Drahla : Useless Coordinates

Alex nous fit découvrir Drahla l’an dernier, et nous le classâmes N°1 dans notre best of 2018

Venus de Leeds et installé à Londres les trois petits jeunes de Drahla enchaînent EPs et concerts depuis trois ans dans un esprit punk

En 2018 le trio a compilé toutes ses parutions (deux singles et un EP) sur un album intitulé « A Compact Cassette » …sur une cassette, bien sûr !

Si Drahla est encore très jeune, il a déjà en lui la maturité, acquise en accéléré par sa soif d’expérimentation, sa volonté de ne jamais rien figer, et une parfaite conscience de ses limites. Chez Drahla, par exemple, on s’échange les instruments pour mieux suivre son instinct et s’offrir cette liberté pas toujours évidente.

Cette année le trio est rejoint par le saxophoniste Chris Duffin – Ils ont poussé le trio basse-guitare-batterie au bout de l’expérimentation et ont invité un sax qui fait son petit effet

et convainc au fil de ces dix titres ; piochant nerveusement dans le post punk et l’indie rock. Quant au saxo de Duffin il virevolte dans des courants jazz-psychédu meilleur effet.

Les thèmes abordés ne sont pas des plus joyeux, restent même classiques à une époque de débats, ou des révolutions sous-jacentes se multiplient. Le groupe pose ainsi un point de vue féministe (React/Revolt), aborde la théorie du genre (Invisible Sex), ou pointe du doigt les dérives des réseaux sociaux (Twelve Divisions of the Day) et notre société de consommation (Stimulus for Living)

Ces 10 titres enregistrés entre des concerts gardent l’énergie brute de la scène qui colle bien à leur post-punk. Rythmes syncopés, mélodies déstructurées, cassures…

Le chant de Luciel Brown – presque enfantin mais assez proche de celui de Kim Gordon – rappellera évidemment Sonic Youth mais évoque aussi les Breeders voire  Gang of Four et Bauhaus…

L’album sort lui aussi en cassette ; originalité décalée dont leur label new-yorkais, Captured Tracks, est friand.

Gil Tau

Continuer la lecture

Jean-Roch Waro

 Auteur, compositeur, guitariste et chanteur. Au cœur des années 1980, son enfance ; il chaloupe entre le Rock’n’ roll brut de fonderie de la « vallée de la Fensch » en Lorraine (Lavillier), et les rythmes de l’Ile de la Réunion natale de son grand-père.

À 15 ans, il forme son premier groupe « Rock Inc. » Et à 20 ans, il ouvre les concerts de, Noir Désir, Paul Personne, Pigalle et CharlElie Couture.

Vient alors le temps de l’émancipation, guitare à l’épaule : New York, Berlin ou Paris (New Morning, Guinguette Pirate, Glaz’art, etc ),

De son amour grandissant pour le jazz, en 2004, naît le Jean-Roch Waro Music Gang, composé de Stephen McCraven à la batterie, Edouard Romano à la trompette, Julien Petit au saxophone, Stéphane Glanois à la basse et Jean Wende à l’orgue Hammond. (Excusez du peu…que des pointures du jazz !)

en 2017, Jean-Roch a sorti un nouvel album (solo) centré autour des guitares et des voix. Sur cet album, il est toujours accompagné par  Stephen McCraven et quelques autres jazzmen

 

Ils ont dit de l’album “Jean-Roch Waro” sorti en 2017:

«Du swing et du groove …De la feel-good music… à découvrir sur disque mais aussi sur scène !»
« Benzine » – Benoit Richard

La basse de « Stalingrad » fait vibrer les boomers, comme sur une production faussement superficielle de chez Tricatel… Et Puis le titre «Avant », nimbé d’une grâce mystérieuse à la Dashiell Hedayat.»
« Jazz News » – Jean-Christophe Baugé
En 2019 il est en préparation d’un nouvel album. On est impatient du résultat

Gil Tau

Continuer la lecture

# 757 Jessica Smith

L’Oreille Qui Gratte # 757

Invité :  Jessica Smith

Album de la semaine : Fat White Family : Serfs Up!

Le Mardi  21  mai 2019

Fat White Family :  I Believe In Something Better

Fat White Family :  Feet

Epsylon(feat Mélismell ) : C’est Plus Le Paradis

Jessica Smith : Rich Now

Jessica Smith : You Light Me Up

Jessica Smith : Drown in You

Fat White Family :  Fringe Runner

The Zemblas : The right to do it

Sloy : Pop

 The Be Good Tanyas : For the Turnstiles

Jessica Smith : I want You (Cover Bob Dylan)

Jessica Smith : Faith and Fire

Jessica Smith : The Edges of You

Les Videos :

Les Rubriques :

Continuer la lecture

Epsylon

En 2017 leur album « Epsylon live » était excellent mais là, leur cinquième album studio (auto financé) vient de sortir et il est encore meilleur !

