OQG Session # 7

Lors de notre précédente OQG Session, le 16 Octobre je n’ai croisé que des sourires, si je prêtais l’oreille j’entendais « mais c’est incroyable ces soirées à La Zonmé, depuis un an et demi,  avec le COVID nous n’avions plus connu ca ». « Enfin des soirées underground de qualité et pas chères cela nous manque tellement depuis que le Volume a fermé ».

Ces retours nous obligent, nous motivent, nous donnent l’envie, l’énergie de vous proposer encore et encore des soirées (a La Zonmé – Nice) et des émissions de radio (sur Agora Cote D’Azur) avec la fine fleur de la scène locale.

C’est pourquoi nous remettons ça le 20 Novembre à 20h à la Zonmé (Nice) avec comme à l’accoutumé trois jeunes groupes promis a un grand avenir :

Utopik :
Laissez-vous happer par une écriture spontanée, franche et parfois incisive! UtopiK ce sont des instants de vie décrits comme des arrêts sur image, on s’y retrouve on s’y projette…

Une scène française au goût du jour…!
https://www.youtube.com/watch?v=dR0rdNptl10

Pumba & The Papas :
Avec des mélodies envoutantes les quatre membres du groupe usent d’harmonies pour vous embarquer au sein de leur « pluriculturalité »

https://www.youtube.com/watch?v=X8K-hSe2MjU

Karl Phillips and The Rejects :
Du punk et du ska comme une bouteille de coca qui t’explose à la figure, qui t’explose à la figure et qui t’explose encore.
Oui, mais là ils viennent en formation acoustique (guitare- voix), ce qui rend la chose vraiment encore plus excitante.

https://www.youtube.com/watch?v=KVkMm9ODCKw

Tous les bénéfices reviennent  au financement de votre radio indé. Je vous rappelle que notre Web Radio www.loreillequigratte.com est 100 % indépendante nous ne recevons de subvention de personne. Nous ne dépendons que de vous. Notre liberté nous vous la devons

PAF : Cinq euros (consacré à la web radio )
– Restauration sur place et buvette sur place
– Adhésion a la Zonmé obligatoire 5 Euro pour les 365 jours venant.

Règles liées au covid appliquées

 

Contact : Simon Pégurierredaction@loreillequigratte.com  – www.loreillequigratte.com

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# 793 Heru 42

L’Oreille Qui Gratte # 793
 
Enregistrement le 10 Novembre 2021 /// Diffusion le 27 Novembre 2021 sur Agora Cote d’Azur
 
Invité : Heru 42
 
Heru 42 : Mystic Trip
 
Heru 42 : The Street Behind You (Live)
 
Heru 42 : Planet heart (Live)
 
Oasis : Falling Down
 
Heru 42 : Blue Paradise (Live)
 
Heru 42 : Black beauty (Live)
 
Heru 42 : Juicy News
Les videos :
 
 
 
 
 
– Heru 42 sur une ile déserte https://www.youtube.com/watch?v=bAUxWK1Ep3Q
 
 
Interview de Heru 42 par Simon Pégurier https://www.youtube.com/watch?v=yyvEntGsa0k
 
Intégralité de l’émission https://www.youtube.com/watch?v=7cxG5e1UAYQ
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Ferré chante Aragon

Séance brocanteur à la recherche de vieux vinyles avec mon fils.  
 
Je tombe sur le disque «Ferré Chante Aragon».
 
Impossible de ne pas le prendre (en plus à 2 €). En effet ce disque a été la bande-son de tellement de petits-déjeuners avec mon père.
 
 
Chaque matin mon père écoutait (à très grand volume) les plus grands compositeurs de musique classique ou…Léo Ferré chante Aragon.
 
C’est en réaction à ces débuts de journées familiales que je me suis construit.
 
Je suis convaincu que mon goût immodéré pour la musique et paradoxalement mon peu d’attrait pour la musique classique vient de là.
 
A quelques exceptions (Satie, Chopin, Beethoven) j’écoute très peu de classique. Loin de les dénigrer, je comprends la puissance de la plupart de ces œuvres, mais simplement elles ne me parlent pas. Je préfère l’urgence, la concision d’une pop song à celle d’une symphonie.
 
Il en va de même pour les concerts, impossible pour moi d’écouter des tributes. Hélas les concerts de classique ne sont fait que de reprises. J’aime les compositions, les prises de risques, l’inédit ;les ingrédients du rock : la sueur, Les larmes, le sperme, le sang.
 
 A l’inverse j’ai une affection immense pour le seul disque non classique que nous faisait écouter mon père. Ce disque est fondateur dans ma construction. Je pense que c’est grâce à lui que j’ai toujours été plus attaché à la langue française qu’à l’anglais. C’est sans doute à cause de lui que je pense que les chansons d’amour sont les plus belles.
 
C’est sans doute à cause de lui que j’aime les choses si triste (est-ce ainsi que les Hommes vivent / Il n’aurait fallu…)
 
 Bref à chaque écoute ce disque me fout des frissons.
 
 Je vais donc aujourd’hui le partager avec mon fils (à l’heure de l’apéro). Nous verrons s’il aura la même importance dans sa vie que dans la mienne.
 
 
PS : Bon mon père me faisait aussi beaucoup écouter les mensonges d’un père à son fils de Serge Reggiani https://www.youtube.com/watch?v=xxc5t3nv2v
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Les 25ans de L’Oreille Qui Gratte à la MJC Picaud

A l’occasion des 25ans de l’Oreille Qui Gratte la MJC Picaud de Cannes nous a offert un somptueux cadeau.
 
