C’est à 25ans que les Nuits sont les plus belles

Chaque année le festival des Nuits Du Sud a un défit à relever :

Il y a deux ans c’était le Covid, relevé sans mal avec les parenthèses.

L’an dernier il fallait s’adapter une place plus petite. Gagné haut la main. Il y a parfaitement la place de faire un festival sur la nouvelle place (fausse polémique)

Cette année il fallait faire sans Téo Saavedra, l’homme qui a fait si bien grandir ce festival. La aussi le défit fut relevé.

La nouvelle équipe (radio Nova) a une compétence certain puisqu’elle organise déjà  Rock En Seine. Elle s’est appuyée sur le concept du festival (créé par Christian Iacono et René Montgrandi) c’est-à-dire de la musique du monde, de qualité, dans un cadre familial (la place du Grand Jardin) en cœur de ville avec bars, restaurants, et fontaine ouverte, le tout à un prix défiant toute concurrence.

La recette est éprouvée et elle marche à tous les coups. Ce fut encore le cas cette année avec une réussite publique et artistique indéniable.

 25 ans obligent,  les organisateurs ont eu une petite augmentation du budget ce qui a permis d’avoir des noms encore plus célèbres qu’à l’accoutumé. Les organisateurs nous ont proposé 8 superbes soirées avec à chaque fois une cohérence artistique impeccable.

Le 22 Juillet 2016, huit jours après le tragique attentat terroriste de la promenade des anglais Bob Sinclar avait rallumé la joie de vivre sur la place du grand jardin avec un set qui 6 ans après est encore dans les mémoires. Symboliquement c’est à lui que la nouvelle équipe organisatrice a donné la responsabilité d’inaugurer cette édition anniversaire. Vence s’est transformée en dance floor géant. Là encore ce fut une réussite https://youtu.be/qLjnnN93v4Q

  Lass ne se contente pas comme la plupart des groupes de reggae de faire du sous Bob Marley. Non, il a sa propre originalité, notamment en raison des sons électroniques https://youtu.be/Q2yU7rhCF7M

Nous avions déjà vu (à deux reprises) et adoré Bonga sur la scène vençoise. Du haut de ces 79 ans l’angolais a confirmé qu’il était en pleine forme avec sa Semba (fusion de musique africaine) https://youtu.be/Zclxk7lD8UI

Camelia Jordna fut la déception du festival. Le public partant au fur et mesure de la soirée ou s’endormant Elle donna l’impression de ne pas y croire elle-même puisqu’elle n’a même pas pris le temps de ce looker (arrivant sur scène en cycliste…).  Dommage car elle a beaucoup de talent mais elle n’arrive pas à faire décoller sa musique métisse https://youtu.be/Wf8hz_TIM0M

  Berywam belle surprise que ce groupe de beat box. De loin cela n’a pas grand intérêt mais si l’on s’approche on réalise que tous les sons d’instrument sortent de la seule bouche des quatre membres, le spectacle prend une toute autre ampleur. https://youtu.be/Tdzo-lEc724

Oumou Sangaré est une très grande dame. Elle l’a confirmé. Son chant féministe est porté par du folk, rock et de la musique traditionnelle Malienne. https://youtu.be/dJzyzuf1nU8

Déception pour La Yegros : musique d’Amérique du sud, énergie et look sont au programme malheureusement il manque l’essentiel les mélodies. https://youtu.be/bsE9XE4imr4

Belle fusion arabisante à base de rock, rap, rai, reggae pour les grenoblois de Gnawa Diffusion. Nous nous interrogeons sur l’étrange final (muet) de ce concert. https://youtu.be/VoahtXCRvWU

Quelques polémiques sur la prestation de Charlotte Adigery & Bolis Pupul , certains ont trouvé qu’ils n’avaient pas leur place aux Nuits Du Sud. Effectivement ils auraient été mieux à l’aise dans la noirceur d’une boite de nuit enfumée. Mais je trouve qu’ils s’en sont parfaitement tirés dans un contexte qui ne leur était pas favorable. Précisons pour l’anecdote  que la maman de Charlotte a vécu quelques années dans notre Vence. https://youtu.be/JzAmBVu8_rA

Benjamin Biolay est certainement le plus grand chanteur français en exercice, ce fut une fierté pour tous les vençois de le recevoir https://youtu.be/YkyET91EcuQ

Delgres je pense que c’est la première fois de ma vie que j’ai apprécié un groupe chantant en créole (normalement c’est rédhibitoire) mais quelle énergie. https://youtu.be/eDMqEsss81w

Lilly Wood and The Prick ont mis le feu à Vence avec leur pop electro. Prayer in C leur hit imparable est peut être  l’hymne le plus efficace de ces 15 dernières années. https://youtu.be/vmPHRsID0jc

 Groundation c’est du lourd en termes de reggae. Déjà vu et entendu à ce même festival, ils ont une fois de plus ravi le public. https://youtu.be/FdlF2pJ_Qns

L’entourloop mix entre Reggae, Hip Hop, trompette et culture cinématographique,  ça fonctionne à merveille. https://youtu.be/wYKtxJKQNPs

General Elektriks s’était déjà produit à Vence le 1 avril 2017 à l’occasion du Printemps des Nuits Du Sud. Cette date a marqué à tout jamais l’histoire de Vence. Ils ont quasiment réédité l’exploit d’il y a 5 ans avec leur mélange de funky; groove; jazz; electro; Hip Hop, Garage le tout sur des ressorts auxquels aucune fille ne résiste. https://youtu.be/KLTY-RfaZ9U

Finale au rythme des fanfares balkaniques qui flirtent parfois avec le punk. Irrésistible Emir Kusturica. https://youtu.be/nOtF7qHisKQ

Pour le concours talents des Nuits Du Sud trois groupes ou artistes étaient en compétions Adri nous proposa du rap aux airs de Julien Doré. A L’image des spectateurs qui lui ont offert le prix du public nous sommes tombés sous le charme, à tel point que l’oreille qui gratte lui a offert en plein Covid sa toute première scène (a la MJC Picaud) https://youtu.be/AwnGX3UaRV8 Recréation ne porte pas bien son nom, nous avons en fait à faire à des premiers de la classe tout juste sortis du conservatoire qui nous offrent un funk des plus pointu. Prix France Bleu. https://youtu.be/E-P1hBgH2do Bien que je déteste le reggae (le mot n’est pas trop fort) j’ai adhéré à l’énergie de Baltimores (Prix du jury) https://youtu.be/xwck93yQzaQ

Le test de la première année s’est donc passé à merveille pour la nouvelle équipe dirigeante. Maintenant qu’ils ont essuié sans le moindre dommage les plâtres, il y a fort à parier que le festival n’ira que crescendo. A l’année prochaine                                 

Article : Simon Pégurier

Photos : Baptiste PegurierNoel Noel

 

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