ensuite à jouer de la guitare en « open tuning »(accordage non conventionnel de la guitare). Il est inspiré par la musique folk et le delta blues que son père lui fait découvrir et déclare avoir été influencé par tous les grands compositeurs rock, comme Bruce Springsteen, Neil Young et Bob Dylan.

Kurt Vile est à sa manière, un symbole de l’Amérique et ce natif de Philadelphie s’est taillé une place de choix sur la scène indépendante : des compositions soignées, un brin de mélancolie, un touché de corde inimitable et la figure omniprésente du voyage ; fendant les routes en bagnole mais sans quitter des yeux sa Fender. L’esthétique du road trip imprègne ses compositions touchées par le feu magique de sa guitare.

Voilà que Kurt Vile nous est revenu il y 3 mois avec un 7e album intitulé Bottle It In, après l’excellent disque avec Courtney Barnett paru en 2017et que l’on avait adoré aussi et classé dans nos best-of, bien sûr.

Bottle It In, c’est toute une mythologie folk rock dispensée tout au long de ce très bel album. Et même si les bagnoles sont de toutes ses vidéos, la guitare reste heureusement l’élément central.

Bottle It In est un disque inspiré par la fuite, les voyages et les incessants déplacements, si caractéristiques de la vie des tournées. Vile a enregistré son album aux quatre coins des États-Unis et si le gars déclame plus qu’il ne chante il sait aussi se faire aider par quelques réalisateurs comme Rob Schnapf (prod Elliott Smith, The Vines), entre autres. Et de plus, il a invité quelques pointures du rock américain afin de l’escorter dans cette nouvelle aventure : par exemple Cass McCombs, et Kim Gordon !

Disque atypique puisque, 4 chansons à elles seules, occupent un total de 40 minutes de l’album qui en dure 80. C’est d’ailleurs sur ces formats longs (Bassackwards, Bottle it in, Skinny Mini) que Vile séduit le plus, à la manière d’un Neil Young qui exploite une idée, un riff, jusqu’au bout…

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : Le sommet de l’album est sans conteste, “Check Baby”  Mais écoutez ce disque et donnez-nous votre avis, cela nous intéresse ! 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=81&v=7mbh43HgT4U

Gil Tau

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Qui se souvient… ? The Sound

Si il y a un mouvement caractéristique du début des années 80, c’est bel et bien le post punk, qui s’est évidemment rapidement rattaché à celui de la new wave au fil de la décennie. En réponse à la déferlante punk, il est défini de la meilleure des manières par Allen Ravenstine de Père Ubu alors qu’il déclarait en 1978 « Les Sex Pistols chantent « No future ». Mais il y a un futur et nous essayons de le reconstruire. »

Parmi les dignes représentants du genre, on retrouve (en plus de Père Ubu, certes) Magazine, Public Image Ltd, Gang of four, Siouxsie and The Banshees et bien d’autres encore, mais qui se souvient de The Sound ?
Formation londonienne née des cendres du groupe The Outsiders et dont l’album « Jeopardy » sort pile en 1980,  tel un symbole marquant de cet épisode important de l’histoire du rock ? « Jeopardy » est également le premier disque d’une trilogie signée chez Korova, fameux label qui nous a aussi fait connaître Echo and the Bunnymen, avec « From the Lions Mouth » en 1981 et « All Fall Down » en 82. Cet enchaînement parfait aurait dû les propulser au sommet. Il n’en a résulté qu’un petit succès qui fut cependant un peu plus large aux Pays-Bas, et cela tout au long de leur carrière jusqu’en 1988. Et pourtant, la musique de ce projet mené par le brillant Adrian Borland, n’a absolument rien à envier à celle de Joy Division et de leurs confrères. Même au fil de leurs changements de labels, leurs morceaux sont toujours aussi beaux et intenses, froids et tranchants comme leur registre l’exige si bien, de véritables appels au secours sortis tout droit de l’esprit torturé de Borland, en réalité atteint d’un trouble schizo-affectif. Maladie mentale qui le pousse à mettre fin à ses jours en 1999, lui qui ne s’était de surcroît jamais remis du manque de reconnaissance accordé à The Sound.
Sans pour autant le poursuivre dans cette noirceur, il est honnêtement difficile de concevoir ce manque d’engouement pour tout amoureux du genre qui se respecte. Car parmi la longue liste des groupes sous-estimés, ils figureraient probablement dans le podium, devenant par conséquent l’une des plus grandes énigmes musicales existantes, au point d’être encore cités et évoqués 40 ans après leur premier effort.