Depuis 12 ans Epsylon sillonne les routes avec son rock-pop celtique. (Normal ; la formation est née entre Nantes et la Vendée), désormais avec leur 5eme opus Astronaute, ils progressent vers les étoiles avec une force tranquille et une carrière exemplaire, sans esclandre ni tapage… et ça force le respect !

Ils comptent plus de 500 concerts à leur actif, sur des scènes nationales et internationales. Et ce disque nous arrive, avec des titres plus rock, plus forts, plus engagés…

Cela s’exprime pleinement dans ce morceau « C’est plus le paradis » avec la participation de Melissmell

Ça dit que parfois les histoires d’amour finissent mal et que la vie de couple peut s’apparenter à un combat de boxe, voyez l’excellent clip. Ce titre est porté par la voix magnifique de Melissmell « la fille aînée de Noir Désir », (ndlr : et petite fille de Léo Ferré…) le morceau sonne résolument rock et sublime l’album.

EPSYLON, sans avoir peur des remises en cause, repart avec de nouveaux musiciens, confirme une inspiration et une maîtrise du son. Leur répertoire et leurs prestations scéniques sont sans cesse renouvelés, avec des titres qui prennent tout leur éclat sur les tournées. Un coup de patte, un savoir-faire, une identité et une manière de se livrer avec sincérité. C’est tout cela Epsylon… Astronaute : un album qui vise juste et haut.

Gil Tau

Continuer la lecture

Fat White Family : Serfs Up !

Allez on revient sur le look dépenaillé, hygiène douteuse et abus de stupéfiants qui ont marqué les débuts de Fat White Family.

Fin 2013 le groupe britannique mené par Lias Saoudi et Saul Adamczewski deux activistes de la tendance noise, s’affichait entouré de bidoche et d’accessoires militaires, souvent dévêtu et recouvert de déjections variées ! Ils mettaient en musique des histoires sordides de pédophiles anarchistes, d’ulcères explosifs et d’attentats sanglants à Disneyland. Mélangeant nihiliste et hédonisme jusqu’à l’autodestruction…genre trash quand même !

Et ça a failli imploser sous la pression du succès et de la défonce !

Lias Saoudi explique : « Notre nihilisme a rencontré celui du public. Et le monde n’est pas devenu moins désespérant … il y a un plaisir particulier à sauter à pieds joints dans les tabous, alors que la plupart des groupes choisissent des sujets tous plus gris et emmerdants les uns que les autres… comme leur petit ego dénué de tout intérêt. »

Mais le groupe londonien s’est refait une santé et les deux illuminés reviennent avec «Serf’s Up», troisième album surprenant, jouissif et provocateur. Dans le contexte d’un rock britannique au maximum de sa fadeur petit-bourgeoise, le bordel diablement intelligent et dérangeant de Fat White Family est comme une lueur d’espoir – non, tout n’était pas foutu outre-manche, pour la musique méchante et originale !

Le frère de Lias ; Nathan Saoudi a déboulé dans le groupe pour Serfs Up! Qui est l’oeuvre des trois artistes : Saul Adamczeswki, Lias et Nathan Saoudi. Ce dernier qui était plutôt effacé auparavant, est maintenant omniprésent.

Avec le mariage entre les cultures électriques et électroniques, Cette fois-ci, Fat White Family livre ici un rock plutôt expérimental.  Ils osent les chants grégoriens, les rythmiques électroniques lancinantes et la quasi-absence de guitares, souvent remplacées par des cordes.

On est tenté de penser, sourire en coin, que le groupe s’est bien amusé en jouant à paumer ses fans de la première heure ce disque est une alchimie savamment dosée de Leonard Cohen, DEVO et Primal Scream.

Fat White Family détonne, dans le sens où ils sont parmi les rares à ne pas rester un groupe de d’autoréférence stérile, ils explorent !

Gil Tau

Continuer la lecture

Qui se souvient… ? Sloy

Qui se souvient de Sloy ?

Ces dignes représentants du noise rock français dont les clips de Pop  et Idolize faisaient les beaux jours, ou plutôt les belles nuits de M6, à l’époque où nos chaînes de télévision nous proposaient des programmes musicaux dignes de ce nom ?

