# 785 The Landscape Tape

L’Oreille Qui Gratte # 785

Le Jeudi 29 Avril  2021

Diffusion le 04 Septembre 2021 (1r partie) / 11 Septembre 2021 (2e partie)

Invité :  The Landscape Tape

Album de la semaine : New Pagans : The Seed, The Vessel, The Roots And All

The Landscape Tape : Call The Sun

The Landscape Tape : The Makover

The Landscape Tape  : Three Time Denial

Charles Douglas : Prince

The Landscape Tape : Silver In The Brow

The Landscape Tape : No Fun (The Stooges Cover)

The Landscape Tape : Wooden Chips

New Pagans : It’s Darker

New Pagans : Charlie Has the Face of a Saint

 CiaoBasta : Pat’le cambrioleur

New Pagans : Harbour

Corpus_Delicti :  Atmosphere 

Rone & Dominique A : À l’errance

Francoise Breut : la Fissure

La Femme : Le sang de mon prochain

Feu ! Chatterton : Écran Total

New Pagans : Yellow Room

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New Pagans : The Seed, The Vessel, The Roots And All

Pour les mécréants comme moi, un groupe rock se baptisant Nouveaux Paëns – New Pagans – ça suscite quelque interrogation et donc ce qu’ils racontent et aussi leur histoire et leur musique m’interpelle…

Après un single en 2016 «I Could Die», et en 2020 l’EP «  Glacial Erratic » le quintette nous gratifie ici en 2021 d’un album très attendu The Seed, The Vessel, The Roots And All.

Bien que ses camarades se soient fait les dents en jouant dans diverses formations de la scène musicale Irlandaise, Lyndsey Mc Dougall n’a aucune expérience d’un groupe avant de former New Pagans.

New Pagans, c’est trois hommes et deux femmes, profondément épris de musique, d’art, de religion, d’histoire, de féminisme. Mc Dougall a été élevée dans un foyer religieux, et dans un cadre théologique moral subverti et cela l’a forcément influencée. A cette époque elle écoute de la musique profane « interdite » comme les Pixies ou les Smashing Pumpkins pendant que ses parents dorment. Le rock alternatif musclé identifiable dans la démarche de New Pagans n’est pas loin des guitares de Sonic Youth, dont Kim Gordon est d’ailleurs l’icône musicale.

A leurs débuts ils contaient des histoires de maternité et de vrais monstres dans un mélange gothic-indie et leur rock déjà incisif ! Et cette orientation est plus qu’évidente dans ce premier album qui est plein de rock indé bruyant et mordant qui sonne comme une urgence. Le mariage de la voix et de l’image chargées de tristesse de Lyndsey McDougall , avec la furie totalement explosive de Cahir O’Doherty est imparable. McDougall chante et sa voix claire contraste avec la tempête de guitare et de batterie derrière elle.

Lyndsey McDougall est chanteuse mais aussi une chercheuse dont la thèse de doctorat examina le rôle oublié des artistes féminines dans l’histoire à travers leurs travaux pour des organisations comme l’Église irlandaise ou les francs-maçons.

Sa mission avec New Pagans partage cette thèse : « amplifier les voix marginalisées, en particulier celles des femmes, et s’interroger sur la manière dont l’histoire décide des histoires dont on se souvient et de celles qui ne sont pas racontées ».

La piste de clôture «Christian Boys», est une réplique à l’hypocrisie sexiste de l’Église. «Les garçons chrétiens sont les pires que je connaisse», répète McDougall dans la chanson,

« Nous aspirons à la victoire, donc de belles choses peuvent grandir», chante-t-elle à la fin du morceau d’ouverture «It’s Darker», offrant une sorte d’énoncé de mission au groupe qui dirait que les livres d’histoire sont écrits par les gagnants.

Si tel est le cas, les nouveaux païens devraient sans aucun doute avoir leur mot à dire.