Sandra Cillo
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Tool: Fear Inoculum

LE groupe culte de metal progressif unique en son genre aura torturé mentalement ses admirateurs pendant une période de treize ans qui leur a semblé interminable, à grand renforts d’explications incohérentes et de teasings insupportables, avant d’annoncer officiellement la sortie de ce Fear Innoculum . Le grand débat parmi les fans après l’événement aura été de savoir si cette attente en valait la peine ou non. Difficile de pouvoir argumenter face à l’oeuvre de ces grands techniciens qui nécessite a chaque fois des dizaines et des dizaines d’écoute pour être totalement assimilée, comprise. Une chose est certaine, Tool reste un groupe exceptionnel qui ne laisse personne indifferent, qu’il s’agisse de l’alchimie qui règne entre ses membres, des structures de leurs morceaux savamment orchestrées et calculées ou encore de la puissance émotionnelle dégagée par la voix du charismatique Maynard

Sandra Cillo
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Fidlar : Almost Free

Fidlar c’est Zac Carper (chant, guitare). Elvis Kuehn (guitare) et Max Kuehn (batterie) et le bassiste Brandon Schwartzel, ces quatre musiciens forment le groupe depuis 2009.

Le nom du groupe est un acronyme de « Fuck It Dog, Life’s a Risk », et l’on connaît ces californiens pour leur garage-punk, low fi, déchaîné car ils ont assuré les 1eres parties de Black Lips et une tournée avec The Hives mais aussi grâce à déjà deux albums intitulés – self-titled en 2013 et l’excessif Too en 2015… Ils reviennent en ce début d’année avec leur troisième album nommé Almost Free.

Même s’ils n’en ont pas vraiment fini avec leur son garage bien crade, FIDLAR a pourtant décidé de se lancer dans l’aventure d’un album qui regroupe plusieurs styles musicaux ! Quitte à trahir ses origines, FIDLAR n’hésite pas à faire intervenir une section cuivres sur quelques morceaux dont le morceau-titre. Fort heureusement, on retrouve des morceaux « pur jus » comme « Kick » qui traite des problèmes de santé mentale ou encore « Scam Likely évoquant des désagréments de la vie. Les californiens n’hésitent pas à mettre en avant une société qui désire s’échapper du quotidien (« Alcohol ») ou les relations amoureuses complexes (« Thought Mouth »)

Avec Almost Free, le groupe a peut-être abandonné par moment le punk tellement énervé et festif pour un son différent mais cela ne l’empêche pas de garder ses repères.

Quand Fidlar a sorti Can’t You See, le premier extrait de ce troisième album, il était évident que quelque chose avait changé, j’avais trouvé que le morceau sonnait un peu comme du … Arctic Monkeys ! il fut suivi du très dansant et joyeux By Myself semblant avoir été bricolé dans une chambre juste pour faire bouger les foules. Un instrumental bardé de cuivres ; Fidlar cherche le bon groove, et c’est plutôt réussi. Plus loin Alcohol nous ressert son punk comme avant ; bref, mais si la bande de Zac Carper s’éparpille quelque peu, on sent toujours le groupe d’une sincérité sans faille quand il aborde ses propres faiblesses et comme on sent toujours l’esprit punk présent dès qu’il s’agit pour eux de lâcher la bride.

Almost Free porte donc bien son nom tant Fidlar s’ouvre à plusieurs directions. Enfin un bon album rock à se mettre sous la dent en ce début d’année.

https://www.youtube.com/watch?v=NRP5EGw_Lhk

Gil Tau

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L’épée : Diabolique

C’est à la base, le troisième album solo de d’Emmanuelle Seigner, composé par les Français The Limiñanas. Mais de cette collaboration, est né un vrai groupe, une tournée, un album intense avec ses quelques lettres d’amour au rock’n’roll…cette musique que l’on dit du diable mais qui sauve des vies.