À celles et ceux qui répondraient par la négative, sachez qu’Armand Gonzalez, Virginie Peitavi et Cyril Bilbeaud avaient pourtant marqué nos chères années 90 avec une carrière digne d’un conte de fées qui aurait été écrit par Lester Bangs. Lassés de leur Hérault natal, ils décident de bouger vers Rennes à raison, puisque c’est là qu’ils seront repérés par le label RoseBud. Ils ne feront que grimper par la suite, notamment après une prestation inoubliable dans le cadre des Transmusicales. John Peel les invite à l’une de ses fameuses sessions sur BBC Radio 1 et l’année suivante, en 1995, c’est au tour de Steve Albini de leur faire les yeux doux. Ils enregistrent leur premier album Plug en sa présence et font les premières partie de Shellac. Un bonheur n’arrivant jamais seul, ils charment de cette manière une certaine PJ Harvey, venue à la base applaudir le projet du célèbre producteur. Vous devinez bien évidemment la suite, ils finissent par ouvrir l’un de de ses concerts londoniens et leurs sons avant-gardistes et expérimentaux séduisent la critique britannique, avec notamment des éloges de la part de Melody Maker ou encore NME.

Leur deuxième album, Planet of Tubes et non seulement une fois de plus enregistré par Albini mais également masterisé aux studios d’Abbey Road. Et l’ascension continue avec une petite médiatisation, dont un remarquable passage sur le plateau de NPA en 1998. Cette même année, Noir Désir les sollicitent pour leur album de remixes One Trip One Noise avec une reprise brillante et atypique du morceau Les Écorchés.

Paradoxalement, ce moment où rien ne semble les stopper marque progressivement la fin de ce parcours sans faute. Leur troisième effort intitulé Electrelite ne fait pas l’unanimité. Le public ne suivra pas autant les influences des années 80 voire même du disco parfois que les délires bruitistes des débuts. Sloy se sépare en 2000 après une dernière grande tournée et quelques premières parties de Placebo.

Armand, Virginie et Cyril ont continué à exploiter leur énergie phénoménale au sein de divers projets (Sabo, Zone Libre, 69, Corleone) naviguant entre folk, free rock, rap ou electronica.

Comme une volonté d’explorer tous les paysages musicaux possibles, ce qui n’étonne guère quand on sait que ces passionnés sont influencés à la fois par Devo, Talking Heads, Pere Ubu et Joy Division. Encore à celles et ceux qui répondraient par la négative: ruez vous sur la discographie de ce groupe culte, dont la musique fut parfois qualifiée « d’épileptique rock ». Vous comprendrez vite pourquoi nos amis anglophones en sont tombés amoureux et vous aurez du mal à vous en passer.

Sandra Cillo

Continuer la lecture

# 756 Arsène Obscène

L’Oreille Qui Gratte # 756

Invité :  Arsène Obscène

Album de la semaine : Cage The Elephant : Social Cue

Le Mardi  14  mai 2019

Cage The Elephant : Broken Boy

Cage The Elephant : Ready to let go

Shaky things : Evil Friend of Mine

Arsène Obscène : brand new girl

Arsène Obscène : more more and more

Arsène Obscène : je me suis fait choper

Arsène Obscène : don’t talk

Cage The Elephant : House Of Glass

Lenny Kravitz :  Are you gonna go my way

Ekova : Starlight In Daden

Lectures de Francois Ibanez

  • Haiku electroniques aléatoires (editions du pont de l’europe)
  • Brèves paysagères (z4 éditions)
  • Lucifere au bord des Larmes (Tarmac)
  • La concision de l’inaudible (Editions Furtives)

Arsène Obscène : destroy

Arsène Obscène : rebound  cover  Charlie Rich

Napalm Beach : why do parties have to end 

Cage The Elephant : Dance Dance

Les Vidéos :

Arsène Obscène

Je me suis fait choper  https://youtu.be/wHAYJl5MeOA

don’t talk https://youtu.be/sJ_FeqUBsSs

Lectures de Francois Ibanez https://youtu.be/TL2cbtw7uz8

Destroy https://youtu.be/OsvD9eOtfkI

Rebound  (Cover Charlie Rich) https://youtu.be/k8YfrrcQZYk

Sur une ile deserte https://youtu.be/u3WNceNtBFg

Session acoustique d’Arsene Obscene https://youtu.be/tiQKlFD4dE0

Les Rubriques

L’Histoire du rock : Qui se souvient…? Ekova https://youtu.be/o-ntLS2ahK8

Continuer la lecture

# 755 Giz Medium

L’Oreille Qui Gratte # 755

Invité :  Giz Medium

Album de la semaine : Circa Waves : What it like over there

 Le Mardi 07 Mai 2019

Circa Waves : Times Won’t Change Me

Circa Waves : Sorry I’m Yours

Jeanne Added : Mutate

Giz Medium : Garavan

Giz Medium : Ballad for Miss Marsol / You call me an utopist yet believe in reforms

Circa Waves : Me, Myself and Hollywood.