Gil Tau

 

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# 784 Micky Wild

L’Oreille Qui Gratte # 784

Le  Mercredi 28 Avril  2021 – 14h30

Diffusion 19 Juin 2021 (1r partie) / 26 Juin 2021 (2e partie)

 

Invité :  Micky Wild

Album de la semaine : MisterWives :  Superbloom

Micky Wild : Cherry cake

Micky Wild : Yuko

Micky Wild : Kraken

Adri : Sauve moi

Micky Wild : Le tourbillon de la vie (Reprise de Jeanne Moreau)

Micky Wild : Océans

Micky Wild : Baby One More Time (Britney Spears Cover)

Micky Wild : Ersatz

Micky Wild : California

DJZebra : Camille as you are

MisterWives :   3 Small Words

MisterWives :   Find my way home

MisterWives :   Running in place

Alain Bashung  :L’eau et le vin

Alain Bashung : Céline

Alain Bashung : Les Mots Bleus

Jay Jay Johanson : Why Wait Until Tomorrow

Portishead : The Rip

Nika Leeflang : Bad Sunday

MisterWives :  Superbloom (at the live dream)

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# 783 Selina Martin

L’Oreille Qui Gratte # 783

Enregistrement Mardi 27 Avril  2021

Diffusion : 05 Juin 2021 (1r partie) / 12 Juin 2021(2e partie)

 

Invité : Selina Martin

Album de la semaine : Rasha Nahas :  Desert

Selina Martin : The Addicted

Selina Martin : Since You’re gone

Selina Martin : Your face goes long

Fine : 2 3

Selina Martin : Smile

Selina Martin : Where is my mind (Cover Pixies)

Selina Martin : Live acoustique

Selina Martin : Bike

Rasha Nahas : The Clown

Rasha Nahas : Desert

 Angevil : Une Journée sur terre

Rasha Nahas: Lover, Lover, Lover

The Traveling Wilburys :  Tweeter and the Monkey Man

Leonard Cohen : Sisters Of Mercy

Leonrad Cohen : The Hill

Matt Berninger : One More Second

Cabane : tu ne joueras plus à l’amour (feat. Bonnie ‘Prince’ Billy)

Rasha Nahas: Ashes

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Rasha Nahas : Desert

La mer Morte était vivante, il y avait une femme et un enfant, et elle ne pouvait pas vivre chez elle, a-t-elle dit, elle a erré, perdue et elle a erré vers l’ouest !

 

La chanteuse / compositrice palestinienne désormais à Berlin, Rasha Nahas, a sorti son premier album, auto produit, sur son label, Rmad Records – le LP de 9 pistes présente un son rock très original. On a découvert Rasha Nahas grâce à son premier single «  Desert », accompagné d’un clip vidéo ambitieux filmé à Haïfa, politiquement et personnellement chargé    https://www.youtube.com/watch?v=qQE5lzuvwd8

 

Cet album, est une chronique de moments, un collage complexe qui documente un voyage, de la Palestine à l’Allemagne – C’est la soif, la solitude, les mirages, les rencontres en cours de route, la nostalgie et l’idée d’appartenir à quelque chose de plus grand. …

Desert c’est poésie exemplaire, une chanson sans refrain, un poème épique, vraiment assez surprenant dans son ampleur émotionnelle. C’est une narration expressionniste d’inspiration Kurt Weill, sur fond de cordes tourbillonnantes de mélodies lancinantes arabes. C’est aussi la fondation d’un groupe rock…

Né sur le rocher, quelque part dans le vide. Poussière et premier rayon de soleil, le cœur saigne. «Desert» commence ainsi et sait répandre la magie non seulement avec les mots, mais aussi avec la musique. Rasha Nahas utilise le rock alternatif comme scène polyvalente et variée, la guitare, la basse et la batterie sont soutenues par le violoncelle et le violon. Les mélodies sont transmises, amplifiées et étirées – un premier album fait de racines et de traditions.

À seulement 24 ans, Rasha Nahas a présenté là un premier album impressionnant. La Palestinienne au passeport israélien, qui vit à Berlin travaille comme musicienne pour différents théâtres, se montre ici comme une artiste solo talentueuse. « Desert » contient des chansons rock, fiévreuses et des tendres ballades sur la vie difficile au Moyen-Orient.

Rasha Nahas a beaucoup à dire, les moments compliqués et la beauté naturelle font partie de sa vie. Et en ces temps troublés, on n’a pas beaucoup de disques à remettre aussi souvent et avec autant de plaisir, sur sa platine.