Comment tout ceci est-il arrivé ? Emmanuelle Seigner remarque une chanson signée Limiñanas dans la série Gossip girl.  Elle se penche alors sur le parcours du groupe, et en tombe amoureuse. L’actrice, déjà riche de deux albums solos et d’une collaboration avec Ultra Orange, est en manque de musique… Un journaliste des Inrocks la met finalement en contact avec les Limiñanas.  

Mais retour En 2018 où Les Limiñanas sont en train de terminer leur album Shadow People : Très vite, le duo Perpignanais entame la composition de maquettes pour ce qui doit alors être un nouvel album solo d’Emmanuelle. La Parisienne revient finalement deux fois à Cabestany enregistrer des textes écrits par Bertrand Belin ou Lionel Limiñana lui-même.

Basées sur leurs conversations ; les paroles ciselées par Lionel mettent en scène une fiction fantasmée d’Emmanuelle Seigner, en aventurière, en pétroleuse. La chanteuse nous dit : “Cet enregistrement s’est déroulé de manière tout à fait organique, spontanée, amicale. Energies similaires, envies convergentes… » l’alchimie est évidente pour ces nouvelles aventures musicales. Immédiatement, Emmanuelle, Marie et Lionel s’envolent pour Berlin rencontrer Anton Newcombe qui a déjà travaillé sur les maquettes

Alors… Aux manettes de ce tout nouveau projet : on reprend Anton Newcombe. Et en invité, c’est Bertrand Belin qui manie la plume.

Là on comprend mieux la qualité du disque !

Aux studios Cobra à Berlin, Newcombe parachève l’enregistrement de ce qui est de plus en plus une œuvre commune. Il a déjà rajouté des guitares, du mellotron, des solos et sa sorcellerie, aux titres envoyés. Chez lui il reconstruit son légendaire mur (de son) : un mélange dont il possède le « copyright » un peu à la Byrds ! Reste à trouver un nom à ce disque, Anton Newcombe à un rêve : ce sera L’Epée, les Français sont donc séduits par ce nom, sa puissance visuelle et évocatrice, que l’Américain a choisi en Français. Les frenchies adorent L’épée ; « ça sert à anoblir comme à couper les têtes » : cette ambiguïté les ravit. “On ne sait toujours pas pourquoi il a choisi ce nom

Cet album qui nous plonge dans le bain psychédélique des 60s-70s.  On a adoré qu’il invoque les esprits de Lou Reed, de Jesus and Marie Chain ou de Ronnie Bird. 

Gil Tau

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Fontaines DC : Dogrel

Fontaines DC reprennent le flambeau du punk irlandais en dignes représentants du rock britannique actuel avec Shame et Idles (entre autres). On ressent dans ce superbe premier album une fougue juvénile, une volonté de participer à un revival punk évidemment, mais également des influences folk rock à la Pogues, origines obliges. Grian Chatten possède un phrasé délicieux, classieux par moments dû à la magie de son accent et raconte simplement ses scènes de vie et ses souvenirs dublinois. Simplement mais sincérement, ce qui le rend particulièrement touchant. Le tout en ponctuant des rythmiques sauvages et des lignes de basse à la Peter Hook. Le jeu de scène du leader fait d’ailleurs également penser à celui de Ian Curtis. Fontaines  DC est selon moi incontestablement le groupe qu’il ne fallait pas louper en 2019

Sandra Cillo
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Fat White Family : Serfs up !

Les membres de Fat White Family, qu’on ne présente plus, se sont réfugiés à Sheffield pour enregistrer le successeur du génial Songs for Our Mothers, intutilé Serfs Up ! Il aura fallu trois ans à cette famille déglinguée pour prendre un peu de recul. Ce qui s’est avéré être une nécessité après une période très agitée, baignée dans les addictions en tous genres, et des expériences diverses au sein de projets parralèles (Insecure Men, The Moonlandgiz ou encore Warmduscher). Cette accalmie leur a permis de donner naissance à ce troisième album, qui navigue cette fois-ci plus du côté de la pop, voire même de certains hits disco comme le single « Feet » a pu le démontrer. Une nouvelle diversité de sons surprenante mais extrêmement plaisante.