Le 5 Juin ils ont mis a notre disposition leurs locaux et leur formidable équipe pour que nous puisons enregistrer une émission live pour notre anniversaire. Malheureusement à ce moment la crise sanitaire ne nous permettait pas de recevoir du public. Les lives ont donc été filmés et vous seront proposés en audio (sur Agora Cote D’azur) et en video (sur nos réseaux sociaux) chaque premier samedi du mois.
 
Nous recevions à cette occasion :
 
OG Auks : Trio Pop Rock jonglant de virtuosité, d’énergie étincelante composée de soudaines folies cadrées, d’accélérations magistrales.
 
Diffusion le 6 Novembre à 20h sur Agora Cote D’Azur www.agoracotedazur.fr et sur notre Facebook www.facebook.com/LOreilleQuiGratte
 
Dead Fly Dance : Ou quand un trio rock emprunte les chemins de l’électro pour accompagner de petits fantômes dansants auprès d’eux, à nos côtés.
 
Diffusion le 4 Décembre à 20h sur Agora Cote D’Azur www.agoracotedazur.fr et sur notre Facebook www.facebook.com/LOreilleQuiGratte
 
Pumba & The Papas : Avec des mélodies envoûtantes les quatre membres du groupe usent d’harmonies pour vous embarquer au sein de leur « pluriculturalité »
 
A noter qu’ils ont remplacé au pied levé Les Malt Liquor touchés par un décès la veille
 
Diffusion le 01 Janvier à 20h sur Agora Cote D’Azur www.agoracotedazur.fret sur notre Facebook www.facebook.com/LOreilleQuiGratte
 
Adri : Comète sensible où cet artiste à le rare pouvoir de suspendre le temps passant d’une pure pop à un hip hop planant, toujours avec finesse.
 
Diffusion le 05 Février à 20h sur Agora Cote D’Azur www.agoracotedazur.fr et sur notre Facebook www.facebook.com/LOreilleQuiGratte
 
Nous sommes vraiment fiers de vous présenter ces 4 émissions. Nous avons voulu que ces concerts soient a l’image de notre émission en vous proposant 4 groupes naissants avec à chaque fois un immense potentiel.
 
1000 Mercis à a la MJC Picaud et à son équipe
 

Contact : Simon Pégurierredaction@loreillequigratte.com  – www.loreillequigratte.com

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# 791 Graceland

L’Oreille Qui Gratte # 791

Le Mercredi 27 Octobre 2021

Invité : Graceland 

Graceland : Waterdance

Graceland : Home (Live)

Graceland : Le Vieux chemin (Live)

Yes : Roundabout

Chick Corea : Friends

Graceland :Pica Pica (Live)

Graceland : Dernier voyage (Live)

Graceland : Transition

Contact :

Graceland

a.malaussena@gmail.com

https://www.instagram.com/graceland_music/

Les videos :
 
 
 
 
 
sur une ile déserte https://youtu.be/AEqfsKB_sg4
 
L’Intégralité de l’Interview https://youtu.be/U35_RlXFAZc
 
Session Live de Graceland pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/QzLLGueoQWY
 
L’Intégralité de l’émission : https://youtu.be/jxQPFjOOOiE
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The Landscape Tape / Norhvn / Merlinouz : La Zonmé (Nice) – Le 16 Octobre 2021

Mais nous , ce qu’on fait c’est tout l’inverse !
Mais nous ce qu’on fait c’est tout l’inverse !
Comme une bouteille à la mer un membre du groupe qu’a composé Norhvn essaie de se faire entendre.
The Landscape Tape avait alors commencé leur set depuis quelques minutes.
Des minutes où chacun s’était enfoncé, plongé comme il peut dans le paysage qu’ils avaient dressé. Des voiles de saturation emportent, des riffs délicats sont points d’accroches, un temps, avant que leur shoegaze fasse quitter terre.
The Landscape Tape pose à la soirée une ambiance, un éclairage feutré transformant, régressivement, délicieusement, un photographe amateur en chasseur de fantômes.
The Landscape Tape nous a tous enfoncé loin, loin de nos repères, chacun ébahi, à sa manière, à leur manière.
« Oui , ce que vous faites c’est tout l’inverse » ais-je rassuré à ma manière le membre des Norhvn « C’est normal, vous n’êtes pas là par hasard ».
Dans la potion magique de la soirée il y avait  Norhvn un petit diamant étincelant entourée d’un écrin de musiciens à ces côtés.
Toute sa famille musicale et artistique Les studios 5 AM semble être venue au complet à ses côtés, ça baigne d’amour tout autour.
Le voile de douceur qu’elle laisse flotter se pose sur chacun de nous, enveloppe, emporte, envole.
Petit diamant,
infiniment
infiniment
magique.
 

Merlinouz  c’est d’une élégance d’un autre temps ,allant d’une sublime pop léchée chantée en anglais, à des mondes plus exotiques chantés en français, une écoute , une découverte qui impose le sourire, incessamment.

Chronique : Noël Noël 

Vidéos : Simon Pégurier

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Rien ne vaut la vie

Quand je décide de jouer la madeleine de Proust l’un de mes premiers souvenirs avec la musique remonte au trajet en voiture que je faisais avec mon père lorsqu’il allumait l’autoradio. De tous les titres qui passaient sur nostalgie je ne me souviens plus que de « La nuit je mens » dont j’ai essayé plusieurs fois de comprendre les paroles. (Papa pourquoi le  monsieur il dit dans une chanson qu’il vole des amphores ?). Je mettrai finalement 5 ans à comprendre le texte de ce chef d’œuvre.