Il y a beaucoup à découvrir sur «Desert», Rasha Nahas se montre dans ses chansons comme une personne aux multiples facettes pleine de rêves et d’expériences. Peu importe que les histoires soient vraies ou inventées, tout est possible…

Gil Tau

 

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# 782 : OG Auks

L’Oreille Qui Gratte # 782

Invité : OG Auks

Album de la semaine : Alice Cooper : Detroit Stories

Enregistrement Lundi 26 Avril  2021 – 13h

Diffusion : Samedi 22 Mai 2021 (1r partie)  – Samedi 29 Mai 2021 (2e partie)

 

OG Auks : Bitter Tea

OG Auks : Realistic Taste of your mind

OG Auks : Bitter tea

Snarky Puppy : What about me

OG Auks : Other me

OG Auks : Riot Van : (Cover Artic Monkey)

OG Auks : Out Of Time

Pink Floyd : Comfortably Numb

Raphael  : Personne n’a rien vu

Mathieu Boogaerts  Annie

Arman Méliès : Météores (avec Hubert-Félix Thiéfaine)

Eddy De Pretto : Parfaitement

Alice Cooper : Our Love Will Change the World

Alice Cooper : Hail Mary

Alice Cooper : Hanging on by thread

 Cherry Pills :  Short it Out

Alice Cooper : East side story

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Qui se souvient de… ? Comfortably Numb

Vous êtes vous déjà posé la difficile question de choisir votre morceau préféré de certains groupes ?

Moi oui, et pour les Pink Floyd je peux répondre sans hésitation Comfortably Numb ! Deuxième single de l’immense concept album The Wall.
C’est l’un des derniers morceaux de l’entente Gilmour/Waters. Musique composée a l’origine par David Gilmour pour son premier album du même nom, il décide finalement de le proposer pour l’enregistrement de The Wall.
Problème me direz vous, Gilmour et Waters n’arrivaient pas a se mettre d’accord sur l’enregistrement du titre, cela donnera une chimère entre l’intro que voulait Rogers Waters, et les solos de guitare de David Gilmour. (On peut d’ailleurs noter que dans les nombreux albums live post Rogers Waters, Gilmour fait durer le solo de guitare 3/4min de plus).
Du côté des paroles elles sont écrites par Rogers Waters s’inspirant d’une expérience d’injection de tranquillisant avant un concert, le rendant « Confortablement engourdi ».
L’idée sera reprise ensuite dans le film du même nom avec un héros medicamenté afin qu’il puisse jouer sur scène.

Morceaux enregistrés a Berre-les-Alpes, il est considéré par beaucoup moi y compris comme le meilleur solo de guitare de l’histoire du rock. Que ce soit pour pleurer, danser ou chanter dessus je ne saurais vous conseiller de réécouter ce morceau, voire l’album entier.

Baptiste Pegurier

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Alice Cooper – Detroit Stories

C’est Vincent Furnier ; il est né à Détroit où il a créé il y a ½ siècle un des tout premiers groupes de metal tendance horreur – le rythme de ses albums a été très inégal : les années 70 et 80 très actives, et la décennie 90 , la plus pauvre avec seulement deux sorties. Il faudra attendre 2000 pour que le groupe Alice Cooper retrouve un rythme digne de ses débuts, avec cinq opus où il retrouvait son lustre passé et les guitares acérées qui avaient influencé un certain Jack White de Détroit, lui aussi.

Leur gros hard rock théâtral ; le public américain adore ça ! Ces désœuvrés des eighties, broyés par le Vietnam, les usines fermées, la dope et l’ennui… Ces américains qui ne jurent que par Ted Nugent, les Stooges, Black Sabbath, Kiss, en passant par les Ramones.

Oui… il y a bien quelques reprises à la sauce vampires dans Detroit Stories mais c’est aussi des titres originaux avec la participation d’acteurs clé de l’histoire musicale de Detroit, à commencer par Wayne Kramer, ex-guitariste du MC5, qui brille ici sur TOUT le disque. Ressurgissent aujourd’hui l’original et très punk « Go Man Go » (co-écrit avec Kramer et Ezrin), mais également « East Side Story » qui clôt l’album (une cover de Bob Seger), le « Sister Anne » du MC5, et le « Detroit City 2001« …Mais on trouve « Rock’n’Roll« , morceau du VELVET que Lou Reed aurait écrit à Detroit, parfait pour entamer l’album, surtout avec la présence de Steve Hunter, vieux compagnon de route de Lou Reed sur les fameux live de 1974, « Rock’n’Roll Animal » et « Lou Reed Alive »

Pour la troisième fois sur disque en dix ans, les quatre membres des débuts que sont Michael Bruce, Neal Smith, Dunaway et Alice Cooper donc, retrouvent ici la magie d’antan.