Sandra Cillo
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Top 2019 de Sandra Cillo-Boyer

1-Fontaines DC: Dogrel  

2-Tool: Fear Inoculum

3-Swans: Leaving Meaning  

4-Black Midi: Schlagenheim 

5-Thom Yorke: Anima  

6-Bat for Lashes: Lost Girls  

7-Foals: Everything Not Saved Will Be Lost – Part 1  

8-Fat White Family: Serfs up!

9-Chemical Brothers: No Geography  

10-Philippe Katerine: Confessions   

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Top 2019 Gil Tau

1 Pixies – Beneath The Eyrie

2 Fidlar – Almost Free

3 Kurt Vile – Bottle It In

4 Dimoné & Kursed – Mon Amorce

5 Life – A Picture Of Good Health

6 Bertrand Belin – Persona

7 Drahla – Useless Coordinates

8 Imperial Wax – Gastwerk Saboteurs

9 Big Joanie – Sistahs

10 Cage The Elephant – Social Cues

11 Warmduscher – Tainted Lunch

12 Fat White Family – Serfs Up!

13 Money For Rope – Picture us

14 Cosmonauts – Star 69

15 Circa Waves – What’s It Like Over There

16 Fews – Into Red

17 Spiral Stairs – We Wanna Be Hyp-No-Tized

18 The Murder Capital – When i have fears

19 L’Epée – Diabolique

20 Arno – Santeboutique

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Top décennie 2010 – Gil Tau

Pas facile d’en choisir cinq sur plutôt 10 ou 15 qui m’ont marqués – J’ai sélectionné des album pour leur originalité, leur aspect décalé plutôt hors norme et bien sûr leur qualité intrinsèque.

Gil Tau

2014  Against Me –  Transgender Dysphoria Blues – (Transgender Dysphoria Blues)

2014 -James Williamson –  Re-Licked  – (Head on the Curve feat Jello Biafra)

2018 Gerard Manset – Mansetlandia – À bord du Blossom – (On nous ment)

2018 Shotty Horroh – Salt Of The Earth – (Shudehill)

2015 Marilyn Manson – The Pale Emperor  Fated, Faithful, Fatal

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En route pour une année 20 / 20

L’année démarre sur les chapeaux de roue pour l’oreille qui gratte.

Suite à la réussite de notre concert du 12 Octobre nous avons décidé de remettre ca le 25 Janvier pour un  nouveau concert de soutien destiné au financement de notre Web-Radio www.loreillequigratte.com, nous mettrons alors en valeur des artistes  au talent aussi grand que leur altruisme dans des lieux que nous aimons soutenir … Nous pensons faire des concerts régulièrement et avec l’idée de tous pour s’autofinancer …

Ce concert  à La Zonmé – Nice (avec Les Manteez / Where Is My Cat / Nude)   promet déjà d’être d’anthologie

L’intégralité du concert du 12/10 avec First Came The Shadow / NowhereBoy  / Haw est disponible ici https://youtu.be/mtHrz_Ry30o

Nous venons aussi de monter une page Instagram si vous le souhaitez vous pouvez nous rejoindre ici https://www.instagram.com/loreillequigratte/?hl=fr

Nous avons aussi eu la bonne surprise de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à  nous écouter. La Web Radio démarre aussi à l’internationale notamment aux Etats Unis.  N’hésitez pas à nous faire parvenir vos nouveautés cela vous offrira une audience hors de nos frontières

Comme chaque année pour la 1re émission de l’année (le 8 janvier à 19h10 sur Agora Cote D’azur https://www.agoracotedazur.fr/ ) nous présenterons notre Best Of.  Vous trouverez ici http://loreillequigratte.com/top-2019-de-simon-pegurier

en avant première ma liste. En bonus je vous propose aussi mes 5 disques de la décennie qui s’achève http://loreillequigratte.com/top-decennie-2010-de-simon-pegurier

J’ai mis Rachid Taha en premier place pas uniquement en hommage, cet album est la preuve ultime que le mélange est l’avenir du monde (du rock) ou l’art de mettre du punk dans des chansons minutieuse. En littérature ce sera bien évidement Houellebecq qui n’invente rien dans ce livre mais décrit tellement bien la vacuité de nos vies. En cinéma le passionné de politique que je suis ne pouvait pas passer à coté d’Alice et le maire ou comment la philosophie peut redonner des idées au politique vieillissant

N’hésitez pas me répondre pour me faire part de vos coups de cœur.