En parallèle de l’incompréhensible sauteur à l’élastique, je me souviens aussi d’Alain Souchon passant sur les fréquences, je trouvais déjà « Foule sentimentale » magnifique, très amusé par la métaphore de  « L’amour à la machine ». Il restait deux titres, « On avance » qui m’amusait seulement car j’entendais « On a Vence », très chauvin le petit. Mais il y avait surtout « J’ai dix ans », l’impression d’entendre la B.O de ma vie. J’avais moi aussi 10 ans à cette époque et je me reconnaissais parfaitement dans cette chanson. « Je vis dans des spheres ou les grands n’ont rien à faire, je vois souvent dans des montgolfieres des géants et des petits hommes verts ». 

C’est donc dans une vraie nostalgie que je suis allé voir Alain Souchon au théâtre Anthea ce vendredi 22 Octobre 2021 et la première impression est très amusante. En regardant dans le public je comprends vite que je suis le plus jeune. Laissez-moi rêver que j’ai dix ans. Le concert commence et il apparaît un Alain de 77 ans débordant d’énergie pour son âge, assez impressionnant. Encore plus impressionnant il nous livre un set de presque deux heures mélangeant ses plus grand hits et les morceaux de son nouvel album, le tout assaisonné d’une touche d’humour entre chaque morceau. De quoi oublier nos malheurs le temps d’un concert, et il en est conscient en finissant en solo acoustique le concert avec « La vie ne vaut rien ».

Chronique : Baptiste Pégurier 

Photo : Francois Xavier Noat 

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# 789 Riff Tonic

L’Oreille Qui Gratte # 789
 
Enregistrement Le Mercredi 013 Octobre 2021 –18h
 
Diffusion 30 Octobre 2021
 
Invité : Riff Tonic
Riff Tonic : Hypnotised
Riff Tonic : Until Dusk
Riff Tonic : I don’t care
Nine Inch Nails : The Hand that feeds
Riff Tonic : Lonely Boy cover Black Keys
Riff Tonic : Exit Road
Riff Tonic : Andromeda

Les PodCast : https://www.agoracotedazur.fr/podcast/loreille-qui-gratte/

Les Videos :

Riff Tonic : Until Dusk https://youtu.be/MsNcBwgPvC0

Riff Tonic : I don’t care https://youtu.be/Wcvt_kFAWXE

Riff Tonic : Lonely Boy (cover Black Keys) https://youtu.be/oc2DNuWep44

Riff Tonic : Exit Road https://youtu.be/pE2V4Z28B8s

• Intégralité de la Session acoustique de Riff Tonic https://youtu.be/vfBHyIJtQuA

• Riff Tonic Sur une ile déserte https://youtu.be/C7A0ZOpH5wE

• L’Intégralité de l’émission https://youtu.be/tOpvZY01nOY

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L’Oreille Qui Gratte présente : The Landscape Tape / Norhvn / Merlinouz

Inlassablement, inexorablement, depuis plus de 25ans avec près de 800 émissions à son actif L’Oreille Qui Gratte continue son travail de défricheur.
Tout cela en étant
100% indépendant, ne demandant aucune subvention, ne dépendant que de vous.
Nous nous autofinançons grâce aux concerts que nous proposons chaque mois à
La Zonmé (Nice). Ces concerts sont le prolongement logique de nos émissions hebdomadaires sur Agora Cote D’Azur www.agoracotedazur.fr et de notre Web Radio www.loreillequigratte.com, nous vous proposons en live 3 artistes en devenir bourrés de talents issus de la scène locale azuréenne


Nous avons la chance et l’honneur de vous présenter en cette occasion :

The Landscape Tape, un son unique, en profondeur, longueur et langeur, des nappes pour vous recouvrir, vous prendre en main. Qu’il soit haché ou en cheminement de lumière, un son direct, évident, pur.
https://www.youtube.com/watch?v=vO21RMZywDs

Une sacrée découverte que cette jeune artiste Niçoise Norhvn
( prononcez Norhan ), un pur diamant qui semble se ciseler notes après notes, dans des nuages de douceur qui vous emportent, et vous emportent loin .
https://www.instagram.com/norhvn/

Merlinouz a le pouvoir du beau, simple, direct et raffiné, surtout de l’intemporalité au pouvoir de nous laisser flotter où il veut, .
https://soundcloud.com/merlinouz/

PAF : Cinq euros (consacré à la web radio )
– Restauration et buvette sur place
– Adhésion a La Zonmé obligatoire 5 Euro pour les 365 jours venant.
– Règles liées au covid appliquées

 

Contact : Simon Pégurierredaction@loreillequigratte.comwww.loreillequigratte.com

La Zonmé : 7 bis rue des Combattants en Afrique du Nord, 06000 Nice

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# 788 : Jacob Khelil de la MJC Picaud /// Jean Roch Waro

L’Oreille Qui Gratte # 788
 
Mercredi 29 Septembre 2021
 
Diffusion 16 Octobre 2021 & 23 Octobre
 
Invité : Jacob Khelil de la MJC Picaud /// Jean Roch Waro
Adri : Et si tu danse ?
Dead Fly Dance : Wastelands
Rakoon : Androred
KT Gorique : ça m ‘enerve
Raoul Petite : Fait Y aller
Ausgang : Gangréne
Euteïka : Billets
Ciao Basta : Pat le cambrioleur
Pumba and The Papa’s : something about your skin
OG Auks : Bitter te
Jean Roch Waro : Gratitude
Jean Roch Waro : 72 73 74
Jean Roch Waro : Berlin
Mononeon : Supermane
Jean Roch Waro : Behind
Jean Roch Waro : You don’t Know me (cover Ray Charles
Jean Roch Waro : Cajole moi
Les Videos :
 