Il y a pléthore de références : ici Chuck Berry « Shut Up And Rock« , presque de l’AC/DC, et l’irrésistible «Hail Mary » . Detroit Stories est très cohérent. Outre son incroyable habilité à raconter des histoires complètement dingues (quel parolier ce Cooper !), son éventail de goûts est large : « Our Love Will Change The World« , tendance Cheap TRICK, tandis que « Drunk And In Love » est un blues bien crade, harmonica à l’appui, et Joe Bonamassa en renfort. « Wonderful World« , où l’on croirait entendre Jim Morrison ! (Desperados 1971)

Alice Cooper rend hommage à sa ville, avec « $1000 High Heels Shoes » et au son de la Motown (label signifiant Motor Town, berceau et tombeau de l’automobile aux USA)

Alice Cooper et Ezrin n’ont rien perdu de l’instinct glam qui a fait le succès du groupe. Mais comment conclure un disque hommage à Detroit sans reprendre sa plus grande star régionale Bob Seger? Là encore, East Side Story surprend par sa fraîcheur ; vintage quand même.
Dans sa carrière, ALICE COOPER a tout tenté, du plus kitch au cabaret-rock le plus hanté, d’où la valeur extraordinaire de ce Detroit Stories Et à titre personnel au-delà du grand guignol de ses shows divertissants ALICE COOPER vient de livrer un chef d’œuvre …. Chapeau l’artiste !

Gil Tau

 

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Misterwives : Superbloom

Misterwives est un groupe de pop rock états-unien basé à New York composé de 6 membres tous aussi talentueux les uns que les autres : la chanteuse Mandy Lee, le percussionniste Etienne Bowler, le bassiste William Hehir, le guitariste Marc Campbell, le saxophoniste Mike Murphy et le multi-instrumentiste Jesse Blum.
MisterWives est officiellement formé en fin 2012 par Mandy, Etienne et William qui ne jouaient, au départ, que des reprises de titres des années 1980. Un EP et plusieurs démos plus tard, ils sortent leur tout premier album Our Own House en 2015 sous le label indépendant Photo Finish Records de New York. Cet album établit tout l’univers du groupe : un univers indé coloré, aux sonorités à mi-chemin entre No Doubt et Of Monsters and Men avec des paroles « sing along », des instrus entrainantes et un côté hippie des temps modernes.
En Juillet 2020, en pleine période de la COVID-19, MisterWives nous dévoilent leur 3ème album intitulé SUPERBLOOM qui est également leur premier album sous le label Fueld By Ramen qui s’occupe également de groupes déjà reconnus comme Panic! At The Disco, Paramore et Twenty One Pilots.
Cet album a pour thèmes principaux « la joie et la tristesse », « la douleur et comment la surmonter », des sujets très intimes et personnels qui font écho à la relation amoureuse entre Mandy et Etienne qui s’est terminée après 9 ans de vie commune, juste avant l’annonce de l’album.
SUPERBLOOM est donc comme une thérapie, avec 19 titres qui traitent de la colère, de la peur, de la perte d’un être cher mais aussi des nouveaux espoirs, de la joie et surtout de la célébration de l’épanouissement. C’est un arc-en-ciel d’émotions que nous propose MisterWives avec des visuels très colorés avec des fleurs de partout et des chansons solaires qui respirent la joie de vivre et le printemps. Ils sortent de leur zone de confort et pour nous proposer des titres comme decide to be happy, love me true, et SUPERBLOOM avec des mélodies vives et pop qui donnent véritablement envie de se lever et de danser. Il y a tant de choses à écouter sur ce disque, que tout le monde trouvera forcément son bonheur.
J’ai écouté cet album en boucle pendant le confinement et il m’a aidé à voir le bon côté des choses lorsque je ne pouvais pas et il m’a apporté un rayon de soleil dans ma chambre qui s’était assombrie. C’est une réelle bouffée d’air frais qui est arrivée pile au moment où on en avait le plus besoin.
Je terminerais en citant le début des paroles de leur chanson éponyme et dernière piste de l’album : « Petite chose résiliente, tout comme maman t’a élevée, personne n’a besoin de te sauver. Giroflée au printemps, ils ne peuvent pas te contenir car à travers les fissures dans le mur, tu te faufiles. Je mérite des félicitations parce que je suis arrivé de l’autre côté. J’ai eu des révélations et je vais les laisser briller. Je mérite des félicitations, je n’ai jamais pensé que j’allais survivre. Quand tu me dis que je ne vais pas y arriver, c’est à ce moment-là que je fleuris de plus belle. »Arthur Prieur
 