Comme vous pouvez le voir j’ai tenu à rendre hommage sur ma carte de vœux à la divine Anna Karina, son parfait visage continuera à me hanter longtemps que son pygmalion soit Jean Luc Godard ou Serge Gainsbourg. J’ai aussi une pensée pour Mark Hollis génie de Talk Talk qui nous a lui aussi quitté

Aller maintenant en route pour une année 20 / 20

Simon Pégurier
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Top 2019 de Simon Pégurier

  1. Rachid Taha : Je suis africain
  2. Shannon Wright : Providence
  1. Fontaines DC : Dorgel
  2. Thom Yorke : Anima
  3. Katerine : Confession
  4. Chromatics : Closer to Grey
  5. Vincent Delerm : Panorama
  6. Battles : Juice B Crypts
  7. Rustin Man : Drift Code
  8. Peter Doherty & The Puta Madres
  9. Vampire Week End : Father Of The Bride
  10. L’épée : Diabolique
  1. Lana Del Rey : Norman Fucking Rockwell !
  2. Fat White Family : Serfs up !
  3. Iggy Pop : Free
  4. Alex Cameron : Miami Memory
  5. Girl Band : The Talkies
  6. Alex Beaupain: Pas Plus Le Jour Que La Nuit
  7. Nick cave And The Bad Seeds : Ghosteen
  8. Temples : Hot Motion
  9. Kim Gordon : No home Record
  10. Diiv : Deceiver
  11. Kazu: Adut baby
  12. Hubert Lenoir: Darlène
  13. Jeanne Cherhal: L’an 40
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# 767 The Zemblas

L’Oreille Qui Gratte # 767

Invité :  The Zemblas

Album de la semaine : The Get Down – B O série Netflix 2017

Le Mardi 22 Décembre 2019

The Fatback Band : Do the bus stop

Mickael Kiwanuka : Black Man in A White World

2 : 12 AM : Breath Life Again

The Zemblas I’M Gonna Move

The Zemblas Live It Up

The Zemblas The Coffee Grind

Lyn Collins : Think

Lone Redneck :  Train of love

Draib : Crack The Liar’s Smile

The Zemblas Miss The Party

The Zemblas  The Funky Walk (Cover Dyke & The Blazers)

 Billy Hawks Oh Baby

Martha & The Vandellas Ready For Love

Garland Jeffreys : Wild In The Streets

Les Videos :

Les Rubriques :

L’Album de la semaine : The Get Down – B O série Netflix http://loreillequigratte.com/the-get-down-netflix-bo

L’Autoproduction : 2  12 AM http://loreillequigratte.com/2-12-am-move-on-2019

A Venir : Lone Redneck https://youtu.be/nDUdu67MYLM

Les annonces de concert : https://youtu.be/4AG00HcR1UU

Qui se souvient…. ? Drain http://loreillequigratte.com/qui-se-souvient-drain

The Zemblas

Live It Up : https://youtu.be/IlGi9c3emIU

The Coffee Grind https://youtu.be/QFCip78Tvko

Miss The Party https://youtu.be/l-vsOA2gMYE

The Funky Walk (Cover Dyke & The Blazers) https://youtu.be/GiPjLFFgqPI

sur une ile deserte https://youtu.be/TupFKG7HscI

Session acoustique de The Zemblas https://youtu.be/_VCQpvDAewY

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2 :12 AM – Move On 2019

Petite histoire : Un soir de 2018, au Borghese (à Nice) pour une soirée avec Hubert Zerosix (ex Jumping Cadors de Vence) lorsque je fus téléporté à Paris en 1998 car je reconnus dans la salle, une jeune personne qui, à l’époque, bossait dans une boutique que je fréquentais Bd St Michel. En fait elle se trouvait dans ce bar car son compagnon Grégoire Garrigues, accompagnait à la guitare Hubert ce soir-là.  Cette fille c’est Marie Ospiri et elle en a fait des choses depuis 1998…