L’Intégralité de l’Interview de Jacob Khelil de la MJC Picaud https://www.youtube.com/watch?v=J8Y55pFIgHY
 
Jean Roch Waro : Berlin https://youtu.be/eYOn4H7-hxE
 
Jean Roch Waro : 71 72 73 https://youtu.be/c-OEvyNJe6k
 
Jean Roch Waro : Behind https://youtu.be/ujYw2HtT2JY
 
Jean Roch Waro You don’t know me (cover Ray Charles) https://youtu.be/eiRspnpKjwI
 
Intégralité de la Session acoustique de Jean Roch Waro https://youtu.be/dBfh64zKwPU
 
Intégralité de l’Interview de Jean Roch Waro : https://youtu.be/yLPoexrtJT8
 
Jean Roch Waro Sur une ile déserte https://youtu.be/XQf-CGy5jzg
 
L’Intégralité de l’emission https://www.youtube.com/watch?v=YUfG5ZNL2Jk
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Laissez-moi revenir sur le dernier concert de L’oreille Qui Gratte à la Zonmé

Namjera appelé au dernier moment sur la date à l’honneur de commencer la soirée, groupe post métal composé de 4 membres : deux guitaristes,  un bassiste, un batteur. Il mettrons le feu à la salle pendant 45min avec un seul est unique morceau expérimental, dans une ambiance à faire raisonner les murs et surtout casser nos tympans innocents, de quoi pogoter au rythme de la prestation scénique.

Le temps que les plus frileux du gros son rentre dans la salle pour qu’enchaîne avec mon power trio préféré Og Auks ! Les trois pingouins de l’indie rock sont de retour avec leur premier vrai concert, un set électriques et très épuré capable de séduire tous les stades, et si vraiment vous n’êtes pas convaincu la Fender Stratocaster rose de Mika saura vous raisonner

Après un deuxième entracte nous avons eu la chance de voir la talentueuse Selina Martin, dans un set doux et énergique elle nous livre son talent aux inspirations brit-pop dans la lignée de Pj Harvey, sa bonne humeur est sa robe digne de Kate Pierson des B-52’s a su finir en beauté cette soirée..

En tout cas merci à Noël pour son talent de défricheur, à l’équipe de L’oreille Qui Gratte et les amis. On refait d’autres concerts bientôt, soyez à nos côtés

Article et Videos : Baptiste Pégurier 

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OG Auks – Selina Martin – Namjera à La Zonmé.

Bouleversante soirée. Où chaque groupe a joué son set comme s’il était le premier, ou le dernier. Dans un des rares endroits où l’initiative culturelle reste possible. Trois groupes bouleversants dans leurs paradoxes et leurs chemins tracés tout en identités propres.
Namjera semble traverser pas à pas un monde essaimé de monstres bizarres, une odyssée où est vécue alternativement le rêve, le combat, des boucles sonores qu’on croit reconnaitre et auquel on se raccroche un peu pour maitriser un peu le tourbillon à venir. On ne ressort pas indemne des Namjera, ils sont une déflagration, il faut du temps pour savoir ce qu’il nous reste de nous après leur passage.

Les OG Auks, en imagerie trois petits pingouins virevoltants sur la banquise. Ils semblent à chaque fois développer des mélodies tranchantes imparables et pourtant … dans leurs progressions une folie cadrée s’empare d’eux, des accélérations ou des appuis sur l’embrayage en plein élan. Tout en courses folles les OG Auks posent, imposent l’urgence.

Selina Martin Music est une météorite incandescente sous les atours d’une fée. Elle se pose à vos côtés, vous prends par le cœur, s’envole avec vous de ses mélodies virevoltantes. A en juger par les airs béats autour, l’enchanteresse réveille des parts de nous. Une belle soirée, comme un conte.

Noël Noël 

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On se voit Samedi

On se voit Samedi 25 Septembre à La Zonmé (Nice) pour le concert mensuel de L’Oreille Qui Gratte

L’Oreille Qui Gratte a déjà effectué sa rentrée sur la bande FM.
En effet depuis le 04 Septembre vous nous retrouvez à nouveau tous les samedis de 20h à 21h sur Agora Cote d’azur.
 
Pour prolonger son travail de défricheur l’équipe de l’oreille qui gratte organise aussi tous les mois un concert à La Zonmé (Nice).
 
La recette reste la même que pour les émissions, un cocktail zonique de jeunes pousses niçoise,
 
En plus de vous faire découvrir le meilleur de la scène locale ces concerts permettent aussi de financer notre web radio www.loreillequigratte.com Notre radio est 100 % indépendante que ce soit dans sa programmation mais aussi dans son financement. Depuis 25ans nous ne demandons aucune subvention. Nos seules rentrées d’argent, nous vous les devons
Le  25 septembre à La Zonmé nous aurons la chance et l’honneur de vous présenter :
 
– OG Auks : de l’Indie Rock aux multiples influences telles que le Hip-Hop, la Funk et le Math Rock, de ce mix sort une mélancolie et une rage bien personnelle.
 
– Selina Martin : La canadienne, cannoise depuis peu, a un style à la fois intime et ouvert,  alternativement doux et dur. Elle pourrait être classée dans les catégories de la pop, du rock, du cabaret, du folk, du punk… le résultat est en fin de compte unique. Il est livré avec la puissance et la beauté subtile de sa voix singulière.
 
– Adrï, artiste de 24 ans se démarque par sa force de composition lui ouvrant de multiples facettes. Du Hip Hop planant à la pop il pose ses univers singuliers. Il s’applique à rendre son art sublime, surtout incontournable.
 