Voici quelques liens d’écoute:

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OG Auks

OG Auks, est un petit groupe composé de 3 pingouins : Mikaël Vuch à la guitare et chant, Thomas Rosamel a la basse et enfin Julien Delion a la batterie Il nous a été révélé par
Classeurock et  l’Association Aix’Qui ?, heureux lauréat de leur fameux tremplin.
Ce Power Trio pourtant tout récent nous a déjà livré 3 demos aux compositions dynamiques que je vous recommande fortement d’écouter:
« Out Of Time » « Bitter Tea » et enfin « Realistic Taste Of Your Mind »
Jouant avec de multiples influences indie rock pour créer une musique personnelle et pourtant tellement universelle, dont les fans détecterons aisément une certaine ressemblance avec le groupe anglais Artic Monkeys (du fait de leur style d’écriture, de la façon de chanter des deux leaders) .
De mon côté je suis déjà fan et en attendant encore beaucoup d’OG Auks, les pingouins on croit très fort en vous !

Baptiste Pegurier

Des liens d’écoute pour vous convaincre ?

 

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# 781 : Speed Rock Machine

L’Oreille Qui Gratte # 781

Invité :  Speed Rock Machine

Album of the Week : The Chats : High Risk Behaviour

Le Vendredi 26 Février 2021

Diffusion Samedi 08 Mai 2021 (1r partie) – 15 Mai 2021 (2e partie)

Speed Rock Machine : Dans mes veines

Speed Rock Machine : Désir (acoustique)

Speed Rock Machine : Dans mes veines (acoustique)

AC/DC :  Whole Lotta Rosie

Speed Rock Machine : Suicide Girl (acoustique)

Speed Rock Machine : Cover Blue Suede Shoes (acoustique)

Speed Rock Machine : Désir

The Chats : Identity Theft

The Chats : Better Than You

 The Chats : Do What I Want

The Rolling Stones  : Start Me Up

Gorillaz : Aries – Song machine, Season One : Strange Timez  2e

Fontaines DC : Televised Mind – A Her’s Death  1e

The Chats : Billy Backwash’s Day

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# 780 : Duo Cianciolo/Peyrelevade

L’Oreille Qui Gratte # 780

Invité :  Duo Cianciolo/Peyrelevade

Album of the Week : The Pack AD : It Was Fun While It Lasted

Le Jeudi 25 Février 2021

Diffusion : 24 Avril 2021 (1r partie) – 1 Mai 2021 (2e partie)

Duo Cianciolo/Peyrelevade : Someday is a lonely day

Duo Cianciolo/Peyrelevade : Irish Coffee with Bij

Duo Cianciolo/Peyrelevade : Madiba

Bobby Mc Ferrin & Chick Corea : Spain

Duo Cianciolo/Peyrelevade : When you cross the vineyards

Duo Cianciolo/Peyrelevade : Eleanor Rigby (Cover The Beatles)

Duo Cianciolo/Peyrelevade : Jour de pluie au soleil

The Pack AD : Soul Warden

The Pack AD : No Good

The Pack AD : Wings

Bronski Beat : Small town boy

My Diet Pill : Small town boy (Cover Bronski Beat)

Yves Tumor : Kerosene! – Heaven to a tortured mind (4e)

Benjamin Biolay : Comme une voiture vole – Grand Prix (3e)

The Pack AD : Give Up

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The Pack A.D. : It was fun while it lasted

Huitième album qui a pour titre It was fun while it lasted. (c’était plaisant le temps que ça a duré) Ce nouvel opus fait suite à trois albums depuis 2014 quand nous les avions découvertes à l’OQG
The Pack a.d. est ce duo garage rock de Vancouver formé en 2006 et composé de Becky Black au chant et à la guitare et de Maya Miller à la batterie.