Frustration :  Just Wanna Hide

Scott Walker : Jackie

Giz Medium : La Barque

Giz Medium : Proudhon in Manhattan (Cover : Wingnut Dishwasher’s Union)

 Canine : Medusa

 Circa Waves : Be Somebody Good

Les Vidéos

Giz Medium

Les Rubriques :

Continuer la lecture

Frustration

Groupe parisien post-punk formé en 2002, Frustration, a grandi en même temps que Born Bad Records, label parisien vénéré du 9-3

Ils honorent bien leurs aînés, tels Joy Division ou The Fall. Et si le punk peut apparaitre à certains un peu « as been », Frustration avance, lui, depuis 17 ans sans s’occuper des modes.

Les cinq garçons (Fabrice, Mark, Nicus, Emmanuel et Fred) dégagent toujours une énorme énergie déjà sur disque et surtout sur scène.

Notons l’album phénoménal Uncivilized sorti en 2013, avec une pochette signée du graphiste Baldo. Les mélodies sont simples et directes, groove martial, motifs sonores tranchants et guitares profondes.

Frustration, fait de la musique des bas fonds de la société. Ça sent le froid, les métalos et une certaine misère sociale. Une vraie bande-son pour un Germinal contemporain. Sans même entrer dans le détail des textes, rien que le titre des disques :  Empire Of Shame, Uncivilized, Full of Sorrow, laisse entendre que le groupe n’a toujours pas accepté de se mettre dans le moule et c’est tant mieux car le vrai rock ne sonne jamais aussi bien que joué sur de vieux amplis bien usés par la scène…

Déjà vus dans la région (Pantiero) je vous le dis « allez assister à leur show ! C’est tendu c’est hargneux… c’est mémorable ». Les cinq membres forment un prodigieux groupe de scène, aidés en cela par l’arrogance scénique de son chanteur.

Impossible de ne pas penser à Ian Curtis lorsque Fab use de sa voix lugubre et caverneuse. Le punk des Buzzcocks et des Dead Boys… en live aujourd’hui !

Une chose est certaine, vous succomberez immédiatement à l’excitation naturelle de leurs compositions simples à l’efficacité foudroyante.

Rares sont les formations qui peuvent prétendre à une telle cohérence.

Un groupe qui sort de l’ordinaire et qui vous collera à l’esprit.  N’hésitez pas ! ! Courrez à ce concert.

Gil Tau

Continuer la lecture

Jeanne Added

Dans une autre vie, pas si lointaine, Jeanne Added était chanteuse de jazz.

Dans cette autre vie, elle a appris le violoncelle puis le chant lyrique et se forme à la Royal Academy de Londres et aussi dans la classe de jazz du Conservatoire de Paris. Puis elle joue de la basse dans un groupe…

 

Son premier album Be Sensationnel était sombre et magnifique, et on avait salué cette pépite à l’OQG et salué sa « victoire de la musique » (Catégorie révélation)

L’automne dernier Jeanne a sorti Radiate son 2eme album et si la voix et la musique restent exceptionnelles j’avoue être un resté sur ma faim en ce qui concerne le côté bien trop électro à mon goût. On ne retrouve pas la tonalité brute qui la caractérisait, mais bel et bien une vision électro du rock qui a déjà été exploitée des dizaines de fois par tant d’autres talents et je ne m’attendais pas à retrouver Jeanne Added exploiter ce filon… Cet album reste une belle flamboyance électronique, mais avec un son déjà entendu par ailleurs…

L’aspect « instrumental » de Be Sensationnal me manquait, et c’est ainsi :  

j’aime tellement entendre le « glissé » des doigts sur les cordes d’une guitare, reconnaitre si la basse est jouée avec le pouce, « slappée » ou avec un médiator. Et le souffle du trompettiste ou du saxo … enfin ces vrais instruments qui permettent de reconnaitre immédiatement un Hendrix, un Clapton ou un Miles Davis.

Et bien je suis comblé, une édition « Live acoustique » de 4 titres issus de Radiate vient de sortir et ces versions sont une totale réussite.

J’espère que la maison de disque Naïve Records. (label indépendant français)

proposera un album collector avec ces titres en acoustique. Inclus…genre Bonus track

Article : Gil Tau

Photo : Laurane Melzer

Video : Noel Noel

Continuer la lecture

Circa Waves What’s It Like Over There ?

A la recherche de la pépite brit-pop parfaite.