A l’occasion de nos 25ans la MJC Picaud nous a offert un immense cadeau en nous offrant une journée d’enregistrement,
Nous avons enregistré 4 émissions que nous vous proposerons les 1er samedis du mois en audio sur Agora et en vidéo sur nos réseaux sociaux
 
Nous vous en dirons plus très prochainement. Mais je peux déjà vous annoncer qu’à cette occasion nous avons reçu entre autre OG Auks et Adri, je peux donc vous affirmer sur preuve que ces artistes sont de la dynamite.
 
Faites nous donc confiance et rendez vous samedi soir
PAF : Cinq euros (consacrés à la web radio )
 
>restauration et buvette sur place
 
>adhésion à la Zonmé obligatoire5 Euros pour les 365 jours venant.
 
>Règles liées au covid appliquées
 
 
 
La Zonmé : 7 bis rue des Combattants en Afrique du Nord, 06000 Nice
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# 787 Stéphane Brunello

Le Mercredi 15 Septembre 2021

Diffusion le 02 Octobre 2021

Invité : Stéphane Brunello

Pixies : Cecilia Ann (Générique)

Stephane Brunello : Ce train ne s’arrête pas

Stephane Brunello : Après

Stephane Brunello : Les belles années

Les Innocents : Les Cascades

Stephane Brunello : Chacun chez soi

Stephane Brunello : Les Mots Bleus (Cover Christophe)

Stephane Brunello : Politiquement Correct

Les Videos :
 
 
L’Intégralité de l’Interview de Stéphane Brunello https://www.youtube.com/watch?v=Gc654vnJ5Jo
 
Intégralité de la Session acoustique de Stéphane Brunello https://www.youtube.com/watch?v=koMwbKXDuvk
 
 
 
 
Les Mots Bleus (Cover Christophe) https://www.youtube.com/watch?v=7BKN7qbPqWs
 
 
L’Intégralité de l’émission https://www.youtube.com/watch?v=W_ZyimGvxpw
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Rencontre avec Namjera

J’ai eu la chance folle d’être reçu par Namjera dans leur antre pour une interview.
Chance folle tant leur musique m’est ancrée.
J’ai parlé de musique de ce que je devrais nommer œuvre.
Un voyage et un paysage émotif dépeignant des tableaux jetés au ciel, une quarantaine de minutes prégnantes aux limites du shamanisme.
Monter cette itw alternée de leur art est une gageure tant il est dommage de chercher à comprendre complètement tout ce qui est à mon sens indicible.
Une potion magique se ressent, ne se déchiffre pas.
Ici s’égrène comme un battement le temps, qui semble s’allonger doucement, continuer malgré quelques grains de notes dissonantes en rouages, avant l’explosion, longue, diffuse.
On s’avance, rentre dans Namjera comme dans une mer, devenant par moment, océan. Leur musique est une histoire, continue, une immersion de 43 minutes, où chaque seconde est une touche de pinceau dressant paysages, tableaux et pages s’effeuillant seules. Le quatuor livre des échappées puissantes qui nous reviennent en boucles comme des furieuses balles rebondissantes.
De l’orfèvrerie qui par moment s’explose au sol, se remodèle dentelle, s’infuse.
Au début de tout il y avait Aymen, le jeune homme au sourire rayonnant, la base, déjà dans sa position , il est la colonne vertébrale, huile et rouage, fil d’Ariane où chacun tour à tour va monter « funambuler ».
Au début aussi il y avait Jonathan. Un personnage semblant grand petit Prince mais surtout Edwards aux mains d’argent mutantes sous vos yeux, entouré de sa batterie comme autant de potions magiques (pincée d’ici , pincée de là … ). Un jeu tout en équilibre instable pour obliger par moment l’envol, la dégringolade et l’envol, encore, il est par moment, le chemin saccadé, l’escalier dans le vide, la voie qui s’ouvre où chacun va s’engouffrer, tracer chemin, s’ouvrir lumière.
Sebastian est le feu qui couve, la braise qui souvent explose, alimente et s’alimente auprès de l’un, de l’autre, et de l’autre encore, une toupie magique en apesanteur constante.
Et Nico, la présence, l’ancré qui se laisse de temps en temps fissurer par tant de génie (ou de génies) là-dedans (ou dedans), qu’importe, car l’important … C’est trouver la porte, le couloir, l’appel, le saut d’une musique qui vous prends comme une main aux triples… …
De l’orfèvrerie qui par moment s’explose au sol, se remodèle dentelle, s’infuse.
 

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Chansons Romantiques par GiedRé

Une pochette digne d’un symphonie de Mozart et un titre aussi vendeur que « Chansons Romantiques au Piano » voilà ce que nous promet le nouvel album de GiedRe, et pourtant il suffit d’un peu connaître l’artiste pour savoir que ce n’est pas un disque à offrir à mamie.
Pourtant le titre ne nous ment pas avec 10 morceaux joués pratiquement qu’ au piano, mais avec une simplicité dingue s’approchant de la musique pour enfant. De quoi nous forcer à écouter les paroles. Et parlons-en des paroles !
Le non politiquement correct et l’humour noir inspiré de Brigitte Fontaine, Didier Super ou même du grand Brassens me fait encore et toujours autant rire.