Mais Le duo de rock pousse un cri final avec cet album d’adieu, intitulé à juste titre It was fun while it last. Maya Miller a déclaré que le morceau d’ouverture « Give Up » consiste à « décider de ce qui est le mieux pour nous et prendre le contrôle. » Becky Black chante avec émotion « Quoi que j’aie été à l’époque, je ne suis plus comme ça maintenant. »

Un son lourd mais sexy qui plaira tout autant aux petites filles qu’aux grands garçons.

Il n’est pas question de rock cérébral dans leurs albums, mais elles ont dans leur tête, leurs idées bien ancrées, là, pour toujours proposer une musique aussi percutante et addictive.

Elles mettent à la poubelle toutes les conneries d’ordinateurs et autres fioritures électroniques ! Ici place à un rock primitif. C’est corrosif, rugueux, mais ça sait aussi être mélodieux.

 

Les deux canadiennes survoltées ont aiguillonné toutes les formations masculines de rock garage… White Stripes/The Kills/Black Keys par exemple. Elles ont porté l’étendard de la formule duo alors que les Whites Stripes avaient eux, depuis longtemps, jeté l’éponge.

Ce LP comporte 12 morceaux se partageant entre garage rock et blues, compositions planantes et plus pêchues.Toutefois le duo semble avoir perdu, sur ce disque, un peu de sa de sa rage passée, de cette révolte récurrente figurant dans les albums précédents qui abordaient, entre autres thèmes qui fâchent, l’écologie ou la politique nord-américaine.
It was fun while it lasted démarre pourtant sur les chapeaux de roues avec le puissant Give up est de très loin la meilleure compo de ce disque

Il y a un mélange remarquable de guitares tapageuses et fracassantes et de ballades acoustiques douces et sensibles, se mélangeant sur les 12 pistes pour créer ce « chant de cygne »

Autant le duo nous manquera, laissant les fans avec quelque chose sur quoi ils peuvent revenir encore et encore.

Nous leur souhaitons donc bonne route.

Gil Tau

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Fontaines DC : A Her’s Death

Le premier album était déjà une claque, celui-ci est un coup de grâce. Une sorte de cadeau du ciel en adéquation avec cette pochette symbolisant la statue de Cú Chulainn, demi dieu de la mythologie irlandaise. Une très belle continuité pour Dogrel dans lequel les dublinois avaient pourtant beaucoup donné. Preuve étant que ces enfants du post punk savent tenir leurs promesses. Fort hâte d’écouter la suite !

Sandra Cillo

 

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Gorillaz : Song machine, Season One : Strange Timez

Une « époque étrange » évoquée par le titre du septième album du groupe virtuel le plus connu et adulé au monde. Reflet de notre ère, du moins d’un point de vue qualificatif. Pour le qualitatif, nous atteignons ici un niveau stratosphérique. Damon Albarn, Remi Kabaka Jr et Jamie Hewlett (noyau dur du projet) déroulent ici le tapis rouge comme à leur habitude, à une pléiade de guests absolument prestigieux (Robert Smith, Peter Hook, Elton John, le regretté Tony Allen, St Vincent, Beck…) durant 17 titres à la hauteur des talents qui les composent et les interprètent.

Sandra Cillo

 

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# 779 : Dead Fly Dance

L’Oreille Qui Gratte # 779

Invité :  Dead Fly Dance

Album of the Week : Marquis : Aurora

Le Jeudi 25 Février 2021

Diffusion 10 Avril 2021 (1r partie)  –   17 Avril 2021(2e partie)

Dead Fly Dance : Wastelands

Dead Fly Dance : Seasaws

Dead Fly Dance : Go Blind

Fotomatik : Bipolarity

Dead Fly Dance : Green Yellow Eyes

Dead Fly Dance : Beat On The Brat (Covers the Ramones)

Dead Fly Dance : Last Stupper Marquis : More Fun Before War

Marquis : Holodomor (feat. Christian Dargelos)

Marquis : Je n’écrirai plus si souvent (feat. Étienne Daho)