La Britpop à émergé du rock Indé au milieu des années 1990. Il est caractérisé par l’apparition de groupes influencés par des formations anglaises des années 60 et 70, (Beatles, Pink Floyd, les Who, les Kinks)

 Une autre source d’inspiration pour la Britpop était les idoles du glam David Bowie, Queen, T. Rex…La célèbre bataille de la Britpop confronta en son temps, Blur et Oasis pour le titre de « Rois de la Britpop ». On se déchira en deux : les « riches » du Sud de l’Angleterre représentés par Blur, menés par Damon Albarn contre les « pauvres » du Nord avec Oasis des frères Gallagher (issus de la classe ouvrière déshéritée de banlieue).

Liverpool bouge encore ! Le renouveau de la cité ; Circa Waves l’incarne depuis cinq ans et trois albums. Changement de braquet toutefois avec le dernier-né́ : la troupe emmenée par Kieran Shudall (chanteur et compositeur) s’offre sa petite révolution interne avec des intentions pop clairement mises en avant

Ce qui surprend, c’est ce virage décidé du groupe vers de la pop basique et qui fonctionne à merveille, mais qui décevra sans doute les fans de la première heure. Fini la fougue juvénile du premier album ou du rock alternatif sombre et mature du second disque, Circa Waves emprunte un virage à 90° qui pourra déstabiliser plus d’un.

Le disque What’s It Like Over There ? plonge dans la pure pop, voire trop apaisée par rapport à ses prédécesseurs. Passée la petite introduction instrumentale, ce virage est totalement assumé à travers des morceaux sentant la FM !  Les guitares se font moins agressives qu’auparavant. Et elles sont placées en second plan au profit des pianos et de petites touches électroniques. Toutefois, Circa Waves s’en sort parfaitement avec le dansant « Movies » mais aussi les ballades romantiques aux allures 70’s faussement vintage de « Me, Myself and Hollywood », ou bien même les sonorités dignes des Beatles sur « Passport »

On garde cependant un œil sur vous, Circa Waves, et le prochain opus sera encore meilleur, on n’en doute pas une seconde !

What’s It Like Over There? est un album vraiment réjouissant. Et si n’y brille pas l’originalité artistique, il y a en revanche un savoir-faire à toute épreuve.

Avec un sens de l’arrangement efficace, le groupe propose une dose de good vibes ensoleillées parfaitement taillée pour ce début de printemps.

Gil Tau

Continuer la lecture

# 754 Mr White & Embers

L’Oreille Qui Gratte # 754

Invité :  Mr White & Embers

Album de la semaine : Dimone & Kursed :  Mon amorce

Le Mardi 23 Avril 2019

Dimone & Kursed : La Grande Allée

Dimone & Kursed : C’est Nickel

Jessica Smith : You light me up 

Mr White & Embers : Bye Bye Child Eyes

Mr White & Embers : Sligeach

Mr White & Embers : Hands full of sea eyes full of sun

Dimone & Kursed : Le Nord

Winston Mc Anuff & Fixi : Paris Rockin’

Whale : Hobo Humpin’ slobo babe

 The Libertines : Vertigo

Mr White & Embers : Bye Bye Child Eyes

Mr White & Embers : She Gram (Parson Cover)

Mr White & Embers : Walk on the wildside (Lou Reed Cover)

Diomone & Kursed : L’Amorce

Mr White & Embers : Speed Stone Rock”a ‘ roller

Les Videos

Mr White & Embers

Les Rubriques :

Continuer la lecture

Qui se souvient…? : Whale

Qui se souvient de Whale, groupe suédois qui a connu un petit succès européen dans les années 90 ?

Mené avec brio par la folie douce de la chanteuse et présentatrice Cia Berg, devenue Cia Soro, ce groupe était aussi composé de son petit ami de l’époque Henrik Schyffert, lui aussi animateur télé et également comique et de l’ingénieur du son et designer Gordon Cyrus, bassiste à l’origine du projet aussi connu pour avoir fondé le label d’urban music Breakin’ Bread.

Alors qu’il est difficile de se retrouver concrètement parmi leurs influences à la fois inspirées du label Sub Pop, flirtant autant avec l’expérimental que le trip hop, les musiques électroniques ou encore le hip hop, on constate vite chez ces trois fortes personnalités un sens de l’humour irrésistible et une petite obsession pour la chose, les paroles de Whale possédant souvent un lien avec ce qu’il se passe en dessous de la ceinture. Une volonté de ne pas se prendre au sérieux qui séduit le public et les critiques, car elle semble en totale contradiction avec leurs compositions pourtant extrêmement bien travaillées et maîtrisées. Leur talent ne passe pas inaperçu et ils tapent dans l’œil vitreux d’un certain Tricky, qui assistera à la production de leur premier album We Care et posera même sa voix dans quelques morceaux. We Care sort en 1995,  mais leur premier single Hobo Humpin Slobo Babe affole déjà les charts depuis plus d’un an, avec ses guitares furieuses et son refrain aux allures de chant de supporters. Il remporte d’ailleurs le MTV Europe Music Award pour son clip délicieusement absurde réalisé par Mark Pellington, remarqué plus tard pour ses films certes (Arlington Road, The Mothman Prophecies), mais aussi son travail auprès de U2, Pearl Jam, INXS ou encore Nine Inch Nails.