Malgré une légèreté enfantine basée sur un humour que je pourrais qualifier de « pipi caca » sans tomber dans l’insulte et une voix qui chante d’une manière toute aussi enfantine on pourrait vite crier à la blague de rue. Pourtant avec une légère ouverture d’esprit on peut y trouver un véritable engagement, pas vraiment politique mais comparable à une prise de position. Vous allez dire que j’exagère mais pour moi une fille qui chante qu’elle aimerait rentrer tous ses sacs plastiques dans le derrière du ministère de l’écologie moi ça me touche.
(Voir le deuxième morceau de l’album, Sac Plastique).
Jouant donc au fil des morceaux du racisme, de l’écologie, de la mauvaise haleine, de la surconsommation de masse, et de la cause féminine qui lui est chère, je peux d’ailleurs citer à ce propos les morceaux « tu as une bite » et surtout « à poil » dans laquelle elle répète la dite phrase tel un père de famille alcoolisé à un concert. « On te veut à poil, mais on ne veut pas tes poils » mais avec sa voix cela sonne presque comme une comptine pour enfant, du grand art.

L’album finit avec « Manger du caca » ou GiedRe nous dévoile le plus grand tabou de la sphère musicale, et révélation tous les artistes rêveraient en réalité que nous chantions en chœur, « 
Moi je mange mon caca et j’aime ça, manger du caca, c’est mon dada à la cuillère ou à la main pour le dessert ou au petit matin manger du caca moi j’aime ça. »
Et avec comme bruit de conclusion de l’album une chasse d’eau. Vous avez dit artiste engagé ?

Baptiste Pégurier 

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# 786 Malt Liquor

Le Mercredi 01 Septembre 2021

Diffusion le 18 Septembre 2021 (1r partie) / 25 Septembre 2021 (2e partie)

Invité : Malt Liquor

Album de la semaine : Yann Tiersen : Kerber

+ Retour sur les concerts de l’été

Yann Tiersen : Ker Yegu

Yann Tiersen : Poull Bojer

Morphine : Buena

Adamé : Pas maintenant

Kid Francescoli : roma hollywood (Live à l’OQG)

Pomme : Anxiété

Katerine :

Tigran Hamasyan : Levitation 21

Les Rita Mitsouko : Les Histoire d’A

Benjamin Biolay : Comme une voiture volée

Asaf Avidan : One day

Mogwai :

Andreas (feat. 2Pac) : Black Panthers Under my Skin

Thomas Fersen : Cest tout ce qu’il me reste

Gaël Faye – Lundi Méchant

Yann Tiersen : The Film

Malt Liquor : Hell I’m blind

Malt Liquor : 18 Février

Malt Liquor : Callin’ Home

The Big Picture : Last Train

Malt Liquor : Sex Drug & Candy

Malt Liquor : Sweater Weather (Cover Neighborhood)

Malt Liquor : ML

Malt Liquor : The Last Train

Les Videos :

Retour sur les concerts de l’été 

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Qui se souvient de…. ? Morphine

Une basse slide 2 cordes jouée au bottleneck, un saxophone baryton et une batterie, aujourd’hui je vous parle de l’une des formations les plus atypiques qui soient : Morphine. Certains penseront que je vous fais un affront en vous demandant si vous vous en souvenez. Morphine reste cependant à mes yeux un groupe qui n’est pas suffisamment évoqué, aussi bien en tant qu’influence qu’en tant que simple référence.

Fondé par le regretté Mark Sandman, ancien membre de Treat Her Right et le saxophoniste Dana Colley, Morphine a eu l’ambition de se faire un nom dans la grande famille du rock alternatif américain sans aucune utilisation de guitare. Un savant mélange de blues, de jazz et d’arrangements propres au rock indé de leur époque a construit leur identité durant sept ans de carrière sans faute. Impossible de rester insensible à ces sonorités insolites, où des compositions langoureuses ou énergiques se mêlent à la voix grave et sensible de Sandman.

Des mélodies hypnotiques pouvant aussi bien nous projeter dans les coulisses d’un club de jazz underground que dans une chambre aux lumières tamisées en charmante compagnie.

Leur album Cure for Pain sorti en 1993, successeur de leur premier effort intitulé Good sorti l’année précédente, est considéré comme l’un de leurs meilleurs, si ce n’est le plus représentatif du trio. C’est d’ailleurs grâce à lui que Morphine se fera connaître en Europe et battra des records de vente pour un label indépendant avec 300 000 exemplaires vendus. Suivront Yes en 1995 et Like Swimming en 1997 qui compléteront et achèveront une discographie constamment fidèle à une technique et un style hors-norme. The Night sortira en 2000, un an après la mort de Sandman, victime d’une crise cardiaque sur une scène italienne.

Morphine aura finalement exercé durant la quasi totalité des années 90, tout en restant à contre-courant des registres phares de cette décennie et en gardant une popularité intacte jusqu’à la fin, ce qui relève de l’exploit.

Remède à la douleur certes, mais également à la monotonie.

Sandra Cillo-Boyer 

 

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La période berlinoise de David Bowie