Elle raconte… « C’est début 2000 que Grégoire (producteur et manager MiIano Records) m’a initiée à cet univers de la musique qui me fascinait depuis toujours »

Elle a travaillé et sorti des diques (EP et Album) en solo et aussi en duo en 2015 avec Alec Hôrlin du Houx  sous le nom de 2 :12 AM – En 2018 elle sort un magnifique album solo : Villa Bianca (prog à l’OQGratte) Marie a fait un travail de composition et d’écriture en français pour ce bel album.

Et là : surprise quand il y a 1mois, à l’occasion d’un show case pour le label Milano Records le duo refit une apparition. Alec et Marie ont ressorti leurs instruments du placard, rallumé leurs amplis, réveillé leur producteur – manageur et ont décidé de refaire un tour de piste.

2 : 12 AM c’est donc Alec, chanteur et compositeur du groupe et  Marie, chanteuse et bassiste. Une chose est sûre : 2 :12 AM est de retour et 2019 sera une bonne année !

Move On c’est un EP avec une sensibilité indie-folk en anglais, deux voix en parfaite harmonie, soutenues par une guitare acoustique et une basse, tout en délicatesse et mis en valeur par une production parfaite.

Ça fait plaisir : le duo, après une longue pause, est de retour avec cet EP 4 titres sur le Label Milano Records

https://www.youtube.com/watch?time_continue=114&v=yjR6FuMfi1Q&feature=emb_logo 

Gil Tau

 

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The Get Down Netflix BO

j’ai vu la série Netflix à 120 M de dollars de Baz Luhrmann (Moulin Rouge !Gatsby le Magnifique) et ça m’a quand même laissé un peu sur ma faim …Avis personnel : story à l’eau de rose…parsemée de longueurs et de musique de variété exaspérantes.

Mais l’histoire ?  L’action de déroule dans le Bronx en 1977 dans les décombres de quartiers entiers gangrénés par la pauvreté et laissés à l’abandon, le tout sur un fond musical qu’affectionnent les Latinos et des Noirs : le Disco… mais voilà, c’est contesté par les balbutiements du Rap – quelques DJs inventent le son des décennies à venir, que personne n’appelle encore hip-hop…C’est The Get Down.

Cette série retrace la genèse de la culture Hip-hop. On découvre alors comment ont émergé les crew de breakdance ainsi que les rappeurs et des graffeurs au sein du quartier le plus défavorisé de la ville. Même si l’on détecte des imprécisions historiques, ces anachronismes ne pèsent donc pas si lourd dans une série qui n’a jamais eu la prétention de documenter l’époque avec exactitude, mais bien d’offrir un instantané subjectif. On lorgne ici, par moments, sur West Side Story, Saturday Night Fever voire Stranger things.

Grace à la beauté des décors et des costumes, on assiste à un grand mix joyeux de couleurs, de musique et de plans sur New York avec quelques scènes d’archives filmées, bienvenues pour l’authenticité. Le fil conducteur est la tranche de vie ; performance de l’acteur Justice Smith, incarnant Ezekiel le héros du crew et qui crève l’écran. Mais les interrogations existentielles bien pensantes des personnages énervent un peu… Allez voir sur Wikipédia le titre de chaque épisode et vous serez édifiés… Je pourrais dire sentencieusement : Chaque personnage parvient à trouver sa voie, grâce à une force intérieure ou un partenaire pour l’aider. Preuve que dans ce Bronx sans foi ni loi régnait aussi une forme de paix et d’unité ? Hum hum !