En étant si bien entourés, il ne leur faudra pas attendre longtemps avant de tourner auprès de Tricky évidemment, mais aussi de partager les dates de gros noms tels que Blur ou Placebo.

Trois ans plus tard, le trio devient quintet. Nouveau line up et nouvel album. Leur deuxième effort s’intitule All Disco Dance Must End in Broken Bones. La mentalité et le désir d’innover restent les mêmes, mais malheureusement la formule, bien qu’efficace aura moins d’impact qu’en 1994, et le groupe se sépare presque dans la foulée, juste après la sortie du premier single Deliver The Juice. Une carrière qui se termine en même temps qu’une décennie, celle de toutes les fusions possibles, à l’image de ce groupe fort sous-estimé.

Sandra Cillo

Continuer la lecture

Dimone & Kursed : Mon amorce

DIMONE

En solo, il sort ainsi en 2014 son quatrième album, Bien hommé, mal femmé, mais c’est le troisième dis-que, Madame Blanche, qui l’a fait connaître en 2009. En 2012, il reçoit le grand prix de l’académie Charles Cros pour la révélation scène, qui lui apporte une certaine notoriété et l’installe ainsi dans la chanson française.

Mais cet auteur, Dominique Terrien à la ville, ne se laisse pas enfermer dans des « cases » facilement, comme son nom de scène le résume si bien : Démon, en catalan.

Il est de retour 5 ans après son dernier disque ! Le chanteur montpelliérain Dimoné vient de sortir un 5e album intitulé « Amorce ».

Cette fois-ci pas de solo ou de duo, Dimoné s’affiche en bande, en compagnie d’un autre groupe local : Kursed. 

Un mélange des genres et des générations qui a séduit cette figure du rock héraultais. L’ensemble des titres de l’album ont été enregistrées au studio Mirador, à Corconne, au pied du Pic Saint-Loup, le tout dans les conditions du live. en Occitanie

« Le voilà mon gang, Kursed, un groupe, rock, quatre garçons, d’une maturité rare du haut de leurs vingt ans. Et puis me voilà, moi, rendu pile au milieu, passager de mes chansons pudiquement pas sages.  après 5 disques à les jouer sur scène en duo avec Jean-Christophe Sirven. Elles, que j’ai déshabillé jusqu’à l’os, amené parfois jusqu’à la limite, et même relooké. Il est venu le temps de cet inéluctable appel de la tribu, avec mon pédigrée de chanteur nourri d’intranquillité. Ce sera avec Kursed et leur son donnera la couleur à mes nouvelles chansons, sur scène comme sur l’album »

Kursed

Nous sommes un quatuor originaire de Montpellier, avons monté le groupe avec Thomas quand nous avions 13 ans nous sommes des amis d’enfance mais la formation actuelle à 2 ans et demi, c’est un peu un renouveau, c’ est un second souffle

Notre première scène avec Thomas nous l’avons faite vers nos 13/14 ans. Depuis toutes ces années, je ne sais combien de dates nous avons pu faire mais nous devons être autour des 300.

Et puis il y a cette voix, très grave, qui déclame le texte comme une poésie, avec une articulation précise et soignée. Pourtant, ce sont des mots très crus qui expriment ses sentiments, ses émotions d’homme qui a peur d’être abandonné.

On retrouve des influences de la chanson française avec des textes touchants comme l’aurait fait Alain Bashung, mais dans ce timbre vocal si particulier

Dimoné et sa nouvelle bande partiront en tournée un peu partout en France pour faire découvrir leurs titres.. 

Continuer la lecture

# 753 Lo Pailhes

L’Oreille Qui Gratte # 753

Invité :  Lo Pailhes

Album de la semaine : Spiral Stairs  : We Wanna Be Hyp No Tized

Le Mardi 09 Avril 2019

Spiral Stairs : Hyp No Tized

Spiral Stairs  : BTG

Géraldine Torres : La Moneda

Lo Pailhes : a Phu Quoc

Lo Pailhes : Le Train

Spiral Stairs  : Swampland

Romuald Valin : Extérieur Nuit

 David Bowie : Slow Burn

Lo Pailhes : Qu’elles montent toutes

Lo Pailhes : je ne pourrais pas vivre a Berlin est

Lo Pailhes : Space odity

Joaquin Phoenix :  I Walk The Line

Spiral Stairs  : Hold On

Les Videos

Lo Pailhes

Les Rubriques

Continuer la lecture

Géraldine Torres

La semaine dernière le réseau La Taache ( Nemen ) organisait la venue de Géraldine dans la région et ce fut une réussite avec pas moins de 6 supers concerts en 6 jours.