L’avantage avec David Bowie c’est qu’il a fait tellement d’albums qu’il y en a forcément un que vous aimerez. Personnellement je suis tombé fou amoureux de sa « Trilogie Berlinoise » et plus particulièrement de « Low » premier album de cette trilogie. Seulement à mon sens cette période de Bowie ne se limite pas qu’à trois albums.
Il faut déjà revenir au dixième album du chanteur pour remettre le contexte avec  « Station to Station » sorti en janvier 1976 dans une période très compliquée de Bowie due à sa sur consommation de cocaïne, à tel point qu’il dira plus tard n’avoir gardé aucun souvenir des séances d’enregistrement et ignorant même la ville où il habitait à cette époque. Toujours en est il que « Station to Station » est un super album de transition gardant encore le côté Soul de « Young Americans » l’album précédent, tout en rajoutant une touche de Krautrock inspiré par les allemands Kraftwerk ou encore Neu! Ce sera plus tard la marque de fabrique de la trilogie berlinoise.
Cet album et Isolar Tour , la tournée qui suit, seront l’occasion pour Bowie de créer son dernier personnage, après Major Tom, Ziggy Stardust, Aladdin Sane, et Halloween Jack. C’est au tour du Thin White Duke personnage froid et limite fasciste fortement inspiré de son personnage dans le film The Man Who Fell to Earth dans lequel il joue un extra terrestre en visite sur terre (c’est d’ailleurs ce même extra terrestre qui sera sur la pochette de Low un an plus tard).
De cette tournée reste l’album live sorti deux ans après la mort de Bowie, « Live Nassau Colisseum ’76 » qui reste très bon malgré une qualité sonore pas toujours au rendez-vous sur certains morceaux.
Pendant ce temps Iggy Pop n’a plus de groupe après la séparation des Stooges, il fait d’abord un album en commun avec Ray Manzarek ancien membre des Doors, malheureusement pour lui l’album ne trouvera aucune maison de disques et ne sera publié que des années plus tard.
Appauvri et complètement dépendant de l’héroïne, il passera une année en hôpital psychiatrique afin de combattre son addiction à la drogue. Durant cette période obscure il recevra à de nombreuses reprises la visite de David Bowie, une amitié qui peut paraître étonnante vu les styles musicaux très différents des deux chanteurs (cela s’explique en partie par le fait que c’est Bowie qui a produit Raw Power, dernier album des Stooges).
Bowie décidera finalement d’inviter l’iguane avec lui dans sa tournée Isolar Tour.
La tournée finie les deux musiciens s’exilent en Europe dans un appartement de Bowie afin de produire le premier album solo de Iggy Pop et le onzième de David Bowie, respectivement The Idiot et Low.

The Idiot sous la tutelle de Bowie s’éloigne énormément du style garage rock et punk des Stooges pour explorer une musique plus sombre qui sera plus tard les bases de la Cold Wave pour des groupes comme the Cure et Joy Division (The Idiot sera d’ailleurs 3ans plus tard le dernier album écouté par Ian Curtis avant ses dernieres crises d’épilepsie et son suicide).
Avec des morceaux comme Sister Midnight, Nightclubbing, et China Girl dans l’album, il est pour moi l’un des meilleurs d’Iggy Pop.
Enfin à titre plus anecdotique on peut noter la présence du bassiste Laurent Thibault et du batteur Michel Santangeli connus plus tard pour être les musiciens de Jacques Higelin.
Malgré le succès commercial et critique de The Idiot, certains attribuent sa réussite à l’énorme aide de David Bowie. L’iguane choisira alors de faire un second album toujours avec l’aide de son ami mais dans un style légèrement plus punk rappelant ses débuts avec les Stooges. C’est seulement 6 mois après la sortie de The Idiot que sortira donc Lust For Life, qui est incontestablement un de ses meilleurs albums avec des compositions comme The Passenger ou encore la chanson titre.
Néanmoins entre ses deux albums j’aurais tendance à préférer le premier opus The Idiot et son univers qui ne ressemble à aucun autre.
Aucun autre excepté son cousin Low, car en parallèle de produire les albums d’Iggy, David Bowie ne chaume pas et crée un album tout simplement magnifique (c’est d’ailleurs mon album préféré de tous les temps juste après Stup Religion de Stupeflip, mais ça c’est une autre histoire). Fortement influencé par son travail sur The Idiot et le Krautrock en général cet album signe le vrai début de sa période berlinoise et par la même occasion le début de sa collaboration avec le producteur Brian Eno.
On peut diviser l’album en deux parties bien distinctes, la face A avec des morceaux dans la continuité de The Idiot, avec Iggy au chœur. Des paroles très vagues et imagées permettant une libre interprétation à chacun. Le tout sublimé par une musique expérimentale avec une omniprésence d’une batterie avec un son assez unique.
Et une Face B remplie de bruit ambiant influencé par la présence de Brian Eno et de ses voyages en Europe de l’est. On sort complètement du registre habituel de Bowie pour voyager et rêver au rythme de sa musique.
Plus tard Ian Curtis nommera d’ailleurs son groupe « Warsaw » en hommage au premier morceau de la face B  de Low : « Warszawa », avant d’ensuite le rechanger pour Joy Division.
Enfin bref si il existe un album que je peux vous conseiller d’écouter c’est bien Low, un magnifique chef d’œuvre dont vous ne vous lasserez sûrement jamais.
Bowie ne fera pourtant aucune promotion pour son album préférant partir défendre The Idiot et Lust for life avec Iggy Pop en tournée, se chargeant des chœurs et du clavier lors des concerts.
De cette tournée restera l’album Live « TV Eye Live 1977 » sonnant très punk, et sûrement mixé d’une façon très punk aussi, pour pas dire presque inaudible. Cette album clos ce que je me plais à appeler la trilogie Bowinoise d’Iggy Pop. Bien que David Bowie aura encore l’occasion d’aider son ami dans le futur en produisant par exemple son album Blah blah blah en 1986 ou encore en reprenant « China Girl » en single lors de sa période Let’s Dance afin qu’il touche les droits d’auteur.
De son côté Bowie est de retour en studio pour produire Heroes, album qui sortira pile 10 mois après son grand frère.
Et là on s’attaque encore à un gros morceau vu l’album qu’est Heroes.
Seul véritable album enregistré à Berlin et même en Allemagne de sa période berlinoise, il continue dans la lancée expérimentale avec des morceaux ambiants influencés par Brian Eno ou même des morceaux chantés en allemand.
Mais à la différence de Low, Heroes est beaucoup plus accessible avec des très bons singles comme « Beauty and the Beast » ou encore « Sons of the Silent age » que je vois comme une fierté pour la Belgique par ses paroles inspirées du style d’écriture de Jacques Brel.
Mais si on ne devait garder qu’un seul morceau de cet album, voire même de toute la discographique de Bowie c’est bien le morceau titre « Heroes », musique que tout le monde connaît. Elle est à mon sens une des meilleures sinon la meilleure chanson de tous les temps.
Musique parlant d’amour, d’oppression, d’alcoolisme, du mur de Berlin, de dauphin…
Je n’arriverais jamais à avoir les mots pour décrire ce chef d’œuvre donc allez l’écouter il parlera par lui même.
« We can be Heroes, just for one day ».