The Get Down décrit donc les espoirs de ces ados… espoirs présentés ici avec une candeur et un enthousiasme qui frôlent la provocation, le tout accompagné d’une histoire d’amour fleur bleue qui évoque un peu Roméo et Juliette ! On suivra donc au long des épisodes le crew des Get-Down Brothers (Tous bien propres et biens mis sur eux vivant dans des lieus très bien tenus eux aussi)

Pouvait-on raconter les débuts du hip-hop sans y inclure Grandmaster Flash, considéré avec DJ Kool Herc comme l’un des pères fondateurs du mouvement sans oublier la Zulu Nation d’African Bambaataa ? Engagé comme consultant G M Flash est rapidement promu producteur associé puis devient un personnage de la série. Mais le côté positif, quand on n’est pas spécialiste comme moi, on apprend des choses : On découvre Dans des scènes de The Get Down, le scratch, qui consiste à manipuler un disque d’avant en arrière à partir d’un point précis (défini par le fameux crayon violet), le backspinning (trouver le bon beat à répéter pour faire la transition entre deux disques) ou encore le punch phrasing (cuivres).  Grandmaster Flash vient d’inventer ces techniques. Il n’a pas encore sorti son album fondateur, The Message.

Au total, une série à regarder surtout les 6 premiers épisodes (de 1 heure ou plus) et la BO à savourer sans limite !

Gil Tau

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Qui se souvient…. ? Drain

Qui se souvient de Drain ou Drain S.T.H (en raison de leur ville natale, Stockholm), groupe exclusivement féminin qui avait fait son petit effet lors de nos chères années 90 ? Beaucoup de scandinaves et d’américains s’en rappellent déjà probablement mieux que nous, vu le succès qu’elles ont rencontré dans ces deux parties du globe.

Drain, c’est tout d’abord une rencontre, entre la guitariste Flavia Canel et la batteuse Martina Axén. Les deux musiciennes officient dans divers groupes, notamment Livin’ Sacrifice, formation punk, elle aussi entièrement féminine, qui a évolué dans un registre plus hard rock sous le nom d’Aphrodite.

Après de nombreux bouleversements au niveau des styles certes, mais aussi concernant leur line up, leur carrière prend enfin un tournant décisif grâce à Anna Kjellberg et Maria Sjöholm, respectivement bassiste et chanteuse de ce qui deviendra donc Drain. Leur métal alternatif pourtant étrangement influencé par Alice in Chains séduit les foules.

Les tournées s’enchainent pour elles aux côtés de grands noms comme Type O Negative, Corrosion of Conformity, Machine Head, Megadeth, Godsmack et même les monstres sacrés Black Sabbath avec lesquels elles partagent la scène du fameux Ozzfest en 1997 et 1999.

Pour la petite anecdote, Maria Sjöholm n’a pas seulement saisi qu’une opportunité artistique par le biais de cet événement puisque le mythique guitariste Tommy Iommi finira par devenir son époux en 2005.

Les parenthèses du name-dropping et de la vie privée désormais fermées, il est temps de se focaliser à nouveau sur le son de ces suédoises. Très technique et basé sur une dichotomie entre des compositions lourdes et puissantes et des lignes de chant sensuelles et élégantes. Un mélange qui ne se caractérise plus vraiment par son originalité de nos jours soit, mais qui a le mérite d’avoir surpris les auditeurs d’une époque et d’un endroit qui n’en avaient pas forcément l’habitude. Un son que vous pouvez explorer au fil de l’EP (Serve the Shame) et des deux albums (Horror Wrestling et Freaks of Nature) qu’elles ont sorti entre 1995 et 1999. En guise de révérence, elles ont collaboré à la bande originale de la stoner comedy « Detroit Rock City » d’Adam Rifkin avec une reprise heavy, ralentie et crasseuse du « 20th Century Boy » de T-Rex.

Depuis le début du 21ème siècle justement (la transition était trop parfaite), chaque membre a su s’épanouir dans divers projets parallèles. Flavia a rejoint les groupes Anotherday et Blowsight. Anna a rejoint la formation Hanzel Und Gretyl et a tourné en 2007 avec les Revolting Cocks, appelée et recrutée par Al Jourgensen en personne. Toujours dans le domaine du rock industriel, Martina a remplacé Tobey Torres au chant dans Snake River Conspiracy en 2004, pour finalement se consacrer à sa carrière solo en 2006.

Malgré divers changements au fil de leur parcours, ces artistes venues du froid ont toujours su garder individuellement un style bien à elles, profond et énergique. Une intégrité qui donne envie d’étudier l’ensemble de leurs projets respectifs.

Sandra Cillo

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