Dominique A : L’éclaircie

Marc Seberg : L’Eclaircie

Blur : Girls and boys

Thurston Moore : Cantaloupe –  By the Fire (8e)

Gael Faye : Respire  Lundi Méchant (7e)

Bob Dylan : False Prophet –  Rough and rowdy ways (6e)

Idles : Grounds – Ultra Mono (5e)

Marquis : Ocean (feat. Dominic Sonic)

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Bob Dylan : Rough and rowdy ways

Premier album original en huit ans pour le prophète (et non « False Pophet » comme il aime à le préciser dans l’un des extraits) et trente neuvième album studio. La voix est quasi méconnaissable avec le temps mais l’esprit est resté intact. Il privilégie une fois de plus les textes et le talkin’blues accompagnés de compositions qui sont de véritables retours aux sources, aussi bien en rapport à sa carrière qu’à l’histoire de la musique américaine et se permet d’être toujours aussi génial et novateur à 79 ans. Qui de nos jours, oserait sortir un single de 17 minutes blindé de références autour de l’assassinat de JFK (Murder Most Foul) ?

Sandra Cillo

 

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Gael Faye : Lundi Méchant

Prenez un mixeur, mettez dedans du rap, la chanson française et la musique africaine. Activez la puissance au max et attendez 3min. Bravo vous avez fait une soupe de Gael Faye ! Après un premier album très réussi, deux ep, un livre et une adaptation cinématographique de ce dernier, Gael Faye n’a plus rien à prouver et s’y connaît dans son art. Cela lui permet de sortir un deuxième lp « lundi méchant » très réussi, au programme des textes chantés, parlés, ou rappez aux couleurs de son pays le Rwanda. Parfait mélange de textes poétiques ou multisylabiques qui bizarrement s’allient parfaitement ensemble pour créer un album qui arrive à se renouveler.

Baptiste Pegurier

 

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Marquis : Aurora

Quelques décennies plus tard « Aurora » aurait dû être le troisième album de Marquis de Sade, en fait 40 ans après « Rue de Siam »… Mais L’histoire fut tout autre et la vie en a décidé autrement. Après cette reformation inespérée, une série de concerts et un album en préparation ; en plein milieu de l’enregistrement de Marquis de Sade on apprenait la plus déchirante nouvelle : Philippe Pascal avait choisi de tirer sa révérence en ce triste 13 septembre 2019 Mais voilà… Que faire de ce travail de création ? Après quelques mois de flottement, Marquis de Sade reprend le chemin des studios, fort du soutien de membres historiques du groupe,et d’Étienne Daho, dont l’histoire est liée au groupe : « Le fait qu’ils nous apportent leur soutien, ça a été très important. On savait que ça serait dur, Étienne m’avait prévenu que nous serions jugés sur le fait de continuer… » Les treize titres sortent donc sous le nom de Marquis. Et les deux morceaux enregistrés par Philippe Pascal verront le jour plus tard dans un coffret vinyle que l’on attend déjà. « Aurora » a donc changé son fusil d’épaule, mais pas de direction. Le chanteur, un jeune flamand, Simon Mahieu et quelques belles participations, à exemple d’un certain Etienne Daho dans un magnifique titre-hommage « Je n’écrirai plus si souvent ». On est donc à la fois aux racines du post punk et d’une culture rock breton qui n’a pas pris une ride. Avec La Flandre en trait d’union. L’album des Rennais laisse loin derrière lui la nostalgie et les veilles choses que l’on répète, que l’on ressasse. Cet album dont l’enregistrement s’étale sur trois ans, de Rennes à New York en passant par Amsterdam, Bruxelles et le Finistère, en pleine pandémie… L’énergie retrouvée ici, nous envoie ses refrains imparables. Ce n’est pas pour rien que plusieurs morceaux tournent déjà régulièrement sur les médias ! Le casting d’« Aurora » est assez éloquent, avec les voix d’Etienne Daho, Christian Dargelos (MdSade), Dominic Sonic, les guitares d’Ivan Julian ( Vovoid, Richard Hell), Richard Lloyd (Television), Xavier Geronimi (Daho, Bashung, Thiéfaine), pour le disque Français le plus indispensable de ce début d’année.

Gil Tau

 

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