A la suite de cet album Bowie choisira quand même d’en faire la promotion, cela donnera l’incroyable tournée mondiale de 78 dates, le Isolar II Tour aussi appelé, Stage Tour, jouant des morceaux de presque tous ses albums (7 sur 12) et incluant même les pièces instrumentales de Low et Heroes.
En septembre 1978 sortira « Stage » album live de cette tournée qui a mon sens aurait complètement eu sa place dans la trilogie Berlinoise rajoutant une vrai dimension supplémentaire à certains morceaux.
Après la mort de l’artiste sortira aussi l’album « Welcome to the Blackout (Live London ’78) » très similaires à « Stage » avec un mixage des basses plus claires que j’aime moins.
(On peut d’ailleurs à mon sens comparer ces deux lives et leurs mixages différents avec Delicate Sound of Thunder et P·U·L·S·E des Pink Floyd).
A peine remis de sa tournée, Bowie est de retour en studio pour enregistrer le troisième est dernier volet de sa trilogie Berlinoise.
C’est donc le 18 mai 1979 que sort son treizième album « Lodger ». Épisode le moins connu des trois, il sera d’ailleurs le moins bien reçu lors de sa sortie. Abandonnant les morceaux ambiants omniprésents dans Low et Heroes, Bowie ne délaisse pourtant pas son approche expérimentale avec l’aide de Brian Eno. Cela donne un disque avec un son unique et encore une fois inédit pour David Bowie, incorporant de la musique du monde sur des morceaux comme « Africain Night Flight » ou encore « Yassasin ». et des très très bonnes compositions comme « Boys keep swinging » et « D.J » que j’adore, ou « Red Money » qu’on croirait sorties de Low deux ans avant.
Après les deux albums très sombres que sont Heroes et encore plus Low, lodger apparaît comme une éclaircie dans la discographie du chanteur, virage qu’il prendra complètements après cet album. Bien qu’il soit le moins bon de la trilogie à mon sens Lodger reste l’un des meilleurs albums de David Bowie.
C’est donc finalement avec cet album que finit ce qu’on peut appeler sa période berlinoise. Un an après sort Scary Monsters (and Super Creeps) album changeant complètement de style avec des morceaux New wave et une touche pop beaucoup plus accessible. Il sera le dernier album comportant les mêmes musiciens depuis Station To Station, on y retrouve d’ailleurs le même son de batterie si unique de cette période.
En conclusion je vous invite fortement à découvrir où redécouvrir cette période si importante de la discographique de David Bowie, qui sera plus tard une des plus grandes références pour Joy Division ou les Cure ainsi que toute la période Cold Wave qui en découlera.
Brian Eno quant à lui aura encore l’occasion de retravailler avec Bowie 15 ans plus tard sur l’album 1. Outside. Très bon album de la dernière partie de la discographique de l’artiste, bien qu’il soit très différent des expérimentations berlinoises.

Baptiste Pegurier

 

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L’Oreille Qui Gratte prépare sa rentrée

« Dans le rock il y a les Rolling Stones et L’Oreille Qui Gratte ».
 
Voilà ce que l’on m’a dit cet été. Cela m’a bien sur fait sourire mais soyons honnêtes m’a flatté aussi. Comme le dit Mick Jagger « Quelque chose de bien ne se termine jamais ».
 Au moment où la plus vieille émission de pop rock de France lance sa 27e saison nous avons tous une pensée pour Charlie Watts qui vient de nous quitter.
Comme tous les acteurs culturels nous souffrons depuis 1 an et demi des restrictions dues à la pandémie. C’est dire si nous piaffons d’impatience de retrouver une vie normale
 
L’Oreille Qui Gratte est dorénavant le rendez vous du samedi soir d’Agora Cote D’azur. Notre concept lui n’a pas bougé nous recevons un groupe qui en plus d’une interview se prête à la règle de la session acoustique, le tout agrémenté de nouveautés issues du rock indépendant ou de la scène locale
 
Si cela vous tente de nous retrouver derrière notre micro merci de nous envoyer un lien musical ici redaction@loreillequigratte.com
 
La 27e saison démarrera sur les ondes d’Agora le Samedi 4 Septembre à 20h avec The Landscape Tape en live
Pour compléter nos émissions nous nous retrouvons aussi tous les mois à la Zonmé (Nice) pour des concerts que nous organisons avec la fine fleur de la scène locale.
 
Voici nos prochaines dates :
Le Samedi 25 Septembre avec OG Auks; Selina Martin & Adri 
Le Samedi 16 Octobre avec The Landscape Tape; Pumba & The Papa’s & Micky Wild
Le Samedi 20 Novembre : Programmation à venir
Le Samedi 11 Décembre : Programmation à venir
 
Je vous donne donc rendez vous à ces occasions
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