Je l’ai vue deux fois : au K Fé Malté à Vence, et au « 10 » à Tourrettes s Loup pour un apéro concert de rue. Six dates de mardi à dimanche sans repos, beaucoup de public, beaucoup d’applaudissements, beaucoup de chansons pour raviver nos cœurs et nos esprits.

Géraldine fait de la « chanson à texte » festive et engagée et se produit sur scène à deux, trois ou quatre. Elle cite dans ses influences des gens comme Renaud, Brel, J R Caussimon,  A Leprest, B Dimey, Anne Sylvestre… mais aussi des poètes Neruda, Alberti, Garcia Lorca…

Elle est tombée dans le chaudron de la musique, toute petite… Ce fut le conservatoire, le théâtre, puis l’école du cirque et le festival itinérant des quartiers. Arrivée dans la chanson elle suit la Mano Negra et « tourne » aussi avec Les Hurlements de Leo, Karpatt, la Rue Ketanou et d’autres encore, puis dans les années 2000, fonde le groupe de 4 filles de Face à la Mer

Mais après dix ans elle prend une route plus personnelle et crée son propre projet dans lequel elle chante le monde comme elle le voit, et écrit pour témoigner avec simplicité de ce monde pourtant complexe

Son arme de séduction massive, ce sont ses chansons qui ne sont pas que de simples mélodies et quelques paroles, mais des histoires à la fois douces et bouleversantes, qui mêlent force, poésie et revendications sociales.

Contestataire ; Géraldine nous emporte et nous raconte de poignantes tranches de vie et si elle fait peu de chansons d’amour, celles-là sont si belles…

Géraldine Torres et Arnaud Beugnon nous ont ravis lors de cette tournée à travers les Alpes-Maritimes. La scène reste leur terrain de jeu préféré, voilà les vrais troubadours contemporains.

Continuer la lecture

SPIRAL STAIRS : We Wanna Be Hyp No Tized

Pour situer cet album de la semaine, je vais commencer par un petit détour dans les années 90 avec un certain groupe californien que forcément, vous n’avez pas oublié, je veux parler de Pavement, connu pour son style lo-fi et qui a eu une grande influence dans le monde du rock indé.

Pavement est formé en 1989 par Stephen Malkmus et son pote Scott Kannberg. L’influence la plus évidente des américains est celle du groupe anglais The Fall. Les deux créateurs à la fois guitaristes-chanteurs, sont aussi connus sous leurs pseudonymes respectifs S.M. pour Malkus et Spiral Stairs pour Kannberg. Vous voyez on y arrive…

Ces deux dernières années, nous avions eu des news de Stephen Malkmus qui nous avait gâté par deux fois : un album Jicks paru l’an dernier et aussi un autre album en solo Groove Denied.

Mais Scott Kannberg ? Et bien lui aussi, reprend du service et suite à un album l’an dernier Doris and the Dagger ; plutôt laid-back, il prend un virage orienté vers un classic rock et le glam des années 1970. Il annonce la couleur avec son groupe Spiral Stairs et revient en force ce mois-ci avec We wanna be hyp no-tized.

Personnellement, j’ai particulièrement aimé ces titres brillants comme l’intro éponyme « Hyp-No-Tized » ou bien « Diario » et « Them Cold Eyes » où ils n’ont pas peur de flirter avec des influences comme Van Morrisson ou bien le Nick Lowe des débuts.

Entre l’interprétation fougueuse de Kannberg et les arrangements stadium rock, de « Hold On», « BTG » ou encore « Dear Husband » ça me ferait penser à du Bon Jovi ou Aerosmith…Spiral Stairs le dit « Ces disques que j’ai écoutés et réécoutés et auxquels j’aspire à ressembler aujourd’hui et voilà de quoi être hypnotisés »

Kannberg déclare ainsi « à 20 ans, je pensais tout savoir – je connaissais tous les nouveaux groupes avant tout le monde – mais cela m’a fermé à beaucoup d’artistes. Des groupes que je n’aimais pas en 1994 ou en 2004 et auxquels je ne croyais pas. Maintenant je suis un peu plus vieux et je me dis, comment est-ce que j’ai pu rater ça ? »  

Je suis bien d’accord avec ce monsieur…et vous ?

Continuer la lecture

I Walk the Line

 I Walk the Line

Est une chanson écrite par Johnny Cash et enregistrée en 1956.

Dès 1970, un premier film I walk the Line utilisera ce titre dans sa BO

En 2005, un biopic sur la vie de Johnny Cash, réalisé par James Mangold, et reprend le nom de cette chanson : Walk the Line ( sans le « i » je )

Les comédiens Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon incarneront à l’écran Johnny Cash et June Carter qui ont choisi eux-mêmes ces acteurs. Malheureusement, Cash et Carter ne purent voir le résultat final, ils moururent tous les deux en 2003 avant la sortie du film.

C’est Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon ont interprété eux-mêmes les chansons du film. Ils eurent des cours intensifs de R n R ! Le réalisateur explique : »Les acteurs qui n’étaient pas musiciens au départ, le sont devenus… »

La légende…Cash

Le 13 janvier 1968, Johnny Cash donne deux concerts à la prison de Folsom en Californie. L’album Johnny Cash at Folsom Prison, lancé quatre mois plus tard, grimpe dès sa sortie au palmarès du Billboard. 
en 1955, il avait écrit la chanson Folsom Prison blues, après avoir vu un film  Inside the walls of Folsom Prison
 
Johnny Cash, a répété pendant deux jours à la prison. Les deux concerts se sont ouverts avec le titre Folsom Prison blues, et une place importante a été accordée aux chansons inspirées du monde carcéral, comme 25 minutes to go
 
Grâce à ses concerts à Folsom, Johnny Cash a réussi à rassembler les amateurs de rock, de country et de folk et relancer sa carrière. Johnny Cash devenait le « défenseur des oubliés et des exclus » et entrait dans la légende.  

Gil Tau

Continuer la lecture

# 752 Michel Borla / Hommage à Mark Hollis (Talk Talk)

L’Oreille Qui Gratte # 752

Invité :  Michel Borla

Interview de Phill Brown  en Hommage à Mark Hollis (Talk Talk)

Le Mardi 02 Avril 2019

Lo Pailhes : A Phu Quoc

Michel Borla : Quelques mètres

Michel Borla : Tes veines

Michel Borla : Je n’y pense plus

Michel Borla : Quand j’aurai vingt ans

Neil Young : When you dance

Michel Borla : Fat old sun (Cover Pink Floyd)

Rustin Man : Vanishing heart

Talk Talk : It’s My Life

Talk Talk : Inheritance

Talk Talk : Ascension Day

Talk Talk :  Watershed

Mark Hollis : Siletemps have youheard the news ?

Les Videos :

Tes veines https://youtu.be/WZ3O-Tf2rok

Je n’y pense plus https://youtu.be/MOnkm3VZzZ4

Quand j’aurai vingt ans https://youtu.be/ig41OCnHQW8

Fat old sun https://youtu.be/k_Vy94TQMLk

Session acoustique de Michel Borla https://youtu.be/QCxazrGsaAI

Les Rubriques :

Autoproduction: Lo Pailhes https://youtu.be/sCDZYSFsJbo

Interview de Phill Brown en hommage a Mark Hollis (Talk Talk) https://youtu.be/Ui9VtWr6WUM

Continuer la lecture

# 751 Dullboy

L’Oreille Qui Gratte # 751

Invité :  Dullboy

Album de la semaine : Fews : Into red

Le Mardi 19 Mars 2019

Fews : More Than Ever

Fews : Quiet

Michel Borla : Quelques Mètre

Dullboy : Dragon Fly Blues

Dullboy :  Smoke My Fag

Fews : Business Man

Dominique A :  La Clairiere

 Press Gang Metropol : Stale Mate

Dullboy : April’s Fool

Dullboy : Cover de PJ Harvey, Down By The Water

Dullboy : Salt Lake Pity

Joaquin Phoenix :  I Walk The Line

Fews : Over

Les Videos

Dullboy :

– Smoke My Fag https://youtu.be/Iy2yNq_GWRs

– April’s Fool https://youtu.be/AuauMdyM1tU

– Cover de PJ Harvey, Down By The Water https://youtu.be/79Iw213_xK8

– Salt Lake Pity https://youtu.be/6nkBu8QTVCE

– Sur une ile deserte https://youtu.be/NOXC8ZlBvD8

Session de Dulboy pour L’Oreille Qui Gratte https://youtu.be/NONWndREdjU

Les Rubriques :

-Album de la semaine : Fews : Into red http://loreillequigratte.com/fews-into-red

Autoproduction : Michel Borla https://youtu.be/gMqw67C0gP0

– Les annonces de concert : http://loreillequigratte.com/les-annonces-concerts-751-le-mardi-19-mars-2019

Continuer la lecture
Fermer le menu